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G@LDEN
Le Magazine des Utilisateurs d’Ordinateurs Personnels APPLE et Compatibles.
COMPARATIF
10 TRAITEMENTS
DE TEXTES
+7
i
«MINITEL» | i F »-
MIS EN CARTE : - in cc In
HW CONSUMERISME
A ACHATS :
F ATTENTIO)
1 are trademarks of Verbatim Corp
Que diable
a-t-il derriere
la porte?
Nouveau: pour configurations 48K Apple I 1, et III.
Connaissez-vous le talon d'Achille de disque Apple ou compatible Apple? Sa téte pourrait s’écarter de la bonne piste, le régime de
rotation du disque pourrait varier au-dela des tolérances. De telles perturbations aux conséquences graves - et d’aui re —restent Invisibles, et
ndécelables! Pourtant, le risque est grand de perdre des données ou de les enregistrer au mauvais endroit
Avec le nouvel analyseur d'unité de disque Datalife? vous diagnostiquez les défaillances avant qu’elles n’entrainent des dégats!
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en francais! — ce que vous ne voyez pas
En moins de deux minutes, le fonctionnement et les performances ruciaux sont testés & fe
garantie que les résultats affichés sur I"écran correspondent a la réalité expert” est né chez Verbatim,
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Nor
Cette image est issue de |'imagination
d'Eric Roussel et de Bruno Rosier qui ont
travaillé sur un matériel de composition
francais, le Graph 8, Lappareil fonctionne
en alphagéométrie, c'est-a-dire que les des-
sins sont définis avec des figures géométri-
ques contrairement au Vidéotex qui, lui,
utilise lalphamosaique qui correspond sur
lécran @ des formes & base de petits car-
rés, Le Graph 8 comporte une résolution
graphique de 512 x 728 points et une
palette de 8 couleurs. Une fois définie
Timage qui a demandé une heure de tra-
vail, elle est enregistrée sur un Apple II
puis photographiée sur un écran.
Golden est un magazine totalement
indépendant. Il nest affilié ni a Apple,
nia Apple Seedrin. Apple est une mar-
| que déposée de Apple Computer Inc.
EDITORIAL: UNE MACHINE A FABLES
5
LE MONDE DE LA MICRO-INFORMATIQUE 19
REPORTAGES
QUAND LORDINATEUR S'‘APPREND A LECOLE. A l'école américaine de Saint- 23
Cloud, les enfants manipulent ordinateur des le primaire.
LAUTOMOBILE SEDUITE PAR LE MICRO-ORDINATEUR. Si l'informatique a 28
envahi toutes les industries, Lautomobile lui a largement ouvert ses bras. D’ici 10 ans,
les contréles du véhicule seront entiérement centralisés dans un ordinateur
de bord.
MAC CHRONIQUE -
LARBRE GENEALOGIQUE DE MAC. D’oa vient le nom de Macintosh, quelle est 50
son histoire? Quelques notions encyclopédiques remémorent certains souvenirs
LA POMME ACCOUCHE D'UNE SOURIS, Le fonctionnement interne de la sou- 51
ris différe assez radicalement de celui d'une manette de jeux. Infra-rouge et quadra-
ture du signal se marient « harmonieusement »
MATERIELS
ACTUALITES MATERIELS 12
ACTUALITES COMPATIBLES 18
TEST: MINITEL A LA CARTE. Plus besoin de louer un Minitel, la carte électroni- 40
que Apple‘Tell 'émule dans votre micro-ordinateur et le transforme également en
centre serveur,
TEST: LOGO ET LE DESSIN ANIME. La carte Logo Lutin permet de dessinerjusqu'a 44
30 formes différentes sur !'écran de votre ordinateur et de créer des animations tel
un dessin animé simplifié.
LOGICIELS
TEST : DIX TRAITEMENTS DE TEXTE AU BANC D'ESSAI, Comment choisir: son 34
logiciel de traitement de texte? Ce comparatif présente les dix programmes les plus
connus en France sous forme de tableaux avec leurs avantages et leurs inconvénients.
INITIATION : COMMENT ABORDER LE LANGAGE LOGO (2* PARTIE). Cette 54
seconde partie plus complexe aborde les notions de récursivité et du traitement de
chaines de caractéres alphanumériques. Mais la simplicité de ce langage est toujours
présente..
ACTUALITES LOGICIELS 70
CONSUMERISME
BIEN ACHETER, OUI MAIS COMMENT? Lachat d'un micro-ordinateur révéle tou. 68
jours plein de surprises surtout quand les contrats ne sont pas respectés...
BOITE A OUTILS
GOLDXREF: QUAND LANALYSE DES VARIABLES EST UN \ PLAISIR. Pour ec con- 58
naitre dans un programme Basic le nombre de variables et leur emplacement afin
de le simplifier, le programme Goldxref analyse n'importe quel logiciel issu de votre
imagination et vous délivre un tableau de classement des variables
« DUMPER» VOS PROGRAMMES. Quand un secteur de votre disquette est tdéfail. 63
lant, vous pouvez encore la sauver grace & ce programme de Dump pour II+ qui ins-
pecte selon vos ordres n'importe quel secteur et permet de changer les valeurs
contenues.
COURRIER 6 | CALENDRIER 91
MANIFESTATIONS 86 BIBLIOGRAPHIE 94
GOLDEN N°3, FEVRIER 1984
C’EST FOU TOUT CE QUE L’ON PEUT FAIRE |
AVEC LA POMME D'OR |
G@LDEN
185, avenue Charles de Gaulle,
92521 Neuilly-sur-Seine Cedex
Tél.: 747.12.72 - Télex 613.234F
Calvados N° 2500
Directeur de la rédaction
Jean PELLANDINI
Rédacteur en chef adjoint
Bernard NEUMEISTER
Secrétaire de rédaction
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Ont collaboré 4 ce numéro:
Doris AVRAM, Michel LAINEY,
Nicole LE GUENNEC,
Micheil MAC KAY, Donald MAES,
Frederic MAILET,
Laurent MUNTLAK,
Bernard NEUMEISTER,
Jean PELLANDINI,
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Michéle WEIDENFELD.
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WIDMANN
Photographe:
Mare GUILLAUMOT
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GOLDEN
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Communications, premier groupe mondial de
presse informatique. Le groupe publie 43 publi-
‘cations dans 18 pays. 9 millions de lecteurs lisent
au moins une publication du groupe chaque mois.
EDITORIA
JEAN PELLANDINI
UNE MACHINE A FABLES
Macintosh est arrivé. Il
bouscule certains concepts. Il
dérange certaines habitudes.
Il jette le désarroi dans la pro-
fession. Parce qu'il est facile
d'utilisation. Parce qu'il est
affable.
Apparemment, c'est le vol-
tigeur écossais d’élite recruté
par Apple pour tenter d'em-
porter la victoire dans le choc
frontal engagé avec IBM.
Diaucuns disent que c'est la
«derniére» chance pour
Apple qui a perdu sa supré-
matie dans le monde de la
micro-informatique. Le quitte
ou double.
Lenjeu est-il donc désespé-
ré? Certainement pas. On ne donnait pas cher a I'origine des chances de
Polaroid face 4 Kodak. On se gaussait il y a trente ans des premiers héli-
coptéres francais et pourtant aujourd'hui ils ont conquis |'Amérique.
Cependant, ni dans un cas ni dans l'autre, il n'y eut vraitement de choc
frontal. Ce fut la stratégie du grignotage. Or, actuellement, Apple prend
IBM comme cible privilégiée. Et Macintosh devient ainsi une machine
a fables.
On pense immédiatement a la lutte du «pot de fer contre le pot de terre»
ou a «la grenouille voulant se faire aussi grosse que le boeuf». Dans ces
deux fables c'est l'apologie de l’échec des yeux qui ont été plus grands
que le ventre. Cependant, la mégalomanie peut aussi réussir lorsqu’elle
est doublée de génie.
Victoire et catastrophe, dans ce contexte, sont tout aussi possibles et
rapides 4 cause du bouillonnement technologique de notre monde actuel.
Steve Jobs, le «patron» d'Apple, ne s'y est pas trompé en se donnant «cent
jours» pour réussir.
Quelles sont donc les chances d'Apple?
Macintosh ne manque pas de génie, certes, mais il ne faut pas sous-
estimer la «grande machinerie» d'IBM et ses incalculables possibilités de
réaction. Or si IBM nengage qu'une de ses divisions (la plus récente) dans
la bataille, Apple joue la totalité de son armée. C'est la que réside le quitte
ou double. Il existe beaucoup de risques 4 se prendre pour un David face
4 Goliath, D’autant que Goliath restera globalement debout quoi qu'il
arrive, méme s'il laisse de nombreuses plumes dans la bataille.
Pour Apple, le challenge nest donc pas seulement économique, tech-
nologique, ou industriel, Il est, aussi et surtout, psychologique. Tout dépen-
dra de sa faculté a conserver la téte froide. Car, au mieux, Macintosh ne
sera que le héros d'une nouvelle fable qui reste écrire: celle du «pot
de fer contre Goliath». Face 4 un Goliath restant debout et vigoureux,
le pot de fer peut rester entier et méme grossir pour devenir le gigantes-
que chaudron de la «nouvelle» micro-informatique. Pour ne pas devenir
«pot de fer», Apple ne doit pas se prendre pour «David».
GOLDEN N® 3, MARS 1984
Nous avons recu de nombreuses lettres de lecteurs dont la majorité nous a exprimé
un avis trés favorable accompagné de certaines suggestions pour des articles futurs.
Bien sir, nous n’avons pas pu satisfaire tout le monde, particuliérement les pro-
grammeurs sur Apple de trés haut niveau et les puissants connaisseurs de cette
machine. Pourtant notre journal leur est ouvert pour toute collaboration éventuelle.
«Indigné»
En ouvrant le numéro deux de Golden,
Jai été indigné par les propos d'un lecteur
décu, dans votre rubrique courrier. Je ne
résiste pas l'envie de vous faire savoir
que, par-dela le ton pompeux de cet auto-
satisfait, se révéle une étroitesse desprit,
hélas trop souvent caractéristique de
ceux qui se prennent pour des experts
parce qu’ils ont mattrisé le Basic. Je vous
félicite d'avoir eu le courage de publier
cette lettre.
Cela dit, je peux apporter mon témoi-
gnage personnel. Je programme depuis
deux ans en Pascal et en Assembleur,
sans en tirer la moindre fierté, je suis
abonné @ trois revues américaines, j'ai
rédigé récemment un programme d‘ému-
lation via modem entre le systeme PC
Wang que j'utilise @ mon travail et mon
Apple Ile afin de pouvoir l'utiliser chez
moi et reprendre les fichiers directement.
Il ne mest jamais venu a lesprit de cri-
tiquer n‘importe quel magazine d ‘infor-
matique sous prétexte que le lecteur n'y
trouve pas quinze pages de listing en Pro-
log ou en langage machine des le premier
numéro. Cela aurait au contraire été le
meilleur moyen pour dégouiter définitive-
ment l'immense majorité des possesseurs
dApple en France.
Tout cela pour vous dire que j'ai beau-
coup apprécié les deux premiers numé-
ros de la revue, bien que nétant pas un
débutant. Notre pays est complétement
sous-développé pour ce qui est de l'infor-
matique individuelle et l'urgence réside
davantage dans le défrichage que dans la
sophistication, bien que l'un nexclue pas
Vautre.
En quelques mots : vous étes avec Gol-
den dans le bon sens. Une suggestion
pourtant ; méme les programmeurs les
plus «sérieux» s‘amusent comme des
fous avec les jeux... Je pense que certains
déentre eux mériteraient, dans un petit
coin, une étude poussée, cas par cas,
avec des conseils,
Ii ne s‘agit pas, bien stir, des jeux type
Pac-Man ou Zap'em up, mais des logi-
ciels évolués combinant l'aventure, le jeu
de rile et la stratégie,
DR. 75007 Paris
Sans commentaire.
Golden Stock
sur imprimante
De nombreux lecteurs réclament une
sortie sur imprimante des résultats du
programme Golden Stock. Ceci
n‘étant pas prévu a l'origine, l'auteur
de cette gestion simple de fichiers pré-
cise qu'il faut rajouter 3 lignes a son
programme qui sont :
5025 INPUT «IMPRESSION (O/N):»;
MPS: PRINT .
5135 IF MP$ = «O» THEN PRINT
D$: PRINT D$; «PR£0»
11065 IF MP$ = «O» THEN PRINT
DS: PRINT D$; «PR£1»
Si vous travaillez avec un Apple Ie
en clavier AZERTY, le signe # est
transformé en £ sinon, avec les autres
micro-ordinateurs en clavier QWER-
TY, le signe # est conservé.
