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MENSUEL N°5,
Le Magazine des Utilisateurs d’Ordinateurs Personnels APPLE ‘et Compatibles.
LA PEINTURE SUR
ORDINATEUR
CONSUMERISME
A POUROUCONTRE
LE CONTRAT
DE MAINTENANCE
| PREMIERE INITIATION
H| AU LANGAGE PASCAL
OLIVETTI MIO
UN TERMINAL PORTABLE
L'OLIVETTI M 10, un véritable ordinateur portatif. En perma-
nence, 4 programmes incorporés : traitement de textes, gestion de
fichiers d’adresses, agenda (couplé a I’horloge interne) et télécom:
munication, Bien sir, il se programme en Basic MICROSOFT et
peut étre connecté & n‘importe quel ordinateur équipé d'une prise
RS 232, pour en devenir le terminal portable. Par exemple, le M
10 relié & un Apple par une carte série peut tranférer ses fichiers
Ou ses textes pour étre traités, stockés... dans I'Apple. Tout seul i!
fonctionne aussi comme un vrai util professionnel qui mesure 30
x 25 x 21 cm et qui ne peése que 1,7 kg !
Caractéristiques techniques : 8 KRAM extensible 8 32 KRAM
Clavier Azerty accentué avec 94 caractéres graphiques — 12
touches de fonction — sorties RS 232 et Centronics — prise
pour magnéto — cassettes, pour lecteur de code — barres et pour
Modem — écran inclinable & cristaux liquides — 8 lignes de 40
caractéres, ou graphisme 240 x 64 points — générateur de son sur
5 octaves.
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PsOMMAIRE)
Heureux mariage de l'informatique et du
graphisme, la couverture du numéro 5 de
Golden a été congue par la société Biz-
graph. Pour sa création, ila fallud‘abord
mémoriser les structures de base du des-
sin dans lordinateur a l'aide d'une tablette
graphique et d'un lecteur optique qui a
permis de «décalquer» le schéma en le
Figitalisant Le dessin stocké sur disque
dur est ensuite affiché sur un écran vidéo
d'une résolution graphique de 1024 x 779
points, disposant de 256 couleurs a l’écran
parmi un choix de 2,4 millions de teintes.
Le micro-ordinateur Apple Ile ne sert aux
hhistes qua donner les ordres disponi-
les dans le programme de la société New
England Technology qui permet de chan-
7 Gson gré les couleurs, de rajouter des
eves de déplacer certaines zones... Tou-
tes ces commandes sont envoyées vers un
convertisseur vidéo qui traduit les ordres
numériques en signaux RVB. Lensemble
du matériel nécessaire a ce Paptdnys d'image
a colité la coquette somme de 650000 F
Notre «belle aviatrice» a également
demandé 4 heures de travail.
Nos lecteurs trouveront entre les pages
16-17 et 80-81 un encart abonnement pa-
giné 1a1V.
Golden est un magazine totalement
indépendant. Il n'est affilié ni a Apple,
nia Apple Seedrin. Apple est une mar-
que déposée de Apple Computer Inc.
EDITORIAL : LA CIVILISATION INFORMATIQUE 5
LE MONDE DE LA MICRO-INFORMATIQUE 8
CONSUMERISME: Maintenance : faut-il souscrire 19
REPORTAGES
EN VISITE CHEZ LES NOUVEAUX PEINTRES. Une nouvelle génération diartis- 23
tes est née. Elle utilise des méthodes modernes pour peindre... sur la «toile» électro-
nique d'un ordinateur. .
MICROPRO: DANSEUSE ETOILEL DU DU LOGICIEL. Premiére société mondiale de 32
logici~'s professionnels, elle souhaite désormais toucher toutes les gammes de
machines.
DECHAMPOLLION A ALORDINATEUR. Si une quarantaine de sitcles noussépa- 36
rent des Egyptiens, la technologie d'aujourd'hui nous permet de mieux comprendre
leur écriture.
MAC CHRONIQUE
LIMPRIMANTE IMAGEWRITER. Une recopie fidéle d'écran. Vendue avec le 46
Macintosh, |'imprimante série ImageWriter est un périphérique de reproduction de
documents sur papier d'une étonnante qualité.
MATERIELS
ACTUALITES MATERIELS - 14
LES DISQU! ETTES ET LEURS SECRETS (2* PARTIE). Méthodes de mémorisation, 28
synchronisation, codage des informations sur les disquettes, ainsi vous saurez presque
tout sur le stockage des données dans vos lecteurs.
‘TEST: LE DESSIN ASSISTE PAR MANETTE DE JEU. Un joystick ainsiqu'un puis- 42
sant logiciel animent le Robographic 1000, étonnant systéme de DAO bon marché.
LOGICIELS
LAPPROCHE DE LA PROGRAMMATION. Il existe différentes méthodes pour Be 38
grammer. Des instructions machines tapées au clavier aux commandes accessibles
sur écran, il a fallu 25 ans d'évolution.
INITIATION : PREMIERS PAS AVEC APPLEWRITER. Le plus connu destraitements 51
de textes sur Apple n'est pas toujours d'un maniement aisé. Quelques explications
s'imposent
INITIATION : LE LANGAGE PASCAL. Mondialement connu, plus puissant quele 56
Basic, le Pascal n'est pourtant pas plus difficile a apprendre que les autres langages.
COMPARATIF : LES LANGAGES LOGO: LEQUEL CHOISIR? Apple Logo et Edi 62
Logo sont disponibles en France. Aussi les programmes de l'un sont transposables
4 autre aprés une petite gymnastique de «traduction» d’instructions.
ACTUALITES LOGICIELS
al
BOITE A OUTILS
LE JEU DU SERPENT EN LOGO. Dans un champ de salade, vous nlavez que 21 66
secondes pour faire manger a notre tortue ses 13 salades sinon gare aux indigestions.
UN JEU DE MORPION EN TROIS DIMENSIONS. Célébre dans les écoles, ce jeu 68
est adaptable sur |'écran de votre micro-ordinateur.
COURRIER 6
MANIFESTATIONS 84
CALENDRIER
BIBLIOGRAPHIE
GOLDEN N® 5, MAI 1984
La bourse en direct
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92521 Neuilly-sur-Seine Cedex
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Calvados N* 2500
Directeur de la rédaction
jean PELLANDINI
Rédacteur en chef adjoint
Bernard NEUMEISTER
Secrétaire de rédaction
Herma KERVRAN
Directeur Artistique
Horst WIDMANN
Maquettiste
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Photographe
Mare GUILLAUMOT
Ont collaboré 4 ce numéro:
Jean-Luc BOYER,
Daniel BREGUET,
Eric BRUILLARD,
Pascal GERARD
Nicole LE GUENNEC,
Philippe PIERRE-ADOLPHE,
Claudine NOBLET,
Norbert RIMOUX,
Dominique ROBERT,
Pierre ROUGEVIN-BAVILLE
Michel SAINT SETIERS
Golden est un magazine tot
I n’est affilié ni @ Apple, ni a Apple Scedrin. Apple
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250, 20 numéros: 500 FF TTC. Réglement par
chéque bancaire ou postal trois volets a adresser
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Gaulle, 92521 Neuilly-sur-Seine Cédex
GOLDEN
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ment indépendant
Micro Presse est membre de Computerworld
Communications, premier groupe mondial de
presse informatique. Le groupe public 44 publi
cations dans 18 pays. 9 millions de lecteurs lisent
au moins une publication du groupe chaque mois.
SO TORIAL
BERNARD NEUMEISTER
LA CIVILISATION INFORMATIQUE
Si le monde a mis des mil-
liers d’années a découvrir et
domestiquer ['électricité, bien
que les Grecs de l'Antiquité
en aient eu une vague idée,
il semble qu’a l'aube du XXI*
siécle, ce méme monde ait
rattrapé son retard. Alors que
les physiciens Volta, Watt et
quelques autres, ont démon-
tré l'existence de la fée élec-
tricité, il n’a fallu qu'une qua-
rantaine d’années pour in-
venter une civilisation élec-
tronique qui se transforme
petit 4 petit en une civilisa-
tion informatique. Car, que
nous promettent nos «sym-
pathiques» ingénieurs et fu-
turistes d’aujourd’hui? Tout
simplement de «rester chez soi» en permanence. Bien entendu, ceci peut
plaire et cela plaira, mais a qui? Un récent reportage télévisé sur le Japon
nous explique que les habitants de ce pays seront entiérement dépen-
dants de leur terminal d'ici la fin du siécle: pour les achats en tout genre,
pour le courrier, pour les devoirs des enfants, pour la banque, pour le
travail du pére de famille, pour les occupations intellectuelles de la mére
au foyer..., d'ici 4 ce que le sport ou la nourriture arrive par le petit écran,
nous nen sommes pas loin. D'ici a ce qu'une société de logiciels choi-
sisse 4 votre place comment vous devez vivre...
Si la technique permet toutes ces possibi de nombreuses sociétés
ont compris qu’elles pouvaient gagner de l'argent par ces nouveaux moyens
de communication. Ainsi, tous les services offerts par Minitel sont loin
d’étre gratuits. acces a l'information est plus rapide, mais s'il faut payer
dix fois le prix de cette information pour rester chez soi, c'est un peu
cher.
Aux Etats-Unis, la guerre des taxes téléphoniques a commencé. Les com-
pagnies privées baissent leurs tarifs a tour de bras. En France, au con-
traire, les prix augmentent.
Aussi, si l'informatique associée au téléphone, considéré comme I’élé-
ment indispensable a tout micro-ordinateur, nous aident dans beaucoup
de domaines, il ne faut pas non plus que nous en dépendions totalement.
Car, imaginez une panne d'électricité ou une gréve a long terme, et
nous sommes bons pour une panique générale. informatique n'est plus
un phénoméne de mode, mais elle rentre un peu trop vite par la grande
porte.
Si nos enfants et nous-mémes, adultes, devons apprendre a manier ces
nouvelles machines, il ne faut pas, non plus, qu’elles deviennent comme
la télévision, le centre du foyer.
La déesse informatique nest pas, et souhaitons qu'elle ne le soit jamais.
Il faut la domestiquer et la soumettre a nos services et non pas |'in-
verse.
GOLDEN N° 5 MAI 1984
Le courrier des lecteurs de la revue Golden vous fournit chaque mois des répon-
ses 4 vos questions, des conseils pour résoudre vos problémes ou des adresses
de sociétés, N'hésitez pas 4 nous écrire, nous essayerons toujours de vous aider.
Quel nouveau langage choisir?
Lisant avec beaucoup d'intérét votre re-
vue, votre rubrique d'initiation au Logo
miaméne 4 vous poser la question. sui-
vante: voulant quitter le Basic pour un
autre langage plus rapide et plus souple,
pourriez-vous me conseiller? Sachant
que ma programmation tendrait plus
vers un domaine ludique, qu‘en est-il des
langages Assembleur, Logo, Pascal, et
quels sont les divers types disponibles sur
un Apple Ile?
PR. 94430 Chenneviéres-sur-Marne
En ce qui concerne la rapidité, vous
ne trouverez jamais un langage plus
rapide que l'Assembleur car les ins-
tructions agissent directement sur le
processeur, il n'y a donc nul besoin
d'un compilateur ou d'un interpré-
teur comme le nécessitent les autres
langages. Malheureusement, la rapi-
dité est au détriment de la souplesse
car les suites d'instructions que vous
stockez en mémoire ne sont pas trés
compréhensibles par l'amateur, ou
lisent un programme qu'ils n‘ont pas
écrit. Le langage Logo est idéal si vous
désirez apprendre les notions de base
de la programmation structurée sans
éprouver de problémes, et, de plus, en
vous amusant.
Cependant, si Logo est intéressant
pour de nombreuses possibilités, il lui
manque encore certaines caractéris-
tiques qui lui permettraient de deve-
nir le langage de l'avenir. Si ce dernier
existe, nul ne le connait encore, car il
doit naitre a peine dans les centres de
recherches,
Pourtant, il existe un Jang re ASSEZ
rapide et trés riche en possibilités: le
Pascal. Rapide, car c'est un langage
compilé. C'est-a-dire que le pro-
gramme est entiérement traduit en
langage machine par le compilateur,
traduction qui sera utilisée lors de
l'exécution, d’od un gain appréciable
de temps par au langage inter-
prété of chaque ligne lors de l'exécu-
tion demande ine interprétation. De
plus, Pascal est un langage structuré,
donc il vous donne d’excellentes
méthodes de programmation.
Pourtant, un langage qu'il ne faut
surtout pas oublier si vous désirez
programmer des jeux dotés de graphi-
ques: le Forth, que nous vous conseil-
lons pour vos futures activités.
