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MENSUEL N° 2 FEVRIER 1984
Le Magazine des Utilisateurs d’Ordinateurs Personnels APPLE et ( ompatibles
MACINTOSH ©
DEVOILE f
PARLEZ LOGO
“CATALYST”:
TOUS VOS LOGICIELS
SURDISQUE gir
EMOR
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3-5, RUE MAURICE RAVEL
92300 LEVALLOIS-PERRET
TEL. (1) 739.32.04
Photo couverture George TOURDJMAN
Le Macintosh est le nouveau cheval de
bataille d’Apple pour lannée 1984.
Portable, puissant pour une taille plus
que raisonnable, il cotite 25000 F TTC
imprimante comprise. Plus de cent
sociétés dans le monde développent des
logiciels pour cette machine qui intégre
un lecteur de disquette 3,5 pouces.
Golden est un magazine totalement indépendant,
affilié en aucune maniére aux sociétés Appie et
Apple Seedrin. Apple est une marque déposée de
Apple Computer Inc.
GOLDEN N® 2, FEVRIER 1984
G@LDEN
EDITORIAL: PATIENCE ET CIVILISATION
REPORTAGES
QUAND LES MICROS MENENT LE SPECTACLE
Dans le milieu du spectacle ou de la radio, les micro-ordinateurs deviennent de plus en
plusindispensables, * 22
MICROSOFT, UNE SOCIETE QUI SE MET A LA FENETRE
Bernard Vergnes, Directeur général de Microsoft, nous précise la structure de la société
et quelques-uns de ses objectifs 56
a
MATERIELS
ACTUALITES MATERIELS 12
ACTUALITES COMPATIBLES 19
LAPPLE NOUVEAU EST ARRIVE, IL S‘APPELLE « MACINTOSH »
Nous I'attendions depuis longtemps, la cuvée 84 d'Apple est arrivée, elle a bon gout et
semble beaucoup promettre. 29
TEST: SIX TOUCHES SEULEMENT POUR UN TRAITEMENT DE TEXTE
Le Microwriter tient dans la main mais ses commandes ne tiennent pas dans la téte...36
TEST: LE KOALA PAD ; UNE TABLETTE GRAPHIQUE ECONOMIQUE
ae gribouillis sur le papier va devenir gribouillis a 'écran, ou méme de l'art, grace au Koala
. 40
INITIATION : INSTALLATION DE LAPPLE III, UN JEU D'ENFANT
Mettre en route un micro-ordinateur Apple III exige au plus une demi-heure de votre
temps. 62
LOGICIELS
HEUREUX QUI CP/AIME
CP/M a encore de beaux jours devant lui malgré les attaques de son concurrent le plus
direct 32
TEST: TGS, LE DESSIN ANIME INFORMATISE
Ce logiciel permet de créer ses propres dessins, couleurs et animations a l'écran et éco-
nomise la pellicule 44
TEST: LA DERNIERE VALSE DES DISQUETTES AVEC CATALYST
Pour éviter de changer et charger sans arrét vos logiciels d'application, Catalyst les stocke
tous sur un disque 50
UN LOGICIEL MUSICAL POUR NEOPHYTES
Peu de connaissances en matiére de solfége suffisent pour vous lancer dans la composi-
tion électronique. 54
UN PROGRAMME POUR APPRENDRE A LIRE AUX PETITS
Lapprentissage de la lecture est aujourd'hui devenu agréable avec le « jeu de mots» qui
affiche des sourires et des grimaces si les réponses sont justes ou fausses. 60
INITIATION : COMMENT ABORDER LE LANGAGE LOGO?
Enfants, parents, le langage Logo s'apprend vite et facilement car la logique naturelle
prime. 65
ACTUALITES LOGICIELS 78
BOITE A OUTILS
GOLDRES OU LE CALCUL FACILE DES RESISTANCES
Ce programme pour électroniciens, calcule les résistances a relier pour réaliser un pont
diviseur de tension ou un gain 68
MUR DE BRIQUES
Une balle, une raquette, un mur a trois épaisseurs : le but du jeu est de détruire le mur,
2
mais attention, plus vous détruirez, plus la raquette sera petite. 7
COURRIER 6 CALENDRIER 91
BIBLIOGRAPHIE 86 MANIFESTATIONS 94
SIEMENS
Le développement constant de la mini et micro- + Confort accoustique <45 dB.
informatique entraine de plus en plus I'intégration + Vitesse d'impression 150 cps (jet d’encre),
d'un grand nombre de terminaux dans le bureau. 80 cps (aiguilles).
: : + Alimentation papier par tracteur et friction
La géne causee parle bruit d'une imprimante (papier paravent, rouleau ou feuille a feuille)
a été résolue par Siemens, le premier a avoir » Format accepté de 105 mm a 400 mm
maitrisé et exploité la technologie du jet d'encre. + Impression graphique.
Rapidite, silence, netteté graphique, souplesse + Nombreuses fonctions de traitement de texte
de l'écriture sont les qualités inhérentes de « Interfaces V24/V28, TTY, Centronics j
cette technologie - Nombreuses options (extension de fonctions). 3
Avec les imprimantes multifonctionnelles PT 88. Pour tout complément diinformation }
PT 89.., Siemens propose a prix competitif une Siemens S.A. Matériels O.E.M. 3
gamme d'imprimantes a hautes performances Tél.(1)820.61.20 Poste 2703. 2
Imprimantes a jet d’encre PT88, PT89 Siemens
G@LDEN
185, avenue Charles de Gaulle,
92521 Neuilly-sur-Seine Cedex
Tél.: 747.12.72 - Télex 613.234F
Calvados N° 2500
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Rédacteur en chef adjoint
Bernard NEUMEISTER
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Ont collaboré a ce numéro:
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Pascal GERARD, Michel
LAINEY, Bernard NEUMEISTER,
Jean PELLANDINI, Michel
SAINT SETIERS, Marc SYLMUR,
Jean-Jacques VALIGNAT.
Directeur Artistique
WIDMANN:
Photographe:
Marc GUILLAUMOT
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Micro Presse est membre de Computerworld
Communications, premier groupe mondial de
EDITORIA
BERNARD NEUMEISTER
Presse informatique. Le groupe publie 43 publi
cations dans 18 pays. 9 millions de lecteurs lisent
au moins une publication du groupe chaque mois. |
PATIENCE ET CIVILISATION
On a souvent dit que Guten-
berg avait modifié la civilisation
en augmentant la diffusion de
Vécrit. On répéte sans cesse que
Yordinateur, lui aussi, prépare
Diici a quelques années, les
ordinateurs vont en effet enva-
hir les écoles et révolutionner
les méthodes d'enseignement.
Déja, des enfants approfondis-
sent leurs connaissances 4 l'aide
de programmes adaptés a leur
niveau par les professeurs, D’étonnants résultats sont observés dans des
écoles plus ou moins d’avant-garde ot les expériences sont tentées avec,
en particulier, le langage Logo.
Lenseignement assisté par ordinateur intéresse aussi certains secteurs
spécialisés de l'éducation, comme la médecine par exemple. Un chef de
département hospitalier prépare des examens en blanc pour les futurs
médecins, a l'aide du langage Super Pilot. Ceci leur permet de réviser leurs
connaissances toujours grace 4 des micro-ordinateurs.
Linformatique, depuis un certain temps, joue également un réle initiati-
que dans le monde de la musique. Depuis I'apparition des synthétiseurs,
microprocesseurs, mémoires vives et mémoires mortes sont au centre de
chaque systéme. Malheureusement, avec ces machines, il faut des con-
naissances techniques dignes d'un ingénieur et une oreille musicale expé-
rimentée. De plus, sans notion de solfége, un synthétiseur ne sert pas a
grand chose. Mais l'ordinateur vient a votre secours avec des logiciels d'ap-
prentissage de la musique. Il vous permet alors de prendre une note, de
la placer sur une portée, d’écouter le résultat et quelquefois d'imprimer
les mesures. En quelques jours, vous créez vous-méme de petites mélodies.
En fait, Tusage de Vordinateur déculpabilise son utilisateur, car jamais
la machine ne risque «d’échauffer ses mémoires» et de répondre sur un
ton peu encourageant. Les jeunes admettent ce fait tout naturellement et
est pourquoi l'informatique remporte un tel succés auprés d’eux. Les adul-
tes ont plus de mal 4 comprendre cette réaction car ils se méfient de cette
étrange «boite» si performante. Mais une fois la premiére méfiance élimi-
née, les anciennes méthodes sont jetées a la poubelle.
Dans tous les cas, les programmes posent inlassablement des questions
et l'utilisateur répond alors avec plaisir. Lavantage essentiel de ces métho-
des d'enseignement est constitué par le fait que le micro-ordinateur est «une
mére de patience intarissable» qui ne s‘énerve jamais. De plus, les enfants
ne craignent aucune réprimande de la part de la machine lorsqu’ils se trom-
pent plusieurs fois, alors qu'un professeur, face 4 une trentaine d’éléves'!!!
Cest la patience de ordinateur qui prépare la civilisation du troisiéme
millénaire.
GOLDEN N° 2, FEVRIER 1984
Nous avons regu de nombreuses lettres de lecteurs dont la majorité nous a exprimé
un avis trés favorable accompagné de certaines suggestions pour des articles futurs.
Bien stir, nous n/avons pas pu satisfaire tout le monde, particuliérement les pro-
grammeurs sur Apple de trés haut niveau et les puissants connaisseurs de cette
machine. Pourtant notre journal leur est ouvert pour toute collaboration éventuelle.
Messieurs
Je voudrais justifier un peu la séche-
resse de ma réponse @ votre question-
naire : Golden n'est pas du tout intéres-
sant. Je connais personnellement une di-
zaine de personnes possédant un Apple :
l'une a réalisé un systéme expert en éco-
nomie écrit sous Prolog, l'autre un Lisp
amélioré en assembleur, un autre un lo-
giciel de dessin assisté en Pascal et j'ai
moi-méme réalisé un systéme expert do-
cumentaire composé d'une dizaine de
programmes. Toutes ces personnes lisent
au moins une revue américaine et
navaient que Pom's a se mettre sous la
dent et se sont donc réjouies d'une nou-
velle revue traitant de leur micro favori.
Hélas, Golden prend @ tort ses lecteurs
pour des « enfants ». Le logiciel que j'ai
écrit intégre des modules venant directe-
ment d'une revue américaine.
Dans votre sommaire, seuls Varticle
sur les joysticks, Factor et l'interface
Péritel m‘ont intéressé.
PE 13002 Marseille
— Larevue que nous avons voulue
volontairement simple et accessible &
un trés large public nest évidemment
pas faite pour une certaine élite. Tou-
tefois, il ne nous est pas possible
comme le font certains journaux spé-
cialisés, de vous donner des program-
mes dans un langage de haut niveau
sans initier les personnes. Un pro-
gramme en Pascal n’intéresse pas la
majorité de nos lecteurs méme si ce
langage remporte dans certains mi-
liewx un grand succés. Seulement, son
apprentissage est loin d’étre trés évi-
dent. De plus, nous souhaiterions
connaitre le nombre d'utilisateurs de
micro-ordinateurs qui programment
en Lisp ou Prolog et capables de déve-
lopper des systémes experts. Vous dé-
sirez connaitre le systéme de Saul
Bernstein car nous ne l'avons pas ex-
posé. Sa machine emploie un logiciel
particulier et une tablette graphique.
Hélas, il n'est pas du tout certain que
cet ensemble soit commercialisé.
Pourquoi alors vous faire réver si vous
n/avez jamais l'occasion d'acheter l'ap-
pareil. Les programmes en Basic ne
vous intéressent pas non plus car ils
sont trop élémentaires. Par rapport a
des jeux type Dark Crystal ou Lode
Runner, nous ne pourrons jamais
vous proposer de tels programmes
gracieusement en deux ou trois pages
de listings.
Pourtant, si vous voulez participer
notre revue, nos colonnes vous sont
largement ouvertes pour toutes sug-
gestions et collaborations futures en
matiére d'initiation en langage évolué,
programmes...
Quelques adresses utiles
Dans le premier numéro de Golden,
vous évoquez la carte multifonctions Ap-
ple-Tell diffusée par la société Hello In-
formatique. Je vous saurai gré de bien
vouloir me communiquer l'adresse de
cette société.
AC. 75011 Paris
— Nous souhaiterions préciser un
détail avant de vous donner cette
adresse. De nombreux lecteurs niont
guére apprécié le fait que nous
nayons pas précisé volontairement
Vadresse de plusieurs sociétés. Nous
ne pouvons les délivrer dans les arti-
cles car dans ce cas, il s'agit d'une
forme de publicité, régie par certaines
lois. Sides revues le font, d'autres pré-
cisent en encadré ces adresses.
Au sujet d'Apple-Tell, la société Hel-
lo est installée 1, rue de Metz, 75010
Paris, Tél. : (1) 523.30.34.
Dautres lecteurs souhaitent connaitre
les adresses suivantes :
JB Industries, 20 bis, chemin des
Grands-Plans, 06800 Cagnes-sur-
Mer. Tél. : (93) 20.17.17.
Feeder, 5, rue de Bassano, 75116
Paris. Tél. : (1) 720.02.16.