Pour obtenir l'impression des arti-
cles mis en mémoire, vous devez de-
mander la rubrique 4 (Visualisation
des fiches) et répondre oui ou O a la
question « Impression (O/N) »,
Et le Pascal UCSD...
Jai acheté votre revue que jai parcourue
avec beaucoup d'intérét. La rubrique
courrier m‘améne cependant 4 quelques
commentaires.
A la question « Quels sont les systemes
dexploitations existant sur Apple, vous
citez DOS 3.3, CP/M, MS-DOS mais
vous ne citez pas le syst@me Pascal
UCSD qui, 4 mon sens, est bien supé-
rieur aux trois précités et qui ne de-
mande pas de carte supplémentaire
comme pour CP/M et MS-DOS. Peut-
étre suis-je un peu sectaire, mais je
trouve que MS-DOS est compliqué
et pas trés performant, que CP/M est une
grosse horreur qui nexiste encore que
par pesanteur historique, et qu’en ce qui
concerne le DOS 3.3, il est trés rustique
et on en fait assez vite le tour.
Deautre part, le DOS 3.3 suppose un
environnement de programmes en Basic
(ou en langage machine} qui est un lan-
gage dont j'ai rapidement épuisé les
joies : trés peu performant, horriblement
lent, pratiquement illisible dés que le pro-
gramme dépasse une centaine de lignes,
pas de passage darguments dans les
appels de procédure assembleur... et
méme pas de standard.
Par contre avec le Pascal UCSD, il
apporte un confort d'utilisation remar-
quable, un éditeur pleine page, un ges-
tionnaire de fichier remarquable et sur-
tout des langages de haut niveau comme
Fortran, Pascal ou méme Prolog (sans
méme parler de liassembleur symbolique
6502 qui est un des meilleurs (par exem-
ple Lisa).
De plus, Vapprentissage du langage
Pascal n’est pas plus difficile ou a peine
plus que le Basic et quelle différence de
confort.
A propos d’Unix que vous mention-
nez, je suis prét a reconnaitre qu'il repré-
sente ce qu'il y a de mieux aujourd'hui
mais vu la grosseur du moniteur, je pense
qu'il est illusoire de s‘en servir sans dis-
poser d'un disque dur d'au moins 10 ou
a 3, MARS 1984
suite page 11
Les moniteurs 12
couleurs ou monochromes,
ont un nom générique : TAXAN !
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suite de la page 6
TcOURRIERS
15 Moctets... ce qui, compte tenu du prix
de la carte 68000, représente un investis-
sement d'environ 25000 a 30000 F sup-
plémentaire.
P.R.B, 78000 Versailles
— Tout ce que vous citez est exact
et comme vous avez pu le remarquer,
vous n'avez pas trouvé d'initiation au
langage Basic dans le premier numé-
ro, ni dans le deuxiéme, ni jamais car
nous considérons que ce langage a été
trés intéressant a son époque mais
qu‘aujourd’hui, il est complétement
dépassé.
Nous préconisons soit Logo pour
les amateurs soit tout langage qu'il est
impératif de structurer dans sa pro-
grammation comme Pascal. A propos
du I'UCSD, nous I'avons oublié mais
il est vrai également qu’au niveau
«utilisation », il est un des meil-
leurs systémes d’exploitation qui ne
réclame aucune carte sunnlémen-
taire.
Cependant, nous voudrions préci-
ser que nous sommes préts a parler
de Pascal aussi bien en tant que systé-
me dexploitation que le langage au
travers de programmes et d'applica-
tions que vous voudrez bien nous en-
voyer mais nous pensons qu'il est pré-
férable d'initier les lecteurs méme
ceux qui connaissent parfaitement le
systéme.
Nous avons commencé a aborder la
programmation structurée avec Logo
mais nous envisageons bien de conti-
nuer avec Pascal
Macintosh ou Apple Ile?
Svitetruntracnarerin Xp aires
vous m'indiquer si ce nouvel ordinateur
posséde l'inconvénient de ne pas traiter
les é directement comme |Apple Ile et
quelle machine faut-il prendre pour une
petite entreprise? Aussi, que devient la
sauvegarde des disquettes?
G.E., 44240 La Chapelle/Erdre
— Comme tout systéme informati-
que, le probléme de l'accent circon-
| flexe se rencontre partout. Il est résolu
sur le Macintosh contraitement a
l'Apple Ile en faisant appel a une tou-
che directe qui indique a la machine
que le caractére suivant doit recevoir
un accent, que ce soient les lettres a,
e, i, 0 ou u, a condition que votre
ordinateur dispose du clavier AZER-
TY.
Avec le clavier QWERTY, il faut uti-
liser une touche de fonction plus la
touche,
Si vous devez acheter un micro-
ordinateur pour une petite entreprise,
nous ne pouvons pas vous indiquer
exactement quelle machine choisir,
tout dépend de vos applications.
Si vous n'avez pas beaucoup de
programmes a écrire vous-méme, et
que vous souhaitez mettre en ceuvre
le plus rapidement et facilement
possible certains logiciels comme les
tableurs électroniques ou les pro-
grammes de dessin, prenez un Macin-
tosh.
Par contre, si vous aimez la pro-
grammation aue. les cartes d'exten- |
sion vous sont utiles et que vous ne
voulez pas transporter souvent votre
systéme, il est préférable de prendre
un Apple Ile, méme si la résolution
graphique nest pas du tout aussi per-
formante ainsi que les facilités d'ex-
ploitation.
Pour la sauvegarde des disquettes,
le probléme est similaire a toute ma-
chine. Il est toujours recommandé de
faire une copie d'un logiciel ou d'un
fichier texte, par exemple afin d'éviter
les «bonnes» surprises. Le Mac ne
protége pas automatiquement les in-
formations.
A titre d'exemple de prix, le lot de
10 disquettes vierges de 3,5 pouces,
le prix est de lordre de 570 F HT.
(Chaque disquette contient 400 Koc-
tets.)
Petite erreur
Dans le numéro 2 de Golden, une
erreur s'est glissée dans le jeu «Mur
de briques» a la page 74 ligne 230 due
a une mauvaise impression de notre
imprimante.
Il est préférable de lire pour faire
fonctionner le jeu:
230 COLOR 15:P = PDL (0) * Q:
HLIN PP + L AT 38
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GOLDEN N° 3, MARS 1984
© marques dépostes
LES IMPRIMANTES
SE TAISENT
Depuis que le monde est monde,
‘homme a toujours cherché le moyen
optimal pour fixer un message sur un
support. Déja, a l’époque des pyrami-
des, une solution «d'avenir» était trou-
vée: l'écriture sur l'ancétre de notre
papier actuel.
Pourtant, contrairement a beau-
coup d’autres procédés plus récents
(disques, enregistrement magnétique,
photo, vidéo...), le message écrit sur le
papier a toujours subsisté car il reste
directement accessible et ne nécessite
aucun dispositif autre que l'oeil hu-
main pour son exploitation.
Les technologies
Lessor de |'informatique a entrainé
ces derniéres années, la prolifération
des écrans vidéo. Ce que certains ont
immédiatement résumé en préten-
dant que nous allions vers le tout élec-
tronique et que le papier était mort.
Hélas pour ces pessimistes, il n’en
est rien et le développement intensif
des imprimantes pour les micro-ordi-
nateurs en est de nos jours le parfait
exemple.
Dans ce domaine, une lutte farou-
che entre les imprimantes a impact et
sans impact a eu lieu au cours des
cing derniéres années. Ce combat
quasiment dépassé s'est transformé
en un affrontement entre les différen-
tes technologies d'impression sans
impact. Dans ce secteur, les impri-
mantes a laser dominent le haut de
gamme, tandis que les imprimantes
thermiques et a jeu d'encre se parta-
gent le bas de gamme. Le principal
désavantage du thermique était de
fonctionner avec du papier spécial
bien que depuis quelques temps, de
nouvelles machines a « transfert ther-
mique » aient été annoncées.
Avec cette technique, l'encre dépo-
sée sur un ruban encreur est ensuite
transférée sur le papier grace 4 une
téte thermique. Ce procédé consacre
Valliance du thermique et de la mar-
guerite, et devrait permettre d’obtenir
une impression de qualité courrier, si-
lencieuse sur papier ordinaire. Pour-
tant, il reste a ce principe, d’en appor-
ter la preuve sur le marché car seuls
quelques prototypes existent aujour-
‘hui.
Une impression silencieuse sur pa-
pier ordinaire s‘obtient aussi au
moyen du jet d’encre. Cette technique
déja bien connue compte trois procé-
dés différents: les systeémes haute
pression, basse pression et a dépres-
sion. Si les deux premiéres équipent
généralement les systémes trés rapi-
des, le troisitme correspond a la
gamme de machines dont la vitesse
varie de 100 a 400 caractéres par se-
conde (eps).
Les appareils a jet d’encre les plus
connus qui utilisent un procédé a dé-
pression sont les imprimantes des fa-
milles PT 80 a PT 90 commercialisées
par Siemens. Cette technologie per-
met principalement d'éviter tout le ré-
seau de canalisations nécessaire a la
récupératjon de l'encre inutilisée pour
le jet dencre haute pression. En effet,
une goutte d’encre n'est produite que
lorsqu'il est nécessaire d'imprimer un
point. Le mécanisme d’obtention des
gouttes est assez complexe.
Ci-dessus une forme schématisée
certaines piéces, de la téte et les buses
en particulier, nécessitent un usinage
d'une extreme précisign: Ces buses
au nombre de 9 sont alignées sur le
plan vertical. Elles impriment donc
en une seule fois une colonne de la
matrice de points définissant chaque
caractére.
GOLDEN N° 3, MARS 1984
INCREDIBLE JACK
Logiciel intégré.
INCREDIBLE JACK
est un logiciel intégré pour ordinateur APPLE II.
Intégré veut dire que JACK, sur une méme dis-
quette, est capable de faire du traitement de tex-
te, de la gestion de fichiers et des calculs.
Et surtout intégré car JACK peut combiner
fiches et calculs, fiches et textes, textes et calculs.
Important : Tout cela se fait avec un seul jeu de
commandes.
POUR QUI?
Débutant ou déja expérimente, vous devez tra-
vailler avec des chiffres, des mots, des lettres ou
tous documents tels que : factures, relances
lettres personnalisées, rapports...
Alors JACK est parfait !
QUE FAIT-IL ?
1 - TRAITEMENT DE TEXTES :
¢ 60 pages, maximum, écrites par document.
e Un texte peut utiliser jusqu’a 140 K d'une
disquette.
2-CALCULS :
e Des calculs peuvent étre intégrés dans un
document.
e Les valeurs peuvent prendre des noms tels que :
“PRIX”, “TVA”, “TOTAL”, “REMISE”, etc.
Il suffit de changer une valeur pour recalculer le
document.
e Fonctions arithmétiques et algébriques.
e Fonctions logiques tels que “IF”, “THEN”,
“ELSE”, “NOT”.
ex :Calculer une remise en fonction d’un niveau
de C.A. Lorsque le programme rencontre “IF”
(si) : CA > X “THEN?” (alors) appliquer la
remise de : X % “ELSE” (sinon) la remise de :
Y%.
©
am AXONEC
“Je suis séduit et convaincu...”
nous déclare Laurent BROOMHEAD
en découvrant INCREDIBLE JACK.
3 - GESTION DE FICHIERS :
e Tn multicritéres.
e Jusqu’a 60 fichiers différents sur une disquette.
e Jusqu’a 1000 enregistrements par fichier.
eUn fichier pouvant remplir 140 k d'une
disquette.
AVEC QUEL MATERIEL ?
e Ordinateur : APPLE Ile et APPLE I+
e Systeme :APPLE DOS
e Mémoire :64K RAM,2 unités de disquettes.
COMMENT PASSER
COMMANDE ?
Ecrivez ou téléphonez a :INCREDIBLEJACK -
AXONE - Tour Neptune - 92086 PARIS LA
DEFENSE (Courbevoie) - Tél. : 773.63.64 -
Télex : AXONE 614414 F
QUE RECOIT-ON ?
INCREDIBLE JACK est présenté sous forme
d'une disquette programme accompagnée d’un
manuel d'utilisation en Frangais.
Ces buses surélevées par rapport au
réservoir d’encre, créent une dépi
sion naturelle. Ceci n'empéche cepen-
dant pas la circulation de l'encre qui
est retenue par capillarité a l'intérieur
des tubulures. Un dispositif basé sur
une mesure de résistivité avertit l'uti-
lisateur lorsque la cartouche d’encre
est presque vide. La formation de la
goutte d’encre est obtenue au moyen
d'une céramique piézo-électrique.
Sous l'action d'une impulsion électri-
que, cette céramique provoque une
onde de choc qui annule la dépres-
sion et permet a la goutte de sortir de
la buse, Ce mode de production as-
sure une parfaite régularité de la
goutte au cours du temps. Ceci accroit
également la précision des contours et
permet d'obtenir une densité cons-
tante.