Bien qu'il demande une certaine
habileté, sa rapidité est excellente
pour le domaine ludique. N'oublions
pas cependant que l'Apple II peut
recevoir le Lisp pour I'intelligence ar-
tificielle,
Jane sur Apple
Beaucoup de lecteurs nous réclament
Vadresse de la société Ordinateur Ex-
press a la suite de notre article paru
dans le N° 2 de Golden pour obtenir
de plus amples renseignements. (A
noter que Jane est disponible en fran-
¢ais.) Ainsi la société est implantée 3,
tue Pelouze, 75008 Paris.
Laccent circonflexe
et les minuscules
Possédant un Apple II+, une ROM «mi-
nuscule », une imprimante Apple matri-
cielle, quel traitement de texte puis-je uti-
liser en obtenant les voyelles accentuées?
De plus, comment « fabrique»-t-on l’ac-
cent circonflexe et tréma?
JJ. Borredon, 40340 Samadet
Avec votre machine, vous pouvez uti-
liser au moins deux logiciels de traite-
ment de texte: Applewriter II et Epis-
tole. Lavantage de ce dernier est qu'il
est trés performant, écrit en frangais
par des Frangais et que vous pourrez
l'utiliser sur un Apple Ie si vous déci-
dez de changer de machine. Les cons-
tructeurs d’Epistole fournissent tous
les éléments nécessaires pour l'adap-
tation de ce produit. (Epistole est com-
mercialisé par Micro Assistance, 66,
rue Castagnary, 75015 Paris). Sur un
Apple Ie équipé du traitement de
texte Applewriter Ile, vous pouvez
changer tous les paramétres qui vous
déconviennent. Vous pouvez aussi
obtenir tous les accents que vous vou-
lez. Par exemple, les accents circon-
flexes ou trémas s'obtiennent de la
maniére suivante: tapez l’accent
avant la lettre, puis «Control V»,
«Control H» et «Control V», puis les
lettres restantes y compris celle qui
regoit l'accent. «Control V» indique a
Vordinateur de faire attention car le
caractére suivant sera un caractére de
contréle. «Control H: fait reculer le
caractére suivant d’un espace. Ainsi,
la lettre qui regoit l'accent est bien
sous le signe et non espacée d'un
«blanc». N'oubliez jamais de réins-
crire un «Control V» pour annuler le
premier ordre sinon l'ordinateur ris-
que de vous écrire n‘importe quoi. Un
dernier détail, sur un Apple II normal,
il vous est impossible de changer le
caractére qui décide du souli
d'un mot (le ¢ sur l'Apple I et I+).
Par contre, sur l'Apple Ie, il faut de-
mander la liste des spécifications
d'impression en tapant «Control P»
puis «?», et, enfin, changer le carac-
tére en tapant UT& pour remplacer le
¢ par & (caractére peu employé}.
Mais, attention, avec ce principe, il est
impossible de justifier correctement
la ligne qui comporte des accents cir-
conflexes ou trémas. Le programme
considére le «Control H» comme un
caractére normal. Il y adonc un déca-
lage en fin de ligne correspondant a
autant de signes ? ou 7
~ GOLDEN N° 5, MAI 1984
“PROFESSION DETECTIVE”
SURPRENEZ NOS VOLEURS PAR LINTELLIGENCE
DE VOTRE ENFANT.
)
EDICIEL —_
“Il aura besoin de toute sa ruse, de
toute son intelligence et de beaucoup de
sagacité pour aller jusqu’au bout de faventure”.
Profession détective, il va falloir faire marcher les cellu- A
les es... Pour que ifant ait la téte bien faite plutét que
seulement pleine, édite quatre jeux éducatifs de a.
la collection Spinnaker. Ces jeux vont développer la
sagacité, la finesse et intelligence de lenfant
tout en satisfaisant son envie de jouer. SPUUVANLE/2R
Avec Spinnaker votre enfant va trouver
que Cest tres amusant d’étre fr
inteligent Profession détec: DES JEUX DROLEMENT INTELLIGENTS.
tive, jouez avec vos
disquettes sur
Apple Il 48K,
et Apple
lle.
POMMES DE TERRE ET FRAMBOISES ELECTRONIQUES
Grace a des recherches menées par
le Scottish Institute of Agricultural
Engineering {SIAE), les pommes de
terre des étalages auront bientét une
apparence plus réguliére.
Cet organisme a en effet mis au
point une «pomme de terre électroni-
que» munie d'un transducteur et sys-
tématiquement testée par comparai-
son avec l’original. Et le ministére bri-
tannique de l'‘Agriculture vient de pu-
blier un rapport décrivant le procédé.
Le SIAE avait déja utilisé les trans-
ducteurs 4 des fins peu communes, il
y a quelques années, en mettant au
point un équipement de cueillette au-
tomatisée des framboises : des trans-
ducteurs «déguisés» en framboises
servaient a obtenir des informations
sur les diverses forces exergant des
effets sur ces fruits lors de la cueil-
lette. Lemploi, a cet effet, d'une vraie
framboise parvenue a maturité s‘étant
révélé impossible, les spécialistes ont
fabriqué des baies pour faire office de
modéles. Chacune était munie d'un
transducteur pesant seulement 0,5 g.
Douze de ces baies ont été atta-
chées a des framboisiers et reliées, par
des fils électriques, 4 un stylet et 4 un
dispositif enregistreur. On a ainsi pu
enregistrer des mouvements d'accélé-
ration axiale et radiale et obtenir des
données impossibles a connaitre au-
paravant.
Cet institut étudie a présent les ris-
ques auxquels sont soumises les pom-
mes de terre lors de la récolte méca-
nique et du conditionnement. Des
études montrent que 20 % de ces lé-
gumes subissent des dégats pendant
cette phase. S'ajoutent encore 10 %
de légumes ayant subi des chocs in-
ternes qui leur donneront une appa-
rence bleue ou noire.
Cest pour découvrir quelle est
l'étape qui comporte les risques de dé-
gats les plus élevés que le SIAE a mis
au point des «pommes de terre élec-
troniques» en mousse de plastique,
avec accélérométre, émetteur et peti-
tes piles rechargeables. Lémetteur en-
voie un signal radio sur une trés haute
fréquence, qui se trouve modulée
lorsque le transducteur est activé.
Un magnétophone stéréo a piles
enregistre les signaux émis par le lé-
gume électronique durant la récolte
mécanique et les opérations de cali-
brage. On peut également enregistrer
des observations permettant de situer
la pomme de terre par rapport a
l'émetteur. Lorsque le légume est sou-
mis a une accélération importante —
et risque précisément de subir des dé-
gats — la fréquence du signal émis se
modifie. Et grace aux observations
enregistrées donnant la position de la
pomme de terre dans la machine, on
peut chercher les causes de cette mo-
dification. Aprés étude des tracés, on
prend des mesures permettant de ré-
duire les chances d'avarie: modifica-
tion de la machine, ralentissement du
rythme des opérations. D’autres es-
sais permettront ensuite de découvrir
d'autres points faibles, et ainsi de sui-
te. Thorn EMI Datatech Ltd, a Thorn
EMI Information Technology Company,
Spur Road, Feltham, Middlesex TW14
OTD.
FINI LES ANGLES MORTS ET LES RETROVISEURS SPECIAUX
ys les automobilistes
Tous les morts lorsqu'ils font ie
manceuvres en marche arriére.
Méme les rétroviseurs spéciaux ne
viennent guére a bout du probléme.
Désormais, le probléme est presque
entiérement résolu par un dispositif
électronique, fabriqué 4a Hong-Kong
par Polytron Industrial Co., qui indi-
que la distance entre un véhicule qui
recule et tout obstacle dressé sur sa
route, a la fois par un affichage a cris-
taux liquides et par un signal sonore.
Baptisé « Détecteur PORON S-100»,
il se présente comme un circuit a se-
mi-conducteur dont la piéce mai-
tresse est un circuit intégré, masqué
de maniére traditionnelle. Des si-
gnaux apparaissent sur l'affichage
marche rales yi dan obsta-
cle. Un bip-bip retentit simultané-
ment toutes les 0.7 sec., puis toutes
les 0.2 sec. lorsque la distance se rac-
courcit 42 m. Le bip-bip devient une
alarme continue si le véhicule arrive
A 1 mde distance de lobstacle,
Le PORON S-100 est formé de deux
éléments: une console dotée de tou-
ches de commande, d'un affichage
électronique et d'un radar fixé a l'ar-
riére de la voiture. (La société fabri-
que aussi deux autres modéles, cha-
cun doté de 2 moniteurs, adaptés aux
véhicules utilitaires et aux poids
lourds.)
‘Tous les modéles affichent les dis-
tances en pieds ou en métres, au
hoix de l'utilisate
ps ensemble est tres facile a installer:
les cables sont fixés soit sur les feux
arriére, soit sur l'allumage. S'il est fixé
sur les feux arriére, le PORON S-100
fonctionne automatiquement. Bran-
ché sur l'allumage, il faut le déclen-
cher manuellement. Le PORON
$-100 est livré dans un coffret qui con-
tient un manuel d'utilisation illustré.
Les modéles destinés aux véhicules
de tourisme et aux véhicules utilitai-
res de taille moyenne fonctionnent en
12 V. Le modéle destiné aux poids
lourds fonctionne 4 la fois en 12 et
24 V. Polytron Industrial Company, Mai
Kee Industrial Building 20th Floor, Flat
B, San Hop Lane, TMTL 44, Tuen Mun,
New Territories, Hong-Kong.
suite page 11
GOLDEN N° 5, MAI 1984
. :
“COCCINELLE”
: EVEILLEZ VOTRE ENFANT A ART
: CONTEMPORAIN.
°
)
EDICIEL
AB
ae,
SPINMANERE
DES JEUX DROLEMENT INTELLIGENTS.
RITEMAN, c’est une nouvelle
génération d'imprimantes exceptionnelles ve,
par leur avance technologique, leur qualité d'impression 7
et leur ligne compacte : RITEMAN mesure 7,3 cm d’épaisseur
pour un poids de 5 kg.
C’est aussi une gamme complete :
RITEMAN 120, 140 et 160 cps, 80 et 132 colonnes dont la qualité
d‘impression est réalisée par une matrice 9 x 9.
Bi-directionnelle optimisée, RITEMAN est friction-traction.
63 Ipm, 100 mil. sec. en “line feed’, rendent performant
le débit de traitement par un saut de ligne rapide et un
contréle de format.
Un réel rapport de point 1 : 1 permet 4 RITEMAN un graphisme
délicat, ainsi que la réalisation de cercles parfaits.
== SAZUR
TECHNOLOGY
ROUTE DES MILLES
‘DU SOLEIL
13100 ADCEN-PROVENCE me
Tel, (42) 26.32.33. Télex.420 316 F = | —t M AN
DISTRIBUTEUR POUR LA FRANCE | ca
suite de la page 8
— MOND
E
Pour faciliter la vie de bureau, Domi-
crest (HK) Ltd. lance un bloc-note
informatique tout a fait surprenant,
puisqu'il travaille, dans certains cas,
beaucoup plus efficacement qu'une
secrétaire.
Le Biztek Pad se présente comme
un ordinateur de poche, doté de pu-
ces de circuits intégrés spécialement
congues pour lui et servi par une mé-
moire de 4000 caractéres. Il sait stoc
ker des messages (mots et chiffres) et
les afficher sur simple demande, mais
il fait également fonction de calcula-
trice, de réveil et de chronométre. Ce
gadget incorpore en outre un calen-
drier, qui court du premier au dernier
jour du siécle, ce qui permet d'appe-
ler n'importe quelle date et n'importe
quel rendez-vous... jusqu’en fin de sié-
cle! Cette fonction de calendrier per-
met également de se faire des aide-
mémoire sonores jusqu'au 31 décem-
N’OUBLIEZ PAS D’APPELER VOTRE EPOUSE
bre 1999, qui rappelleront certains
rendez-vous ou dates a n‘oublier sous
aucun prétexte ; elle permet aussi de
tenir un registre permanent des
rendez-vous.
Le Biztek Pad ne mesure que 136 x
90 mm pour 9 mm d’épaisseur, C'est
un «poids plume» puisqu'il ne pése
que 120 grammes, en comptant ses 3
piles rondes en oxyde d'argent.
Son mini-clavier comporte 43 tou-
ches ; 28 sont des touches de données,
les autres des touches de fonction.
Chaque touche de données peut fonc-
tionner dans deux ou trois modes dif-
férents,
Pour stocker un message, il suffit
dappuyer sur une touche de fonction
LET et de frapper le message qui s'af-
fiche ensuite sur l’écran. En appuyant
sur la touche STO, la mémoire est re-
mise a zéro et préte a enregistrer de
nouveau. Tous les messages peuvent
étre horodatés pour rappeler un ren-
dez-vous ou un fait particulier. Luti-
lisateur peut également programmer
Yalarme — un bip-bip sonore ininter-
rompu qui retentit pendant une mi-
nute — pour une date et une heure
donnée... jusqu’a la fin du siécle!