BMI, 17 bis, rue de Vauvenargnes,
75018 Paris. Tél. : (1) 29.19.74.
Valric-Lorraine, 22, av. Hoche,
75008 Paris. Tél. : (1) 25.20.98.
Sideg, 170, rue St-Charles, 75015
Paris. Tél. : (1) 557.79.12.
Castor, 12, rue Godot-de-Mauroy,
75009 Paris. Tél. : (1) 261.50.41.
Ensta, 32, bd Victor, 75015 Paris.
Tél. ; (1) 552.44.26.
Intralude, 153, av. du Général-Le-
clerc, 92340 Bourg-la-Reine, Tél. : (1)
661.05.35.
Nous vous recommandons en
général de vous adresser a votre
revendeur pour tous renseignements.
e
La compatibilité
Suite a la lecture de votre premier numé-
ro qui m’a intéressé bien que certaines
rubriques soient trop techniques pour un
débutant, j‘aimerais connattre, sur les
ordinateurs familiaux, les renseigne-
ments suivants :
— Existe-t-il dans la gamme Apple,
un ordinateur équivalent au TO7 de
Thomson?
— Ya-t-il des concessionnaires Apple
sur la région nantaise ?
— Envisagez-vous de tester divers or-
dinateurs et de produire un tableau com-
paratif qualité/prix avec des possibilités
dextensions?
AA, 44610 Indre
GOLDEN N° 2, FEVRIER 1984
H
,
Imprimante MT SO :
pour moins de 4000 francs‘,
vous faites d’elle tout ce que vous voulez.
L'arrivée de la MT 80 sur le
marché réjouira deux sortes
d'utilisateurs de micro-
ordinateurs.
Les premiers vont découvrir
qu’ils auraient tort de se
passer d'une imprimante, et
a fortiori d'une Mannesmann.
Les seconds vont découvrir
qu’ils auraient tort d'investir
plus de 4000 francs dans
une imprimante. La MT 80
estsisimplequ’'elles'adresse
en effet aussi bien aux non-
techniciens qu’aux spécia-
listes. Sa technologie est trés
avancée, en particulier le
conceptdela tétea marteaux
flottants sur coussin magné-
tique. Que ces mots ne vous
effarouchent pas : des tests
impitoyables lui accordent
une fiabilité exceptionnelle.
Et tenez vous bien : son
entretien est carrément nul.
La MT 80 est silencieuse.
Elle peut devenir trés, trés
silencieuse, par adjonction
du kit d’insonorisation
exclusif Mannesmann Tally.
Vitesse : 80 cps.
Largeur : 80 colonnes 6 10 cpi.
Matrice ; 9 x 13 half space.
Impression : Bi-directionnelle.
Nombreuses fonctions programmables.
Lettres : accentuées.
Graphisme : en standard.
Nbre de copies : ] original + 3.
Interface : paralléle (STD) et série (option).
Option : kit d'insonorisation.
Et pour finir de vous sur-
prendre, l’écriture de la
MT 80estsuperbe. Loin, loin
du style “télex”. Trés proche
dustyle “traitementde texte”.
Résumé : La petite MT 80
répond a vos désirs les plus
secrets.
“Prix unitaire H.T. au 1.12.83 :
3950 F.
( MANNESMANN
YY TALLY
Mannesmann Tally fait bien les choses.
MANNESMANN-TALLY. 8-12. avenue de la Liherté. 92000 NANTERRE - Tél. : (1) 729.14.14 - Télex : 614965
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£000 Montpelier Micro 34 7 cour © quel3rueVaugelss © 741 Ordinater 20 re J Lecesne *
0 Tours Boutin Info Marceau ® —nemasse DSA Micro | Melun Epsiton Intor-
80006 Dom Apes 35 e matique 7 place de i
nee 38 able Gamma Info 9 cours de es Thonon intormati- B4000 Avgn Ordinasud
ibération © 45000 Orldans ANAC 13 rue des li que ges Andrer © av. 02 la Synag
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ue Care 1000 Re “or Pierre SA 35 “: Controle X Use normative 5 $801
Peoria
— Ilnmexiste chez Apple aucun ap-
pareil équivalent au TO7 de Thom-
son. Tant par la taille que par leur
capacité, ces deux micro-ordinateurs
ne sont pas similaires et n‘offrent pas
de rapport matériel. Les concession-
naires agréés Apple sont au nombre
de deux dans la ville de Nantes. Il
s'agit des « Nouvelles Galeries Point
Micro», 31, rue de Pitre-Chevalier
QDecre, et de Microdis Sivea, 21, bd
Guist’Hau. Rennes en compte trois
qui sont Computerland Bretagne, 13,
av, du Mail, Delta Microdin, 4, place
de Bretagne et X-Matic, 161, av. du
Général-Patton.
En ce qui concerne nos tests com-
paratifs de micro-ordinateurs, nous
ne pouvons regarder en détail que les
matériels compatibles avec la marque
a condition qu aucun proces juridique
ne soit en cours. Nous envisageons
plus de comparer les extensions
matérielles et logiciels qui se connec-
tent au micro-ordinateur Apple.
Des notions de base
pour débutants
Jai lu votre premier numéro avec plaisir
mais je suis débutant dans la pratique de
l'informatique. Pourriez-vous me donner
les définitions de certains mots qui me
sont nécessaires pour comprendre par-
faitement votre revue tels que Koctets,
logiciel, langage Basic, slots, ROM et
RAM.
J.P. 94340 Joinville-Le-Pont
— Laplupart de ces mots viennent
de la langue anglaise et se sont adap-
tés de gré ou de force au francais car
il n'existe souvent aucune courte tra-
duction valable en termes nationaux.
Le Koctet est tout d'abord une con-
traction de « 1000 octets » comme le
kg est une contraction de 1000 gram-
mes. De plus, dans un micro-ordina-
teur de type Apple, le microproces-
seur est de type 8 bits (Bit: Binary
Digit). Ceci signifie qu'il traite des
informations codées sur 8 bits, soit un
octet, susceptibles de prendre la va-
leur binaire 0 ou 1 soit les valeurs
électriques 0V ou 5V. Un ordinateur
ne travaille qu’en logique numérique,
cest-a-dire avec des valeurs 0 ou 1.
Lorsque lon parle d'une mémoire de
64 Koctets, il sagit d'une mémoire ca-
pable d'enregistrer 64000 octets d'in-
formations (programmes, textes, chif-
fres...), A titre d'exemples, une
mémoire de 64 Koctets est
demas
yun logiciel représente une suite
d'instructions écrite dans un langage
particulier, par un utilisateur, suscep-
tible d'étre ao aux besoins parti-
culiers d’un acheteur. II ne faut pas
confondre un logiciel avec un progi-
ciel qui lui est un programme qui ne
recoit aucune modification.
Le Basic est un langage qui fut créé
dans les années 70 aux Unis
dans une université, Il a subi un trés
grand succés car son apprentissage
est trés facile. Basic signifie Beginners
All-purpose Symbolic Instruction
Code ou Code d'instructions symbo-
lique 4 tout usage pour débutants.
Bien qu'il soit facile a apprendre, nous
ne vous conseillons pas de passer des
heures a ‘apprendre sans conseil d'in-
formaticiens .
Quand vous démontez un micro-or-
dinateur Apple, vous apercevez a I'in-
térieur des supports de carte vides
numérotés de 1 4 7. La plupart des uti-
lisateurs nomment ces supports des
slots, un terme anglo-saxon.
ROM est encore un terme améri-
cain qui signifie Read Only Memory
ou mémoire a lecture seule. Cette
ROM contient en général des pro-
grammes inaccessibles 4 l'utilisateur
classique qui peuvent étre lus sans
étre reprogrammables. Ce type de
mémoire est concu en usine et fourni
avec lordinateur. I] existe d'autres
types de mémoires mortes qui sont
programmables par l'utilisateur
équipé d'un matériel particulier qui
grille des jonctions a l'intérieur de la
mémoire (EPROM). D’autres sont re-
programmables électriquement a
condition toujours d'étre équipés
d'une carte spécifique.
Une RAM contient des informa-
tions tant que votre appareil est bran-
ché sur le secteur. Cette Random
Access Memory ou mémoire a accés
aléatoire stocke des valeurs, des textes
pendant votre travail dans ses « cellu-
les ». Mais contrairement a la mémoi-
re morte, le contenu disparait a la
moindre coupure électrique.
dans les LANDES
sous MEM/DOS 6502 ©
Quelques exemples :
Plicompta, Plifactur
Plipaie |
Dephi (pharmacies)
Midomi (ambulances)
Pligarage, Gesclinic
Pliavocat.
concessionaire agréé @§appla
8.a,r1. 155.000 francs
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® marques déposées
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[MATERIELS}
PacTUALITES,
DES IMPRIMANTES THERMIQUES « DE POCHE »
La série Alphagraph 2400 d'Enertec
Schlumberger se compose de 4 impri-
mantes thermiques alphanumériques
et graphiques de 24 caractéres et de
144 points par ligne.
Son électronique 4 microproces-
seur comporte 3 types d'interface : sé-
tie (RS232), paralléle ou IEEE 488.
Grace a une grande simplicité mé-
canique dont le seul organe mobile
est le déplacement du papier, cette sé-
rie fonctionne avec un trés faible bruit
ainsi qu'une haute fiabilité. Sa rapi-
dité varie de 44 10 lignes par seconde
selon les versions.
Le modéle 2400 réservé aux OEM
comporte le bloc mécanique d'im-
pression et la commande électroni-
que de la téte et de l'avance papier di-
rectement compatible TTL,
Le modéle 2401 se présente sous la
forme d'un ensemble complet muni
de plusieurs cartes d'interfaces
incluant le générateur de caractéres et
les routines de gestion de I'impres-
sion. Elle nécessite aussi une alimen-
tation de 5 et 15 V continue.
La 2402 est renfermé dans un boi-
tier au format normalisé DIN de faible
profondeur avec une alimentation de
220 V 50 Hz protégée par un fusible.
Enfin, l'Alphagraph 2410 comporte
un circuit hybride qui assure la mémo-
risation et le multiplexage des infor-
mations d'inscription ainsi que l'atta-
que en puissance des points de la téte.
Lensemble peut étre commandé
par un bus de microprocesseur inté-
grant des données en série, une hor-
loge et quatre signaux de commande.
La version OEM complete est ins-
tallée dans un boitier de 57 x 63 x
80 mm pour 180 g mais exige une ali-
mentation continue de 5, 12 et 15 V.
Les prix sétalent de 1000 1400 F
“HT par unité selon le modéle et la
quantité.
Enertec Schlumberger
—
ACCELERER OU COPIER VOS PROGRAMMES
Avec la carte « Accelerator II», les
programmes écrits sur les micro-
ordinateurs Apple seront exécutés
trois fois plus rapidement. Ce produit
s'incorpore aisément dans un des
supports de votre micro-ordinateur,
(5303 F)
Sila patience nest pas vatre point
fort particuliérement lors de I'im-
pression d'un document, «Microbuf-
fer» peut emmagasiner 16 ou 32 Koc-
tets d'information dans sa mémoire,
les envoyer a l'imprimante, ce qui
vous libére de Iattente de la fin d'im-
pression pour reprendre en main vo-
tre ordinateur. Disponible avec une
interface série ou paralléle, la carte
«Microbuffer» traite aussi bien du
texte que du graphisme. (2404F ou
2628F selon le modéle).
Enfin, si vous désirez copier une
disquette, opération pas toujours re-
commandée..., la «Carte Sauvage»
reproduit sur une disquette vierge
les programmes protégés en ap-
puyant simplement sur le bouton de
commande,
Cependant, elle ae copie en fait
que la mémoire de votre ordinateur.
Ainsi, si votre logiciel n'est pas en-
tiérement stockée en mémoire vi-
ve, vous nen obtiendrez qu'une par-
tie.
Tous les logiciels sous 48 Ko sont
dupliqués sans probléme. Ces der-
niers apparaissent avec les program-
mes nécessitant 64 Ko.
La « Carte Sauvage » ne fonctionne
pas non plus sous CP/M. (1525 F}.
BLP.
LA «PREMIUM
SOFTCARD»
DE MICROSOFT
Microsoft élargit sa gamme de pro-
duits matériels en lancant la «Pre-
mium Softcard » qui associe le systé-
me ‘exploitation CP/M, 64 Koctets
de mémoiré vive, iin affichage de 80
caractéres et le langage Basic sur
une seule carte pour le micro-ordi-
nateur Apple Ie. Congue a partir du
microprocesseur Z-80, elle permet
d'utiliser des outils de développe-
ment logiciel qui n'ont pas été direc-
tement prévus pour travailler sous
DOS 3.3. Une fois la carte installée,
l'utilisateur spécifie le systéme d’ex-
ploitation choisi en chargeant le dis-
que approprié au microprocesseur.
Deux versions de |'interpréteur
GOLDEN N° 2, FEVRIER 1984
Br Avenicly
Basic sont incorporées au produit.