Lors du débranchement de l'appa-
reil ou du changement de cartouche
dencre, un écran de protection s'in-
tercale entre le papier et les buses,
afin d'éviter tout risque de contact. De
plus, ce dispositif de protection garan-
tit une propreté totale de fonctionne-
ment
Qurelles soient thermiques, a aiguil-
les ou a jet d'encre, les imprimantes
actuelles proposent un nombre de
commandes sensiblement identi-
ques : tabulations horizontales et ver:
ticales, espacement proportionnel,
choix de la dimension et du type
d'écriture, programmation du généra-
teur de caractéres, détermination du
nombre de lignes par page..
Dans ce cas, la sélection entre les
différents modéles s'effectuera non
pas en fonction du nombre de com
mandes dont dispose l'appareil mais
plutét d'aprés les caractéristiques pro-
pres a chaque technologie.
Test donc important de retenir les
points suivants
— l'impression a aiguilles permet
d'imprimer des copies a des vitesses
relativement élevées mais avec un
bruit important
— l'impression thermique permet
un faible coat de l'imprimante mais le
papier spécial réduit cet avantage,
— l'impression 4 jet d’encre fonc-
tionne sous un faible bruit 4 une
vitesse acceptable avec une durée de
vie de la téte quasiment illimitée
Pourtant méme si toutes ces impri-
mantes sont destinées a étre reliées
dans la majorité des cas a des micro-
ordinateurs, leurs caractéristiques
respectives les prédisposent a certains
types d'application. Le plus souvent,
'imprimante thermique sera connec-
tée en sortie d'un micro-ordinateur
personnel. Les deux autres catégories
se retrouvent surtout dans tous les pe-
tits systémes informatiques destinées
a la gestion, a l'usage scientifique et
aux dispositifs de contréle. De plus en
plus, le micro-ordinateur et son impri-
mante prennent place dans les bu-
reaux ou méme chez lartisan.
Grice a son faible bruit de fonction-
nement (45 dB}, l'imprimante 4 jet
d'encre est recommandée partout ot
la présence humaine nécessite un en-
vironnement de travail silencieux.
Outre ses qualités actuelles, cette
technologie en plein essor devrait
dans les prochaines années assurer la
réalisation de produits encore plus
performant tant sur le plan de la
vitesse qu’au niveau de la qualité
d'impression.
Et demain? A cause de nouvelles
exigences, certaines sociétés travail-
lent déja sur une imprimante a jet
d'encre possédant une qualité cour
rier a 200 caractéres par seconde et
une seconde machine de qualité
pseudo-courrier & 400 cps.
Peut-étre pourrons-nous enfin re-
produire des documents en écoutant
une mouche voler !
UNE MINI IMPRIMANTE PERFORMANTE
A une vitesse de 80 caractéres par se-
conde, la MT 80 de Mannesmann Tal-
ly comporte une matrice de 9x8 ai-
guilles qui procure un graphisme
d'une résolution de 60 a 120 points par
pouce (2,54 cm}. Elle est capable de
reproduire sur papier « paravent » ou
listing, que du feuille a feuille ou en
rouleau en conservant sa qualité d'im-
pression. Equipée en standard d'une
interface paralléle de type Centronics,
elle travaille en friction ou en picot,
avec 7 jeux de caractéres internatio-
naux, en double largeur, en caractéres
compressés et gras. Un des autres
avantages CORGERRE SON Riveau SOROFE
qui est inférieur 4 60 dB ou a 55 dB
avec un dispositif d'insonorisation.
D'un poids de 5,3 kg, elle peut recevoir
en option une interface série RS232 et
un support de papier en rouleau. Prix :
3950 F HT. Mannesmann Tally
GOLDEN N° 3, MARS 1984
QU’EST-CE QUI EST PRECIEUX, MALIN,
ET QUI PEUT, A COUP SUR,
VOUS FAIRE GAGNER
500 FRANCS?
Mystére.
Mystére. Mys-
tére. Mystére. Mys-
tere. Mystére. Mystére.
Mystere. Mystére. Mystére.
Mystére. Mystére. Mystére. Mysté-
re, Mystére. Mystére. Mystére. Mystére.
Mystére. Mystére. Mystére. Mystére.
tére. Mystére. Mystére. Mystére. Mystére.
Mystére, Mystére. Mystére. Mystére. Mys-
tére. Mystére. Mystére. Mystére. Mystére.
Mystére. Mystére. Mystére. Mystére. Mys-
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Mystére. Mystére. Mystére. Mystere.
tére. Mystere. Mystére. Mystére. Mystére.
Mystere. Mystére. Mystére. Mystére. Mys-
tere. Mystére. Mystére. Mystére.
Mystére. Mystére. Mystére. Mystére. Mys-
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Mystére. Mystére. Mystére. Mystére. Mys-
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tére. Mystére. Mystére, Mystére. Mystére.
Mystére. Mystére. Mystére. Mystére. Mys-
tére. Mystére. Mystére. Mystére. Mystére.
| Mystere. Mystére. Mystére. Mystere.
tere, Mystére. Mystére. Mystére. Mystére.
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Mystére. Mystére. Mystére. Mystére. Mys-
tére. Mystére. Mystére. Mystére.
suite de la page 14
ie AT ERIELS)
LORDINATEUR PARLE
Echo II est un synthétiseur vocal
pour Apple II 48 K et Ile. Sa carte élec-
tronique se branche sur n'importe
quel support d'extension interne de la
machine associée un petit haut par-
leur. La version de base inclut un pro-
gramme qui permet de faire parler
votre ordinateur avec un vocabulaire
illimité. Ce programme contient plus
de 400 régles de prononciation et de
linguistique qui analysent le texte et le
convertissent en phénoménes grace a
la méthode de codage par prédiction
linéaire, En utilisant des commandes
de contréle de caractéres, vous pou-
vez ainsi accéder a la gestion de la vi-
tesse «d'élocution » de lordinateur, le
mode de sortie des mots (parlé, affi-
ché al'écran ou les deux}, le mode de
lecture (mot a mot, lettre par lettre,
ponctué}, le niveau sonore, la tona-
lité... Développée par la société Street
Electronics Corporation, ECHO II re-
goit également des extensions logiciel-
les telles qu'un catalogue sur dis-
quette de 700 mots déja mémorisés et
prononcés par une voix féminine
(malheureusement américaine) qui
inclut, outre de nombreux mots d’or-
dre général rencontrés dans la langue
anglaise, des termes informatiques.
Pour les aveugles et mal-voyants,
ECHO II contient un mode de relec-
ture d'écran qui permet de position-
ner un curseur «audio» a n'importe
quel emplacement a l'écran pour re-
lire une portion de phrase. Lappareil
peut également simuler un Terminal
parlant de type Télévidéo 910. Cette
carte parlante coiite, aux Etats-Unis,
150 $ (environ 1250 F) en version de
base et existe pour I'IBM PC et tout
ordinateur au travers d'une interface
série dans ce dernier cas. Street Elec-
tronics Corp, 1140 Mark Ave, Carpinte-
ria CA 93013, USA.
MOUSEPAINT SUR
APPLE II
Tous ceux qui se plaignent de ne
pas pouvoir dessiner sur l'écran de
leur Apple II comme sur Macintosh
vont maintenant pouvoir exercer
leur talent avec la souris d'Apple et
le logiciel Mousepaint. Similaire a la
souris du Macintosh, l'appareil con-
trdle des objets sur l'écran de votre
Apple qui nia pas varié sa résolution
graphique. Le logiciel ressemble
aussi beaucoup 4 MacDraw ou Li-
sa-Draw. Cependant, di au man-
que de place mémoire, certaines
fonctions n'existent pas comme le
remplissage automatique d'une
zone. D/autres logiciels suivront tels
que Applework (programme 3 en 1}
qui nexiste aujourd’hui que sous
commande du clavier. Le prix de la
souris, logiciel compris, se situe
entre 1000 et 1500 F TTC.
DES LECTEURS INTEGRES |
le disque dur Profile.
ron 7500 F TTC.
Apple présente deux nouveaux lecteurs qui hélas n’ont pas encore accru
leurs capacités mémoire. Lavantage de cette nouveauté se remarque uni-
quement dans la forme compacte. En effet, deux lecteurs de disquette sont
enfermés dans un seul coffret qui s'installe sur le micro-ordinateur comme
Le mécanisme interne n‘a pas changé, cependant I'isolation phonique
est améliorée. Le prix n’a pas changé non plus. II suffit d'ajouter le prix d'un
lecteur classique avec contréleur au prix d'un lecteur normal, soit envi-
Vous aurez quand méme I'avantage de posséder le nouveau systeme
dexploitation ProDos sans débourser un sous de plus.
LAPPEL III RENOVE
La société américaine a annoncé aux
Etats-Unis une version améliorée de
son systéme de gestion Apple III et un
service d'informations pour les pro-
priétaires. LApple III plus présente
une résolution graphique double
pour les textes et les dessins, une hor-
loge et un calendrier intégrés, un cla-
vier de type Apple II, des révisions
dans le systéme d’exploitation et une
carte électronique recongue. Le mode
vidéo interlacé explore aussi bien les
lignes normales et entre les lignes nor-
males, ce qui donne l'apparence de li-
gnes pleines a |'écran et non des
points.
Le clavier est identique a son petit
frére mais comporte aussi un pavé
numérique, Commercialisé au prix
de 3000 §, les interventions sur le SOS
1.3 et les utilitaires ont pour but de
supporter les changements matériels
qui sont intervenus sur la carte élec-
tronique et les ports des périphéri-
ques installés a l'arriére de l'appareil.
Apple Serve III est un systéme d'in-
formation électronique comparable a
un service de courrier par ordinateur
qui permet de recevoir un bulletin
d'informations afin d'échanger des in-
formations matérielles et logicielles,
une lettre électronique émise par Ap-
ple et des remises a jour quotidiennes
sur les logiciels.
UN PACK DE MULTI-
DISQUETTES POUR
LA SAUVEGARDE
Un sous-ensemble de sauvegarde
magnétique est commercialisé par
la société Azur Technology. Le
1200 Vista utilise un pack de plu-
sieurs disquettes de 5 1/4 pouces
qui offre une capacité de 6 Moctets
formatés. Cette unité de stockage
utilise un contréleur de disquettes
traditionnel permettant une com-
patibilité totale sous CP/M, DOS et
Pascal et offre layantage d'un accés
aléatoire. Disponible pour Apple et
IBM-PC au prix de 17500 F HT.
16
GOLDEN N° 3, MARS 1984
IMPRIMANTE MT 80 :
POUR MOINS DE 4000 FRANCS*,
VOUS FAITES D’ELLE
CE QUE VOUS VOULEZ.
Varrivée de la MT 80 sur
le marché réjouira deux
sortes d'utilisateurs de
micro-ordinateurs.
Les premiers vont décou-
vrir qu’ils auraient tort de se
passer d'une imprimante, et
a fortiori d'une Mannesmann.
Les seconds vont découvrir qu’ils
auraient tort d'investir plus de
4000 francs dans une imprimante.
La MT80 est si simple qu’elle
s‘adresse en effet aussi bien aux non-
techniciens qu’aux spécialistes. Sa
technologie est trés avancée, en par-
ticulier le concept de la téte a marteaux
flottants sur coussin magnétique.
Que ces mots ne vous effarouchent pas :
des tests impitoyables lui accordent une
fiabilité exceptionnelle.
Et tenez-Vous bien : son entretien est
carrément nul.
La MT80 est silencieuse. Elle peut devenir
trés, trés silencieuse, par adjonction du kit
d‘insonorisation exclusif Mannesmann
Tally.
Vitesse: 80PS._ Et pour finir de vous surprendre, I’écriture
hae Beda 7 os dela MT 80 est superbe. Loin, loin dustyle
impression : Bi-directionnelle. “télex”. Trés proche du style “traitement
Nombreuses fonctions programmables. de texte”.
Lettres accentuées.
Graphisme : en standard. Résumé : La petite MT 80 répond a vos
Nbre de copies :| original +3. désirs les plus secrets.
Interface : paralléle (STD) et série (option)
Option : kit d'insonorisation. * Prix unitaire H.T. au 1.12,83 : 3950 F.
MANNESMANN
TALLY
Mannesmann Tally fait bien les choses.
i hat
8-12, av. de la Liberté, 92000 Nanterre. Tél. : (I) 729.14.14. Télex : 614.965.
BENJAMIN SOUS UN POMMIER
T hen Ane annnierante lar nile oi
Lun des concurrents les plus sérieux
aux Etats-Unis en matiére de machi-
ne compatible s'appelle Franklin car
ila pris dix pour cent du marché de la
pomme malgré les quatre procés que
la société californienne a tentés. Ayant
perdu les trois premiers, elle a réussi
a gagner le dernier et récupérer ainsi
2,5 millions de dollars. Ceci n‘empé-
che pas Franklin de continuer a vivre
et vouloir se développer encore plus.