Le Biztek Pad fonctionne comme
une calculatrice ordinaire lorsqu’on
appuie sur la touche de fonction
NUM. Plusieurs fonctions spéciales
permettent d'en faire un outil de
comptabilité personnelle trés précis,
grace a ses touches AUTO, HOTL (hé-
tel), ENTS (loisirs), MEAL {repas),
TRAV (voyages), MILE (kilometres),
PHON (téléphone) et MISC (divers).
Tout a été prévu pour raccorder le
Biztek Pad a une imprimante, actuel-
lement chez le contructeur. Domicrest
(HK) Ltd, Alpha House, 3/F Suite H,
27-33 Nathan Road, Tsimshatsui, Kow-
loon, Hong-Kong.
Lecteurs
Silencieu
5° 1/4 demi-hauteur
Téte lecture/écriture sur
roulement a billes
précision piste a piste.
La haute technologie
avec la ligne ECHO de HI-TECH
de disquettes
& 125 Kb/s
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GOLDEN N° 5, MAI 1984
suite page 12
suite de la page 11
Le MONDE
ENCORE UN FRUIT DE L’INFORMATIQUE
Aprés la Pomme, la Poire, I'Orange,
voici l'Abricot. Ce micro-ordinateur,
venu d'Angleterre, regroupe dans
8 kg toute la capacité actuelle de la
technologie d’aujourd’hui. Le coeur
de I'unité centrale bat au rythme du
microprocesseur 8086 associé 4 son
coprocesseur 8089 pour gérer les en-
trées-sorties et le 8087, en option pour
les calculs mathématiques. Les «cel-
lules» du cerveau stockent 256 Koc-
tets de mémoire vive extensibles 4
768 Koctets.
Si le coeur vous en dit, deux micro-
lecteurs de disquettes 3,5 pouces
accroissent les capacités de ce «fruit»
de 630 a 1,44 Moctets selon les yer-
sions de disquettes choisies. Lécran
d'une résolution graphique de 800 x
400 points en monochrome affiche 25
lignes de 80 caractéres ou 50 lignes de
132 caractéres selon votre choix. Le
clavier aux normes frangaises com-
porte 90 touches dont un pavé numé-
rique et 8 touches préprogrammeées,
une interface souris, un mini-écran a
cristaux liquides de deux lignes et six
touches tactiles programmables par
Yutilisateur. Une interface série et
paralléle sont intégrées au corps de la
machine afin ‘qu'elle communique
avec le monde extérieur. Au niveau
du systéme d’exploitation, l'Abricot
regoit en standard le MS-DOS 2.0, le
CP/M 86 et le Concurrent CP/M 86.
LUCSD est proposé en option. Le lan-
gage Basic est intégré dans la
machine, mais yous pouvez avoir
accés au Pascal, Fortran, Cobol,
UCSD Pascal, C et PL/1. LAbricot est
donc compatible avec le Victor S1 et
'IBM PC. Act Limited.
DEUX NOUVEAUX 16 BITS A L’ANGLAISE
La firme britannique ICL qui avait
déja fait son apparition depuis 1982
dans le domaine de la micro-informa-
tique avec des modéles profession-
nels a 8 bits, vient d’annoncer deux
nouveaux matériels & 16 bits: les
modéles 16 et 36.
Le modéle 16 posséde une mémoi-
re de 256 K de mémoire vive avec
deux disquettes possédant chacune
une capacité d'un méga-octet, tandis
que le modéle 36 qui dispose de la
méme mémoire centrale une
disquette d'un méga-octet et d'un dis-
que de 10 Mo.
Les mémoires centrales peuvent
tre portées 4 un Mo, aussi bien sur
les modéles 8 bits que sur les nou-
veaux 16 bits, et deux disques supplé-
mentaires peuvent étre connectés ce
qui porte la capacité maximale a 30
Mo.
Lunité centrale des deux modéles
comporte six ports d’entrée/sortie (RS
232 C) pour la connexion de termi-
naux et d'imprimantes, ainsi qu'un
port synchrone pour les possibilités
de télécommunications avec des ordi-
nateurs centraux. Sur tous ses modé-
les de micro-ordinateurs profession-
nels, ICL propose désormais un nou-
veau terminal couleur aux normes
DIN et compatible avec l'écran mono-
chrome. Cet écran est utilisable pour
tous les travaux : traitement de texte,
tables financiéres autant que pour les
graphiques de gestion.
Il faut noter que ICL s'est délibéré-
ment orienté vers l'utilisation de Con-
current CP/M dans un environne-
ment multi-utilisateurs. Ce systéme
d'exploitation permet a un service ou
A entreprise de petite taille d’effectuer
simultanément plusieurs taches sur
un terminal et de connecter jusqu’a
quatre terminaux sur un méme
processeur.
A titre indicatif, un modéle 16 de
256 Ko avec deux disquettes de 800
Ko formatées cofite environ 26.000 F
HT avec écran monochrome et
41.000 avec écran couleur. En ce qui
concerne le modéle 36, les prix débu-
tent aux alentours de 70.000 F avec
une configuration a 256 Ko, une dis-
quette de 800 Ko, un disque dur de 10
Mo, un écran monochrome et une im-
primante 132 colonnes, 120 cps.
UN CONCURRENT
SERIEUX POUR
ORIC ET SINCLAIR:
LELAN
Présent lors du prochain Micro-
Expo a la Porte Maillot, I’Elan est
encore un produit issu de I'Intelli-
gencia Britannique en informati-
que domestique. En effet, pour
3900 F TTC, il réunit en un seul
boitier des possibilités étonnantes.
Autour de son Z-80 cadencé a
4 Mhz, la mémoire vive est de
64 Koctets en version de base ac-
compagnée de 32 Ko de mémoire
morte:
Leclavier de type QWERTY pré-
sente 69 touches a répétitions auto-
matiques, plus 8 fonctions pro-
grammables et, enfin, un joystick a
sa droite.
Si vous avez deux amis, vous
pourrez jouer a trois car deux
autres emplacements sont prévus
pour rajouter deux manettes. A
l'écran, sont affichées 56 lignes de
84 caractéres sous une résolution
graphique de 672 x 512 points
adressables et dotés d'une palette
de 256 couleurs, Si vos talents
musicaux nont pas la taille de vos
moyens financiers, il est prévu 4
canaux étalés sur une gamme de 8
octaves. Pour stocker vos informa-
tions, Elan Computers Ltd a prévu
deux lecteurs de disquette 3,5 pou-
ces. En matiére de logiciels, le lan-
gage Basic et un traitement de texte
sont incorporés a la machine.
LElan 64 regoit aussi des logiciels
de jeux vidéo, de stratégie, d'aven-
tures, éducatifs...
Diautres langages sont prévus:
Lisp, Forth, Assembleur, Pascal,
Traducteur Basic BBC, Basic Sin-
clair et Commodore 64. Les inter-
faces sont multiples: deux interfa-
ces cassette, un connecteur stéréo,
une série RS 423, une interface
paralléle et un réseau local «Intel-
ligent Net».
Une seconde version verra le
jour au début de l'année prochaine
avec 128 Ko de mémoire vive au
prix de 6500 F. Société Lansay.
12
GOLDEN N* 5, MAI 1984
Tenses or manque sit depetes
novation
Appel aux Apple
qui veulent “croquer” télétel !...
La carte Apple-Tell
Cette création de Roland Moreno permet |
de connecter un Apple a tous les serveurs
Videotex pour en exploiter intelligemment
les données, les sauvegarder, les imprimer.
La mémorisation des procédures de conne-
xion et de consultation de banques de don-
nées assure un extréme confort d’utilisa-
tion. Apple-Tell est aussi un modem (300
et 1200 Bauds) travaillant en full duplex
aux normes Bell et C.C.I.T.T. avec appel
et réponse automatiques. Avec un logiciel
adapté, Apple-Tell peut aussi se transfor-
mer en Systéme Serveur.
et qui veulent jouer
avec les mots, pas 4 la guerre
Jeux de Mots (Francais/ Anglais)
Autre création de Roland Moreno et
Alain Maréchal, ce logiciel concu pour
les enfants de 5 a 10 ans est destiné a leur
donner le godt de la lecture en leur ap-
prenant a jouer avec les mots. II s’agit,
avant tout de retrouver l’ordre correct
d’une phrase mise en désordre par |’ or-
dinateur, d’en assimiler la structure, |’im-
portance de l’accentuation... Les phrases
mémorisées au départ peuvent étre faci-
lement remplacées pour s’adapter a |’évo-
lution de l’enfant. Fonctionnant égale-
ment en Anglais, «Jeux de Mots» aide a
l’'apprentissage de cette langue (de 7 a
77 ans). Ce logiciel fonctionne sur Apple
équipé d’une manette de jeu.
Bastide Blanche Do
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«Apple-Tell» et «Jeux de Mots» sont distribués par Feeder et vendus par tous les revendeurs Apple.
as 3
: B AcTUALITES)
=
DES IMPRIMANTES CHEZ AZUR
La société Azur Technology, plus
connue pour le nombre de cartes d'ex-
tension Apple, commercialise désor-
mais les imprimantes Riteman dont la
principale caractéristique concerne la
taille. En effet, elles se glissent dans
un attaché-case. Congues pour repro-
duire des documents en alpha-numé-
rique ou en graphique de n'importe
quel micro-ordinateur personnel, les
premiers modéles impriment 120
coups par seconde (cps) sur 80 colon
nes ou 160 cps sur 132 colonnes en
multi-modes et bidirectionnelles opti-
misées. La téte a aiguille a une capa-
cité de vie d’environ 100 millions de
caractéres, soit pour les connaisseurs
envirorl 67000 feuillets classiques.
Lentrainement du papier s‘effectue
par un tracteur ou des picots ou par
friction. 96 caractéres ACII, autant en
italiques et 32 pour le graphique sont
a votre disposition avec une résolu-
tion de 480 x 960 points par ligne et
576 points en mode 1/1. Liinterface
paralléle équipe ces machines qui
cofitent 4990 F HT pour le modéle
120 ou 7900 F HT pour le modéle
160. Pour un entrainement par picot
rajoutez 400, une interface série RS
232, 700 F, et pour les rubans, 65 ou
95 F. Azur Technology.
SONY ACHETE LA TECHNOLOGIE APPLE
La société américaine Apple a accep-
té de vendre a Sony, le fabricant d’or-
dinateur nippon, la technologie de fa-
brication des disques durs. Apple n‘a
pas révélé combien la société japo-
naise paiera pour les travaux de re-
cherches et de développement. Selon
les américains, Sony utilisera cette
technologie pour entrer sur le marché
des OEM. Ces disques durs stockent
de maniére significative plus de don-
nées que les disquettes souples. Ce-
pendant, leur cotit avoisine 15000 F
HT alors que les lecteurs de disquet-
tes sont commercialisés das 3000 F
HT. Leur usage nest réservé qu'aux
machines professionnelles.
Apple achéte souvent les micro-lec-
teurs de chez Sony pour le Macintosh
et le Lisa. Toutefois, l'accord d'achat
de technologie n'implique aucun
commentaire sur la possibilité de la
part d'Apple d'acheter les lecteurs
Sony lorsqu’ils seront disponibles.
UN APPLE PORTABLE
Le bruit courait depuis l'annonce
du Macintosh de l'apparition d'un
petit frére afin de seconder I'Apple
Ile. Ceci sera officiel en mai avec |
l'Apple IIc. C pourrait correspondre
a Compatible, car, en fait, il s'agit |
d'un condensé d'Apple Ile plus per-
formant. Une nouvelle version du
célébre 6502 contréle tout l'appa-
reil: le 6502C. Notons que ce circuit
est le plus populaire du monde
puisque plus de cinquante millions
dexemplaires de ce composant cir-
culent dans le monde. La mémoire
vive du IIc est constituée de
128 Koctets de base avec un affi-
chage sur 80 colonnes. Lourd de
4kg, il mesure 300 x 285 x
40 mm et comporte une résolution
graphique de 560 x 192 points en
couleur car la carte Chat Mauve est
également intégrée a la machine.
Un lecteur de disquette 5 pouces
est insérée sur la partie droite de ce
portable avec la capacité de stoc-
kage classique chez Apple: les
140 Koctets afin d’assurer la par-
faite compatibilité avec les «ton-
nes» de logiciels déja existants. En
matiére d'interface, le IIc ne com-
porte pas de supports internes d'ex-
tension mais vous pouvez connec-
ter une souris, un modem et une |
imprimante grace a deux interfaces
série, une télé couleur au traversde |
la prise Péritel et un moniteur clas-
sique. Prix de cette petite merveille
10000 F sans écran, 12000 F avec
un moniteur 9 pouces de type
Macintosh ou 14000 F avec un
écran 4 cristaux liquides ultra plat |
commercialisé en septembre avec
une résolution de 560 x 192 pixels,
Le clavier AZERTY ou QWERTY
sans double gravure {ouf!} n'est pas
un clavier tronqué ou rapetissé. Ce
portable comporte aussi un logiciel
dapprentissage du Basic et du Logo.