MBasic accepte le graphisme en
basse résolution. Quant 4 GBasic, il
regoit a la fois les graphiques haute
et basse résolution. Le compilateur
Microsoft de ce langage est égale-
ment compatible avec la Premium
Softcard. Les programmes sont ainsi
développés dans le contexte inter-
prétatif. Disponible aux Etats-Unis,
elle sera commercialisée en France
l'année prochaine. Microsoft. {Prix
américain: 495$ soit environ
4000F)
—
AUGMENTER VOTRE
HORIZON MATERIEL
Alpha Systémes propose dans son
catalogue une série de cartes d'ex-
tension pour les micro-ordinateurs
Apple qui apportent selon les be-
soins d/autres s stemes 'e;
Soms daut es Systemes eplsit
tion, un affichage sur 80 coloanes,
de la mémoire supplémentaire...
La carte processeur AD 8088
transforme votre machine en un
8/16 bits grace au microprocesseur
8088, mais surtout apporte deux
autres systémes d'exploitation dont
le MS-DOS pour assurer la compa-
tibilité avec les produits IBM et
CP/M 86 afin d'utiliser la large
gamme de logiciels déja existante.
En option, elle regoit de la mé-
moire vive supplémentaire le pro-
cesseur arithmétique 8087 qui pos-
| séde une grande puissance de cal-
cul et une carte supplémentaire
destinée au graphisme (de 3400 F
HT 7500 F HT selon la version).
Si vous désirez employer le
systéme d’exploitation OS-9, il
vous faut dans ce cas la carte 6809
qui apporte entre autre son jeu
d'instruction entiérement compa-
tible avec celui du microproces-
seur 6800 et la possibilité d'utiliser
le langage sophistiqué Basic 09
(4130 F HT avec Pascal et Assem-
bleur, 6350 F avec le Basic 09).
La carte 80 colonnes double I'af-
| fichage de votre écran et accroit la
mémoire vive par blocs de 64 Ko
(2500 F HT pour 64 Ko, 3220 F
| HT pour 128 Ko et 3640 F HT
I pour 192 Ko}. Alpha Systémes.
GOLDEN N° 2, FEVRIER 1984
LE MEILLEUR RAPPORT
QUALITE - SERVICE - PRIX
La gestion d’une PME/PMI
La comptabilité intégrée Milec
sur Apple///
Le systéme MILEC est constitué de divers progiciels de gestion d'en-
treprise, tous interactifs: comptabilité, facturation, gestion des stocks.
Notre département PME a déja mis en service plus de 300 de ces logi-
ciels. Ils offrent donc une sécurité
absolue et l'informatisation de l'entrer
prise peut étre opérationnelle sous
8 jours, La mise en service est effectuée
systématiquement afin de procéder
4 l'adaptation de ces logiciels & votre
entreprise. Vous gagnez ainsi un temps:
considérable et vous bénéficiez d'un
suivi parfait lors du passage de la ges-
tion traditionnelle @ la gestion infor-
matique.
MILEC:
3 logiciels intégrés
COMPTA Hi, I! s‘agit d’un progiciel
de comptabilité générale, souple et
Ge Comptaoune Benerasc, suupie ec
ensif, dans lequel la
écritures, des bala’
générales ou auxiliaires et
lédition des journaux sont aisé
Ces divers documents étant
édités sur imprimante, le
systéme permet lobtention
rapide des informations
nécessaires 4 la bonne gestion
de votre entreprise.
Des états précis
Des décisions justes
Ces logiciels. tous trés faciles
d'emploi, s‘adressent d'une part aux
responsables des différents services
fonctionnels de l'entreprise, auxquels
ils donnent des états clairs et précis, et
d’autre part aux dirigeants qui ont
immédiatement a leur disposition un
reflet exact de leur entreprise, leur per-
mettant d'assurer une gestion efficace
et de prendre des décisions justes au
bon moment
‘Toutes les saisies peuvent étre effec-
tuées par tout personnel de secrétariat
FACT ii assure l'édition complete et
automatique des factures avec une sou-
plesse d’emplot inégalée. FACT lfournit
&COMPTA ii/ies écritures ventilées dans
la comptabilité.
STOCK i est un logiciel de gestion
des stocks permettant I'enregistrement
des commandes clients, des réapprovi-
sionnements et des inventaires. FACT lll
fournit & STOCK #i/Ies informations pour
la gestion des stocks.
Fie GUI GUIDE D’ACHAT DE LA MICRO-INFORMATIQUE
1 196 pages illustrées, 1500 références : matériels, logiciels, extensions,
1 librairie, etc. Ci-joint 20 F (10F +10F de port) de participation.
I
Societe
1 Nom
D pevesse
i]
Ville -
UNE IMPRIMANTE DE QUALITE
PRESQUE COURRIER
Si les Japonais envahissent le marché
de l'imprimante économique, il sem-
ble que la qualité d'impression rat-
trape les machines haut de gamme.
ERN commercialise une imprimante
matricielle d'une qualité proche de la
marguerite mais d'un prix tout a fait
abordable. Pour 5812 F TTC, la KP
810 «tape» 160 caractéres a la se-
conde sur 80 colonnes en bidirection-
nelle pour le texte, et de gauche a
droite pour le graphique. Plusieurs
tailles de lettres sont inclus dans la
machine: normale, élargie, condensé,
élite, élite élargie. 96 caractéres sont
incorporés dans la version de base
accompagnés de 68 caractéres graphi-
ques. Sa téte d'impression travaille
pendant 3 millions de coups. La KP
810 seconnecte a tous les micro-ordi-
nateurs équipés d'une interface paral-
| léle de type Centronics.
Si la qualité courrier vous est indis-
pensable, l'Expo 500 nous vient en-
core du pays du Soleil levant. A 14
coups par seconde, cette imprimante
4 marguerite produit des caractéres
sur des espacements de 10, 12 ou 15
pouces. Un original et 3 copies peu-
vent étre incorporés dans le rouleau
de l'Expo 500. Le plus intéressant de
ce produit reste son prix qui «cul-
mine» 46225 F TTC. ERN
DES TABLES
TRACANTES
ECONOMIQUES ET
INTELLIGENTES
Le nouveau traceur MP 1000 de la
société Ankersmit, se connecte a
tous les micro-ordinateurs du mar-
ché grace a une interface série de
type RS232 ou paralléle ou IEEE
488. Ses 6 plumes de couleurs dif-
férentes dessinent automatique
ment sur du papier au format
maximal A3 avec une surface utile
de dessin de 360 x 270 mm. Pour
un prix de base de 10000 F HT
selon l'interface, son pas est de
0,1 mm et sa précision de 1 %.
Grace a un logiciel stocké dans une
mémoire morte, les fonctions gra-
phiques de l'interpréteur sont
5 par un seul caractére
i, en Basic comme en
Fortran ou en Assembleur. Parmi
ces fonctions, nous trouvons le
DELTA
DELTA-10
vous donne en standard
ce que les autres
vous proposent
en option
80 colonnes 5.650 F Hz.
L’imprimante 4a aiguilles fi: “4
stair:
delta-10
DELTA-15
GOLDEN N° 2, FEVRIER 1
1984
Fear ERIELS
tracé de vecteurs en absolu et en
relatif, le choix du type de tracé, un
générateur de caractéres, leur
orientation, les cercles, les interpo-
lations curvilignes... Pour les mi-
cro-ordinateurs Apple, sont pré-
vues des cartes d'interfaces de type
Centronics et RS232C dotées d'une
mémoire tampon de 16 Koctets ou
32 Koctets. Les traceurs de la série
WX 4600 sont des appareils haut
de gamme qui se connectent égale-
ment sur tous micro-ordinateurs
existant. Les plus complets possé-
dent dix plumes couleurs ou d’é-
paisseur différente, et dessinent a
la vitesse de 40 cm/s sur un papier
de format A3 ou sur feuilles en rou-
leaux de 30 ou 50 m. Lappareil est
également muni d'un systéme de
découpage incorporé. Avec une
précision de 0,2 mm, son pas est
de lordre de 0,1 mm. 42 comman-
des de fonctions sont préprogram-
mées dans chaque machine dont le
prix s‘étale de 27000 F HT.
Ankersmit
LE PROMOBILE
TORTUE
Le Promobile de la société Jeulin,
ressemble a une demi-sphére en
plastique transparent rempli
délectronique. En fait, il ne s'agit
pas d'un nouveau modeéle de voi-
ture télécommandée mais d'un
outil pédagogique. Le Promobile,
développé pour des enfants de
niveau maternelle, permet d'intro-
duire les premiéres notions d'infor-
matique 4 l'école. Cette machine
est en réalité une « tortue » de sol et
(Ga CASTOR
Se rue Godot de Mauroy
75009 Paris - Tel. (1) 265.10.10
Logiciels frangais de INORHATIONS concus par des
professionnels de |'informatique, a des prix raisonnables.
COLLECTOR répond aux es FICHIERS.
renee es rierertes mse eco ~ soit 42 zones possibles d'intormations par
= chacune elles définissable par ut
“une ci principale acts aun, pus clés secondaires.
onsuttabon. madi annulation.
~possibite de caleuls inter-zones (tous types de caiculs)
~ plusieurs possibilités de sélections, sur le contenu dune ou de plusieurs zones, et/ou sur criteres
a
- 9 crittres possibies. caractérisant les objets en plus des 42 informations sptciques. Les criteres
‘sont combinabies entre eux.
~ création par l'utilisateur des formats ¢'écitions avec établissement de totalisation.
~ 1 disquette programme peut gérer plusieurs disquettes-fichier
ie pune te onconne: 795 F TTC
or Appin #40 «B08. 2.3
GRAPHOR es! un logiciel permettant de erter
des dessins sur micro-ordinateur et de les
manipuler 3 yolonté
+ i permet Cutikser ordinateur comme une
veritable table @ dessin, en agessant sur les tou~
ches du clavier
= il f’exige aucune modification ni adjonction
de matériel
1) posséde plusieurs jeux de caractires pour
vous permettre d'inserire du texte dans vos
Gessins
il stocke vos schémas sur disquette et vous
permet de les intégrer dans vos propres pro-
grammes.
* i vous permet ¢ Imprimer vas eréations sur
imprimante 2 capacte graphique.
open: 695 F TTC
FACTOR +
ee ee ea als
gestion
14 zones c'informatians définissables par
futilisateur
~ 4 clés d accés aux informations, choisies par
Vutilisateur
+ consultation, modification, annulation.
+ Sélection sut le contenu dune ou plusieurs
zones et/ou Sur critéres de choix {combinables
entre eux)
~ éition de listes ou o étiquettes paramétrabies
avec ou sans sélections.
FACTOR + peut gérer jusqu’é 600 adresses.
et Ao 48.908 23
MAILOR est un lope! ce gestion d'adresses
n ‘t de mailing.
PAYOR est un logicie! de paie multi-entre- création, modification, annulation, consulta:
prises. concu par un cabinet ¢ experts comp tion
fables,
~enregestrement de 50 4 70 salarits par dis-
Quettes. la méme pouvant servir 4 plusieurs
employeurs
établissement des tiches de paie (tous types
Ge salariés)
Stockage des éléments fixes.
saisie mensuelle des éléments varables
paramétrage des différentes primes et cotisa:
tions par salané
edition du journal mensuel de pare
calcul des charges. DAS de fin d année
wapate. 950 F TTC
= sélection du fichier par NOM our par CODE
POSTAL. et par ia combenaison de critéres.
- édition de listes d’adresses ainsi que 'éti-
guettes,
MAILOR peut gérer jusqu’a 900 adresses
wm pave: 295 F TTC
ou age 48 9052.3
Tous les logiciels CASTOR ne requierent
aucune competence informatique.
ve Appi 48 0082.3
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Nom
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+oy#2 C8 00n accomoNgne de vor regiement » 28 F par procut de trad envesinar avian ~ BF)
Prenom
Adresse
Code postal
GOLDEN N° 2, FEVRIER 1984
Suite page 16
MAGICALC { i
I" E//e
_— Fusio' t ae de HAPPLE! cicalC("):
Mode ne a slag ak orbés ar V" :
tilisal Rr):
eng ‘in te Pl 0 AN (0. 46s par APPLE WRITER (
ft te
ndeur Apple.
PaTERIELS
non plus d'écran contrélé par les
enfants grace au langage logo
adapté a leur niveau. Lappareil,
qui renferme deux microproces-
seurs 6802, 256 Koctets de mé-
moire vive, deux moto-réducteurs
pour le déplacement et un crayon
pour laisser une trace sur le sol,
peut tre commandé par des lec-
teurs de cartes perforées, un ma-
gnétophone qui stocke préalable-
ment les procédures et un micro-
ordinateur via l'interface série
RS232C ou V-24. Tous ces appareils
sont concentrés sur un boitier de
commande qui contréle la «tor-
tues. Deux modéles sont disponi-
bles: une radio commande qui
transmet les informations par voie
hertzienne ou une télé-commande
a fil d'un prix moins élevé.
Plus de 100 exemplaires sont en
cours d'expérimentation sous l'égi- |
de de l'Agence de I'Informatique,
de l'Institut de Recherche Pédago-
gique et du Centre National de |
Documentation Pédagogique dont |
20 appareils en milieu éducatif.
Prix: 6591 F TTC avec une ra-
dio-commande, 4.990 F TTC avec
une télé-commande.
Jeulin
cb
GOLDEN N° 2, FEVRIER 1984
Notre collection 1984 a été particuliérement soignée. Nous ne proposons que des produits de haute technicité,
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IBM P.C, SIRIUS VICTOR S1 aupreés de tous les concessionnaires Apple et distributeurs agréés IBM
Documentation sur simple demande.