Son ordinateur ACE 1200 remporte
un succés Outre-Atlantique car il ren-
ferme en standard ce que d'autres of-
frent en option. Dans sa version de
base, ACE 1200 comprend un micro-
processeur qui le rend compatible
avec tous les logiciels Apple. En effet,
le 6502 constitue le coeur du systéme.
De plus, sans débourser d'argent sup-
plémentaire, la machine intégre 64
Koctets de mémoire vive, un lecteur
de disquette de 140 Koctets avec son
contréleur, une carte 80 colonnes,
‘y
une interface série et paralléle et une
carte d’extension supplémentaire
comprenant un microprocesseur Z-80
et 64 Koctets de mémoire vive supplé-
mentaire, ce qui le rend compatible
avec les appareils écrits sous CP/M.
Le clavier de type professionnel com-
porte 72 touches plus un pavé numé-
rique et des touches de fonctions ré-
servées a l'utilisation de Visicalc.
Le ventilateur de 50 W incorporé a
la machine vous permet d'utiliser les
huit supports d'extension de la ma-
chine sans risque d'échauffement.
Sur I'écran, 24 lignes de 40 ou 80 ca-
ractéres s'affichent a l'écran. La réso-
lution graphique de 40x48 points
comporte 16 couleurs. En haute réso-
lution, elle est comparable a l'Apple
II: 280x192 avec 6 couleurs. Pour
V'instant, ACE 1200 n'est vendu
qu’aux Etats-Unis mais une société en
cours de négociation pour le commer-
cialiser en France si le marché le per-
met. Franklin Computer Corp, 2138
Route 38, Cherry Hill, NJ 08002, USA
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COMMENT FONT-ILS POUR PROGRAMMER EN BASIC ?
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APROGRAMMER
“PRO”
GOLDEN N° 3, MARS 1984
Tous les fabricants et revendeurs de
jeux et jouets, en un mot tout de ce
qui fait l’émerveillement de nos petits
a une certaine époque de l'année,
étaient réunis au Parc des Expositions
de Villepinte prés de Paris, du 14 au
21 janvier. Outre les traditionnels pe-
luches, poupées, landeaux et jeux de
construction en bois, métal ou plasti-
que, quelques nouveautés dans le do-
maine de I’électronique ont fait leur
premiére apparition. Ainsi, le micro-
ordinateur Adam de CBS Electronics,
des logiciels ludiques pour Mattel, des
mini micro-ordinateurs chez Nathan
et des orgues 4 mémoire morte inter-
changeable chez Casio étaient les
principaux centres d’intérét de ce sa-
lon pour les adeptes inconditionnels
de I'informatique.
Adam, la chaine informatisée
‘Tous les connaisseurs I'attendaient de-
puis six mois. Adam dans sa version de
base comporte trois éléments: le cla-
vier QWERTY, l'unité centrale avec 80
Koctets de mémoire vive plus une uni-
té de lecture de cassette, et une impri-
mante 4 marguerite. Cet ensemble
existe sous une seconde version qui se
connecte a la console de jeux Colleco,
ce qui permet de profiter de tous les lo-
giciels et de la mémoire vive de 16
Koctets de l'appareil. Le clavier de type
professionnel intégre 75 touches dont
6 servent a «dialoguer» avec l'ordina-
teur, 10 sont réservées 4 des comman-
des et 5 pour le déplacement du cur-
LE SALON DU JOUET SE COMPLIQUE
seur. Le pavé numérique séparé cor-
respond en fait aux manettes de con-
tréle de la console. Larchitecture de
l'unité centrale renferme un micro-
processeur Z-80 et 80 Koctets de mé-
moire vive extensible 4 144 Ko. Adam,
pour sa mémoire de masse, comporte
un lecteur de cassettes (deux en op-
tion) dont les informations sont lues et
conservées sous forme digitale. Cha-
que disquette compte environ 250 pa-
ges de texte. Limprimante a margue-
rite frappe 10 caractéres par seconde
en bi-directionnel. La version de base
cofite environ 8000 F HT avec, en ver-
sion de base, trois programmes dont
un langage Basic, une cassette de jeux
et un traitement de texte, Adam peut
recevoir des extensions telles qu'un
modem, une interface RS 232, de la
mémoire ‘supplémentaire, un lecteur
supplémentaire de disquette... Certains
programmes pourront étre ultérieure-
ment écrits en Applesoft grace a des ac-
cords conclus avec Apple, ce qui per-
mettra leur exploitation sur Apple IL.
Nathan Electronics
Ordimini est un jeu qui parle et qui
guide l'enfant pour l'apprentissage de
la lecture, de l’écriture, du calcul, de
la musique, etc., a travers 20 tableaux
posés sur un «pupitre sensitif» associé
Aune synthése de parole. Prévu pour
des enfants agés de cing ans et plus,
lappareil cofite entre 500 et 700 F.
Super Mega 10000 tient dans la main
main et pose au moyen de son écran
Acristaux liquides, des questions sur
Yart, la géographie, l'histoire, la litté-
rature... correspondant au contenu
d'une encyclopédie. Dédié a des en-
fants Agés de plus de 8 ans, Super
Mega 10000 est commercialisé entre
215 et 315 F.
Casio et des claviers
a mémoire
Casio est décidément toujours associé
a la notion d'innovation qui, en 1984,
prend la forme de cartouches de mé-
moire morte contenant une quinzaine
de titres musicaux et qui se branchent
sur 2 types d’orgues récents: PT-50 et
MT-800. Chaque mémoire est accom-
pagnée des partitions correspondan-
tes. Avec le modéle PT-50, la seule cho-
se a faire est d'appuyer sur la comman-
de «One Key Play» en suivant le ryth-
me. Si vous le perdez en jouant, l'ac-
compagnement s'arréte et attend que
vous repreniez la mélodie. Ainsi, 8 so-
norités, 16 rythmes, auto-accompa-
gnement, mémoire vive adaptable se-
ront sous vos ordres pour 1579F TTC.
Le MT-800, aprés le choix d'une
mélodie enregistrée dans la mémoire
morte, indique sur ses diodes lumi-
neuses la touche a jouer et la durée de
chaque note. En cas d’erreur, l'accom-
pagnement attend que vous jouiez la
bonne note. Accord a 1 touche, mé-
moire manuelle, 12 sonorités, 12 ryth-
mes, 2 haut-parleurs constituent
quelques-unes des quelques caracté-
ristiques de ce modéle commercialisé
4 3995F TTC.
Parmi les grands absents de ce sa-
Jon, il faut noter d'une part Atari dont
les difficultés économiques risquent
de provoquer une surprise dans le
cercle des constructeurs de consoles
de jeux et d’autre part, Texas Instru-
ments quia disparu du marché de la
micro-informatique a bas prix.
GOLDEN N° 3, MARS 1984
20
MEMOIRE NOUVEAU STYLE CHEZ SINCLAIR
Sinclair innove dans le domaine du
stockage des informations. Cette so-
ciété propose en effet pour son micro-
ordinateur Spectrum (vendu a plus de
700000 exemplaires dans le monde),
un nouveau module de mémoire trés
compact: le «Microdrive». Il s'agit
d'une unité de trés petites dimensions
qui, daprés son constructeur, devrait
diviser par quatre le cout du stockage
pour l'utilisateur d’ordinateur domes-
tique par rapport aux lecteurs de dis-
quettes conventionnels. Le Micro-
drive est vendu 80 livres en Grande
Bretagne et est disponible sur le mar-
ché frangais depuis le mois de janvier
1984.
Il s'agit d'un lecteur de bande sans
fin (contenue dans une minuscule
cassette} qui est construit autour d'un
circuit intégré spécialement dévelop-
pé par Sinclair et réalisé par la société
Ferranti
La capacité de stockage est de 85 K,
chaque cassette peut ainsi contenir
une cinquantaine de dossiers qu'il est
possible d’identifier individuelle-
ment, de trier automatiquement, de
supprimer ou de présenter dans un
ordre alphabétique.
Le temps d'accés est de Vordre de |
3,5 secondes pour un programme de
48 K par exemple.
Ces nouvelles unités de stockage
d'informations sont contrdlées par un |
interface (ZX 1) qui permet de relier
jusqu'a huit lecteurs Microdrive, ce
qui confére au Spectrum une capacité |
totale de mémoire de 680 K. Cet in-
terface inclut également un interface
RS 232 permettant au Spectrum
d'étre relié 4 d'autres ordinateurs et
périphériques ainsi qu'un réseau lo-
cal pouvant relier jusqu’a 64 postes de
travail, ce qui est particuliérement in-
téressant pour les applications péda-
gogiques.
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MAGICALC votre place; vous ne vous souvenez plus
de la derniére case & reproduire ?
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type Visicalc congu par ARTSCI, I)
fléchées.
fonctionne sur Apple II+ et Apple Ile et
dispose de toutes les commandes de COMPLET
Visicalc, évitant ainsi un apprentissage
nouveau. Quelques unes des nombreuses
MAGICALC, le CALC le plus améliorations apportées par MAGICALC
professionnel et le plus simple a sont les colonnes a largeur
utiliser d’Apple va déclencher des coups indépendante, les colonnes invisibles,
de foudre : la possibilité d‘attribuer certaines
FRANCAIS
caractéristiques: la protection de
car maintenant, ! MAGICALC est en
l'information qui permet de faire des
FRANCAIS, son MANUEL, bien
modéles de saisies. MAGICALC est
sOr, MAIS AUSSI SES MESSAGES SUR tellement "sympa" qu’‘il vous offre le
L’ECRAN.
cnoix de l’extension mémoire (jusqu’a
512K !) et l’utilisation des cartes
FACILE vidéo 80 colonnes.
rsh Vraiment, MAGICALC est le CALC le
Facile & apprendre et a utiliser, Plus agréable a utiliser et, en plus,
MAGICALC vous ae par ses menus et vous donne tout ce que vous n’avez pas
ses messages écrits en clair, ou ‘ ir *
plutot, en Francais ! 11 a une grande os¢ demander mais toujours voulu avoir !
Qualité qui est de tout pardonner ou
Enfin, MAGICALC est d‘un coat tres
presque: vous avez oublié la derniére
abordable,
ACCELERATEUR II :
Nouveau. DIGISECTOR :
MICROBUF FER II/II+
Fait tourner 4 fois plus vite tout
i Dithertizer en
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trés simple, carte trés puissante. précis. En plus, Super Scan et mémoire tampon de 32/64 Ko : prend
Micro-processeur 6502 C + 64 K Ram l'information rapidement a
Picture Scan, logiciels
ultra-rapide, d’application en option pour Vordinateur et l’envoie 2
DITHERTIZER : digisector, permettent de manipuler l’imprimante, permet d eee is
les images produites : adoucir, votre ordinateur parse per jal
Introduisez des images dans l’Apple faire des négatifs, colorer, que votre imprimante travaille.
avec votre caméra Vidéo en 1/60 de gesciner des contours,
‘endre une MICROBUFFER a en plus des
secondes par nuance de gris.
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A suivre pour concevoir et réaliser toutes sortes de projets... a partir
de la tortue LOGO, ce célébre petit animal cybernétique qui se
déplace sur I’écran en laissant une trace derriére lui.
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Jeux vidéo, jeux de demain
CEDIC/NATHAN/ LEP
Les jeux vidéo et les jeux sur ordinateurs envahissent
notre environnement. Pour se retrouver dans la
jungle des envahisseurs, simulateurs de vol, football,
joyeux voraces et autres aventures... pour mieux les
comprendre et mieux les exploiter... voici des
informations sur leur impact, des conseils sur la
maniére de les utiliser, et un banc d’essai des conso-
les actuelles.
1C0521
photos Bernard Neumeister
BERNARD NEUMEISTER
QUAND L’ORDINATEUR
S’(APPREND A LECOLE
Aujourd’hui, les jeunes se passionnent pour I'informatique.
Méme a I'école. Depuis six ans, cette discipline est intégrée
au programme de l'école américaine de Saint-Cloud.
A lécole américai-
ne de Saint-Cloud,
des enfants de tou-
tes nationalités «pia-
notent» dés l’age de
7 ans sur des cla-
viers d’ordinateurs.