Un petit détail concernant la cam-
pagne de publicité du produit:
Apple fera peut-étre appel 4 un
chanteur qui joue avec le feu... Mi-
chael Jackson. A vos extincteurs...
GOLDEN N° 5, MAI 1984
KOALA-PAD —
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DU SUPER CP/M
Digital Research a créé une divi
sion maiérielle. Son premier pro-
duit est une carte CP/M, la Gold
Card, prévue pour les micro-ordi-
nateurs Apple II, II+ et Ie. Elle
permet a ces machines d'exploiter
des applications sous CP/M deux a
trois fois plus vite que les cartes
concurrentes. Installée dans n'im-
porte quel support interne de la
lApple, la Gold Card utilise le mi
cro-processeur Z-80 a 6 Mhz et
64 Koctets de mémoire vive, avec,
en option, une antémémoire de
128 Koctets. Cette antémémoire
permet d'accroitre les performan-
ces d'exploitation sans aucune mo-
dification du programme. Elle éli-
mine pratiquement les temps d’ac-
cés et de lecture d'une disquette
car l'information est stockée sur
mémoire a semi-conducteurs. La
memoire 4 semi-conducteurs, La
carte donne également la possibi-
lité d’utiliser le moniteur standard
avec des lignes de 80 caractéres.
Elle intégre aussi la plus récente
version de CP/M, le CP/M, ainsi
qu'un CBasic, un assembleur et un
outil de mise au point. Disponible
dés le mois de mai, elle vous en
codte 4950 F HT pour la version
de base, 7750 F HT avec l'antémé-
moire de 128 Koctets. Un kit d’ex-
tension de la CP/M Gold Card de
base est vendu 4 3250 F HT. Digi-
tal Research.
LA QUALITE
COURRIER
SILVER REED
La société Silver Reed, distribuée
par E.R.N., propose une nouvelle
gamme d'imprimantes 4 margue-
Tite, EXP 500, 550 et 770. Le pre-
mier modéle de cette série im-
prime sur 80 colonnes a une vi-
tesse de 16 coups par seconde en
bidirectionnelle. 96 caractéres ac
centués sont disponibles sur l'une
des sept marguerites prévues pour
cette machine. En option, un trac
teur et un chargeur de feuilles sont
prévus. Prix: 5350 F HT. E.R.N.
UNE STAR A AIGUILLE
A raison de 136 caractéres par ligne,
iimprimante Radix 15 fait partie de la
famille Star de Hengstler. Matricielle
et dotée d'une interface paralléle de
type Centronics, elle peut également
écrire 4 163 ou 233 caractéres/ligne a
une vitesse de 200 signes a la seconde.
(Impression graphique 4 quadruple
densité et qualité courrier.| 96 caracté-
res ASCII t disponibles et entiére-
ment red sables en caractéres
internationaux, italiques, spéciaux ou
encore semi-graphiques. 11 kg, sa mé-
moire tampon est de 16 Koctets. Si
vous ne possédez pas d'interface paral-
léle, il existe aussi pour la Radix 15 des
interfaces série ou boucle de courant. |
Prix: 9900 F HT. Hengstler.
2 COUPLEURS ACOUSTIQUES POUR ORDINATEU
Ce nouveaux modem acoustique,
imaginé par la société International
Quartz Ltd., permet d’instituer plus
facilement une liaison téléphonique
entre plusieurs ordinateurs. La socié-
té propose deux modéles, le Coupleur
RS, qui s'adresse aux ordinateurs do-
tés d'un port d'interface RS 232 C et le
Coupleur APP, qui s'adresse aux ordi-
nateurs Apple II. Les deux sont com-
patibles avec le Bell System 103 (télé-
phones}
Lorsqu'un utilisateur veut instituer
une liaison avec un autre ordinateur,
il lui suffit d’appeler l'autre utilisateur
et de déterminer avec lui qui va émet
tre (EM) et qui va répondre (REP). Le
combiné de téléphone sera ensuite
placé sur les ventouses en caoutchouc
qui équipent le Coupleur. Pour tester
la ligne, il suffit de manceuvrer un in-
terrupteur et un signal sonore est en-
voyé a |'EM, permettant de vérifier
que la liaison a bien été instaurée.
Un dispositif acoustique émet des
données converties en signaux acous-
tiques véhiculés par les lignes télé-
phoniques classiques. Une deuxiéme
conversion intervient au moment ou
les signaux sonores recus sont a leur
tour convertis en données binaires,
exploitables par un micro-processeur.
Quatre quartz assurent la précision
de la fréquence nécessaire. Le sys-
téme fonctionne en mode duplex, et
un affichage a diodes électrolumines-
centes confirme la réception des por-
teuses. Le Coupleur RS est alimenté
par un adaptateur a courant alterna-
tif de 24. V 100 mA, tandis que le
Coupleur APP est alimenté par I‘Ap-
ple II. International Quartz Limited,
24-26, Sze Shan Street, Yau Tong, Kow-
loon, Hong-Kong.
16
GOLDEN N° 5, MAI 1984
LISTE
DES POINTS
; atts OBLIGE
(os 47.08.94
Le deuxieme d’une
longue série de guide
des logiciels
Plus d'un tiers de nou-
veauteés.
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programmes en Anglais
67) 988437 ou en Francais pour : q
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V20 et C64 - EPSON HX 90 - Va“ 19
ORIC 1 et ORIC ATMOS - IBM PC
- SINCLAIR ZX81 et SPECTRUM
TRS 80 - THOMSON TO 7
HECTOR.
— Les fiches techniques de we
chaque programme compre-
nant :
La description précise du pro-
gramme.
Son prix moyen constaté
Sa compatibilité avec tel ou tel
micro.
— En plus vous trouverez :
Des conseils pour choisir et acheter
le programme que vous cherchez
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ce que vous cherchez.
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Cette situation tout a fait anarchique
confirme le manque de maturité des
réseaux de distribution du micro-or-
dinateur. En effet, pas de service na-
tional de maintenance ou de dépan-
nage. Seuls, certains revendeurs, pas
tous, proposent des contrats aprés
l'échéance de la garantie de bon fonc-
tionnement. Mais attention : couver-
ture, tarif, délais d'intervention, jus-
qu’au terme maintenance, le plus sou-
vent assimilé 4 dépannage varient
avec chaque revendeur.
Ici, contrairement a la garantie de
bon fonctionnement, ot le construc-
teur a défini pour tout distributeur
agréé les régles générales a appliquer,
Apple na pas, pour l'instant tout au
moins, défini de lignes générales. Ré-
sultat : chaque boutique fixe ses tarifs
et les prestations servies en fonction
de sa politique commerciale, de ses
équipes et de leurs compétences tech-
niques et également de sa situation
géographique. Eh oui! les revendeurs
de provinces seraient plus attentifs au
service maintenance que ceux de Pa-
ris et des grandes villes. Est-ce pour
des raisons de proximité de I'utilisa-
teur qui facilite le retour des appareils
dans les boutiques? ou une concep-
tion d'un service maintenance propre
aux grandes villes? ou des besoins des
utilisateurs? Ou encore pour des rai-
sons de compétences des équipes? A
Paris, par exemple, la plupart des bou-
tiques se sont créées tout récemment
pour la vente de ces micros. En revan-
che, la majeure partie des revendeurs
de province étaient a lorigine et le
sont d'ailleurs toujours, des sociétés
Apple, laisse perplexe!
de services et de conseil en informa-
tique qui ont élargi leur champ d’ac-
tivité avec une vitrine micros. Ces re-
vendeurs disposent naturellement
d'une structure et de compétences
techniques qui leur permettent d’as-
surer une véritable maintenance. Cer-
tains grands magasins ou grandes sur-
faces dont la vocation essentielle est la
vente ne proposent tout simplement
pas de maintenance ni de dépannage
sur le site,
Une position restrictive certes, mais
qui est plus claire et plus honnéte que
celle qui consiste 4 proposer une
maintenance au tarif de 12 % pour en
fin de compte effectuer les mémes
prestations: réparation dans les lo-
caux du vendeur et aucun délai ga-
ranti! La FNAC, par exemple, appli-
que cette politique : pas de contrat de
maintenance, toutes les réparations
se font ponctuellement dans ses lo-
caux et les délais vont d'une semaine
a un mois et plus, selon la disponibi-
lité des piéces a changer. Le tarif est a
V'heure : 220 F plus le coat des piéces
changées. Aucun prét de matériel
équivalent n'est accordé pendant ce
temps. Mais dans le cas de réparation
ponctuelle il est un fait important a
retenir: les piéces changées sont a
nouveau garanties un an!
Des contrats a détailler
a la loupe!
La moyenne des tarifs oscille entre 12
et 14 % lan du prix d'achat du maté-
riel, et t plus exactement des Parties du
matériel couvert, pour des ‘dépanna-
ges sur le site (piéce et main-d'ceuvre,
MAINTENANCE ; FAUT-IL SOUSCRIRE?
Des tarifs qui vont du simple au triple, des délais d'intervention dans les
4 heures ou dans les 8 jours, des prestations plus ou moins limitées...
la panoplie des contrats de maintenance proposée, par les seuls revendeurs agréés
des suppléments trajets peuvent ve-
nir s'y ajouter). Certains atteignent
20 %, mais englobent alors des servi-
ces complémentaires : prét du maté-
riel équivalent si la réparation ne peut
étre faite dans les délais fixés, ou en-
tretiens réguliers; et d'autres retom-
bent a6 ou 8 %. Les dépannages sont
alors effectués dans les locaux des
vendeurs et sans aucun délai garanti.
Il s'agit en fait de dépannages ponc-
tuels,
‘Tous ces contrats peuvent se limiter
a une seule ou plusieurs parties du
matériel; ce peut étre l'unité de dis-
que ou lécran, etc., les logiciels et pro-
giciels outils sont, quant a eux, exclus
de cette garantie. En fait ces contrats
sont presque sur mesure, mais avant
d'y souscrire, il convient d'y regarder
4 deux fois.
En effet, certaines boutiques limi-
tent délibérément leurs interventions
4 quelques parties de ordinateur:
unité centrale, unité de disque... Toute
intervention sur d'autres parties, im-
primante ou clavier fait alors l'objet
d'un dépannage ponctuel dans leurs
locaux, facturé au coup par coup! La
société Savemo (ex.-Pierre S.A.) a Pa-
tis, pratique cette politique. «Notre
contrat de maintenance annuel ne
porte que sur trois élements: unité
centrale, unité de disques et écran,
précise Mme Goguet, mais le client
peut souscrire pour un seul d’entre-
eux.»
Le tarif appliqué est de 13 % du
prix d'achat de ces éléments éléments pour une
réparation sur le lieu d'utilisation (Pa-
ris et grande couronne uniquement)
(GOLDEN N° 5, MAI 1984
Ss ae
peonsUrich Steg
et dans les 48 heures. Le prét d'un
équipement équivalent est également
inclus dans ce tanif. Cette société pre:
pose également une formule au tarif
allégé de 8 %. Il porte exactement sur
les mémes parties, mais le client doit
alors rapporter son micro dais les lo-
caux du vendeur.
De son cété, la société K.A., égale-
ment située a Paris, propose une
maintenance au tarif & peu prés équi-
valent: 12 % par an du prix des élé-
ments garantis, mais la couverture et
les prestations servies sont tout a fait
différentes. Aucune restriction sur les
interventions, le client peut opter
pour une maintenance compléte du
micro.
Mais les dépannages se font uni-
quement dans les locaux du vendeur
et pas de délai garanti! Pour combler
cette lacune K.A. propose une exten-
sion au taux de 8 % des éléments cou-
verts pour le prét d'un matériel équi-
valent pendant le temps de la
tion. Ce qui, au total, fait 20 % du prix
du matériel sans aucune intervention
chez l'utilisateur, sauf pour Lisa! Une
maintenance fort chére. Mais il faut
préciser a sa décharge que ce contrat
de maintenance ne commence que la
3* année de I'utilisation du matériel.
Car cette société prolonge la garantie
normale de bon fonctionnement de
un a deux ans (piéces et main-d’ceu-
vre},
Quant a Micro Informatique de
l'Ouest — M.LO — petite société de
services et de conseil en informatique
qui a la double casquette de reven-
deur agréé des matériels Apple, elle
peaufine ses contrats de mainte-
nance. Une attitude qui s’inscrit dans
une politique commerciale bien étu-
diée: située 4 moins d'une centaine de
kilométres de Paris, il lui faut attirer la
clientéle en offrant un plus par rap-
port a ses confréres parisiens. « Nous
jouons tout simplement la carte con-
seil et assistance a fond», explique M.
Bazille, l'un des responsables. En ef-
fet, le service maintenance est fort
complet et répond pour une fois a son
appellation. La grande majorité, pour
ne pas dire la totalité, des contrats de
maintenance proposés ne sont en réa-
lité que des contrats de dépannage.