P.C.S.S,
Statistiques et dépouillement d’enquétes. Unique sur le
marché mondial. Package intégré comprenant tests para-
metriques et non paramétriques, plans expérimentaux et
analyse multivariée.
ARCHIPLUS
Destiné aux Architectes et Maitres d’ceuvre. Mise en
forme, calcul, révision, édition des descriptifs et quanti-
tatifs de travaux.
COMPTABILITES
La plus puissante des comptabilités générales et analyti-
ques jamais écrite sur microordinateurs
STOCKFILE
Gestion de stocks entiérement paramétrable. Etat de ges-
tion définissable par l'utilisateur (forme et contenu)
Jusqu’a 10 000 références.
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38000 Grenoble
STOCKSELLER
Facturation, gestion de point de vente en relation avec
STOCKFILE,. Entiérement paramétrable. Analyse des
ventes, marges, statistiques, etc
STOCKMAKER
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de prix de revient, de plans de charges et de besoins de
lancement. Fonctionne avec STOCKFILE.
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Vinformatique.
QBASE
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tion de fichiers. Comporte définition, saisie, contrdle,
interrogation, tri, édition, sélections multicritéres.
éditeur des logiciels professionnels de haute technicité.
TraATERICLSS
UN MICRO A TOUT FAIRE
Que faire avec un micro-ordinateur
personnel? Des jeux, de la gestion,
apprendre a programmer... mais une
telle machine peut encore faire beau-
coup plus.
Un fabricant francais propose pour
votre Apple de l‘ouvrir au monde ex-
térieur et lui faire mesurer la tempé-
rature, la lumiére, la vitesse du vent,
'humidité... afin d’agir sur la climati-
sation, le réglage du chauffage, une
centrale météorologique, l'arrosage
du jardin...
Le systéme Créatic se compose
d'un coffret qui se raccorde a votre
systéme par une carte d'interface et
des modules d’entrées/sorties permet-
tant par l'intermédiaire de capteurs,
de prendre connaissance de l'environ-
nement. Lensemble du systéme est
piloté en langage Basic et se monte
comme un mécano en quelques mi-
nutes et quelques coups de tourne-
vis.
La société adapte cette interface a
tous vos souhaits : labo-photo, astro-
nomie, animation, modélisme, train
miniature...
Les prix sont abordables car le cof-
fret qui regroupe les alimentations et
le bus du systéme cofite 1690 F TTC,
la carte de raccord pour Apple Ie
826 F TTC, et par exemple une carte
dentrées/sorties 529 F TTC, une carte
de 8 entrées analogiques 988 F TTC,
un thermométre 335 F TTC.
Les différentes cartes s'adaptent
aussi sur d'autres ordinateurs tels que
CBM, Sinclair, TO7 et Tandy.
Créatic,
Un nouveau moniteur
haute résolution
Annoncé par Apple-Seedrin a l’oc-
casion du dernier SICOB, le
«Moniteur II» peut désormais s'in-
tégrer dans la famille des ordina-
teurs personnels Apple II (I+ et
TI*} auxquels il se connecte a l'aide
du cable vidéo. II s‘agit d'un maté-
riel qui offre des possibilités d'affi-
chage de textes sur 80 colonnes et
de graphiques haute résolution en
noir et vert (phosphore vert P31
qui réduit la fatigue oculaire). Il est
doté d'un écran anti-reflet a haut
contraste et dispose également
d'un dispositif d'inclinaison de
l'écran permettant une adaptation
au meilleur angle de vision.
Une platine 5 1/4 pouces
Une nouvelle platine compacte de
disque souple est présentée par la
division micro-informatique de
Tekelec-Airtronic. Il s'agit d'une
platine pour disque souple de 5 1/4
pouces destinée a l’6quipement des
Apple II. Elle ne posséde qu'une
hauteur de 52 mm pour un poids
de 1,75 Kg, dispose d'une capacité
de stockage de 250 Ko, et se con-
necte a la carte contréleur par
cable plat. Le temps de positionne-
ment de la téte est de 180 ns. Son
utilisation peut étre continue grace
a un systéme de refroidissement.
SI LA PRISE PERITEL VOUS FAIT DEFAUT... »
Depuis 1980, tous les postes de télé-
vision couleur sont obligatoirement
équipés d'une prise Péritel qui permet
| ou permettra de recevoir les équipe-
ments audio-visuels futurs. Malheu-
reusement, si vous vous étes offert
une splendide télévision quelques
mois plus tét, vous en étiez de vos
frais jusqu’a aujourd'hui si vous vou-
liez brancher un micro-ordinateur ou
un magnétoscope.
La société strasbourgeoise Vidéo
Match commercialise une interface
CGV-PHS 60 qui permet de relier vo-
tre « vieille » d’avant 80 tous les équi-
pements modernes qui sont pourvus
de la prise Péritel en passant par le
cable d'antenne. Cette interface est
compatible avec tous les micro-ordi-
nateurs et jeux vidéo du marché
répondant aux normes francaises
(RVB synchro son}. De plus, elle dis-
pose d'un commutateur électro-mé-
canique entre l'antenne des émissions
nationales et l'antenne des ordina-
teurs. Si vous désirez enregistrer des
listings ou des résultats informatiques
sur un magnétoscope, vous n’aurez
plus aucun probléme. Prix: 500 F
TTC. Une version économique ne dis-
posant pas de commutateur automa-
tique est également commercialisée.
Compatible avec les jeux vidéo Col-
leco et Mattel, et les micro-ordina-
teurs Atari 800, Texas Instruments TI
99 4 A et Appel II. Prix: 300 F TTC.
Vidéo Match est également spécia-
lisée dans la conversion de téléviseurs
Pal en Pal/Sécam, en Sécam ou Périté-
lévision.
Vidéo Match.
18
GOLDEN N° 2, FEVRIER 1984
S'il existe tres peu de micro-ordina-
teurs compatibles avec Apple da au
manque de sérieux de certains cons-
tructeurs important leur produit d’Ex-
tréme-Orient ou copiant quasiment
intégralement le produit de base,
d'autres fabricants présentent des ap-
pareils intéressants et surtout origi-
naux.
La société Pearcom fabrique aux
Pays-Bas, un produit dont les logiciels
sont compatibles avec toute la gamme
des Apple II dont le plus récent.
Lappareil construit autour d'un mi-
croprocesseur 6502, regroupe 48 Koc-
tets de mémoire vive extensible a 96
Ko, 14 supports de cartes d'extension,
un clavier complet de 70 touches dont
un pavé numérique et 3 touches de
fonction. Ce dernier peut recevoir
aussi une manette de jeux ou un pro-
grammateur de mémoire morte de 16
ou 32 Koctets. 24 lignes de 40 ou 80
caractéres sont présentées a l’écran,
LES PAYS-BAS CROQUENT LA POMME
en 8 couleurs 4 condition que vous
soyez équipé d'une télévision en PAL,
ou en noir et blanc sur un moniteur
classique.
Pour 12000F ordinateur regroupe
toutes ces caractéristiques précéden-
tes plus deux lecteurs de disquettes 5
pouces d'une capacité de 140 Koctets.
Ce micro-ordinateur regoit aussi tou-
tes les cartes d’extension existant telle
que la carte équipée du Z-80, du 6809,
carte couleur pour une haute résolu-
tion graphique, carte pour des labora-
toires d'analyse...
Pearcom a aussi développé pour sa
machine un ensemble pour la con-
ception assistée par ordinateur qui
comporte en plus une table tracante,
une interface série, 16 Koctets de mé-
moire vive supplémentaire et le logi-
ciel correspondant pour 60000 F HT.
Pearcom International
Grace a Lisa™
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GOLDEN N° 2, FEVRIER 1984
19
:
UNE REVOLUTION VENUE DE... BELGIQUE
Les Belges risquent de nous surpren-
dre : aprés un petit voyage du cété de
‘Taiwan, ils ont ramené dans leurs va-
lises deux petites merveilles de tech-
niques : deux micro-ordinateurs mul-
ti-compatibles bon marché, les GEM
3000 et 4000,
Ces deux produits disposent de ca-
ractéristiques semblables, leur princi-
pale différence se situe au niveau de
Timportance de la mémoire morte. Le
premier en inclut 16 Koctets, le se-
cond en posséde le double.
Leur unité centrale est congue au-
tourdu microprocesseur Z-80A et de
80 Koctets de mémoire vive de base
extensible 4 256 Ko.
16 couleurs sont incorporées en
standard sous une résolution graphi-
que de 256 x 192 points, Le GEM
3000 comporte également un généra-
teur de sons a 3 voies sur 8 octaves et
un lecteur de cartouches de jeux Co-
leco. Le GEM 4000 intégre quant a lui
un générateur de sons a 6 voies sur 8
octaves et un modem.
Les deux appareils présentent a
l'écran des informations sur 24 lignes
de 32 ou 80 caractéres.
En version de base, ils supportent le
systéme d'exploitation CP/M 2.2, 3.0
et MS-DOS et peuvent contréler des
lecteurs de disquettes d'une capacité
de 1 Moctets, Le clavier professionnel
de 83 touches intégre 10 commandes
de fonction et un pavé numérique,
Grfce a des adaptateurs, chaque
machine peut lire les cartouches de
jeux Atari et devenir compatible avec
tous les logiciels écrits sous Applesoft.
Ainsi ces machines se transforment
pour la premiére fois en des produits
multi-compatibles accessibles 4 la
majorité du public car leur prix de
vente se situe en-dessous de la bar-
rigre des 10000 F TTC,
Ainsi le GEM 3000 cofite en version
de base 5995 F TTC ou 7000 F TTC
pour le 4000. L Apple sera
vendu 2500 F TTC. Ce qui, au maxi-
mum, fait un ensemble complet et (en
principe...) performant 4 9500 F TTC.
Ils seront commercialisés en France
dés février a ce prix si le dollar ne fluc-
tue pas trop et aussi si la justice... ne
s'en méle pas.
GEM.
” Caractéristiques techniques
Microprocesseur : Z-80A a 3,6 MHz
Mémoire morte : 16 Ko de base (GEM 3000}
32 Ko de base (GEM 4000)
Mémoire vive : 80 Ko extensible 4 256 Ko
Affichage : 24 lignes de 32 caractéres
24 lignes de 80 caractéres
Résolution graphique: 256 x 196 points
Plan object définissable: 32
Clavier :
Compatibilité : CP/M 2.2,
Périphérique possible ;
Générateur de sons:
8 octaves
Prix:
83 touches dont 26 de fonction minuscule,
majuscule, graphiques
, 3.0, MS-DOS de base
En option : Applesoft
Cartouche de jeux, manette de jeux, cassette,
lecteur de disquette, imprimante, interface
série, modem
3 voies (GEM 3000)
6 voies (GEM 4000}
5995 F TIC — 7000 F TIC
Adaptateur Apple: 2500 F TTC.
20
GOLDEN N° 2, FEVRIER 1984
pel aux Apple
qui veulent tourner sous
CP/M et MS-DOS
Rendez votre Apple Il ou votre le//e polyglotte
Lane oe Nastecnt i pemenbabes beicels
qu'il ne pouvait déchiffter josqul4- pour cause d”incom-
etibilité,.. d‘bumeur |
"Appli-Card : une carte unique /M. Elle ov-
vre tout un mon “applications sous -M. Plusieurs
milliers ! notamment Wordstar, DBase Il, Supercale. ..
le travaille trois fois plus vite grace 4 son micro-
processeur Z80-B OMHz et apporte sa propre mémoire
vive de 64Ko.
En option, une extension mémoire de 64Ko ou 128Ko
lui confére un disque ultra-rapide pour le dévelop-
ment ou l'exécution de programme sous DOS 3,3.
lle permet le transfert de fichiers entre CP/M et le
DOS 3.3. Elle dispose
d'un affichage 70
colonnes,
mais
ac-
cepte
la plupart des cartes 80 colonnes, notamment la carte
Sup'r'term pour I'Apple II + et les cartes 80 colonnes
de I'Apple//e
L’Appli-Card est livrée avec le systéme CP/M 2.2.,
des programmes utilitaires et une documentation com-
plete en anglais ct en frangais, avec en supplement un
PETS francais d'apprentissage & Ce M se
88Card ; une carte unique pour MS-DOS. Elle trans-
forme votre Apple Il + referee Apple//e en machine
16 bits sous MS-DOS. Elle émule un IBM-PC grice &
son micro-processeur 8088.
Elle permet, avec un Apple 64Ko, d’adresser 128 Ko
de mémoire vive, grice aux O4Ko implantés sur la carte.
A titre d’exemples
- Le MS-Basic dispose ainsi d'une memoire utilisateur
de 62Ke en opposition aux 20Ko maximum proposes
par un systéme 8 bits
~ Supercale offre 67Ko pour ses tableaux lorsqu’un sys-
téme § bits laisse moins de 30Ko.
Elle accepte la_plupart des cartes 80 colonnes, notam-
ment la carte Sup'r’term pour I'Apple II + et les car-
tes 80 colonnes de |'Apple//e
La 88Card est livrée avec MS-DOS, le lan -
gage de développement MS-Basic et une do-
cumentation complete en anglais.