Ces machines élec-
troniques les aident
a apprendre le cal-
cul, la ire,
les sciences naturel-
les..., et quelques
notions du langage
Basic. Dans les clas-
ses supérieures, les
éléves approfondis-
sent leurs connais-
sances comme dans
un collége francais
mais étudient en
plus, d'autres langa-
ges de programma-
A lécole américaine de Saint-Cloud, des enfants de toutes nationalités mani-
pulent l’ordinateur dés les cours élémentaires.
langage et appren-
nent également le
Pascal, le Forth mais
surtout toute la base
indispensable a une
bonne programma-
tion afin qu'elle de-
vienne structurée,
Pour les mathémati-
ques, ces profes-
seurs utilisent les
micro-ordinateurs
pour les démonstra-
tions en trigonomé-
trie et en géomé-
trie plane afin que
certains étudiants
€prouvant des diffi-
cultés 4 compren-
dre les concepts de
cette science, puis-
sent les acquérir pas
a pas. Ensuite, les
tion comme Forth
et Pascal. A 15 ans, certains étudiants
passionnés par |'informatique, créent
déja des programmes éducatifs pour
lécole ou méme les vendent a des socié-
tés de logiciels.
Parmi tous ces enfants, 50 % des élé-
ves sont Américains et le reste de toutes
les nationalités : Suédoise, Norvégienne,
Arabe, Japonaise, Espagnole, Ira-
nienne... Leurs parents font générale-
ment partie de la haute société. Car il
faut préciser qu'une année scolaire
cofite la bagatelle de 29000 4 35000 F
par an.
Bien que cet établissement d'avant-
garde regroupe des enfants dont les pa-
rents sont d'une catégorie sociale privi-
GOLDEN N° 3, MARS 1984
légiée, la France devrait suivre cet
exemple et intégrer l'informatique dans
son systéme éducatif, peut-étre méme
dés la maternelle, si elle ne veut pas
prendre de retard par rapport a d’autres
pays.
Linformatique
et les mathématiques
Bill Schaubel et Don Cuscia sont deux
professeurs de mathématiques. Pen-
dant leurs cours, ils enseignent aussi la
programmation sur des micro-ordina-
teurs a des éléves de classes primaires et
secondaires. Les premiers étudient uni-
quement le langage Basic, les autres
améliorent leurs connaissances dans ce
éléves vérifient
quelquefois eux-mémes le résultat a
lécran. Linformatique est utilisée dans
ces cours comme un outil de démons-
tration. Dans certains sujets d’étude,
comme la programmation arithmétique
qui différe assez du concept propre de
Yarithmétique, le résultat final et le plus
important, est que la machine permet
d’éter la «barriére » qui entoure le con-
cept et que l'étudiant a du mal a accep-
ter avec les méthodes classiques d'en-
seignement. Dans ce sens, l‘ordinateur
est un merveilleux outil. II structure la
pensée et l'organise de maniére logique
et séquentielle, ce qui est trés importarf™
en géométrie par exemple.
Bill Schaubel et Don Cuscia n‘ont pas
23
Don Cuscia démontre les concepts mathématiques a l'aide de micro-ordinateurs.
encore intégré dans leur enseignement
le langage Logo bien qu'il soit entre leurs
mains. Cependant, l'année prochaine, il
sera intégré dans le programme scolaire
dés le secondaire. Dans les cours de pro-
grammation, nous précise Don Cuscia,
les éléves ont réellement envie d'appren.
dre et de comprendre. Beaucoup sont
motivés et s'amusent 4 faire des jeux.
Beaucoup ont aussi des ordinateurs a la
maison. Aux Etats-Unis, les enfants sont
ravis d'utiliser l'ordinateur comme un
outil parce qu’ils savent tous que dans
l'industrie, ils rencontreront cette ma-
chine et qu'elle leur sera un de leurs
Bill Sefton enseigne les sciences nat.
24
principaux outils de travail. Ils ont éga-
lement éliminés l'anxiété qu'ils éprou-
vaient pour communiquer avec cet ap-
pareil. Ils s'en servent aussi dans d’autres
activités que la science informatique. Ils
l'utilisent pour le traitement de texte, les
applications mathématiques, pour leurs
devoirs scolaires.
Bill Sefton, professeur de sciences na-
turelles, posséde plusieurs disquettes
qui lui servent de soutien de cours. Ses
éléves sont enthousiasmés par ce!
nouvelle méthode d'enseignement
Avant l'arrivée de l'informatique, aprés
avoir couvert un sujet en classe, si ce
professeur donnait un test a un éléve,
les résultats étaient peu encourageants.
Par contre, grace a l'ordinateur, l’éléve
est motivé car les disquettes sont cor
gues sous forme de questions auxquel
les l’étudiant répond.
Lintérét des éléves
Les étudiants qui fréquentent !'école
américaine de Saint-Cloud sont de tous
les niveaux, bon, moyen ou méme mau
vais... Certains enfants motivés s'int
ressent aux machines pour calculer,
dautres pour s‘amuser ou encore pour
appliquer leurs connaissances des diffé-
rents langages. Certains ne s'en servent
pas du tout en dehors des heures dé-
diées a l'informatique. Ceux-la ont et
auront toujours des problémes de com-
préhension. Parmi les huit cents éléves,
quelques-uns sortent du lot et dépassent
les capacités des enseignants. Bill
Schaubel nous dit que si des professeurs
n'apprécient pas de voir un éléve meil-
Dés leur entrée dans les clagses primare:
GOLDEN N° 3, MARS 1984
les
enfants se servent d'un ordinateur pour apprendre, s‘amuser ou méme développer des programmes en Basic, Logo...
GOLDEN N° 3, MARS 1984 2
leur qu'eux dans un domaine bien défi-
ni, dans ce cas, ils'agit du probléme de
l'enseignant et non pas de l'éléve. C'est
un probléme qui est rencontré dans le
monde entier. La bibliothéque posséde
aussi des ordinateurs, qui sont libre-
ment a la disposition des étudiants (dont
un IBM PC et un Apple} de 10 hdu ma-
tin 45 h de l'aprés-midi. Des Spectrum
sont aussi actuellement en cours d'ins-
tallation. Lécole posséde aussi un PDP
de Digital Equipment auquel sont ratta-
chés cing terminaux.
Une machine
pour 40 étudiants
Une dizaine de micro-ordinateurs Apple
ont été achetés depuis 1978, date du lan-
cement du programme d’étude sur I'in-
formatique. Jim Moriarty, directeur de la
Middle School (correspondant au Pri-
maire francais} indique qu'il y a six ans,
Apple était réellement un des meilleurs
ordinateurs sur le marché d’oii la raison
de son choix. De plus, le nombre de pro-
grammes éducatifs est aujourd’hui assez
Golden: Joues-tu souvent avec les
ordinateurs?
Mat (8 ans}: Oui, et j’apprends les
multiplications, les soustractions, les
additions et la grammaire.
Golden: As-tu un ordinateur a la
maison?
Nicole (8 ans} : Je n’ai pas d’ordinateur
chez moi mais j‘aimerais en avoir un
pour lire des histoires et apprendre. Je
sais pas si plus tard dans mon travail
jaurai un ordinateur.
Golden: En combien de temps as-tu
appris a te servir d'une machine?
Nicole: Ce nest pas trés difficile,
quelques minutes pour les comman-
des de base et se servir des program-
mes.
Golden : Est-ce que tes parents pos-
Le point de vue des jeunes éléves
sédent un ordinateur a la maison et
veulent-ils apprendre a jouer avec toi?
Un petit gargon : D'abord, je ne joue
avec lordinateur. Ma mére veut que
japprenne a mn servir mais je ne
joue pas avec,
Golden: Es-tu un éléve sérieux avec
ta machine?
Mat: Quelquefois oui, quelquefois
non. Mais ma copine est la plupart
du temps.
Golden: Que feras-tu dans l'avenir
avec un ordinateur?
Nicole: Je ne sais pas exactement
mais je crois que je devrais probable-
ment travailler avec l'ordinateur pour
mon travail. J'aimerais bien étre une
secrétaire et m'en servir peut-étre
pour du traitement de texte.
26
important. Le but essentiel de ce direc-
teur est d'augmenter le parc de machines
bien que certaines soient des dons.
Au sujet de Macintosh, les enseignants
sont trés intéressés mais préférent atten-
dre et voir les logiciels éducatifs qui se-
ront créés par cette nouvelle génération
d'appareils et les possibilités de liaison
avec les Apple II, nous a déclaré Denise
Staines, professeur d’anglais.
La théorie et la pratique
Les enfants, dés le plus jeune age,
s‘amusent beaucoup grace a l'informa-
tique et appliquent plus facilement
leurs connaissances sur un écran que
sur une feuille de papier. Pourtant leurs
ainés ont un avis quelque peu différent
sur la question. Babak Ebrahimian,
d'origine iranienne, a quinze ans et tra-
vaille depuis quatre années sur les ordi-
nateurs. Déja, il programme en Ba:
Logo (appris au centre mondial de I'in-
formatique) et débute en Pascal.
En moyenne, il passe une heure par
jour devant son écran malgré son appré-
hension vis-a-vis de cette machine la
premiére année. Selon Babak, beau-
coup d’éléves du secondaire n'appré-
jent guére les systémes. Si la théorie est
bonne, la pratique lest moins. En cours
de mathématiques, les étudiants voient
une courbe a l'écran, deux points reliés
par une ligne, mais malgré les explica-
tions du professeur, cela ne les aide
guére, Ceux qui aiment la physique ou
les maths, sont excités de voir quelque
chose s'afficher a l’écran. C'est a partir
de ce moment-la qu'ils commencent a
jouer avec les systémes.
Si les éléves ne suivent pas toujours les
idées de leurs professeurs, ils se rendent
bien compte qu'ils trouveront toujours
cette machine devant eux et ce concept
est bien ancré dans leur téte. Les respon-
sables de l'école américaine de Saint-
Cloud ont en fait devancé le phénoméne
de «ordinateur a l’école dés le plus jeune
Age ». Ils en possédent une vingtaine, ce
qui, pourtant, ne suffit pas toujours a la
demande. Linformatique est devenue en
quelques années une matiére a intégrer
dans un programme scolaire comme le
sont l'anglais, le francais, le dessin... De
plus, l'informatique, grace a des logiciels
adaptés contribue a l'enseignement des
autres matiéres. Il existe des program-
mes d'EAO pour les maths, la physique,
Yanglais, le francais, le dessin, etc. Cest
un nouvel outil qui, contrairement aux
méthodes scolaires classiques, motive
les éléves, méme les moins doués. Alors
profitons-en.
‘
GOLDEN N° 3, MARS 1984
g
Appel aux Apple
ui veulent tourner sous
CP/M et MS-DOS
Rendez votre Apple II ou votre Apple//e polyglotte |
Il comprendra Lafiacirrasirae d'innombrabl a iels
w'il ne pouvait déchiffrer jusqu'ici pour cause if
oie
L'Appli-Card : une carte unique pour CP/M. Elle ou-
vre tout un me ‘applications sous CP-M. Plusieurs
milliers ! notamment Wordstar, DBase Il, Supercalc
Elle travaille trois fois plus vite grice 4 son micro-
processeur Z80-B OMHz et apporte sa propre mémoire
vive de 64Ko.
En option, une extension mémoire de 64Ko ou 128Ko
lui confére un disque ultra-rapide pour le_dévelop-
pement ou I'exécution de programme sous DOS 3.3
Elle permet le transfert de fichiers entre CP/M et Ie
DOS 3.3. Elle dispose
d'un affichage 70
colonnes,
mais
ac-
cepte
la plupart des cartes 80 colonnes, notamment la carte
Sup'r'term pour I'Apple II + et les cartes 80 colonnes
de I'Apple//e.
L’ApplinCard est livrée avec le systeme CP/M 2.2.,
des programmes utilitaires et une documentation com-
plete en anglais et en frangais, avec en supplement un
manuel francais dapprentissage & CP/M
La 88Card : une carte unique pour MS-DOS, Elle trans-
forme voure Apple II + ou votre Apple/e en machine
16 bits sous MS-DOS. Elle émule un IBM-PC grace &
son micro-processeur 8088
Elle permet, avec un Apple O4Ko, d'adresser 128 Ko
de memoire vive, grice aux 64XKo implantes sur la carte
A titre dexemples
~ Le MS-Basic dispose ainsi d'une mémoire utilisateur
de 62Ko en opposition aux 20Ko maximum proposés
par un systéme 8 bits.
~ Supercale offre 67Ko pour ses tableaux lorsqu'un sys-
téme 8 bits laisse moins de 30Ko
Elle accepte la plupart des cartes 80 colonnes, notam-
ment la carte Sup'r'term pour I'Apple Il + et les car-
tes 80 colonnes de |'Apple//e
La 88Card est livrée avec MS-DOS, le lan -
gage de développement MS-Basic et une do-
Cumentation complete en anglais.
Appli-Card, 88Card : chez votre distributeur
agrec Apple, t
Feeder
Bastide Blanche Dé
R.N. 113 - 13127 Vitrolles
Tel.(42) 89 31 31
fos mangers ites samt des marques déponten
=n Onna
JACQUES VALIGNAT
LAUTOMOBILE SEDUITE PAR LE
MICRO-ORDINATEUR
Linformatique prend désormais la route. Révolution, certes,
mais aussi continuité technologique et historique.