Aucune intervention préventive. Or,
cette société inclut dans tous ses con-
trats une ou deux visites annuelles
pour lentretign: réglage, dépoussié:
rage, remplacement des piéces usa-
gées. De plus, cette maintenance
Etta titre wok eke.
tes les pidces dii micro, les périphézi-
ques jusqu‘aux iaseltons électri-
ques et bien entendu le prét de maté-
riel équivalent pendant le dépannage.
Pas de tarif unique, le taux appliqué
dépend de la fragilité et de la vulnéra-
bilité des éléments. Plus les risques de
pannes sont élevés, plus le taux appli-
qué est élevé. Limprimante, par
exemple, est surtaxée comparé a un
cadre, Les délais d'intervention pro-
posés s‘échelonnent entre 4 heures di-
rectement chez l'utilisateur a 8 jours
dans leurs locaux. Les taux appliqués
vont de 6 4 20 %. Pour une interven-
tion sur un Apple Ile dans les 48 heu-
res chez l'utilisateur, il faut compter
une moyenne de 11 % du prix du mi-
cro en couverture totale! Autre parti-
cularité: ces contrats ne sont pas
réservés aux seuls clients directs de
cette boutique. «Nous assurons vo-
lontiers la maintenance et méme les
dépannages ponctuels dans nos lo-
caux, des matériels vendus par nos
concurrents!» précise l'un des res-
ponsables de MIO. Une politique ap-
paremment assez rare, mais sans
doute payante!
Faut-il souscrire?
Sous ce vocable trés large de mainte-
nance, on le constate, se dissimule
presque toujours, trés habilement
dailleurs, un lot de restrictions: ne
concerne que certaines piéces, inter-
vention dans les locaux du revendeur,
aucune garantie de dépannage dans
des délais prescrits, paiement supplé-
mentaire pour le trajet lorsqu’il s‘agit
d'intervention chez l'utilisateur...
Bref, ce sont pour la plupart des con-
trats trés partiels, auxquels il convient
dajouter une autre restriction. Tout
comme la garantie de bon fonctionne-
ment, la maintenance ne couvre que
les usures ou déréglages naturels.
‘Tout ce qui est occasionné par un ac-
cident: dégats des eaux, maladresses,
la tasse de café renversée sur le cla-
vier ou la cendre de cigarette qui s'in-
filtre dans le systéme reléve de l'assu-
rance et non de la maintenance, a
moins, bien entendu, que votre ven-
deur ns ferme les yeux:
Alors, malgré toutes ces restric-
tions, faut-il souscrire? La réponse
sera celle d'un normand: peut-étre
Gui, peut-étre non. En fait, tout dé
pend du réle indispensable que joue
votre Apple dans votre vie. Si vous ne
pouvez vous en passer ne serait-ce
que 24 heures, alors oui souscrivez ce
contrat et surtout le prét d’un équipe-
ment semblable. Ce sera donc le prix
fort, et vous pourrez difficilement né-
gocier. La seule solution : prévoyez-le
avant l'achat de votre matériel et choi-
sissez votre vendeur en fonction des
prix et des services offerts en contre-
partie. Surtout, niachetez pas dans wn
magasin qui ne propose pas ce service
aprés-vente, car rares seront les bou-
tiques, notamment a Paris, qui accep-
teront d’assurer la maintenance d'un
matériel qu’elles nont pas vendu.
En revanche, si vous pouvez vous
passer de votre Apple pendant quel-
ques jours et si vous habitez ou tra-
vaillez tout prés de votre revendeur,
ne souscrivez pas. Faites le régler et
vérifier une fois par an et malgré cela
un accident survient, eh bien, il vous
en cofitera 200 a 250 F de l'heure de
réparation plus les piéces changées.
Mark Néagu, responsable de la socié-
té K.A,, est un fervent partisan de
cette politique : « Pour lui, l'utilisateur
doit prendre ce risque, car il est
mince, 90 % des pannes sont sans
gravité, précise-t-il, elles trouvent leur
solution par de simples conseils gra-
tuits au téléphone. Pour le reste, les in-
terventions n’entrainent presque ja-
mais de coat excessif.» Ils vont de
70 F pour changer une puce a 1500 F
au maximum pour les réparations
d'un disque Winchester qui nécessite
le retour en usine {il faut une salle
blanche), mais la moyenne est de 200
4500 F.
De toutes facons, avant de souscrire
un contrat de maintenance, faites
dabord le bilan des accidents que
vous avez eu la premiére année pen-
dant la période de garantie de bon
fonctionnement, et ensuite pesez bien
les avantages techniques et les incon-
vénients financiers.
Nicole Le Guennec.
GOLDEN N° 5, MAI 1984
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Soit aux systemes de traitement de texte
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LES NOUVEAUX PEINTRES
Linformatique touche tous les corps de métier. Mais il en existe un
que personne nattendait de sit6t: Illustrateur sur écran. Ils sont plusieurs a Paris
et en région parisienne a chatouiller un clavier et en particulier celui de la pomme.
Au début, ils
étaient tous des béo-
tiens en matiére d'in-
formatique. Exergant
oti éltidiant itne pro-
fession en contact
permanent avec
l'image, leur tasse de
thé n/avait pas du
tout l'intention
d'étre inondée par
les bits et les Koctets.
Photographes, illus-
trateurs ou graphis-
tes, leur support res-
tait d'une grande ba-
nalité. Et puis, un
jour, lenvie de flirter
avec un astre de la
planéte Mac Luhan
leur monte a la téte.
Ayant jeté crayons,
Réalisation de TELEGRAPH sur Apple II a Vaide d'un Graph 8.
que prestateur d'une
floppée d'enseigne-
ments, Dabord as-
sujetti a la produc-
tion de journaux té-
lématiques, Tele-
graph se passionne
progressivement
pour les images élec-
troniques, générées
a partir de ce servia-
ble bottin télévisuel.
Trés vite, un nou-
veau nom s'inscrit
dans le glossaire de
la chapelle des
«Nouvelles Ima-
ges». ‘La publicité
{Visea, Sony...), les
organismes officiels
(Congrés de Versail-
Jes, Foire de Paris), la
gouaches, pellicule
chimique 4 la pou-
belle de l'attente ou carrément de I’éter-
nité, ils partent subitement en quéte de
systémes informatiques qui pourraient
subvenir a ces velléités de futurs poétes
de l'image. Le coup de foudre a été una-
nime. Et maintenant, hors de question
pour ces tout pimpants chatouilleurs de
claviers d'abandonner leurs petits mi-
cros chéris. La route est longue, parse-
mée de moults projets. Mais qui sont-ils
réellement ces gringeros de la dis-
quette? En tout cas, sirement pas des
informaticiens aux cerveaux préts a
exploser parce que tellement pétris par
les codes et les programmes. Dans ce
tour d'horizon, volontairement sélectif,
l'intérét se plagait plutét en terme de
GOLDEN N* 5, MAI 1984
créativité et doriginalité, Peu importe
les utilisations faites.
La bande
des trois lyonnais
Acommencer par le groupe Telegraph.
Une dréle de petite bande de trois gra-
phistes: Pierre Rieubet, Eric et Bruno
Roussel, érigée en plein coeur de Paris.
A lorigine, lyonnais étudiant aux Beaux
Arts, lexotisme de la capitale leur fit
prendre conscience de |'intérét immi-
nent et des multiples pouvoirs de l'info-
graphie. Timoré mais ambitieux, ce trio
a fait ses premiéres armes sur le Vidéo-
tex, le fameux systéme des PTT, asso-
ciant télécommunication et informati-
télévision (le jeu in-
teractif «Bug Mal-
done contre I'étrangleur») s'emparent
d'eux. Grand cap sur la carte chance...
Soudain, coup de théatre! Ereinté et
conscient des limites dudit appareil, le
dessin se présente irrémédiablement
sous la forme d'une mosaique de petits
carrés, le groupuscule souhaite pianoter
sur de nouveaux matériaux plus perfor-
mants et du dernier cri. Option choi
le Graph 8 de la société grenobloise
X.COM. Une palette électronique mu-
nie d’un stylet et d'un systéme d’archi-
vage Apple. Etant plus habile des mains
que dans la création de logiciels, nos
trois chantres de la disquette trouvent
leur marque et le moyen le plus adé-
quat, en rapport a ce qu'ils aspirent
23
avant tout. En effet, pour Telegraph, I'il-
lustration nest pas une fin en soi. Bien
sar, c'est ce qu’ils maitrisent le mieux et
dod viennent leurs principales ressour-
ces. Les commandes, ce n'est pas ce qui
manque. Mais, depuis, l'acquisition, via
les bons princes de l'agence OCTET,
d'un ensemble comprenant une palette
Graph 8 couplée a un Apple et une uni-
té vidéo, Telegraph a |'intention de s'‘im-
poser et d'innover a partir de l’écriture,
dans l'espoir de sévir ailleurs, en terme
de mobilité. Carrément, faire du dessin
animé électronique avec ce matériel bas
de gamme, est-ce déja possible aujour-
d'hui? La technique de I’animation,
bien connue pour sa lenteur, requiert
quelques principes fondamentaux
qu'une telle palette semble peu dispo-
sée a appliquer: pas de repérage exact
sur la table du mouvement image par
image, agencements des raccords de
plan et des mouvements de caméra
beaucoup plus fastidieux qu'en temps
normal, au banc titre vidéo ou film... En
fait, animation sur un Graph 8 s‘obtient
par translation horizontale ou verticale
de bandes successives. Ce qui est assez
problématique et, en définitive, trés
aléatoire. Nonobstant, le trio excité per-
siste a triturer l'engin. Et qui sait, a force
de tarir les petits ruisseaux de bits, il ar-
rivera bien a se baigner dans un océan
agité d'images artificielles, Seulement,
il faudra toujours plonger la téte la pre-
miére dans toutes les vagues, méme les
plus insidieuses...
Photographie et trucage
Autre taniére, autre approche. Dans son
studio 00 s'amoncellent des tonnes de
dossiers d'archives, des résidus de pel-
licules photo, des flashfloods usités, Pa-
trice Sornin se prend pour un Raspou-
tine du trucage photo par ordinateur.
Grand, hirsute, débonnaire et spontané-
ment affable a l’égard du visiteur, sa vie
nest partagée qu’‘entre deux entités: la
routine (la prise de vue photo} et l'expé-
rimentation (la micro-informatique).
Flash Back.
Il y a deux ans, ce photographe che-
vronné s'achéte un Apple II pour la ges-
tion de sa petite affaire. Le Basic rapide-
ment appris, il phantasme alors devant
les possibilités graphiques de son micro-
ordinateur. Laspect gestionnaire, laissé
tomber, l'Apple trouve définitivement
sa place a cété d'appareils photos et
d'une unité vidéo représentant un in-
vestissement de 28000 F. D'emblée,
Patrice Sornin s'est intéressé a tous les
logiciels graphiques disponibles sur la
dite marque, mais cela ne lui suffisait
pas. Du coup, il les a arrangés et, tel le
fureteur glouton de soft, est méme arri-
véa écrire le sien. Son nom: T/I, Traite-
ment de I'Image. Non content de géné-
rer des programmes, Patrice Sornin bi-
douille aussi le « Hard», Son Apple II ne
ressemble a rien de commun. Juché sur
une table tracante, l'unité centrale de
son micro est camouflée par un cache
en plastique. A la question du «Qu’y a-
t-il en dessous?», le diabolique sorcier
se retranche derriére un mutisme des
plus exemplaires. Tout ceci, parait-il,
doit rester dans les arcanes les plus pro-
fondes. important est ailleurs... Quand
il marie la photographie a la micro-in-
formatique, Patrice Sornin procéde tow-
jours de la méme maniére. Un objet in-
hérent au propos d'une commande pu-
blicitaire ou industrielle, est placé sous
Jes feux des projecteurs. Une caméra vi-
déo saisit cette image en noir et blanc,
retransmise illico presto par deux moni-
teurs: sur celui de l'Apple, en demi-
teintes de gris et celui du téléviseur, en
positif. A partir de ce moment-la, les
combinaisons sont multiples, assembla-
ges de couleurs, de trames, de petits car-
reaux, effets de solarisation, de fluores-
cence, etc. Autre jeu, l'insertion dans
l'image d'un texte ou d'une typographie
que l'on aura créé auparavant. A travers
toute cette cuisine de trucages a gogo,
Patrice Sornin s'amuse comme un petit
fou. Il séchine les phalanges avec agilité
et parfois, dans le plus grand hasard, sa-
chant imperturbablement que I'inédit
est une vertu premiére de l'Apple II.
Dans la perspective d'un meilleur ren-
dement, il est question qu'il s‘équipe
d'un micro-ordinateur 16 bits. En ma-
tiére de logiciels, sa fidélité est présomp-
toire: Apple. A propos de son éternelle
crédibilité, l'intérét est de déceler le
point limite de tolérance de ses images
truquées par les mémes effets synthéti-
ques. La redondance n'est généralement
pas un credo. Prions pour que tout ca ne
soit qu'une question de temps, donc,
d‘avénement technologique.