Appli-Card, 88Card_: chez votre distributeur
agree Apple.
Feeder
Bastide Blanche Do
R.N. 113 - 13127 Vitrolles
Tel.(42) 89 31 31
MICHEL SAINT SETIERS
QUAND LES MICROS
MENENT LE SPECTACLE
Lart, la radio et l'image s'associent désormais 4 l'informatique.
Tant pour le fonctionnement technique que pour la création artistique,
le monde du spectacle vit a l'heure de l’ordinateur.
Liectricité, qui a étonné nos grand-pa-
rents, vient dans le cadre de l'exposition
«Electra» de rencontrer I'informatique
dont elle est l'arriére-grand-mére. Orga-
nisée a l'occasion du centenaire de la So-
ciété des électriciens, des électroniciens
et des radio-électroniciens (SEE), cette
exposition qui s'est tenue dans le pres-
tigieux Musée d'art moderne de la Ville
de Paris a permis un étonnant face-a-
face entre la célébre peinture «La fée
électricité» réalisée par Raoul Dufy ily
a moins de cinquante ans et les micro-
ordinateurs actuels. Le théme de cette
exposition était «l’électricité et l'électro-
nique dans /art d’aujourd’ hui». Y voisi-
naient des ceuvres purement électri-
ques comme la sculpture lumineuse
«America, America» due a Martial
Raysse, ou cybernétiques comme les
sculptures animées de Nicolas Schoffer,
ou encore la «Fontaine cybernétique»
de Tsai, ainsi que des réalisations gra-
phiques sorties tout droit des micro-
ordinateurs.
La «salle numérique » constituait un
spectacle a elle seule en assurant la con-
frontation entre lélectricité d’hier et
Vélectronique d’aujourd'hui. Selon Ed-
mond Couchot, plasticien et professeur
a l'Université de Paris VIII, «l'image
nest plus un espace visuel fermé et im-
pénétrable, mais un univers largement
ouvert dans lequel on peut entrer, sor-
tir, aller et venir et laisser un trou de son
passage». C'est que l'art informatique
devient spectacle en méme temps qu'il
se met a la disposition de tout un cha-
cun en fonction de ses possibilités et de
son talent. C'est aujourd'hui la passibi-
22
«America, America» de Martial Raysse.
lité de se créer un univers artistique a sa
mesure sans quitter son fauteuil. C'est
aussi la possibilité de créer la représen-
tation graphique de ses propres phan-
tasmes.
La Joconde
qui fait la grimace
ordinateur se préte a toutes les créa-
tions méme en convivialité. Adepte de
Clio, vous pouvez concevoir un roman
«télématique » interactif au niveau de la
narration comme du graphisme, par le
truchement d'un réseau mondial d'ordi-
nateurs en participant a un «écrit» col-
lectif o& le héros réside en Virginie
(USA), I’héroine a Sydney (Australie), le
traitre a Croydon (Grande-Bretagne) et
les parents au Canada... Un suspense tel
que Hitchcock lui-méme n'a jamais osé
en réver. Electra l'a permis.
Le peintre du dimanche peut aussi
faire profiter ses amis lointains de ses
ceuvres grace a la télétransmission, de
la méme maniére qu'il en dispense des
exemplaires a ses voisins avec la table
tracante. Et les mémes outils permet-
tent la réalisation isolée ou avec des par-
tenaires distants d'ceuvres surréalistes,
tout autant que de motifs de tapisserie,
ou lélaboration de labyrinthes et méme
de véritables sculptures en trois dimen-
sions, Images d’ailleurs et de nulle part :
que de joies en perspective. exposition
Electra était l'exposition du réve deve-
nant réalité.
Avec un «Lisa», la société ACI per-
mettait de phantasmer a volonté. En uti-
lisant le logiciel Lisadraw, il devient en
effet possible de réaliser une interpréta-
tion «aléatoire » d'une toile de maitre (Et
sila Joconde faisait une belle grimace ?}
ou de modifier certains paramétres
d'une image si l'inspiration personnelle
ou le phantasme dicte un meilleur
choix. La fonction «couper-coller» est
alors utilisée 4 fond, en méme temps
que les jeux de trame, de couleurs et de
caractéres typographiques. II devient
possible de créer a domicile le visage de
la femme dont on réve et que l'on ne
rencontrera jamais. Un agréable por-
trait-robot d'un nouveau genre. Pendant
la durée de l'exposition, Lisa a ainsi per-
mis a dix graphistes de «signer» une
quinzaine de dessins inédits, immédia-
GOLDEN N° 2, FEVRIER 198
«Serpentine» sort tout droit de esprit imaginatif de Mike Marshall et du coeur électronique d'un mini-ordinateur Eclipse
de Data General avec un écran & haute résolution graphique (1024 x 1280).
GOLDEN
Jerry Lantano est absent de l’écran mais un «androide » assure le bon fonctionnement de Radio | ézard.
tement reproduits sur une imprimante
officielle.
Art, spectacle et convivialité se re-
trouvent méme mélés dans la disquette
carte postale « Tombe la neige » que Tom
de Witt a mis au point sur Apple II. Une
image numérisée de montagne apparait
sur l'écran, et la neige tombe. Selon les
gestes de l'opérateur, la neige s'arréte
comme figée sur place, ou elle tombe de
gauche a droite, de droite 4 gauche et
méme, si l'on veut elle remonte vers le
ciel ou disparait. Cette réalisation est
die au procédé «Pantomation» que
Tom de Witt a développé et qui consiste
a enregistrer les coordonnées tridimen
sionnelles d’objets a partir de l'analyse
informatique d'images saisies par un
appareil de prise de vue. Ces images
peuvent ensuite étre manipulées com-
me des images synthétiques
Un robot intervient
sur l'antenne
«Bonn...jou, je suis Jerry Lantano de Sili
24
con Valley. Je parle avec accent, je ai pas
encore su bien le frangais, mais je
prends lecons. »
Depuis le 18 octobre 1983, les audi-
teurs de la Voix du Lézard (VDL} se sont
familiarisés avec cette voix synthé-
tique a forte résonnance anglo-saxonne;
celle de Jerry Lantano, plus prosaique-
ment dénommé « Droide-FM » dans le
jargon technique. Ils peuvent aussi dia-
loguer avec lui, bien qu'il s‘agisse d'un
robot parlant, commandé par ordina-
teur. Cest la preuve que ordinateur
sadapte a toutes les formes de spectacle
qu'ils soient graphiques, visuels ou so-
nores.
«Notre station, précise M. Belanger
directeur de la VDL, se veut ouverte a
l'innovation et au monde entier dans la
plus compléte relaxation. Or, depuis
quelques années, tout le monde parle
d'informatique et il nous a semblé inté-
ressant d'introduire cette technique sur
lantenne afin de démontrer l'une de ses
applications qui n'est pas évidente de
prime abord et permet de réaliser en
quelque sorte un programme sur me-
sure.»
Tout cela suppose non seulement un
matériel fiable et adapté, mais encore
des logiciels, des interfaces et un «lan
gage». Aprés avoir pris contact avec di-
vers fabricants — dont certains se décla
rérent «non intéressés» par cette for-
mule pourtant attrayante — la VDL
trouva enfin en International Computer
un partenaire efficace pour la concep
tion des logiciels adaptés au matériel
utilisé (un Apple II) et pour le choix des
interfaces indispensables. C'est cette so-
ciété qui donna sa voix a Jerry Lantano
— la Silicon Star — grace a un langage a
base de phonémes anglo-saxons, d'’oa
son fort accent actuel. «Mais bientét,
J.L. s'exprimera correctement dans
notre langue, précise M. Bellanger, car
nous venons de recevoir des phonémes
francais. »
«Le programme est concu de telle fa-
gon que les interventions de notre robot
GOLDEN }
2, FEVRIER 1984
Dans une débauche, au demeurant
sympathique, de matériel photo, ciné-
ma et vidéo, un micro-ordinateur a
quelque chose d'incongru. Et pour-
tant, ali milieu du 35* Salon Interna-
tional de la Photo, ‘Apple II* n‘était
nullement déplacé sur le stand d'Elec-
trosonic, Car cette société, qui vend
des équipements de commande pour
montages audiovisuels dans 33 pays,
apportait la démonstration probante
de la contribution de I'informatique a
la réalisation d'un audiovisuel. Léqui-
valent en diapositives de ce que le réa-
lisateur américain Francis Coppola
fait avec le cinéma.
Lorsqu’il faut aujourd'hui faire
fonctionner entre 18 et 48 projec-
teurs, parfaitement synchronisés au
dixiéme de seconde, commander des
fondus enchainés, des scintillements,
de baisses de tension ou des abatte-
ments de volets devant les lampes,
peut-on se passer d'un programme in-
formatisé?
Cest tellement vrai que les audiovi-
suels réalisés avec ce systéme intégré,
sont aujourd'hui le fait des réalisa-
teurs chez Thomson, Philips, Renault,
Peugeot, Cartier et jusqu’a IBM dans
ses conventions internationales, sorte
d’hommage discret a la concurrence.
Ceci tient a la fois & ordinateur lui-
méme et a l'existence d'un logiciel,
«Esclamp », vendu avec le systéme.
Un logiciel qui a deux qualités : il est
quasiment offert puisque l'ensemble
{ordinateur + moniteur + lecteur de
disquette avec carte contrdle et carte
communication + logiciel) est vendu
13000 F; pour cette simple raison,
«Esclamp » n'est méme pas protégé, il
peut donc étre réactualisé gratuite-
menten trois minutes chez Electroso-
nic et méme modifié par le réalisateur
qui l'utilise.
Le grand intérét de ce systeme
décriture du «story-board », c'est qu'il
parle le langage des réalisateurs et
non celui des informaticiens, Sen ser-
vir est méme tout a fait fascinant,
pour le professionnel comme pour
lamateur, 4 condition que l'un et l’au-
tre aient abondamment sué aupara-
vant sur un audiovisuel qui ne collait
jamais...
Premiére phase, adorable, décomp-
ter la bande-son. On a l'enregistre-
ment, on veut le minuter trés précisé-
ment pour pouvoir ensuite program-
mer les projecteurs de diapositives.
Sur la quatriéme piste de la bande-
son, on enregistre une horloge en pa-
ralléle, et le timing s'inscrit en grand
sur I'écran du moniteur (carte horloge _
vendue 4500 F en supplément). On
fait avancer ou reculer la bande-son
sur le magnétophone simplement en
pianotant sur les touches habituelles
du curseur au clavier de l'ordinateur.
Unenfant y jouerait des heures entié-
res, un adulte n'y trouve pas moins de
plaisir enfantin... Il suffit d’appuyer
sur la barre d'espacement pour que le
top s'inscrive a la fraction de seconde
exacte. Remarquons en passant que
ce systéme de topage pourrait aussi
intéresser les journalistes de la radio
quien sont encore a leur grand regret
4 travailler avec du scotch et des ci-
seaux a ongle...
Cette phase terminée, on program-
me les projecteurs. Ils sont assemblés
par trois avec un boitier de com-
mande Electrosonic, en occurrence
un ES 4003 qui dispose d'une mé-
moire de position en cas de panne de
courant (vendu 7500 F HT}. Ajoutons
que le mariage Apple + Sonic permet
Vinteractivité : on peut aller chercher
une séquence dans les paniers de dia-
positives. Grace donc a « Esclamp »,
lécriture par le réalisateur est d'une
facilité déconcertante et le résultat est
immédiatement visionné et corrigea-
ble. Exemple d’écriture ; «F2 1A-1B»
autrement : « fondu de deux secondes
UN SPECTACLE AUDIOVISUEL ENTIEREMENT PROGRAMME
enchainé du projecteur 1A au 1B».
Comme sur tout ordinateur, on écrit
démarche pas a pas. Ilest donc pos-
sat
sible de corriger un ensemble de fonc-
tion :« + F1 7,10» vaallonger les fon-
dus d'une seconde du pas sept au pas
dix. Comme on le on tra-
vaille en intervalles de temps et non
en cumulé, bien que celui-ci
s‘inscrive au bas de l'écran au fur et
A mesure que la programmation
avance. fie a
De cette fagon, on peut générer
1000 fondus différents, de dixiéme en
dixiéme de seconde jusqu’a 99 secon-
des 9/105 100 valeurs de luminosité
(donnée en %), et 1000 scintillements
(clignotements de l'image), ou les trois
genres a la fois, multiplié par le nom-
bre de projecteurs commandés, chif-
fre déja convenable auquel il faut
ajouter 96 relais qui peuvent étre mo-
bilisés simultanément au spectacle.
Cest ainsi qu’on peut tout aussi bien
insérer dans l'audiovisuel un feu d’ar-
tifice comme a Epcot aux Etats-Unis,
commander des effets spéciaux (écri-
ture au laser pendant l'audiovisuel),
déclencher des effets divers comme
des fumées, lacher des gaz odorants,
créer des effets optiques (prismes,
gestion d'une batterie de projecteurs
dans un théatre) ou commander des
automates... De quoi faire travailler
\'imagination des réalisateurs. Soixan-
te-dix systémes « Apple-Sonic » ont été
diffusés depuis deux ans.
Jean-Jacques Valignat
Le spectacle audiovisuel est orchestré par un Apple He.