Le phénoméne plonge ses racines dans le passé pour préparer l'avenir.
dans l'automobil
Lindustrie automobile est en c
nomuique, mais c'est aussi un
croissance. Car elle exacerbe é
la lutte commerciale que se livrent les
constructeurs sur le plan mondial. Il ne
s'agit plus désormais de s‘appuyer uni
quement sur les économies de consom:
mation mais, en méme temps de facili
ise Eco:
ence de nouvelles techaals.
gies qui permettront a la technique au
tomobile de prendre une nouvelle di-
mension et de produire des véhicules
qui seront plus éloignés, dans leur con-
ception, des automo! actuelles que
ne le sont ces derniéres des voitures a
che Outre les matériaux nou
aux, dont l'impact sera considérable,
ce sont essentiellement l'électronique et
‘aux
plus particuliérement sa fille ainée I'in.
formatique qui se tailleront la part du
lion dans les voitures de demain. Il n'est
de
plus possible én éffet aujourd'ki
concevoir un véhicule sans qu'il com
porte en son sein un c
ordinateurs spécialisés ou non dans des
ques. On s‘achemine ainsi
olusieurs micro:
taches spé
vers ce que les ingénieurs appellent fa
miligrement «la voiture qui dit papa
maman!». Le présent reportage permet
de comprendre les raisons de l'adoption
ralisée de l'informa
de plus en plus g
tique automobile, compte tenu des pe
santeurs historiques et techniques, et de
olutions que l'on
tracer les grandes é
peut attendre pour l'avenir
Est-ce la voiture de demain?
On croirait, a la voir sur la chaussée, une
Lancia « Delta» ordinaire. Qui soupcon
1, Commande du systéme filaire de multiplexage - 1a. Capteur périphérique du systéme filaire multiplexé - 2. Ensemble de
controle des conditions du véhicule - 3. Régulation du moteur - 4, Régulateur de vitesse - 5. Climatisation -6. Commande du
systéme de multiplexage a fibres optiques - 6a. Ensemble de porte du syst¢me de multiplexage a fibres optiques - 6b. Ensemble
de siége du systé: de multiplexage a fibres optiques - 7. Liaison a CMOS des comodos - 8. Systeme d'information du
conducteur - 9. Horlgge centrale - 10. Radio - 11. Alternateur
€
28 GOLDEN N
3, MARS 1984
nerait que sa carrosserie dissimule 23
micro-ordinateurs qui commandent a
peu prés tout et méme plus: l'injection
et l'allumage, la vitesse de croisiére et
laffichage «new look» des informations
au tableau de bord, le réglage et la mé-
morisation de la position des rétrovi-
seurs extérieurs et des siéges, la clima-
tisation, les clignotants et les essuie-
glaces, la radio et le dégivrage, on allait
oublier le verrouillage des portes et les
léve-glaces que l'on peut appeler de l'ex-
térieur.
Ce petit chef-d’ceuvre de I'informati-
rigé par Motorola Semiconducteurs.
«Lintérét de Motorola pour les systé-
mes électroniques automobiles a été
consécutif a la réglementation passée il
y a six ou sept ans par l'administration
américaine pour limiter la pollution due
aux gaz d’échappement. Seuls des dis-
positifs de régulation électronique per-
mettaient d’obtenir une réduction de
cette pollution sans perte appréciable de
rendement», dit un ingénieur du centre
de recherche en électronique automo-
bile de Milton Keynes en Grande-Breta-
gne qui va dorénavant s‘occuper du
marché européen. Car Motorola, dont
les microprocesseurs ont transformé la
Lancia, est aujourd'hui le premier four-
nisseur de composants électroniques de
l'industrie automobile américaine et au
premier chef de General Motors. En
l'absence d'une législation anti-pollu-
tion, l'Europe a quatre ans de retard,
mais Motorola entend bien prendre
plus de 25 % d'un marché qui doit tri-
pler entre 1982 et 1987.
Lintroduction passive des micro-ordi-
nateurs a bord allait induire d'autres
fonctions, Trés vite, les calculateurs se
sont imposés de telle sorte que l'on en
trouve sur les modéles francais de haut
de gamme depuis trois ans. Au début, ils
ne faisaient que signaler au conducteur
les phases de conduite anti-6conomi-
ques, totaliser un kilométrage ou établir
une consommation, On va voir que trés
vite, leur influence dans I‘habitacle va
s'accroitre,
La seconde conséquence tient a la ra-
tionalisation des systémes. La Lancia
rééquipée par Motorola en fait la dé-
monstration : les 500 métres de fils élec-
triques qui pré-existaient sur la version
standard, ont laissé la place a 65 métres
de fils et 10 métres de fibres optiques
utilisés comme «digibus » sur lequel les
informations sont multiplexées. On gag
gne ainsi en poids, en fiabilité et en
nombre d'informations a échanger en-
GOLDEN N° 3, MARS 1984
Sur la Lancia revue et corrigée par Motorola, on peut dialoguer avec l'informatique
de bord de lextérieur du véhicule. La preuve, on déverrouille les portidres et fon
abaisse les vitres a distance.
tre les calculateurs. A terme, on gagnera
aussi sur le cofit lorsque ces équipe-
ments se seront banalisés sous |'in-
fluence de la trés grande série. Pour
l'instant, on y trouve un dernier avan-
tage : le diagnostic automatique par or-
dinateur. Nul doute que les micropro-
cesseurs vont se multiplier dans l'équi-
pement automobile. Le fabricant amé
ricain affirme que ces puces qui ne coti-
tent que 25 F aujourd'hui nen vaudront
pas plus de 10 demain. On peut estimer
que la clientéle européenne sautera le
Contre 500 m de fils dans un véhicule
classique, 75 m seulement de fils et de
fibres optiques selon une disposition en
H trés significative de la présence du
cablage multiplexé.
pas dés lors que le surcoiit de l'informa-
tique ne dépassera pas 600 ou 700 F.
Cest pour bientét.
Les racines
du virage informatique
Cependant, l'informatique n’est pas une
génération spontanée. Si elle s'impose
de plus en plus fortement désormais,
c'est qu'elle arrive a point nommé pour
résoudre avec plus de précision des pro-
blémes qui n‘avaient trouvé que des so-
lutions partielles, complexes, ou oné-
reuses avec la mécanique puis l’électri-
cité, Linformatique automobile s'inscrit
donc parfaitement, comme nous allons
le voir, dans une continuité technologi-
que et historique.
Les «Caravelle » atterrissaient sans in-
tervention de l'équipage, en médecine,
les prothéses se connectaient a l'influx
nerveux, l'ordinateur pilotait déja les
centrales nucléaires, mais l'automobile
et la machine-outil ignoraient encore les
fonctions électroniques.
Cette référence s'est avérée trés an-
cienne dans ces deux industries parallé-
les, aux mains des mécaniciens. Faut-il
rappeler combien I'électricité a mis de
temps a s‘imposer dans l’automobile: le
moteur a essence propulsait de longue
date les véhicules mais les lanternes re:
taient alimentées au pétrole et l'avertis-
seur demeurait une poire a main. De
tous temps, mécaniciens et hydrauli-
ciens se sont méfiés de l’électricité qu’ils
connaissent mal parce qu'elle ne fait pas
appel aux mémes concepts physiques
ni aux mémes mesures.
Ce nest donc que progressivement
quelle est entrée a bord de la voiture
29
pour des fonctions annexes auxquelles
le moteur thermique ne pouvait guére
prétendre: les phares, les essuie-glaces,
Yavertisseur, le démarreur, les pompes,
ventilateurs, climatiseurs, léve-vitres...
Puis elle a fait son apparition en force au
tableau de bord et c'était les prémices de
lélectronique avec les capteurs d'infor-
mation, notamment avec les comptes-
tours. Enfin, l'électronique ouvrait sa
premiére bréche dans la chasse gardée
des mécaniciens: le moteur. C’était il y
aun peu plus de quinze ans, I'injection
électronique. Et la, deux phénoménes
sont apparus.
Primo, les mécaniciens et thermody-
namiciens se rendirent compte a cette
occasion, combien leur travail était jus-
qu‘ici empirique. Linjection électroni-
que impliquait en effet une connais-
sance trés fine des processus internes
du moteur, ce qui n‘était pas le cas. Il fal-
lut donc reprendre les études. Et, al'ave-
nir, ilen sera de méme partout ot I’élec-
tronique interviendra.
Second effet induit : le garagiste, mé-
aber a Asa
canicien lui aussi, reste désarmé devant
la voiture «la plus électronisée de l'épo-
que», la DS de Citroén dont les posses-
seurs apprennent a leurs dépens le cout
de la maintenance. Larrivée de l'autora-
dio, auquel le garagiste n‘entend rien,
suscite une nouvelle profession : répara-
teur d'autoradio, laquelle aujourd'hui
répare aussi des micro-ordinateurs ou
se spécialise dans I’électricité auto selon
les cas. Il faut dire ici un mot de cet auto-
radio, Nul mystére en apparence depuis
que tout un chacun posséde a domicile
un transistor. La réalité est tout autre. Il
existe une spécificité profonde de la
radio automobile et depuis quelques
années de toutes les télécommunica-
tions routiéres (C.B., téléphone, téléco-
pie, liaisons véhicules-infrastructure).
Rien a voir, en effet, avec l'aviation ot
les composants sont bien entendu for-
midablement performants, mais a quel
prix et pour quelle série. Le simple
potentiométre d'un autoradio s'appuie
sur un cahier des charges draconien,
sans commune mesure avec celui d'une
chaine Hi-Fi, fit-elle la meilleure, et
pour une série de production trés
grande. Ces raisons expliquent aussi
pourquoi l'électronique a mis autant de
temps a percer dans l'automobile.
Tout ce que nous voyons apparaitre
aujourd‘hui a bord des tout derniers
véhicules, était déja en gestation il y a
dix ans. La revue «Science, progrés,
découverte» de janvier 1971 consacrait
déja un trés long article au freinage élec-
tronique. Depuis, bien des nouveautés
sont intervenues, d'autres sont encore a
venir, qui vont accélérer le cours de
iY évolution. Mais pour tous ces change-
as PU i oe eas Cree anes
ments, il fallait une philosophie.
Cette philosophie est maintenant par-
faitement établie. On distingue |'électro-
nique de signal, celle qui porte |'infor-
mation, de l'électronique de puissance,
celle qui agit sur les effecteurs.
Uhistoire du régulateur
de vitesse
Pour comprendre cette philosophie, il
faut voir comment elle a évolué au
cours du temps. Prenons l'exemple d'un
régulateur de vitesse. C'est un disposi-
tif trés ancien que l'on retrouve déja
dans la locomotion a vapeur. Dans une
Lors de la mise au point du vghicule Eve, les chercheurs du département scientifi-
que de Renault se sont servis d'un micro-ordinateur Apple pour enregistrer les réac-
tions des conducteurs face a différentes situations routiéres simulées sur un écran.
30
premiére étape, ce régulateur était pure-
ment mécanique: deux masses, pen-
dues au bout de bras articulés, tour-
naient. La force centrifuge les faisait
s‘écarter et ce faisant, elles tiraient un
dispositif quelconque. Ces masselottes
faisaient donc office tout a la fois de cap-
teur de vitesse, de transmetteur et de
calculateur, la loi qui présidait a la mar-
che du mécanisme étant simplement
celle de la force centrifuge. Cependant,
ce premier automatisme était limité en
performance (temps de réponse} et figé
une fois pour toute.
Apparut ensuite |'électrotechnique
qui donna la dynamo-tachymétrie : sur
Yarbre du moteur, une dynamo donnait
tout a la fois la vitesse (l'information
était fournie en mesurant le courant
produit) et l’énergie suffisamment mus-
clée pour une commande a l'autre bout.
Les automatismes actuels s'appuient
sur la spécialisation. La prise d'informa-
tion est assurée par un capteur qui n'a
pas d'autre fonction que celle de pren-
dre la mesure utile et non l’énergie de
hover grrevanierinetv vrei h@ynerr@ perrnsh: haar
commande. I] la traite pour qu'elle soit
transportée sous forme d'un signal élec-
trique trés faible, par exemple vers un
calculateur ou le tableau de bord. Puis
elle est amplifiée avant d'agir sur la
commande. On a donc décomposé tou-
tes les fonctions. Cette évolution n'est
pas propre a l‘automobile.