Méme discipline a l'origine, mais do-
maine totalement opposé, avant de se
fixer aussi devant un Apple, Fabrice Su-
biros rivait ses yeux a I’ceilleton... pour
shooter des mannequins. Méme itiné-
raire toutefois. A l'aube des années 80,
il renifle lair de plus en plus venteux de
la micro-informatique. Associé a un
ami, Gilbert Abonneau, il écrit ses pre-
miers «soft» graphiques aprés s‘étre
équipé en matériel bas de gamme. De
nouveau, le fameux Apple II. Sans ter-
giverser, il se constitue de tous styles, un
book destiné aux agences de pub.
Laversion est unanime et fondée sur les
mémes motifs: « Lordinateur, c'est trop
froid, trop schématique. Ca fait gad-
get!», Rapport a l'invalidité du marché
a €poque, Subios l'iconoclaste choisit la
réclusion passagére. Dans une antre
établie 4 quelques dizaines de kilomé-
tres de Paris, il s‘exile avec son coucou
a disquette et toute une panoplie de logi-
cie’s. Huit mois plus tard, sa retraite spi-
rituelle prend fin. La micro vient tout
juste de rentrer de plain-pied dans le
quotidien.
«La Pub n‘aimait pas!»
Associez ces deux faits et vous com-
prendrez le pourquoi de l'erreur des
gens de la publicité, par exemple. Car
depuis son come-back sur la scéne de la
communication, Fabrice Subiros n/ar-
réte plus, Il assure de nombreuses cam-
pagnes ou participe a d'autres en si-
gnant sur les fonds quelques fioritures
(éléments géométriques, effets de tra-
meg de couleurs...) générées par son
Apple. Contrairement a la majorité des
photographes conquis par la micro, Fa-
bric2 Subiros nest pas trop un fervent
adepte des trucages informatiques de
documents préexistants. Ce qui l'attise
en tout premier lieu, c'est la création
d'images purement graphiques. Ses fai-
blesses: les fusées, les astronefs, les
zings, en fait, tout ce qui fait référence
al'univers des jeux vidéo. Diailleurs, il
espére trés prochainement se lancer
dans la production de Wargames d'arca-
des ou d'appartement. Les idées ne
manguent pas, les moyens, oui. «C'est
une tradition bien francaise de travail-
ler seul. Toujours seul. Toujours tout
seul, en distillant ses idées et ses recher-
ches avec parcimonie. Ce n’est pas
comme ¢a que l'on pourra tisser des
liens orivilégiés entre créateurs et finan-
ciers, constituer des équipes dans le but
de créer de A a Z de véritables jeux
viédc exportables. Seul, avec votre mi-
cro et vos tours de passe-passe person-
nels, que voulez-vous faire! Si la situa-
tion ne se débloque pas, tout le monde
en restera au méme stade que celui
d'aujeurd'hui. Cest-a-dire des images
fixes destinées 4 la commande et des
essais pour juste alimenter le temps, &
l'exerr ple de mes sympathiques recher-
ches concernant le design d'intérieur.
Mais c'est vraiment si peu...»
Sur ces paroles d'un pessimisme pré-
occupant, il apparait que ordinateur
est un outil plus souple et propice a des
5
24 GOLDEN N? 5, MAI 1984 |
fins cinématographiques que statiques.
Dominique Clayssen, depuis quinze
ans, consacre corps et Ames a l'image
informatique. La preuve, il a méme écrit
dessus. Ses études d'architecture l’en-
nuyait tellement qu'il décida de verser
Yencre dans les colonnes de «Technique
et Architecture ». Exégéte professionnel,
quelque peu en avance sur son temps,
il réalise en 71 un numéro spécial, inti-
tulé tout simplement «Informatique et
Architecture»,
«Cette premiére, explique Domini-
que Clayssen, n’a pas laissé grands sou-
venirs. A l'époque, l'engouement du
monde de I'architecture pour l'informa-
tique était quasiment inexistant. Et ille
fut pendant dix ans. Larrivée en force de
la micro a changé les données du pro-
bléme, tout s'est réellement décanté... »
Cest d'ailleurs dans la méme période
qu'il monte avec quelques associés une
importante agence d’architecture. Ou-
tre ses connaissances indéniables du
terrain, il place sous le signe de laméme
convivialité les nouveaux outils (le mi-
cro-ordinateur} comme les plus classi-
ques (la planche a dessin}. Présente-
ment, a l'agence «Espace Architecture »,
l'informatique intervient pour des
esquisses préparatoires, des calculs mé-
trés et ce qui reléve de la bureautique
(traitement de texte, archivage...). Domi-
nique Clayssen travaille sur Apple Ie
programmé par toute une kyrielle de lo-
giciels graphiques existants ou non sur
le marché frangais. I] a une préférence
pour le Koala Pad et teste réguli¢rement
les possibilités de TGS (The Graphic So-
lution), le systéme d’animation plane
dApple. Cette intention d’associer en
permanence |'informatique et l'archi-
tecture n'est pas unique». De plus en
plus d’agences utilisent l'informatique,
mais, comme le regrette un tantinet Do-
minique Clayssen, dans la majorité, la
machine est confinée dans son réle d'er-
satz plus rapide que la main. Car on
peut aller trés loin avec l'ordinateur. Je
crois méme que les clients en sont cons-
cients. Ils s'y intéressent, préférent dia-
loguer devant un écran lumineux qu’a
cété d'une planche a dessin, aimeraient
que les dessins puissent bouger de ma-
niére 4 présenter toutes les coupes avec
leurs métrages, leurs angles d'un plan
de logement...» Aussitét le bougre ren-
chérit pour décliner du concret : «Outre
les nombreuses fonctions que je devrais
occuper d'ici le prochain semestre — co-
directeur d'un festival de jeux vidéo a
Mantes-la-Jolie, du département « Infor-
matique» de la Maison de I'Image de
‘GOLDEN N? 5, MAI 1984
Bourges, pour ne citer que les deux plus
honorifiques — jai élaboré un projet de
recherches informatiques qui permet-
trait de supprimer toutes les étapes ma-
nuelles dans la préparation d'un plan
d’aménagement. Laffaire est en cours,
attend le coup de pouce de financiers ou
du bon génie officiel.»
Si, comme le souligne tout particulié-
rement Dominique Clayssen, la vacuité
graphique sied avec les architectes dés
T'instant qu’ils s‘assoient aux comman-
des d'un micro-ordinateur, il y a tout
lieu de penser qu’en sollicitant des illus-
trateurs notoires, celle-ci sera définitive-
ment réprimée. =
La BD au clavier et a l’écran
‘Tel est le parti pris par la société ACI
(Analyse Conseil Information), bien
connue pour les intéréts qu'elle porte a
Végard de l’ordinateur et des technolo-
gies de pointe. Depuis l'exposition Elec-
tra en décembre dernier, sa philosophie
est de dénicher des habituées du Ro-
tring et Faber Castell pour les initier aux
miracles de la souris électronique. A
priori, pas de quoi péroner longuement
4 ce sujet. Eh bien, détrompez-vous!
Ces gros bébés de la disquette assimi-
lent trés vite les mécanismes d'utilisa-
tion des micro-ordinateurs et mieux,
réalisent d’aussi intéressantes qu'intri-
guantes piéces graphiques. Le matériel
mis a leur entiére disposition, chacun
peut phantasmer a volonté.
Par I'intermédiaire d'un ami, Frédéric
Voisin, par exemple, illustrateur de
presse et concepteur de pochettes de
disques reggae, s'est brusquement re-
trouvé en face d'une boite munie d'un
écran qui naffichait qu'un perpétuel ga-
limatia codé. Excepté le nom de l'appa-
reil, Lisa, il ne savait rien d'autre. Une
semaine plus tard, il chatouillait le cla-
vier de l'engin avec une dextérité com-
parable a celle d'un chevronné de plu-
sieurs lustres. Frédéric Voisin utilise le
logiciel LisaDraw avec lequel il est pos-
sible d’obtenir une interprétation d'une
toile de maitre. Justement, il s‘est amusé
€ pasticher un célébre tableau de Roy
Liechenstein. Mais, en régle générale, il
opére selon un principe qu'il a savam-
ment étudié auparavant. Bien entendu,
il congoit son dessin sur l'écran de Lisa,
puis le reproduit immédiatement en
noir et blanc sur une imprimante. Pho-
tocopié ensuite au format de la toile
qu'il compte réaliser, le dessin est sou-
mis au marouflage {vieille technique de
peinture consistant 4 coller des mor-
ceaux de papiers sur la toile). Derniére
épreuve: le passage en couleurs, requé-
rant trois couches de vernis minimum,
Et le tour est joué.
Pour Frédéric Voisin, Vexpérience s'ar-
réte au seuil de la découverte. La pro-
motion pourrait toutefois étre une
bonne opportunité a alimenter les murs
d'une galerie d'art... Dans la méme pro-
cédure d'intérét créatif, la société ACI,
toute munificente et moderne qu'elle
est, a aussi demandé a un duo de jeunes
dessinateurs de BD, Toffe et Gerbaud,
de venir se frotter... au Macintosh, bien
avant son lancement sur le marché
hexagonal. En somme, pour cautionner
le dernier-né de la compagnie Apple et
prouver sa validité dans des domaines
aussi épars que la mode, la BD, la pein-
ture, la publicité... De toute évidence,
‘Toffe et Gerbaud sont séduits par la ri-
chesse des applications graphiques du
Macintosh par rapport a son ainé Lisa.
Utilisé comme une plume, la machine
altére leurs styles originels et confine
leurs travaux a des espéces d’eaux for-
tes noir et blanc. Limpossibilité d'appli-
quer des couleurs ne les dérange nulle-
ment. Les deux acolytes voient plutét
en cet apprentissage fascinant un
moyen de bouleverser leurs horizons
graphiques, se servant essentiellement
des moults possibilités d’effets de trame,
de lignes, de typographie. Toffe souhaite
retravailler ses images pour en faire des
toiles.
Gerbaud, lui, veut intégrer les siennes
dans des BD et, pourquoi pas, en réali-
ser quelques-unes entiérement géné-
rées sur Macintosh.
Récemment, la plupart de leurs des-
sins ont été présentés 4 New York et au
festival BD et Informatique de Lisses
Evry. Dans les deux cas, au vu d'un tel
spectacle, beaucoup de spécialistes de la
planéte Motorola ont da trouver un
point d'appui cohérent pour reprendre
leur souffle et leur esprit. Hallucinant,
tel était le mot d’ordre lancé!
Pour combler tout le monde, et sur-
tout les absents, un livre compilant les
meilleurs dessins de Toffe et Gerbaud
devait prochainement étre édité. C'est
ACI, bien sar, qui est dans le coup. Sans
oublier le cété ludique ressenti a travers
ces expériences azimuths, il convient de
voir s'installer 4 grandes enjambées un
courant que l'on attendait pas de sitét.
Et, dés lors, 4a mesure que la communi-
cation informatique et les matériaux se
sophistiquent, la balle sera autant dans
le camp des avaleurs de textes, de co-
des que des champions du crayon, de
image. Cela devrait arriver...
27
i
JEAN-LUC BOYER
LES DISQUETTES
ET LEURS SECRETS (2¢ partie)
Lénigmatique systéme d’exploitation DOS 3.3 na plus de secret
pour vous? La seconde partie risque toutefois de vous éclairer
encore plus sur la structure de votre disquette préférée.
Nous avons vu que le DOS divisait
chaque face de disquette en 35 pistes
(numérotation de 0 a 34) et suivant sa
version fractionnait chaque pisteen 13 | Secteurphysique * 0 123456789 ABCDEF
ou 16 secteurs. Mais il faut savoir que
pour passer d'une piste a la suivante, il
est nécessaire de faire exécuter2pasdu | SecteurDOS33.*° 0DB97531ECA8642F
moteur qui actionne le bras du lecteur. i
Comme chaque pas du moteur cor-
respond a une position du bras, nous | SecteurPascal * 0246 8 ACE 1 EN A i VA TE 8
pouvons en déduire qu'une face de dis-
quette pourrait étre divisée en 70 pistes
(2x35). Cette division n'est pourtant pas
possible; parce qu’en cas d’écriture sur
2 pistes distantes d'un pas du moteur, il
premiére transformation
y ades risques d'interférence entre les
données inscrites dessus. Buffer de données
Les pistes situées entre deux pistes °
consécutives du formatage par le DOS, A; Ac As Ag As Az Ay Ao] &
s'appellent des interpistes. Ces interpis- Ss al ~
tes non utilisées par le DOS sont quel-
quefois exploitées sur les disques proté-
gés. Cependant, les intervalles entre 2
pistes employées doivent correspondre
a au moins 2 pas du moteur,
Lordre des secteurs
Il existe deux numérotations pour les
secteurs, l'une est physique et l'autre lo-
gique. La premiére correspond a leur
ordre d'apparition séquentielle sur une
piste. La seconde différe suivant le ges-
tionnaire de disque utilisé (ex. : DOS 3.3,
Buffer primaire
$BLOO
—roo|*
oo
ae
>
ad
gique a été élaboré pour optimiser le
Pascal, CP/M...).