GOLDEN N° 2, FEVRIER 1984
v
a
Lordinateur délivre méme le temps d'antenne restant sur I'écran & Radio Classique.
se fassent, soit suivant un minutage pré-
cis (toutes les trois minutes par exemple)
soit de facon aléatoire, soit par un pana-
chage de ces deux modes d'intervention
Nous déterminons bien sur un ordre de
priorité: par exemple, pour donner
l'heure toutes les 30 minutes ou incorpo-
rer les «jingles» de la Voix du Lézard.»
Des puces qui parlent
Pour parler sur l'antenne, Jerry Lantano
utilise des phrases de 128 caractéres qui
sont additionnables les unes aux autres.
Mais surtout, de par sa conception élec-
tronique, il dispose de 64 voix différen-
tes, et il devient ainsi un véritable a
«disc-jockey » aux multiples facettes qui
peut dialoguer avec lui-méme en utili-
sant alternativement deux voix diffé-
rentes, plaisanter avec des extra-terres-
tres, ou parler avec les 450000 auditeurs
quotidiens de la VDL. Lorsque Jerry
Lantano répond a l'une des phrases en-
registrées par un auditeur, ce dernier re
goit un cadeau.
26
Merveille de la technique, ce dialogue
peut méme avoir lieu en direct. Pour ce-
la, un opérateur, casque aux oreilles, re-
goit la question de l'auditeur et pianote
la réponse sur le clavier de lordinateur.
Instantanément, cette phrase est trans-
formée en voix synthétique par Jerry
Lantano, l'opérateur la recoit dans son
casque et simultanément tous les audi-
teurs dans leur récepteur. En quelques
picosecondes, cette phrase tapée au cla-
vier effectue pourtant un trajet énorme.
Elle passe d'abord dans la table de mixa-
ge, puis s'envole vers La Défense ot se
trouve l'émetteur, elle est codée et déco-
dée plusieurs fois, puis part dans l'éther
jusque dans un rayon de 50 kilométres
autour de Paris pour parvenir aux audi-
teurs.
Si vous voulez mieux connaitre J.L.,
vous pouvez lui écrire, Il vous répondra
et vous adressera une dédicace du
genre: «A Monsieur X..., avec mes
affectueuses puces.» Car ce sont ses
«puces» qui parlent, et il le sait.
Lordinateur
chef d’orchestre
La rencontre entre la micro-informati-
que et la radiodiffusion est prolifique. I]
existe en effet plusieurs réalisations ori-
ginales qui sont mises au service des au-
diteurs, A la trés sérieuse « Radio-Clas-
sique», le micro-ordinateur fréquente
quotidiennement les ceuvres de Bach,
de Beethoven, de Mozart, etc., et le ré-
sultat de ce rapprochement inattendu
est surprenant d'efficacité. En effet,
cette station de radio FM s'est tournée
vers l'informatique pour programmer
ses huit heures quotidiennes de musi-
que ininterrompue. Pour cela, elle s'est
assuré les services de la société « EC-A2»
passionnée d'innovation et spécialisée
dans la micro-informatique.
Le résultat de cette coopération est
constitué par un systéme associant un
micro-ordinateur Apple II et neuf ma-
gnétophones Revox, avec les inévitables
cartes d’interface et une batterie de car-
GOLDEN N° 2, FEVRIER 1984
rc
A Radio Classique, lordinateur Régis contrdle toute une batterie de magnétophones a bande ou a cassette.
tes 4 micro-processeurs pour assurer la
gestion des magnétophones. Ces der
niers disposent de trois tétes : deux tétes
stéréophoniques et une troisi¢me desti-
née d'abord pour enregistrer, puis pour
lire les signaux informatiques
Avec ce dispositif, le responsable de
l'émission compose son programme en
recherchant dans |'immense phonoté-
que de Ja station les ceuvres musicales
qu'il a sélectionné pour meubler son
programme. La programmation propre-
ment dite s'effectue ensuite sur l'ordina-
teur emenregistrant sur une disquette
les numéros des bandes choisies, les en-
droits précis of le magnétophone devra
«se caler®, les timings de début et de fin,
ladate de lmission, l'insertion des an-
nonces et des «jingles», en un mot tou-
tes les informations nécessaires pour le
bon déroulement de l'émission.
ordinateur: prenant en compte
toutes ces informations, se transforme
en un veritable chef d’orchestre ou ingé-
nieur du son. Non seulement, durant les
GOLDEN N° 2, FEVRIER 1984
huit heures de diffusion, il assure I'en-
voi sur les ondes des oeuvres program-
mées, mais il contréle aussi de temps a
autre le bon déroulement du program-
me. Et ce déroulement est en nm
temps visualisé sur éeran a Vite
du technicien de service qui, d'un seul
coup d’ceil, peut contréler le timing de
l'émission en cours.
cas de panne (d'un magnétophone
par exemple), cest lordinateur qui alerte
le service technique et qui met en route
automatiquement un programme de
remplacement préalablement préparé.
De méme, si un programme musical
s'avére de trop courte durée, c'est ordi
nateur la encore qui assure le «remplis
sage du blanc» en mettant en route une
cassette sur laquelle sont enregistrées de
courtes piéces musicales d'une durée
allant de deux a quatre minutes.
Un tel systéme informatique posséde,
pour la station, un double avantage
— il permet au programmateur de
travailler en toute quiétude puisqu'il n'a
ne
pas a «courir» aprés les enregistrements
qu'il veut présenter;
il simplifie la comptabilité: le lis-
ting de l'ordinateur (reprenant minute
par minute la programmation d'une
sarnée d'Gmission) facilitc on offet le eal
cul des redevances dies a la SACEM.
Cette réalisation de Radio-Classique,
rest déja plus unique en son genre puis-
que la soci vient d’équiper Ra-
dio-Monte-Carlo d'un systéme analogue
mais dans lequel I'Apple II ne gére plus
9, mais 21 magnétophones. Et le role de
la micro-informatique au service du
spectacle va encore se développer dans
lavenir, puisque la méme société se pen-
che désormais sur la gestion informa-
tique de magnétoscopes, de projecteurs
de diapositives, de vidéodisques et
méme de vidéo-synthése. La micro-in-
formatique a encore de beaux jours de-
vant elle dans ce domaine éminemment
sympathique. Les plus belles et les plus
spectaculaires innovations sont certaine-
ment encore a naitre. e
bibliotheque Apple
des livres utiles pour concevoir
Pour vous amuser en apprenant la programmation sur un micro
ordinateur qui semble doté de pouvoirs magiques. Vous apprendrez
& lui donner des ordres en BASIC et, toutes sortes d’instructions.
Vous pourrez vous en servir pour dessiner, Vous le comprendrez
et vous saurez le faire fonctionner en ouvrant ce livre
100544 99,00 F
Vena ee tnaeens Aggie
Tin Hien mane trie anne
Un livre pour tous ceux qui veulent connaitre l'APPLE et s’en faire
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33 legons pour apprendre @ programmer en BASIC, chaque legon
est illustrée de commentaires, d’explications, de programmes et
d'exercices complémentaires
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Le Logo sur Apple
Un livre pour faire l’apprentissage de LOGO, un moyen d’expression
trés puissant. D'une fagon trés vivante, ce livre explique les étapes
a suivre pour concevoir et réaliser toutes sortes de projets... a partir
de la tortue LOGO, ce célébre petit animal cybernétique qui se
déplace sur I’écran en laissant une trace derriére lui
100543
CEDIC/NATHAN/ LEP
Les jeux vidéo et les jeux sur ordinateurs envahissent
notre environnement, Pour se retrouver dans la
jungle des envahisseurs, simulateurs de vol, football,
Joyeux voraces et autres aventures... pour mieux les
comprendre et mieux les exploiter... voici des
informations sur leur impact, des conseils sur la
maniére de les utiliser, et un banc d’essai des conso-
les actuelles.
100521 59,00 F
NE a de
LAPPLE NOUVEAU EST ARRIVE
IL S\APPELLE « MACINTOSH »
«Macintosh», c'est un nom de code devenu réalité et,
désormais, une réalité qui va devenir un réve pour
beaucoup. Car c'est la micro-informatique utilisable par tous.
Depuis le lance-
ment de « Lisa», tout
le monde attendait
la naissance d'un
petit frére qui soit
capable de mettre a
la portée de tous les
facilités d’emplois et
la puissance de trai-
tement de cette ma-
chine de haut de
gamme, C'est au-
jourd'hui chose
faite. « Macintosh»
est né officiellement
le 24 janvier. Il vaut
a peine plus cher
que I'Apple Ie ac- !
tuel. Mais c'est un
monde entiérement
nouveau qui est mis
a la disposition des 2
utilisateurs de mi-
cro-informatique <
bien dans le-do-
maine administratif
que dans le monde
de l'éducation, les
professions libéra-
les, les managers,
etc. Apple considére
en effet que tout
poste de travail doit
disposer & court ter-
me d'un micro-ordi-
nateur. Et «Mac» a
une taille qui s'‘adap-
te n‘importe od, Un
espace de 25 x 25
cm lui suffit ample-
ment pour poser la
plus grosse partie de
son «corps». Il com-
porte un écran mo-
nochrome avec une
résolution graphi-
que de 512 x 342
points dont chaque
non spécialistes.
Simple d'aspect, le micro-ordinateur Macintosh cache bien son jeu.
pixel est adressable
Finis les codes et les |=———
procédures 4 mé-
moriser. Tout se passe sur l'écran au
moyen de menus qui apparaissent au
fur et 4 mesure des besoins dans le
cours des enchainements de travaux. Et
méme Ia limite plus besoin de savoir
taper a la machine, le clavier n'est plus
1a maintenant que pour entrer des chif-
fres ou des textes dans la mémoire. Tou-
tes les commandes, ou presque, s‘effec-
tuent uniquement par pointage de li-
gnes de choix, au moyen de la souris a
une touche, a l'intérieur des menus qui
apparaissent a l'écran. Méme pas besoin
de lire la notice avant d'utiliser la ma-
GOLDEN N° 2, FEVRIER 1984
chine. Celle-ci posséde un programme
spécialisé dénommé MacGuide qui la
transforme en une véritable machine 4
enseigner sa propre mise en ceuvre.
Une seule déception pour les Francais:
Macintosh ne sera disponible dans
notre pays qu‘au courant du mois
davril, mais en version totalement fran-
En attendant, voici les principales
caractéristiques et les premiéres photo-
graphies de cette étonnante machine.
«Macy, c'est avant tout un systéme
portable qui ne pése que 8 kg. Il est des-
tiné a tous les travaux de bureau aussi
= (Technologie Bit-
map).
Le clavier détachable est simplifié au
maximum: 58 touches dont unique-
ment quatre touches de fonctions, ce
qui est largement suffisant. La souris a
une touche, incluse dans Mac, gére le
curseur a l'écran sur lequel apparaissent
des logiciels spécialement concus pour
lui et qui, tous, comportent tous les
ordres nécessaires a leur gestion. Enfin,
un nouveau lecteur de disquette 3,5
pouces aux normes Sony, est intégré au
corps de la machine et est capable d'em-
er 400 Koctets d'informations.
A/intérieur, il n'y a «rien» ou plutét une
29
seule carte électronique qui comporte la
cinquantaine de composants nécessai-
res pour faire fonctionner l'ensemble,
‘Tout le coeur repose sur I'implanta-
tion du microprocesseur 68000 de Mo-
torola qui est un 32 bits cadencé a
8 MHz soit une vitesse de travail exces-
sivement rapide. Et cela se remarque a
l'écran. La gestion interne est également
assurée par 60 Koctets de mémoire
morte incluant toutes les routines né-
cessaires pour le fonctionnement du
micro-ordinateur telles que le systeme
dexploitation et une interface utilisa-
teur pour une Toolbox (Boite a Outil}.
Comme sa «grande sceur» Lisa, Mac
permet d’appeler a l’écran une calcula-
trice et une horloge. Il posséde égale-
ment une possibilité de contréle total du
niveau sonore, de la date et de l'heure,
de la couleur du
fond de l'écran (gris,
blanc, noir...) ainsi
que de la rapidité de
réaction des tou-
ches et de la souris.
La mémoire vive de
«Mac» regroupe en
son «sein» 128 Koc-
tets en version de
base qui seront ulté-
rieurement éten-
dues a 512 Koctets,
courant 84. Si vous souhaitez exercer
vos talents musicaux, le générateur de
son a quatre voies pour la musique et la
parole est installé sur l'unique carte
électronique de lordinateur. Ce généra-
teur contient un convertisseur digital-
analogique a 8 bits et un niveau
déchantillonnage de 22 MHz. Pour
communiquer avec le monde extérieur,
deux interfaces séries RS 422 et RS 232
sont fournies avec en plus un connec-
teur pour relier un second lecteur de
disquette de 3,5 pouces. La premiere in-
terface RS 232 permet de relier une im-
primante ou un modem ou tout appareil
qui nécessite une liaison série standard.