Lavénement
de la direction assistée
On peut aussi prendre exemple de la
direction assistée: on mesure l'effort
accompli par le conducteur au moyen
d'un capteur de couple sur l'arbre du
volant. La loi de calcul corrige cette
valeur en fonction de la vitesse du véhi-
cule. On mixe ces deux informations, on
transporte ensuite l'information aprés
avoir généré la loi de commande, jus-
qu‘a un amplificateur qui attaque un
moteur électrique ou un systéme hy-
draulique. Méme principe pour les
commandes d'amortisseurs actifs sur
lesquelles tous les constructeurs travail-
lent aujourd'hui a perdre haleine. II
s'agit en effet de produire un confort a
la demande en fonction d'une charge,
pour commander un taux d’amortisse-
ment variable selon la roue: il s'agit d'un
probléme d'une immense complexité,
dont les réponses varient selon que l'on
travaille sur les masses suspendues ou
non suspendues. Les constructeurs af-
firment que |'électronique saura aller
jusqu'au bout du cahier des charges le
plus difficile. Mais c’est le coat qui tran-
GOLDEN N° 3, MARS 1984
«On sait le faire », Renault donne peu d'informations sur ses recherches. Ce document exceptionnel constitue la preuve que
la firme francaise maitrise la technologie des écrans couleurs a cristaux liquides (ici dans une cabine de simulateur).
chera en dernier ressort : combien les au-
tumubilistes sents disposes a luvestir
dans une amélioration de leur confort?
La réaction des automobilistes a
l'électronique est en effet l'une des
«donnes » majeures de cet enjeu indus-
triel. Comme la profession, la clientéle
est plutét casaniére. Le conducteur est-il
prét a se laisser relativemegt dépossé-
der de sa conduite et a se laisser com-
mander par la machine?
La genése
du freinage électronique
Considérons enfin le cas du freinage
électronique. On sait que nombre d'ac-
cident proviennent du blocage des
roues, I] s'‘agit de comparer la vitesse de
rotation de la roue et la vitesse longitu-
dinale du véhicule. Lorsque la roue me-
nace de bloquer, I'électronique desser-
re |'étau du frein par petits a-coups im-
perceptibles de quelques fractions de
seconde. On perd infiniment peu en
freinage et surtout, on débloque ainsi la
roue. Mais, psychologiquement, le con-
ducteur est-il d'accord pour faire con-
fiance a |’électronique : et si elle tombe
en panne? Il est vrai que l'utilisation des
techniques nouvelles ouvre des possibi-
GOLDEN N* 3, MARS 1984
lités intéressantes. C’est notamment le
cas du dlagnustique liformiatise ; plus il
y aura d' électronique sous le capot, plus
il sera facile de détecter I'origine des
pannes. De tels systémes ont déja fait la
preuve de leurs avantages. Ca n'est
peut-étre pas du goiit des garagistes. On
branche deux ou trois fils, et le
micro-ordinateur passe en revue l'en-
semble des systémes. On peut y com-
pris en attendre qu'il prévienne de la
défection prochaine de tel ou tel
systéme. I] suffit ensuite de retirer un
module (boitier) et d'en enficher un
autre a la place. On se demande méme
dans quelle mesure des logiciels de
dépannage ne seront pas vendus dans le
commerce pour un diagnostique a
domicile. Si cette révision déchirante de
la maintenance automobile intéresse au
plus haut point l'industrie (les boitiers
ne seront jamais bon marché et ne pour-
ront pas étre réparés}, elle désenchante
les garagistes. D’autant que selon une
évolution propre 4 |'électronique, les
pannes seront de moins en moins nom-
breuses et de plus en plus cotiteuses.
Puisque le cété industriel a été men-
tionné ici, il faut cependant ouvrir une
parenthése. Les équipementiers fran-
cais donnent des craintes a l'industrie
automobile. Ms peuvent ouivre l'évolu-
tion si elle reste assez lente. Exemple
type: la pendule de bord; d'un seul
coup, tous les mécanismes horlogers
ont cédé la place au quartz. Puis, aprés
un répit, l'an dernier, toutes les montres
ont recu un affichage digital. Mais il ne
s‘agissait que d'un seul équipement. S'il
faut tout bouleverser au rythme de
30 % par an, ils ne suivront pas. En
revanche, l’équipementier allemand
Bosch, qui semble peu intéressé par ce
qui se passe sur le tableau de bord tra-
ditionnel ou évolutif, développe de nou-
veaux concepts et s'avance sur des cré-
neaux du futur tels que la navigation
dont on parlera plus loin.
La grande aventure
de l'informatique automobile
Ces quelques exemples font clairement
ressortir les orientations technologiques
dans lesquelles l'informatique est capa-
ble d'apporter de nouvelles solutions a
des problémes connus de longue date.
Mais ce ne sera pas la seule utilisation
de cette nouvelle discipline dans le do-
maine de l'automobile. II ne faut pas se
contenter d'utiliser l'ordinateur pour
31
adapter ou affiner les techniques du
passé, elle doit aussi faire effectuer un
bond en avant vers de nouvelles utilisa-
tions.
Cest ainsi que, par exemple, l'année
1983 restera dans les annales pour l'ap-
parition de la voiture qui parle. A quel-
ques jotirrs d'intervalle, Renault avec la
R11 puis Peugeot {turbo-injection 505)
ont présenté des véhicules bavards. Ca
nest que l'aspect saillant de l'iceberg
électronique (ces voitures sont évidem-
ment dotées d'un ordinateur de bord).
Mais ca compte beaucoup. De plus en
plus, dans les salons de l'auto, les clients
délaissent les ces pour le con-
fort, I'habitabilité, les sensations. II sera
intéressant de connaitre les réactions
des conducteurs «new look» a ces voix
synthétiques qui leurs enjoignent de
boucler leur ceinture, de s'arréter aussi-
t6t pour cause de fuite d'huite, ou de ra-
lentir.
La parole synthétique, bien qu’a ses
débuts, et sans que l'on puisse garantir
qu'elle persistera et se généralisera a
bord, n'est cependant pas un gadget.
Elle constitue le premier acte de l'aven-
ture de l'automobile intelligente dans la-
quelle le dialogue homme-machine est
dautant plus important que le conduc-
teur ne pilotera plus directement son
véhicule, mais donnera des ordres a
Yordinateur-pilote. La parole synthéti-
que reléve donc de la transmission de
l'information. Et c’est d’autant plus im-
portant que la recherche sur les ta-
bleaux de bord piétine temporairement.
Les premiers affichages a cristaux liqui-
des dont celui de l'américaine Motorola
{sur une Lancia d’essai), sont loin de
convaincre.Pense-t-on que le conduc-
teur, dont le Fegard est mobilisé dehors,
a le temps de déchiffrer un texte écrit en
noir sur fond gris? La vitesse mise a part
{son affichage est légalement obliga-
toire), tous les autres paramétres vont
disparaitre du tableau de bord et ne
viendront s‘afficher que les informa-
tions pertinentes, parfois reprises audi-
tivement, éventuellement sous une for-
me graphique et en couleurs. Mais de
tels écrans (qui excluent pratiquement
le tube cathodique pour cause de cotit et
de fragilité), s'ils sappuient sur des tech-
nologies maintenant bien connues (cris-
taux liquides) sont encore du type «télé-
com» (page texte} et de ce fait pas trés
jolis ou mal contrastés. On peut imagi-
ner sans risque que le futur verra des
écrans interactifs: il suffira de toucher
Yendroit voulu sur l’écran pour faire
apparaitre certaines données, voire
32
pour générer certaines fonctions. Lun
des grands problémes de I'électronique
de commande tient en effet a l’ergono-
mie de la conduite. Dans quelle situa-
tion le conducteur sera-t-il plus a l'aise
et conduira-t-il en sécurité? Car si l'in-
formatique le soulage de bien des ta-
ches, elle lui offre des possibilités nou-
velles qui augmentent les charges de
travail, mine de rien.
Soulagement, par exemple, la possibi-
lité bientét offerte d'une boite de vitesse
en mode sélectif: on pourra choisir un
pilotage sportif, économique ou un
changement de vitesse automatique.
Mais, en contrepartie, de nouveaux ins-
truments viennent a bord, nous allons
en citer deux.
Vers la navigation
routiére automatique
Le radiotéléphone est aujourd'hui
exceptionnel. II sera, sans doute, de-
main aussi banal que son homologue a
domicile. Néanmoins, il sollicite l'atten-
tion du conducteur ; de méme tout sys-
téme de navigation. Pour des raisons
différentes, Allemagne de l'Ouest et le
Japon travaillent beaucoup ce dernier
sujet. Le Japon pour des raisons d'ur-
gence et de simplicité : les rues sont qua-
drillées a angle droit (simplicité} mais les
batisses sont difficiles 4 trouver car nu-
mérotées dans l'ordre de leur édification
et non longitudinalement comme en
Europe. Il suffit donc d'introduire une
cassette dans un lecteur pour se repérer
sur un plan affiché a bord.
En Allemagne, c'est la voie d’avenir
suivie par Bosch-Blaupunk. Premier
systéme, ARI (qui vient d’étre vendu a
New York): le radioguidage (fagon FIP
en plus exact} coupe automatiquement
la musique 4 la radio. Plus sophitiqué, le
systéme ALI, implanté sur une auto-
route trés dangereuse entre Hanovre et
Hambourg, modifie automatiquement
les panneaux qui fixent la vitesse re-
commandée voie par voie. Il s'agit de
boucles électromagnétiques noyées
dans la chaussée, reliées 4 un ordinateur
central. On peut alors, sur un véhicule
équipé d'un affichage idoine, taper sur
un clavier le code des villes de départ et
de destination. Lappareil récepteur dia-
logue avec l ordinateur central a chaque
boucle, et indique au conducteur le che-
min 4 suivre. Un tel dispositif est irréa-
lisable en ville.
Aussi existe-t-il un troisiéme systéme,
prototype, EVA, qui fonctionne avec dis-
crétion & Hildesheim, 02 se trouve le
siége de la société. Le constructeur ne
tient pas a révéler ses secrets, mais EVA
vous guide en ville a la voix et sur
l'écran. Vous tapez les codes de votre
parcours, et l'appareil vous dirige et
vous dévie si le trajet est encombré.
Le nouveau dialogue
«conducteur-véhicule »
Sila voiture qui se dirige seule n'est pas
pour demain (probléme insoluble de
lhomogénéité du parc}, vous admettrez
cependant que nous vivons une notable
transformation des rapports entre l'au-
tomobile et son propriétaire. Létape sui-
vante, sur laquelle les constructeurs
biichent beaucoup, c'est la reconnais-
sance de la parole par le véhicule. Signa-
lons que des voitures pour handicapés
circulent déja en France avec des fonc-
tions de ce type pour des actions mineu-
res {essuie-glaces...) et que de tels procé-
dés sont en cours d’évaluation sur
avions militaires. Comme il est impen-
sable de faire chausser un micro et des
écouteurs a un automobiliste, il faudra
attendre que cette technologie se soit
profondément sophistiquée. Moyen-
nant quoi, puisqu’il n’existe pas deux
voix semblables, l’automobiliste n’aura
plus besoin de clefs pour ouvrir une
portiére. Le véhicule deviendra, assure-
t-on, inviolable dés lors qu'il répondra a
la voix de son maitre.
Dans ce festival de technologies qui
montent a l'assaut de la voiture du futur,
deux constructeurs se font remarquer.
General Motors aux USA a présenté
voici bientét deux ans sa version du
transport individuel de demain. Peu de
choses a en dire si ce n'est la présence
d'une antenne de réception de satellites
pour la navigation. Plus réaliste est la
NRV-II de la japonaise Nissan, véritable
laboratoire sur roues. La NRV-II com-
porte un radar (24 GHz) qui avertit de la
proximité d'un véhicule en fonction de
la vitesse et de l'état de la chaussée. La
NRV-II sait aussi lancer les essuie-glaces
a la moindre trace d'eau sur le pare-
brise, passer en code dés que ses cellu-
les photoélectriques signalent un véhi-
cule en face, réveiller son conducteur
Jorsqu'il s‘assoupit (il y a de quoi sur une
telle voiture} et lui indiquer la route sur
un écran cathodique avec l'aide d'un
disque floppy. La NRV-II réagit encore
a la voix de son conducteur grace a un
micro situé au volant. Représente-t-elle
une vitrine de tout ce que l'industrie ja-
ponaise sait faire, ot la maquette de fai-
sabilité de la voiture de monsieur tout le
monde d'ici cing ans? Ou les deux? Qui
peut le dire, tout va tellement vite. @
GOLDEN N° 3, MARS 1984
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DIX TRAITEMENTS DE TEXTE
AU BANC D’ESSAI
Il y a traitement de texte et traitement de texte,
surtout sur Apple II. Voici les critéres de choix a utiliser
et un tableau général de comparaison.
Depuis que lordi-
nateur est «pres-
que» entré dans les
moeurs grace a la ré-
duction de sa taille
et de son prix, l'un
des premiers logi-
ciels d'application
qui a été développé
pour cette machine
concerne le traite-
ment des textes.