Généralement, l’ordonnancement lo-
temps d’accés a un secteur quelconque g & Cy
vis-a-vis du systéme utilisé. A titre ojo 0 Bo B
d’exemple, nous vous présentons la nu- mio 0 Ao AL
mérotation du DOS 3.3 et du Pascal face
28 GOLDEN N° 5, MAI 1984
i
a la position physique du secteur (en
hexadécimal) (Fig. 1}.
Méthode de mémorisation
“00 | 96 | 01 | 97 | 02 | 9a | 03 | 9B] 04 ] 9D] 05 | 9E | 06 | OF des octets de données |
i ie hee a io Nis ae . on bes on ro irs oH a Les octets de données ne sont pas trans-
pig Kes crits sur le disque sous la méme forme
| 15 | BA| 16 | BB| 17 | BC| 18 BD| 19 | BE} 1A | BF | 1B | CB ‘ , A 3%
}1c |p} 1p | ce | 1B | cr} iF | D3 | 20 | D6 | 21 | D7 | 22 | Do quien mémoire. Ce fait est la consé
23 |DA| 24 | DB| 25 | DC| 24 | DD| 27 | DE| 28 | DF} 29 | Es quence d un certain nombre de con-
2A | B6 | 28 | B7 | 24 | B9 | 20| EA| 2B | EB| 2F | EC} 30 | ED traintes. Ainsi, le bit de poids fort doit
31 | EE | 32 | EF | 33 | F2 | 34 | F3 | 35 | F4 | 36 | F5 | 37 | F6 étre a 1, chaque octet peut contenir au
38 | F7 | 39 | F9 | 3A | FA | 3B | FB | 3C | FC | 3D | FD| 3E | FE maximum une paire de 0 consécutifs,
3F | FF les octets $AA et $D5 sont réservés, en-
fin chaque octet doit avoir au moins 2
bits adjacents a 1 (hors du bit de poids
fort).
Les 2 premiéres obligations sont liées
A une restriction du matériel, tandis que
la quatriéme est suite 4 un aspect de ri-
gueur du logiciel de gestion du disque.
|
7 Les octets satisfaisant 4 ces remarques
gate aie BPO sont au nombre de 64. Donc sur 256 va-
2; leurs possibles d'un octet, il n‘en reste
$BC55) BOR =, ——_ Bytel plus que 64. Pour passer des octets de
$BC54 données aux 64 octets possibles sur dis-
| ‘i que, il a été élaboré 2 transformations
7 successives. La premiére consiste divi-
eon BOR. Byte 85 Bytes de ser chaque octet en 2 parties, une de 6
2 données bits et l'autre de 2 bits (codage du type
seg BOR ——> ——> Bytes6 —surdisque «6 et 2»). Dans les octets résultants, ne
J sont utilisés que les 6 premiers bits (po-
SBBO0] 1h ——e Bytes7 sition de 0 a 5). Par suite, les 256 octets
SBBO1 de départ (buffer de données pour un
| § secteur) sont modofiés en 342 octets
((256x8}/6=341,33), dont l'emplace-
head DOR ——> Bytes ment de calcul se trouve entre $BB00 et
$BC56 dans le DOS 3.3. La partie se
SBBFF (checksum) ———> — Byte 342 trouvant de $BB00 a $BBFF est appelé
buffer primaire et celle de $BCOO a
pins ‘Translation Action
disque a inverse
Byte 0 EOR $0 > $BC55
Byte 1 es EOR $BC55_ —————> _ $BC54
Byte 85 > EOR $BCOL ~4——————» $BC00 Buffer primaire
Byte 86 > BOR $BCOO ~=——————>_ $BB00 et
Byte 87 sae * EORSBBOO ——————> SBBO01 secondaire
Byte 341 > > EORSBBFE -—————> SBBFF
Byte 342 EOR SBBFF ————> Osiles
données
sont
validées
GOLDEN N°® 5, MAI 1984 29
$BC56 buffer secondaire. Ces emplace-
ments contiennent donc des octets dont
la valeur varie de 0 a 63. (Fig. 2)
La transformation suivante consiste &
aligner les octets découlant de la pre-
miére opération sur les octets validés
sur disque. Il suffit pour cela d’établir un
lien entre les 2 types de octets, ce qui est
réalisé en les organisant par couples
{leur nombre étant le méme). Pour cela,
une table de translation a été construite
(Fig. 3).
Sur tout systéme de gestion de disque,
il est ajouté aux données une valeur (ap-
pelé «checksum») validant leur cohé-
rence lors de la lecture. Un octet est pris
par le DOS 3.3 pour cette utilisation.
Pour des raisons de performance, la
deuxiéme transformation a été légére-
ment modifiée pour y inclure le calcul
du «checksum». Avant la translation,
est effectué un «ou exclusif » par couple
de données. Le premier est exécuté en-
tre la valeur 0 et le octet de téte, le der-
nier est alors considéré comme le
«checksum». Lors de la lecture, la
méme opération est effectuée en sens
inverse, on doit donc retomber sur la va-
leur 0 a la fin (caractéristique du «ou
exclusif », ce qui valide la cohérence des
données résultantes (Fig. 4 et 5).
Synchronisation
En fait, une piste est une succession de
bits (valeur 0 ou 1) intercalés réguliére-
ment avec des bits d’horloge (Fig. 6). Le
temps de lecture d'un bit de données est
de 4 micro-secondes correspondant a&
Prologue Volume _—_sPiste
Secteur Checksum _ Epilogue
D5 AA 96 XX YY XX YY
XX YY XXYY DEAAEB
a
Byte dedonnées: A; As As As As Az Ai Ao
Ona pour XX ———* 1 A; 1 As 1 Ay
et pour YY ————* 1 Ag 1 Ay 1 Ag
AL
1
1 Ao
Yespace de temps entre 2 bits d’horloge
consécutifs. Le probléme de synchroni-
sation consiste a repérer le début d'un
octet réel. C’est pour cela que la con-
trainte d’avoir le bit de poids fort a 1a
été concu. La nécessité de pouvoir se
positionner en début d’octet avant d'ac-
céder aux données, des octets de syn-
chronisation ont été introduits, Ils ont la
particularité d’étre constitués de 10 bits
mais dont la valeur est égale a $FF.
Aprés s'étre synchronisé, la téte ne
prend plus en considération les 2 bits
excédents.
Comme la téte de lecture ne com-
mence son travail sur un octet qu’a par-
tir d'un bit a 1, il faut que 5 octets de
synchro pour que la téte se positionne
correctement et ainsi valide les données
lues. Le temps d’écriture d'un octet de
donnée est de 32 micro-secondes (8x4)
et de 40 micro-secondes (104) pour un
octet de synchronisation (Fig. 7).
Ce ae
Organisation d'une piste
Une piste est constituée d'une succes-
sion de secteurs qui eux-mémes sont
organisés en un champ adresse et un
champ donnée, Le champ adresse con-
tient les caractéristiques du secteur tan-
dis que le champ donnée contient les in-
formations mémorisées par l'utilisateur.
‘Tous les champs d'une piste sont sépa-
rés par des «gaps» qui sont des ensem-
bles d’octets de synchronisation (Fig. 8).
Leur existence niest pas que liée a lasyn-
chronisation, mais aussi aux possibilités
de modification d'un champ sans alté-
rer le suivant. Aussi, pour un secteur, il
faut laisser a l'ordinateur le temps de
traiter le contenu du champ adresse
avant que la téte ne passe sur le champ
données. Un prologue, une aire de don-
nées et un épilogue constituent ces 2 ty-
pes de champ. Le champ adresse con-
tient 24 octets tandis que celui de don-
nées, 349 octets (Fig. 9 et 10).
Les 2 prologues se situant en début de
champ sont des séquences uniques
doctets sur les pistes, ce qui permet au
systéme d'exploitation de situer le com-
mencement d'un champ avec un risque
derreur diminué, Les octets $D5 et SAA
sont réservés comme il a déja été dit
plus haut, le troisiéme détermine si l'on
est en face d'un champ adresse ou de
données, Dans le champ adresse, le nu-
méro de volume, de piste, de secteur et
le checksum sont codés sur 2 octets
mais leur valeur réelle tient sur 1.
(Fig. 11).
On s'apergoit aisément que ces va-
leurs se trouvent dans les 64 autorisés.
GOLDEN N° 5, MAI 1984
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MICROPRO:
DANSEUSE ETOILE
DU LOGICIEL
D’abord un produit vedette, puis une constellation de
produits et le premier rang est atteint. Désormais,
l'attaque porte sur les logiciels intégrés.
Golden: Depuis combien de temps la
société Micropro est-elle implantée en
France
Alain Blancquart {Directeur gérant de
Micropro France): La société Micropro
France existe officiellement depuis juin
1982, En réalité, depuis 1981, nous
mmercial qui «naviguait »
sur un certain nombre de pays en Eu
rope. Dés avril 1 otre maison-mére
aux Etats-Unis a décidé de créer un cer
avions un c
tain nombre de filiales en Europe, en
commengant par la filiale d'Allemag
installée 4 Munich. Deux mois plus
tard, la filiale francaise est ni
prés par la filiale anglaise implantée a
Londres. Ces llations sont trés
comparables a celles de nos concur
rents, peut-étre ont-ils copié sur nous.
Ceux qui sont en train de s'installer au-
jourd’hui envisagent la méme structure
et les mémes villes. Mais nous dispo-
t a Milan ainsi
qu’a Stockholm pour les pays scandina
suivie de
sons des filiales égaleme
ves.
Micropro France s'occupe de six pays
a + Ado Walie
car je supervise l'activité italienne tant
que la filiale n'a pas démarré c
ment. Nous couvrons dor
la France, I'Espagne et le Portugal. Nous
envisageons l'Afrique du Nord et I'Afri
que francopt Nous exportons éga-
lement vers d'autres pays comme, par
exemple, le Canada. Car les produits
yne sont
méri-
autant
humane
Dhve pene
exportateurs que revendeurs sur le ter
ritoire national
Golden: Quelles sont vos gammes
giciels?
Alain Blancquart: Nous avons quatre
types de produits. Ainsi, le traitement
de texte est a lorigine de la société avec
Wordstar auquel nous avons rajouté de
nombreuses options. Notre gamme de
systémes de gestion de base de données
se compose de |'élément principal Infos-
tar. La gamme diaide a la décision avec
la série des «Calc» et la série des « Plan»
correspond a notre prévision financiére.
Lélément de base en est PlanStar qui est
un systéme de modélisation financiére.
Enfin, une quatriéme gamme qui com-
mence a prendre de l'importance : I'in-
tégration de produits, avec Starburst. Il
s'agit de plusieurs applications intégrées
dans un seul programme beaucoup plus
orienté vers un produit autonome. Il in
tégre des produits du marché mais pas
de produits tronqués. C'est réellement
un vrai traitement de texte avec toutes
ses possibilités, un vrai Plan, un vrai
Calr. cet ensemble étant réuni dans in
seul logiciel.
Ainsi, Micropro essaie de réponc
aux besoins du marché le plus rapide-
ment possible, celui-ci évoluant trés
vite, plus on posséde de produits, plus il
est difficile d'y répondre. C'est pourquoi
tous nos produits aujourd’hui sont
écrits sous CP/M, CP/M86, MS-DOS
mais nous travaillons aussi sur d'autres
systémes d'exploitation comme Unix
pour adapter nos logiciels.
GOLDEN N
5, MAI 1
Alain Blancquart, directeur gérant de la société Micropro France, espére réaliser un chiffre d'affaires de 15 millions de
dollars en Europe pour le second exercice de Vannée 84. Le CA de Micropro Int. s
Nous ne prenons pas partie sur le
marché, nous l'observons et nous anti-
cipons afin de nous préparer selon les
différentes évolutions, Par exemple, je
crois que nous ferons quelques déve-
loppements pour Macintosh, c'est évi-
dent, nous nallons pas laisser la place &
nos concurrents. Nous avons dans notre
centre de recherche aux Etats-Unis des
études en cours.
Golden: Suivez-vous une philosophie par-
ticuliére en ce qui concerne la conception
de vos logiciels?