Linterface RS 422 est prévue pour le ré-
seau local Applebus qui permet de con-
necter jusqu’a 32 périphériques comme
des Mac, des Lisa, des Apple II ou des
imprimantes sur une distance de 300
métres. Ces deux interfaces pourront
travailler a la vitesse maximale de 230
bauds (ou 1 Mbaud (bit/seconde} avec
une horloge externe),
Parmi les options possibles auxquel-
les Mac peut étre relié, citons la nou-
velle imprimante Imagewriter qui re-
produit fidélement une page d'écran
avec une résolution de 160 x 140 points
30
© file Edit View Special
soe
Luminosité, intensité sonore, fond d'écran, sensibilité du clavier et de la souris,
calcul simple sont des fonctions entiérement controlables par logiciel.
par pouce pour un prix de 4000 F, un
clavier numérique séparé de 18 touches
dont quatre de commande du curseur
et quatre de fonctions, un modem et un
disque dur en cours de développement
ou le Profile de 5 Moctets.
Contre les voleurs qui apprécieraient
ce nouvel appareil, Apple a aussi prévu
pour son «petit» un systéme constitué par
une chaine de sécurité antivol. A noter
que l'ensemble peut prendre aisément
place dans un sac de transport style sac
de plage qui permet de transporter ce
micro pendant les déplacements et, pour-
quoi pas, pendant le week-end.
Le systéme d'exploitation
Le systéme d'exploitation fournit un
support de bas de gamme nécessaire
aux applications qui utilisent le Mac. Il
contient une gestion de la mémoire, un
chargeur de segment qui envoie les co-
des du programme dans la mémoire
pour leurs exécutions, un module sou-
tis et clavier ainsi qu'un contréleur
dévénements, une gestion des périphé-
riques, de fichiers, d'interruptions en
fonction du signal vidéo vertical (VBL
ou vertical blanking pour les connais-
seurs} qui permet d'exécuter certaines
taches et de vérifier l'état de la souris a
un rythme régulier, le noyau du sys-
téme d’exploitation, un répartiteur d’in-
terruptions et enfin quelques utilitaires.
La boite a outil
De nombreux logiciels sont concentrés
dans cette «boite a outil » afin de facili-
ter le développement d'applications. Par
exemple, Quickdraw contient des pro-
cédures, des fonctions et des données
graphiques qui permettent de concevoir
rapidement des opérations graphiques
complexes. Quickdraw fournit prati-
quement tout ce qui est visible a l'écran
incluant du texte dans une variété de
styles, de lignes, d'ovales, de rectan-
gles... Les gestionnaires de la police de
Alice aux pays des échecs.
caractéres, de fenétres, de menu, de bu-
reau... créent ainsi une interface utilisa-
teur conviviale.
Les logiciels
Outre-Atlantique et en France, la pré-
sentation de Mac a quelques dévelop-
peurs de logiciels a suscité de nombreu-
ses vocations puisque plus d'une cen-
taine de sociétés travaillent déja sur des
programmes d'applications. Les plus
grands concepteurs mondiaux ont déja
développé ou adapté des programmes
pour cette nouvelle machine. Ainsi, Mi-
crosoft a réécrit un Multiplan et propose
déja Multichart, Multifile, Multiword
(traitement de texte performant)}, et le
célébre simulateur de vol : Flight Simu-
lator. Lotus Development Corp. a res-
tructuré son 1-2-3. Think Technologies
a développé un Instant Pascal pour
GOLDEN N* 2, FEVRIER 1984
créer ses applications en langage Pascal,
Hayden Software commercialise un
pork III (un des meilleurs jeux
déchecs du marché}, Digital Research a
développé un «D* Logo»... En France,
Control-X a adapté son traitement de fi-
chiers et texte: CX base + CX texte,
Prolog adapte son langage, IBSI-TBS
étudie une liaison intelligente vers des
ordinateurs centraux, Hello Informati-
que écrit son «jeu de mots» pour Mac...
et bien d'autres encore sont en cours
détude,
En fait, tous les meilleurs logiciels qui
existent pour Apple II seront trés
dement disponibles pour Mac.
chez la société mére, il existe plus d'une
dizaine de logiciels dont un traitement
de texte avec un multiple choix de types
de caractéres (MacWrite}], deux éton-
nants logiciels graphiques pour dessina-
teurs (MacPaint et MacDraw) avec des
formes et des fonds prédéterminés, des
épaisseurs de trait différentes, un aéro-
graphe électronique, une loupe, des
«pinceaux» et un curseur particulier
pour déplacer le dessin ou une partie de
celui-ci, comme si vous bougiez une
feuille de papier. D’autre part, citons
Macproject, Mactermii
icterminal et
detnaformer cena ns
jue MacGuide assure epee teeta
Vutilisateur par l'intermédiaire
Yécran et d'une cassette magnétique
afin de manipuler l'ordinateur et la sou-
ris, A signaler MacBasic pour program-
mer en Basic, MacAssembleur/Debug-
ger (mise au point), MacLogo, MacPas-
calyete. Alice est un jeu en temps réel
tridimensionnel qui présente Alice (du
pays des merveilles 4 microprocesseurs)
sur un échiquier od d'horribles pions,
cavaliers, fous, roi et reine essaient dela
manger en respectant les régles des
échecs. Alice ne peut leur échapper que
par une trappe souterraine ou en man-
geant elle-méme ses adversaires. Maze
est un jeu de labyrinthe a plusieurs
niveaux de difficultés dont le dernier
réclame des heures et des heures.
Quand vous avez trouvé la solution, un
autre labyrinthe totalement différent se
reconstruit grace 4 des fonctions aléatoi-
res dans le programme. e
UN TROISIEME STANDARD?
Au milieu des années 70, deux génies installés dans un
garage ont créé l'un des premiers micro-ordinateurs
«ouvert » a tout bricoleur : Apple II, La société qui en a
découlé a remporté un immense succés aussi bien aux
Etats-Unis que dans le reste du monde, Le premier stan-
dard de la micro-informatique était né. Il vit encore, et trés
bien.
En 1983, retournement de situation. LIBM PC fait son
apparition. En trés peu de temps, il devient le second stan-
dard du monde de la micro-informatique. La méme
année, Lisa et la version améliorée Apple Ile sont présen-
tées ala presse. Le premier se vend cahin-caha et le second
est souvent en rupture de stock. Pourtant avec Lisa a été
introduite la notion d'utilisation de la micro-informatique
sans aucune connaissance en matiére de programmation,
ni d'informatique en général, grace a l'usage d'une souris
électronique et a de puissants logiciels intégrés dans la
machine.
Le 24 janvier 1984 est né le Macintosh qui regroupe tou-
Un mini-lecteur de disquette intégré & «Mac».
tes les qualités et fonctionnalités de Lisa, avec en moins
ies défauts découlant d'un systéme fermé. Bt Mac est com-
mercialisé au prix d'un Apple Ie complet. Cest pour ces
multiples raisons que certains n‘hésitent pas, dés le départ,
a parler de troisi¢me standard de la micro-informatique
a propos de ce matériel.
Les «cent jours» de Steve Jobs
La société Apple doit elle-méme certainement miser sur
cette position, afin de reconquérir le terrain perdu face a
IBM. Par l'intermédiaire de Steve Jobs, son président, la
société mére Apple Computer Inc. a énormément investi
pour ce nouveau produit. Une nouvelle usine a été
implantée a Fremont en Californie. Elle est entiérement
automatisée et sera capable de produire une machine tou-
tes les 27 secondes.
Steve Jobs se donne 100 jours pour réussir 4 implanter
Macintosh dans toutes les couches de la population. Lam-
bition de vente est de 300000 4 500000 machines pour
1984 et sera aidée par un investissement de 25 millions de
dollars consacrés a la publicité de lancement. Le prix fait
également partie du pari : la version de base de Macintosh
avec son imprimante «imagewriter » cofite 25000 francs
TTC en France, ce qui va entrainer, bien sfir, la chute du
prix de I'Apple II et de bien d'autres matériels concurrent.
Aux USA, avant méme le lancement officiel, le succés
semble étre au rendez-vous : plusieurs universités ont déja
passé commande et l'une d'entre elles a méme pris une
option sur 5000 machines pour en équiper ss éttidianits.
De plus, Macintosh n’arrive pas seul. Lisa assiste aussi
a la naissance d'une petite sceur: Lisa 2 comportant un
lecteur de disquette 3,5 pouces (identique a celui de Mac}
et un disque dur de 5 ou 10 Moctets. La plupart des pro-
grammes de Mac pourront tourner sur Lisa 2 sans aucune
modification, grace a un nouveau logiciel MacAlike qui
permet en outre de développer des programmes sur Mac
puis de les faire tourner sur les matériels Lisa. Deux famil-
les de matériels sont donc en présence chez Apple, mais
des données pourront aussi étre échangées entre Mac et
Lisa d'une part et Apple II et III d’autre part. Le cercle de
famille Apple sélargit et en méme temps il commence a
s'unifier.
GOLDEN N° 2, FEVRIER 1984
31
eI
MARC SYLMUR
HEUREUX QUI CP/AIME
Quel est donc le rdle du systéme d'exploitation
dans les micros? Dans la prolifération actuelle,
CP/M apporte un petit début de réponse a la compatibilité
CP/M? Tout le monde connait ce sigle.
Mais que signifie-t-il? Et, finalement,
demandons-nous pourquoi CP/M? Et
méme pourquoi un systéme d'exploita-
tion?
La question est pertinente. Au début
des ordinateurs, quand ils ne faisaient
pas encore de I'informatique, on se pas-
sait trés bien de systéme d'exploitation.
Ne refaisons pas ‘histoire de l'infor-
matique, de la lente genése des systé-
mes d’exploitation en général et de
CP/M en particulier. Réfléchissons ce-
pendant a ce que représente un systéme
d'exploitation ou OS pour «Operating
System» en anglais). «C’est un pro-
gramme de gestion de lordinateur adapté
@ chaque mode d'exploitation », dit trés
briévement la grande Encyclopédie La-
rousse ; et le Dictionnaire Informatique
du méme éditeur précise : « Cest un en-
semble de programmes de base permettant
la gestion des travaux, les opérations d’en-
trée et de sortie, affectation des ressources,
Vaccés aux bibliothéques de programme et
aux fichiers, » C'est vrai ! Les divers pro-
grammes sont groupés en couches hié-
rarchiques s‘enchainant logiquement :
au centre le noyau, bien sar, a la péri-
phérie le gestionnaire des entrées et sor-
ties, évidemment, et au milieu le reste.
En gros, on peut dire que le noyau se
préoccupe de tout ce quia trait a l'unité
centrale, et que la couche extérieure sert
d'interface avec les périphériques et la
console,
Crest simple : le systéme d'exploita-
tion — son nom est bien choisi — s‘oc-
cupe de l'intendance. Le programmeur
ou l'opérateur donne des ordres, passe
des commandes a la machine; ces com-
mandes déclenchent le déroulement
d'une multitude de routines de I'OS qui
se donnent la main, si on peut dire, les
32
entre les machines.
unes les autres. Celui-la pilote le clavier
et déchiffre la frappe, cet autre appelle
tel fichier, celui-ci cherche en mémoire,
en disquette ou ailleurs, un programme
dapplication, etc.
Les OS ne se sont développés que peu
a peu sur les grands ordinateurs.
Daabord élémentaires, ils sont devenus
de plus en plus complexes, voire mons-
trueux, les couches se superposant. Si
on peut définir des générations de ma-
chines en considérant la seule technolo-
gie, on peut aussi parallélement parta-
ger l'évolution des ordinateurs selon
les caractéristiques de leur systéme
d'exploitation. Il y a une relation directe
entre la puissance de traitement et la
complexité de 1'OS, I'accroissement de
l'une autorisant l'évolution de l'autre, et
réciproquement I'évolution de la com-
plexité de l'OS demandant de grandes
puissances de traitement. Bref, il n'y a
pas de miracle : a petite machine petit
OS, et on ne peut s'attendre sur un mi-
cro a disposer d'un systéme d’exploita-
tion d'un super-ordinateur.
Ala naissance du microprocesseur en
1970, il n’était pas question de systéme
d'exploitation. D'abord parce que le mi-
croprocesseur était trop peu puissant,
ensuite car les micro-ordinateurs qui
employaient ces microprocesseurs
nétaient destinés qu'au remplacement
de logique cablée. Mais l’évolution trés
rapide de la « puce » d'une part, l'orien-
tation vers la gestion du micro-ordina-
teur d’autre part, ont forcé les concep-
teurs a y songer. Quelle est la date
exacte de la premiére intégration de
!'OS pour micro? Difficile 4 préciser, car
quasiment tous les constructeurs « his-
toriques » ont démarré plus ou moins en
méme temps la production de machi-
nes disposant d’OS élémentaires (R2E,
Apple, Tandy, Commodore).
Un systéme d'exploitation
nommé CP/M
Une date retient pourtant l'attention. En
1973, un certain Gary Kildall, de la pe-
tite société américaine Digital Research
(DRI) propose au fabricant de micropro-
cesseurs Intel un systéme d'exploitation
nommeé CP/M, c’est-a-dire Control Pro-
gram for Microprocessor. Intel, qui a
lancé a l’époque le 8008, a d'autres chats
a fouetter. Mais DRI persévére, con-
vainquant peu a peu, non les fabricants
de microprocesseurs, mais les construc-
teurs de micro-ordinateurs non histori-
ques. Le monopole de fait établi par les
premiers constructeurs de micro-ordi-
nateurs, gardant jalousement pour eux
leur propre systéme d’exploitation, a
obligé les autres soit a innover a leur
tour, soit 4 en rechercher un sur le mar-
ché libre. CP/M a été le plus souvent re-
tenu et, par ailleurs, Digital Research n'a
cessé de l'améliorer, présentant des ver-
sions pour micro-ordinateurs 8 bits a
base d'Intel 8080 et surtout de Zilog 80.