Dans _n‘importe
quel milieu profes-
sionnel, il existe tou-
jours ce type de pro-
gramme qui a pour
avantage de réduire
les tonnes d’archi-
ves d'une société a
l'épaisseur de quel-
Réalisé par Telegraph a l'aide d'un processeur Graph 8, enregistré sur Apple II.
tes a l'écran avant
impression, de la
suppression ou in-
sertion de caracté-
res, mots, etc..., de la
mémorisation du
texte intégral ou
partiel, des possibi-
lités de recherche
de chaines de carac-
téres a travers le tex-
te (avec choix de
suppression ou de
remplacement ma-
nuel ou automati-
que), et, enfin, de
l'impression forma-
tée sur imprimante.
Le principal pro-
bléme provient de
la constitution de
ques disquettes,
puis de multiplier par un coefficient
non négligeable l'accés aux informa-
tions.
Les créateurs de I'APPLE II n’ont cer-
tainement pas voulu faire de cette excel-
lente petite machine une unité parfaite
de traitement de textes comme le sont
des systémes sophistiqués types Xérox-
Star ou Wang. Si cela avait été le cas, ils
auraient commencé par le doter d'un
clavier complet. Pourtant, son universa-
lité a conduit de trés nombreux pro
grammeurs 4 concevoir des program-
mes capables de lui permettre d'assumer
cette fonction. Il nexiste pas moins d'une
trentaine de programmes de traitement
de texte pour APPLE II, II+ et Ie.
Les plus connus sont Applewriter I, IT
et He écrit par Paul Lutus, Wordstar
4
écrit sous CP/M (le plus répandu qui a
été adapté aux commandes de I'Apple),
Magic-Window I et II {Autotexte en
frangais), Screenwriter II (Le Rédacteur
en francais), The Correspondant, Super
‘Text II, Write-on, Zardax, Super Scribe,
Letter Perfect, Easywriter et Easywriter
Pro, The Scribe, The Secretary, Visi-
word, PFS Write, Format II, Epistole {un
des rares logiciels congus par des Fran-
¢ais)... Lénumération pourrait étre
longue.
Les adaptations
Pratiquement tous les programmes
existants ont les fonctions principales
du Traitement de textes. Elles sont au
nombre de six. II s'agit de la frappe en
continu, de la correction facile des fau-
VAPPLE II lui-mé-
me qui non seulement ne posséde pas
un clavier complet, mais en plus ne
génére pas les lettres minuscules dans
sa version standard. On ne peut que
rendre hommage au génie des créateurs
qui ont su trouver diverses astuces pour
pallier cet inconvénient, soit par pro-
gramme, soit par le remplacement de la
ROM spécialisée. Les premiers pro-
grammes provenant en majorité des
Etats-Unis, ne permettaient pas sur
APPLE Il et Il + d'afficher les caractéres
accentués, sinon au prix d'une gymnas-
tique fastidieuse. Cela na pas empéché
l'édition de milliers de lettres sur
APPLE, qui offrait déja une puissance
de travail dépassant en vitesse et en
fonction, celle de machines spécialisées
dix fois plus cofiteuses. Plus récemment
GOLDEN N° 3, MARS 1984
APPLEWRITER
‘AUTOTEXTE
“BANKSTREETWRITER
EASYWRITER
EPISTOLE
FORMATO
MAGIC WINDOW __ MAGIC WINDOW IT iz
PFS WRITE PFSWRITE. | @ | —
PLUME : PLUME ear }
SCREEN WRITER II SCREEN WRITER IL T=
‘SUPER SCRIBE IT ‘SUPER SCRIBE I
SUPER TEXT II i! SUPER TEXT II T=
VISIWORD. VISIWORD [=
‘WRITE ON ‘WRITE Salk eS
ZARDAX ZARDAX f ee
@ oul—Wnon
Yapparition du modéle Ie, avec un cla-
vier plus complet et des commandes
dédition plus élaborées (touche TAB,
fléches Haut/Bas, DEL) a relancé I'ar-
deur des créateurs et une nouvelle gé-
nération de programmes a vu le jour.
APPLEWRITER, incontestablement
le plus répandu, s'est mis au goat du
jour suivi de créations nouvelles tel
FORMAT IL-VISIWORD-PFS WRITE...
Par ailleurs, les programmeurs fran-
gais ont commencé a prendre cons-
cience de la place laissée sur le marché
national et on voit apparaitre d'excel-
lents programmes bien adaptés aux par-
ticularités de notre langue (EPISTOLE,
PLUME, KA TEXTE, etc.}.
Critére de choix
Il nexiste aucun traitement de textes
parfait et chacun doit choisir en fonc-
tion du type de courrier ou de docu-
ment qu'il doit écrire, Wordstar, pro-
gramme a vocation professionnelle, ne
satisfera pas le cadre qui édite de temps
aautre une note ou un court rapport. Le
scientifique ou |'ingénieur qui met au
propre ses tableaux appréciera les astu-
ces de Autotexte (plus connu sous le
nom de Magic Window). Le notaire que
GOLDEN N° 3, MARS 1984
ne rebute pas, a l'occasion, une pro-
grammation simple, sera trés satisfait de
Ja puissance du langage WPL de Apple-
writer, qui lui permet d’automatiser et
de personnaliser la rédaction de con-
trats composés de paragraphes assem-
blés de facon conditionnelle,
Quelques régles générales sont a res-
pecter: vous devez éviter les program-
mes périmés, lourds a mettre en place et
lents. Nous vous conseillons également
de fuir les programmes «champions»
qui font tout, mais au prix d'une déses-
pérante lenteur et d'un maniement
complexe, (Vous arrivez avec un peu
d'expérience aux mémes résultats avec
des programmes simples et souples.}
Retenez les programmes qui simulent
Je mieux la feuille de papier qui sortira
de votre imprimante (style «recopie
d'écran»). Aussi, en fonction des possi-
bilités de votre imprimante, il serait ju-
dicieux d’adapter votre choix (les micro-
pas et autres perfectionnements profes-
sionnels ne sont, par exemple, d'aucune
utilité sur une petite matricielle bon
marché).
En résumé, le type de texte a éditer et
le type de configuration disponible sont
les éléments clés d'un choix astucieux
@ oul -Wnon
ajoutés a la personnalité de l'opérateur.
Les programmes cités ne constituent
qu'un exemple et n'engage que l'expé-
rience de l'auteur.
Simple et facile
Si votre travail consiste en la création de
courtes notes a mettre en route rapide-
ment, susceptibles de subir de nom-
breuses corrections, facile 4 apprendre
et a utiliser, demandez a votre reven-
deur un logiciel qui se charge en mé-
moire rapidement, doté de peu de fonc-
tions annexes et de commandes a action
immédiate avec un menu explicite et
permanent. (Par exemple, BANKWRI-
TER, PFS WRITE.)
Commerce et fichiers
Pour les lettres commerciales dont la
présentation ne varie guére, certains
programmes permettent de créer plu-
sieurs phrases types et de transmettre
fréquemment des fichiers 4 d'autres
correspondants.
Dans ce cas, sélectionnez un logiciel
qui sauvegarde vos informations sous
forme de fichiers TEXTE afin de les re-
prendre avec d'autres logiciels. S'il pos-
séde un glossaire, cela n'en est que
35
suite page 38
pondant |
Cores |
| Letter
Format If | Perfect
Rédacteur
le
1) || | | LT] | 1]
OP OOP SOPP O0@ ebb blab bad © per pp >
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NOM DES LOGICIELS
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Epistole
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3.0
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cial contenant toutes les phrases ré-
pétitives qui seront appe
d‘écriture a l’écran. Les fonctions de re-
cherche et de remplacement rapides et
sires seront appréciées avec la tabula-
tion facile et visualisable a l'écran. No-
tez aussi que le déplacement rapide du
curseur a travers le texte avec retour im-
médiat en fin de texte est un avantage a
considérer. (APPLEWRITER, AUTO-
TEXTE II, FORMAT II, EPISTOLE).
Mailing fréquent, lettre ou note de-
mandant une mise en page soignée sur
machine 4 écrire de qualité courrier,
avec marges décalées pour les paragra-
phes, positionnement choisi sur la page
en fonction de la longueur du texte...
rien de tel pour réaliser ces fonctions
que FORMAT I, AUTOTEXTE II,
WORDSTAR ou EPISTOLE
Courrier de qualité
Si votre courrier professionnel est éven-
tuellement destiné a étre utilisé en impri-
merie, avec micro-justification et mise en
page précise, les logiciels WORDSTAR et
FORMAT II sont pour vous.
COMMENT CHOISIR UN TRAITEMENT DE TEXTE
EN FONCTION DE SES BESOINS PROPRES
Si vous privilégiez: Choisissez:
La simulation de la feuille AUTOTEXTE II
imprimée FORMAT II
WORDSTAR
La meilleure exploitation WORDSTAR
de votre imprimante FORMAT II
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EPISTOLE
La puissance en toute APPLEWRITER Ile
simplicité AUTOTEXTE II
PFS WRITE
La frappe de tableaux AUTOTEXTE II
a litalienne WORDSTAR
| La mise en colonnes EPISTOLE
Les assemblages, le le courrier
Re GauCuuIgeuy We Cus aac
automatique
APPL! WRITER Ile (WPL! )
AU TOTEXTE I
Les habitudes de travail,
le choix universel et durable
WORDSTAR (fonctionnant
sur presque tous les micro-
ordinateurs}
Remarques: Communication entre programmes: Si vous devez changer
votre Programme de Traitement de texte actuel, sachez q lupart d'entre:
eux réalisent une sauvegarde sur disquette au format TE sous DOS 3.3.
Test ainsi possible de lire les fichiers avec un autre programme. Quelque- |
fois, il faut au préalable renommer le fichier car beaucoup de programmes |
doivent trouver dans le catalogue un suffixe d'identification
Ex.: AUTOTEXTE lit les fichiers de APPLEWRITER en mode «non for- |
maté» si on ajoute .MW aprés le nom figurant au catalogue ; a l’inverse, on
peut lire un fichier AUTOTEXTE avec APPLEWRITER. On voit la modifica-
tion a faire par un « CATALOG » sous BASIC.
@ Savez-vous qu'il est possible d'utiliser un programme de Traitement de
textes pour écrire avec une Table Tracante et ainsi réaliser de belles affiches?
@ Savez-vous que l'on peut se servir de son programme favori pour se faire
un fichier adresse efficace (grace a l'utilisation de la fonction recherche}. Ce
procédé permet d'adresser un courrier a la bonne adresse sans changement |
de logiciel).
38 GOLDEN N° 3, MARS 1984
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Vous pouviez envoyer des informations par modem. Désormais,
votre micro-ordinateur se transforme aussi en Minitel ou en
un systéme serveur avec la carte électronique Apple-Tell.
Le systéme Minitel permet d'accéder a
de nombreuses sources d'informations
telles que l'annuaire téléphonique, la
Redoute, les Trois Suisses, le PMU...
sans sortir de chez vous, pour le prix
d'une communication téléphonique et
70 F par mois de location d'appareil. Si
ce systéme rend beaucoup de services,
il est maintenant accessible a partir de
votre micro-ordinateur Apple II grace a
une carte électronique qui émule Mini-
tel et posséde bien d'autres possibilités.
Par exemple, vous pouvez prendre un
texte a partir d'un serveur, le mémoriser
sur une disguette et le corriger avec un
logiciel type Applewriter, Vous pouvez
aussi vous transformer en un serveur
sans toucher le moindre contacteur.
Son créateur, de plus en plus connu,
Roland Moreno et son équipe, inven-
teur de la carte 4 mémoire, du jeu de
mot et lauréat de la derniére « Pomme
d'Or» d'Apple, développe d'autres cartes
aux mémes fonctions pour Apple III,
Macintosh et IBM-PC. Elles sont pré-
vues pour le prochain Sicob de septem-
bre.
Transpac
Transpac est un réseau public de
commutation de paquets créé par les
Télécommunications prévu pour faire
transiter des informations codées et évi-
ter 'encombrement des lignes télépho-
niques. Il permet officiellement de réa-
liser des économies. En effet, vous accé-
dez a Transpac en composant soit le
613.91.55 soit le 614.91.66. Pourquoi
deux numéros? Le premier se connecte
aux services professionnels de Télétel et
est presque gratuit. Si le serveur se
trouve en région parisienne, vous ne
payez qu'une taxe quelle que soit la du-
rée de l'appel. Malheureusement, assez
peu de services sont disponibles, Le se-
cond numéro permet de vous relier sur
le service public de Télétel. Ce dernier
vous cofite une taxe toutes les 120 se-
condes quelle que soit !'implantation du
serveur. Dans ce domaine, il se déve-
loppe des services presque chaque
mo
Showing the first 100000 of 256968 characters.