Alain Blancquart: Nous avons une
philosophie qui est d’offrir non pas un
produit unique intégré en tant que tel
avec un morceau de Calc, un morceau
de Plan ou de traitement de texte mais
de pouvoir offrir la possibilité de la
«vraie solution». En fait, une solution
complete a l'aide de produits qui ont la
plus grande qualité possible. Dans toute
cette philosophie, il y a une notion de
mode, d'élément restreint au niveau
méme de chacun des produits. Il est
extrémement difficile d’offrir dans un
méme produit, le meilleur Calc ou trai-
tement de texte. Nous offrons des pro-
duits complets et donnons a l'utilisateur
la possibilité d'intégrer tous ces pro-
duits, dans une application. Par exem-
pl star et Infostar utilisent la sou-
ris. Planstar pourrait !'utiliser mais les
logiciels intégrés sont pour nous un vrai
produit et non pas une amorce de fené-
tre. De toute fagon, dans la micro-infor-
matique aujourd'hui, CPM80, MD-
DOS, PC-DOS, CP/M86 sont des systé-
mes mono-utilisateur. Méme si vous
disposez de X fenétres a l’écran, vous ne
pouvez réaliser qu'une seule opération
a la fois. Nous ne sommes pas encore
34
dans ces systémes multi-utilisateurs.
Nous allons y arriver et 4 ce moment,
nos produits intégrateurs permettront
de travailler sur plusieurs outils a la fois.
Golden: Wordstar est l'un des traite-
ments de texte les plus vendus au monde.
Quel est le nombre d'utilisateurs ?
Alain Blancquart: Il est assez difficile
destimer le nombre depuis le début
mais nous savons que plus d'un million
de personnes se servent de Wordstar. II
faut savoir aussi qu'il a été un des pro-
duits les plus copiés au monde parce
qu'il était le plus en vogue.
Quand on me dit que ce logiciel n'est
pas le plus simple a manier, je réponds
toujours que s'il n'avait pas été aussi le
plus simple, il ne serait pas si populaire.
Sur le million d'utilisateurs, je pense qu'il
nen existe pas un sur 10000 qui soit
informaticien. La plupart ne sont pas des
spécialistes de la programmation. II est
vrai que maintenant nous pourrions par-
ler de plus grande simplicité mais les
nouvelles versions de Wordstar aussi
sont plus simples qu'il y a 4 ans. Nous lui
avons rajouté des fonctions préprogram-
mées. A lorigine, cet apport était techni-
quement irréalisable. Wordstar supporte
aussi la couleur et écran tactile, il est tra-
duit en 12 langues y compris en kanji ou
katakana, il est aussi le seul traitement
de texte qui parle.
Golden: Pourquoi l'avoir gardé sous
CP/M et non pas traduit sous DOS 3.3?
Alain Blancquart : Les plus grands uti-
lisateurs de cartes CP/M sont les posses-
seurs d'Apple. Nous commengons seu-
lement a attaquer ce marché en Europe.
Nous visons a travers Wordstar ou Info-
star,-les utilisateurs professionnels et
nombreux d’entre eux sont de grands
‘est élevé en 1983 a 60 millions de dollars.
consommateurs de carte CP/M ou d'ex-
tension CP/M. Seul le traitement sous
CP/M nous permettait la possibilité d'of-
frir le méme support et laméme qualité
de service aux utilisateurs Apple qu’aux
autres. Supporter de nombreux systé-
mes d'exploitation nous oblige a entre-
tenir beaucoup de produits. La qualité
du service s'en ressent dans ce cas.
Nous sommes aussi dans une situation
oi il y a quatre ans, Micropro n/avait pas
le méme visage qu'aujourd’ hui, A cette
€poque, nous étions deux personnes.
Aujourd'hui, nous sommes cétés en
bourse. Lan dernier, notre chiffre d'af-
faires s'est élevé 4 45 millions de dollars
a l’échelon international. Nous visons
cette année de le doubler.
Golden: Larrivée de nouveaux ordina-
teurs influence-t-elle la conception de vos
produits?
Alain Blancquart: Nous avons de
nouveaux produits qui sortiront et qui
seront plus étroitement adaptés au ma-
tériel. Ainsi, nous allons diversifier no-
tre gamme selon les types de micro-or-
dinateurs. Nous désirons couvrir I'en-
semble de la gamme de la micro-infor-
matique et l'arrivée de Mac ou de PC
Junior... améne Micropro 4 réaliser d'au-
tres développements. Vous verrez rapi-
dement sur le marché un produit qui
nous permettra de couvrir le bas de
gamme de la micro-informatique sans
descendre toutefois totalement dans le
«personnel», car ce n'est pas du tout
notre domaine. Nous irons aussi jusqu’a
la trés haute gamme comme la con-
nexion a des sites centraux.
Golden: Pensez-vous que le systéme dex-
ploitation CP/M vivra aussi longtemps
qu'il a vécu?
GOLDEN N° 5, MAI
es
Alain Blancquart: Indéniablement
non. Lévolution de la micro-informati-
que est tellement rapide et importante
que pour l'instant, nous ne pouvons pas
prendre parti dans ce domaine, a savoir
échéance de vie de CP/M ou MS-DOS,
Bien que MS-DOS soit trés fort en ce
moment, nous sommes trés attentifs
aux évolutions du marché et nous anti-
cipons beaucoup. Je crois aussi que ni
les uns ni les autres ne mourront de-
main matin. Il y aura encore beaucoup
de développements sous ces deux systé-
mes d'exploitation car il existe une base
d'utilisateurs trés importante et il y aura
peut-€tre une beaucoup plus grande
compatibilité entre ces systémes. Les
uns pourront intégrer jes autres bien
que les grands constructeurs de maté-
riels n'aiment pas beaucoup dépendre
des sociétés logiciels.
Golden: Comment est assuré votre ser-
vice de distribution?
Alain Blancquart: Nous avons trois
réseaux. Le premier est constitué des
constructeurs. Nous leur vendons di-
rectement certains produits qu'ils inté-
grent a leur matériel. Notre second ré-
seau est formé des grossistes compara-
bles 4 ComputerLand aux Etats-Unis.
Enfin, le dernier est le réseau de bouti-
ques.
Golden: Quelle est votre part du marché
dans le monde?
Alain Blancquart: Tout dépend du
produit. Nous sommes largement nu-
méro 1 et nous dépassons la barre des
50 % pour le traitement de texte. Globa-
lement, en prenant la liste des dix gran-
des sociétés de logiciels, nous sommes
les premiers avec un chiffre d'affaires de
60 millions de dollars pour l'année fis-
cale 83, Au niveau européen, aucune
étude réelle n'a été sérieusement réali-
sée. Nous espérons cependant doubler
ou méme tripler notre CA dans le pro-
chain exercice. Nous visons pour I'Eu-
rope un chiffre d'affaires de 15 millions
de dollars pour le second exercice.
Golden: Arrivez-vous a pénétrer le mar-
ché asiatique?
Alain Blancquart: Absolument. Nous
sommes une des rares sociétés a possé-
der une filiale de 40 personnes au Ja-
pon. Nous disposons de produits écrits
en kanji et katakana. Nous avons signé
des accords avec la quasi totalité des
grands constructeurs japonais de micro-
ordinateurs et un contrat pour un «Call
Labelling»: ainsi Wordstar est vendu au
Japon en tant que traitement de texte
IBM. Nous verrons prochainement
beaucoup de nos produits avec des ma-
GOLDEN N° 5, MAI 1984
tériels japonais sur le marché européen.
Pour le standard MSX, notre filiale nip-
pone est la pour observer et s'adapter le
plus rapidement possible a la demande
du marché.
Golden: Est-ce que la francisation des lo-
giciels est une opération primordiale pour
votre société?
Alain Blancquart: Non seulement la
francisation mais aussi la nationalisa-
tion ou plutét I'adaptation au pays est
importante. Mais pas uniquement pour
la France, nous avons adapté des logi-
ciels pour les Pays-Bas, |'Espagne, le Por-
tugal... Cest absolument primordial.
Nous visons un marché de masse ot les
utilisateurs ne sont pas forcément des
spécialistes d'une part de la micro-infor-
matique et, d’autre part, de l'anglais. Il
est bien évident que la traduction est un
énorme probléme pour chaque société
de logiciels mais nous nous y tenons
essentiellement pour notre gamme de
produits non spécialisés.
Par exemple, notre logiciel de modé-
lisation financiére, Planstar, trés haut de
gamme, peut au début étre commercia-
lisé en anglais et beaucoup de nos pro-
duits vont étre lancés en anglais car ils
sont trés spécialisés et aussi simples de
mise en ceuvre. Liutilisateur posséde
alors une carte de référence, un mode
d'emploi en francais et un gros manuel
de référence en anglais. Ceci corres-
pond aux quelques mois d'origine du
produit. Puis, l'opération de traduction
totale intervient. Entre l'annonce d'un
nouveau logiciel aux Etats-Unis et son
arrivée dans notre hexagone entiére-
ment traduit, il faut environ trois a qua-
tre mois.
Golden: Fuites-vous appel a des dévelop-
peurs indépendants ou vos produits, sont-
ils issus de votre société?
Alain Blancquart: Nous faisons appel
a des développeurs indépendants et a
des produits d'autres sociétés, Nous
achéterons des produits sur le territoire
national et nous développerons des logi-
ciels en France. Les critéres de sélection
sont que le programme doit étre «ou-
vert», dordre général et qu'il soit sus-
ceptible d'avoir un marché internatio-
nal. Nous sommes avant tout une socié-
té de marketing. Jusqu'a maintenant,
tous nos } programmes ont 6té dévelop-
pés par Micropro. Les nouveaux ne le
sont pas, bien qu’ils aient toujours été
modifiés et adaptés par nos soins au ni-
veau de leur environnement, c'est-a-
dire de la compatibilité avec d'autres
produits et de leur présentation. Mais il
est bien évident que plus nous irons
dans le temps, plus nous distribuerons
de chez nous. Ainsi, une option de
Wordstar, StarIndex qui génére une ta-
ble des matiéres automatiquement, est
un produit européen et non américain.
Golden: Comment savez-vous si un pro-
gramme d application a des chances de
succes dans I‘hexagone?
Alain Blancquart: Aujourd'hui, il
existe une part d’intuition énorme dans
les produits. Il faut, comme dans la
mode vestimentaire, étre inspiré et ré-
pondre a la demande du public, Toute-
fois, on influence beaucoup le public
avec la publicité, la presse, notre pré-
sence sur le terrain, nos revendeurs. On
dit souvent que le marché européen est
différent du marché américain, je ne
suis pas tout a fait convaincu. Pourquoi?
Bien qu'il soit différent en quantité et
dans la langue, si on regarde ce qui s'est
passé dans la micro-informatique, on
raconte toujours que |'Europe a quel-
ques années de retard par rapport aux
Etats-Unis, Soit, mais les produits qui se
vendent bien en France sont les pro-
duits qui commencent a bien se vendre
aux USA depuis seulement quelques
mois. Si vous prenez dBasell, il n’a réel-
lement commencer son ascension qu’au
début de 1983, La société Lotus avec
son 1-2-3 nétait pas créée fin 1982, et
pourtant la société a réalisé l'essentiel de
son chiffre d'affaires dans la deuxiéme
partie de 1983. Aujourd’hui, 1-2-3 se
vend trés bien en France. En fait, les
études de marché pour les produits
généraux ne sont pas nécessaires car les
résultats sont les mémes en France
quoutre-Atlantique. Les hits-parades de
vente de logiciels sont les mémes a con-
dition, bien sar, de ne pas se leurrer. Si
nous vendons un million d’exemplaires
aux Etats-Unis, nous n’en vendrons
méme pas autant en proportion en
France. Méme si nous sommes cing fois
moins nombreux, le marché est divisé
par plus de cing. Cependant, l'acheteur
potentiel achéte le méme programme
en France que l'acheteur américain ala
différence que le francais est plus diffi-
cile. Aux Etats-Unis, on paie plus facile-
ment pour voir, en Europe, on paie
moins pour voir, on réclame l'assurance
dela qualité. De plus, I Européen cher-
che un produit beaucoup plus fini, qu'il
va pouvoir utiliser plus rapidement.
LAméricain va plus «bidouiller» dans le
produit, Compte tenu de ces quelques
différences, les deux marchés restent
toutefois sensiblement de nature ana-
logue.
35
REPORTAGE
MICHEL SAINT SETIERS
DE CHAMPOLLION
A LORDINATEUR
Simple question de logique ou de... logiciel. Si l'écriture
hiéroglyphe des Egyptiens comporte 70000 signes, la
répertorier nest possible qu’avec lordinateur.
Depuis qu’en 1822, Champollion eut
réussi a déchiffrer la Pierre de Rosette
(aujourd'hui RACHID} en comparant le
texte grec aux textes en hiéroglyphes et
en démotique, l'étude des anciens textes
égyptiens a passionné des générations
de chercheurs.
Mais, hier comme aujourd'hui, ceux-
cise sont heurtés a des problémes d'im-
pression typographique lorsqu'ils ont
voulu publier les résultats de leurs
travaux.
Grace 4 M. Michael Hainsworth
égyptologue et directeur du laboratoire
d'informatique pour les Sciences de
I'Homme au Centre nati
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