GOLDEN N° 2, FEVRIER 1984
KoECHLiN
GOLDEN N° 2, FEVRIER 1984
En moins de dix ans, il devient le stan-
dard des OS pour machines 8 bits, a tel
point que méme les constructeurs his-
toriques ont da l'adopter.
Sila diversité des systémes d'exploita-
tion des grands ordinateurs n'est pas
trop génante, du fait du faible nombre
de constructeurs dans ce domaine, on
comprend |'intérét d'une sorte d'OS
unifié, voire normalisé, pour micro-
ordinateurs oi les fournisseurs (plus
petits que grands} se comptent par cen-
taine. Le méme paralléle peut étre éta-
bli au sujet de la technologie, ow le Z 80
8 bits, alors que les grands ordinateurs
Siiatinaditierenes Bofin cemarquocs
qu'il sest.établi une dualité certaine
matériel et logiciel, entre micro-
¢ ment: le Z 80 est lié 4 CP/M comme
CP/M est lié au Z 80 (la méme dualité
existe sur les 16 bits et tend a s’établir
aussi sur les 32 bits, mais avec d'autres
microprocesseurs et des systémes d'ex-
ploitation différents). Dis-moi quel mi-
croprocesseur est au coeur de ton micro-
ordinateur et je te dirais quel systéme
dexploitation il utilise : inversez la ques-
tion si vous voulez!
CP/M, un ensemble
de programmes
Aprés ces considérations pseudo-philo-
sophiques, revenons sur terre. CP/M,
comme tout systéme d'exploitation, est
constitué de multiples programmes,
certains résident en permanence en mé-
moire centrale, d'autres sont appelés a
occasion. De toute fagon, une zone
protégée non négligeable de la mémoire
est réservée exclusivement a l'OS, cette
zone étant normalement inaccessible
directement a lopérateur.
Une grande partie de CP/M est com-
posée de routines gérant les entrées et
sorties, réunies sous le terme générique
de FDOS (Fonctional Disk Operating
| System). Tous les programmes d'appli-
cation, et méme les routines de CP/M,
font appel FDOS chaque fois qu'il est
nécessaire de travailler avec les
riques ou la console. Le FDOS est lui-
méme partagé en deux groupes nom-
més BIOS (Basic Input Output System}
et BDOS (Basic Disk Operating System).
Le BDOS s’‘occupe exclusivement des
enregistrements sur disquettes des fi-
chiers ou des programmes, considérés
comme ensemble de données ou d’ins-
tructions, tenant a jour leur répertoire
ou catalogue. Ce dernier est toujours
33
inscrit directement sur les premiéres
pistes des disquettes; c'est en quelque
sorte une en-téte permettant 4 chaque
appel de retrouver sur la disquette les
fichiers qui y sont inscrits.
Alors que le BDOS ne gére que l'orga-
nisation interne des données sur les
supports magnétiques, le BIOS, pour sa
part, plus haut dans la hiérarchie, con-
tréle tous les périphériques en effec-
tuant les transferts de ou vers l'unité
centrale, Il sert d'interface logique, assu-
rant la sélection des équipements, véri-
fiant leur état, pilotant leur marche et
adaptant les données a leur format.
Chaque périphérique demande évi-
demment une gestion particuliére, le
en faisant appel a des routines spécia-
les ; les drivers.
Laconsole peut étre considérée aussi
comme un périphérique, mais un péri-
phérique privilégié car elle constitue le
seul m dentrée directe des com-
mandes de l‘opérateur humain. Tout ce
qui est frappé sur les touches du clavier
doit étre transmis, bien stir, mais aussi
décodé, Le CCP (Consol Command
Processor] assure cette fonction d’inter-
prétation des commandes, générale-
ment bréves et mnémotechniques : DIR
permet d’afficher un répertoire (en an-
glais directory), SAVE de sauver un fi-
chier sur disquette, PIP de recopier des
fichiers de péri
BIOS tenant compte de leur différence
preg yes ne fait que
Les cartes CP/M pour Apple
Quelques fournisseurs proposent des cartes permettant de transformer un
micro tournant normalement sous un systéme d‘ donnéenun
micro acceptant un autre OS. Les Apple, par exemple, peuvent ainsi rece-
voir des cartes permettant de tourner sous CP/M 80 ou CP/M 86, et coa-
tant environ 3000 FF dans le commerce et moitié moins dans les clubs.
La carte se branche sur un des connecteurs libres a l'intérieur du chas-
sis. Elle comporte un microprocesseur Zilog 80 (I'‘Applicard de Feeder) et
des circuits d’entrées et sorties (sur le SoftCard de Microsoft), parfois une
mémoire et des circuits 80 colonnes (sur la Premium Carl). Lorsque le
systéme d'exploitation DOS diorigine est utilisé, la carte a Z 80 est bien str
hors service, mais quand on passe en mode CP/M (aprés avoir chargé ce
systéme d’exploitation a partir d’une disquette dans la mémoire de Apple},
le microprocesseur 6502 des A II ou A Il est reléguée a un réle annexe —
gestion de périphériques par exemple. Le micro-ordinateur Apple sous
CP/M nest alors plus du tout compatible avec les autres Apple sous DOS:
le format des disquettes est différent, on ne peut lire que les programmes
écrits sous CP/M, etc.
Pour l'utilisateur, il peut étre intéressant de travailler alternativement
sous CP/M ou DOS, qui comportent chacun une grande bibliothéque de
progiciels d'application. Une rapide enquéte auprés des possesseurs d'Ap-
ple permet de constater des différences d'appréciations de I'uti-
lité de CP/M. Les utilisateurs « domestiques » ne se servant des micros que
pour développer leurs propres programmes, pour jouer ou pour s‘entrai-
ner au Basic, nont que faire d'une carte CP/M, peu intéressante, tout
compte fait, pour une utilisation personnelle. En revanche, nous avons
trouvé des informaticiens plus que sa-
tisfaits de la carte CP/M, autorisant le
développement d'applications trans-
portables ensuite aisément sur des
terminaux de grands ordinateurs.
Dans ce cas, cest l'universalité de
CP/M qui est mise en évidence, sa
portabilité (support disquette mis 4
part), sa meilleure structuration que le
DOS d'‘Apple, son acceptation du Ba-
sic Microsoft standard et de progiciels
évolués du type DBase II. En contre-
partie, si CP/M sur micro est plus
«professionnel» que le DOS, il est plus
contraignant et moins rapide.
reconnaitre les commandes et appeler
les utilitaires correspondants, dont cer-
tains ne sont pas résidents, a travers l'ar-
senal de CP/M.
Petite notion de processeur
On ne peut décrire plus avant CP/M
sans tomber dans la notice d'emploi.
Prenons a nouveau quelque hauteur
pour considérer les systémes d'exploita-
tion sous un autre angle. Quand on met
sous tension un ordinateur, on déclen-
che un processus qui ne prend norma-
Jement fin qu’a la mise hors tension.
Pour «vivre», un processus doit étre
supporté par un processeur. En fait, le
processus général vivant dans un pro-
cesseur nommé « ordinateur » est cons-
titué d'un nombre important de proces-
sus plus ou moins élémentaires, mais
pré-définis, se déroulant séquentielle-
ment ou en paralléle sur des proces-
seurs matériels ou logiciels. Ces sous-
processeurs sont indépendants, se dé-
clenchent les uns les autres ou encore
s‘enchafnent mutuellement, une inte-
raction permanente ayant lieu entre les
processus sur processeur matériel et
processeur logiciel,
Bien que trés complexe, organisation
des processus est parfaitement contré-
lée, soit automatiquement, soit manuel-
lement, ce qui explique que l'on obtient
toujours avec un ordinateur un résultat
logique, tout au moins celui qui découle
du déroulement des processus déclen-
chés. Evidemment, sion se trompe dans
les commandes, dans l'écriture des ins-
tructions, ou si une panne survient, les
résultats sont considérés faux par
l'homme, mais restent logiques pour
lordinateur. CP/M, considéré ainsi, est
un moyen — parmi d'autres — de con-
tréle humain du déroulement des pro-
cessus mis en ceuvre sur un micro-ordi-
nateur, processus qui, répétons-le, ne
pourront étre que parmi ceux qui ont
&té pré-déterminés (ils sont macroscopi-
quement en nombre fini).
Un méme processeur peut étre adap-
téa un processeur matériel ou logiciel,
ce qui explique que les concepteurs de
systémes informatiques peuvent tou-
jours opter pour l'un ou l'autre. Ce qui
est effectué sur processeur logiciel peut
toujours étre transformé sur
matériel et étre cablé. C’est le sens de
l'histoire et ainsi commence-t-on a « in-
tégrer » le systéme d'exploitation direc-
tement sur le silicium des micro-pla-
quettes. On ne pourra plus alors parler
de disquette contenant les routines de
CP/M, mais de puces CP/M... e
GOLDEN N° 2, FEVRIER 1984
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Se ALEC
BERNARD NEUMEISTER
SIX TOUCHES SEULEMENT
POUR UN TRAITEMENT DE TEXTE
Avec le nouveau clayier anglais Microwriter,
simplicité rime-t-elle avec facilité? Le banc d'essai réalisé
Issu de l'esprit imaginatif d'un farouche
adversaire du clavier classique de 50 a
100 touches, le Microwriter regroupe
tous les éléments de base pour un trai-
tement de texte portable mais... au prix
de quel effort de mémoire!
Le Microwriter ne ressemble a aucun
autre appareil et pour cause. Il se pré-
sente sous la forme d'un gros bloc rec-
tangulaire avec un renfoncement sur sa
partie supérieure oi est installé un petit
écran a cristaux liquides de 16 caracté-
res, La partie inférieure comporte cing
touches de base plus une touche de
fonction, qui sont implantées de telle
sorte que les doigts de la main droite
posée sur l'appareil, les trouvent « natu-
rellement » sans aucune contorsion. La
touche de fonction est la plus proche de
Vinscription « Microwriter » écrite sur le
socle plastique.
Pour apprendre « facilement » l'alpha-
bet, il faut imaginer que l'implantation
laisse planer bien des doutes.
du clavier est schématiquement symétri-
que par rapport a son milieu, Ainsi, le
pouce et auriculaire sont considérés «au
méme niveau», l'index et l'annulaire
aussi, Avant de commencer a taper sans
raison, sachez encore que le Microwriter
présente un interrupteur, une prise pour
le relier 4 un magnétophone a cassette,
un connecteur d'interface pour une
imprimante ou une télévision/moniteur,
une prise pour une alimentation électri-
que et, enfin, un dernier connecteur qui
ne sert qu’au service aprés-vente pour
vérifier tat de santé de votre appareil
si celui-ci est précaire.
Les lettres
Maintenant, il s‘agit de garder votre
calme car l'apprentissage des lettres ne
ressemble guére a une partie de plaisir.
Allumez l'appareil en appuyant sur le
bouton blanc installé prés de l'interface
imprimante et posez votre main droite
MAJEUR
INDEX
a
\
—— TOUCHE DE
FONCTION
ANNULAIRE
AURICULAIRE
| POUCE
Schéma du clavier pour la main droite
|
sur le «clavier ». Ignorez pour I'instant
la touche de fonction.
La forme des lettres est «naturelle »
Ja condition de considérer que le natu-
rel peut prendre divers aspects. Ainsi, la
forme du Iressemble a une barre verti-
cale. La position du pouce et de I'index
sur les touches du Microwriter forme
aussi une barre verticale légerement
oblique. Par ce fait, en appuyant en mé-
me temps (trés important) votre pouce
et votre index sur les touches correspon-
dantes, vous écrivez un I minuscule.
Un Lressemble a L
un I accompagné
d'une barre hori-
zontale. Lauricu-
laire intervient en
plus des deux au- |
tres doigts précé-
dents pour former le L. Le J est en quel-
que sorte la forme inverse du L dot
intervention du pouce, de l'annulaire et
de l'auriculaire. Le T nécessite l'index et
Yannulaire dont la forme sur le clavier
schématique se compare a une barre
horizontale. A l’opposé, le H se symbo-
lise par une autre barre horizontale d'un
niveau en dessous, doi l'usage du
pouce et de l'annulaire.
i H
Oo
oOo
tl
Comme vous le constatez aprés quel-
ques instants d’entrainement, toutes les
lettres de l'alphabet sont disponibles sur
GOLDEN N° 2, FEVRIER 1984
ea
Lapprentissage des lettres peut étre un jeu mais dem:
l'appareil selon différentes combinai-
sons de touches. Toutefois, certaine:
tres reviennent souvent dans la langue
frangaise : le E, le O, le S, le U. Les inven-
teurs du Microwriter ont décidés de dé-
dier a ces lettres, une touche particu-
lire. Respectivement, l'index seul écrit
un E, le majeur est attribué au O (O
comme milieu d'une cible}, l'annulaire
correspond au Set U est réservé a l’au-
riculaire. Le pouce sert qu
Showing the first 100000 of 246464 characters.