Skip to main content

Golden Issue No 5 1984 05 IDG France FR

  • PublicationApple Periodicals
  • Date1984-05-01
  • Pages96
  • SourceGolden_Issue_No_5_1984-05_IDG_France_FR.pdf
← Magazines Golden Issue No 5 1984 05 IDG France FR
/ 96
Source: Internet Archive — Aggregated Apple-era periodicals, 1981–2012.
Page 1
Loading…
Text content (OCR)
MENSUEL N°5, Le Magazine des Utilisateurs d’Ordinateurs Personnels APPLE ‘et Compatibles. LA PEINTURE SUR ORDINATEUR CONSUMERISME A POUROUCONTRE LE CONTRAT DE MAINTENANCE | PREMIERE INITIATION H| AU LANGAGE PASCAL OLIVETTI MIO UN TERMINAL PORTABLE L'OLIVETTI M 10, un véritable ordinateur portatif. En perma- nence, 4 programmes incorporés : traitement de textes, gestion de fichiers d’adresses, agenda (couplé a I’horloge interne) et télécom: munication, Bien sir, il se programme en Basic MICROSOFT et peut étre connecté & n‘importe quel ordinateur équipé d'une prise RS 232, pour en devenir le terminal portable. Par exemple, le M 10 relié & un Apple par une carte série peut tranférer ses fichiers Ou ses textes pour étre traités, stockés... dans I'Apple. Tout seul i! fonctionne aussi comme un vrai util professionnel qui mesure 30 x 25 x 21 cm et qui ne peése que 1,7 kg ! Caractéristiques techniques : 8 KRAM extensible 8 32 KRAM Clavier Azerty accentué avec 94 caractéres graphiques — 12 touches de fonction — sorties RS 232 et Centronics — prise pour magnéto — cassettes, pour lecteur de code — barres et pour Modem — écran inclinable & cristaux liquides — 8 lignes de 40 caractéres, ou graphisme 240 x 64 points — générateur de son sur 5 octaves. Interrogez votre distributeur et SPID fera le nécessaire SPiD LA HAUTE FIABILITE SPID MICRO 39 s¢ 75009 PARIS - Tél, : 261.2 tributeurs PsOMMAIRE) Heureux mariage de l'informatique et du graphisme, la couverture du numéro 5 de Golden a été congue par la société Biz- graph. Pour sa création, ila fallud‘abord mémoriser les structures de base du des- sin dans lordinateur a l'aide d'une tablette graphique et d'un lecteur optique qui a permis de «décalquer» le schéma en le Figitalisant Le dessin stocké sur disque dur est ensuite affiché sur un écran vidéo d'une résolution graphique de 1024 x 779 points, disposant de 256 couleurs a l’écran parmi un choix de 2,4 millions de teintes. Le micro-ordinateur Apple Ile ne sert aux hhistes qua donner les ordres disponi- les dans le programme de la société New England Technology qui permet de chan- 7 Gson gré les couleurs, de rajouter des eves de déplacer certaines zones... Tou- tes ces commandes sont envoyées vers un convertisseur vidéo qui traduit les ordres numériques en signaux RVB. Lensemble du matériel nécessaire a ce Paptdnys d'image a colité la coquette somme de 650000 F Notre «belle aviatrice» a également demandé 4 heures de travail. Nos lecteurs trouveront entre les pages 16-17 et 80-81 un encart abonnement pa- giné 1a1V. Golden est un magazine totalement indépendant. Il n'est affilié ni a Apple, nia Apple Seedrin. Apple est une mar- que déposée de Apple Computer Inc. EDITORIAL : LA CIVILISATION INFORMATIQUE 5 LE MONDE DE LA MICRO-INFORMATIQUE 8 CONSUMERISME: Maintenance : faut-il souscrire 19 REPORTAGES EN VISITE CHEZ LES NOUVEAUX PEINTRES. Une nouvelle génération diartis- 23 tes est née. Elle utilise des méthodes modernes pour peindre... sur la «toile» électro- nique d'un ordinateur. . MICROPRO: DANSEUSE ETOILEL DU DU LOGICIEL. Premiére société mondiale de 32 logici~'s professionnels, elle souhaite désormais toucher toutes les gammes de machines. DECHAMPOLLION A ALORDINATEUR. Si une quarantaine de sitcles noussépa- 36 rent des Egyptiens, la technologie d'aujourd'hui nous permet de mieux comprendre leur écriture. MAC CHRONIQUE LIMPRIMANTE IMAGEWRITER. Une recopie fidéle d'écran. Vendue avec le 46 Macintosh, |'imprimante série ImageWriter est un périphérique de reproduction de documents sur papier d'une étonnante qualité. MATERIELS ACTUALITES MATERIELS - 14 LES DISQU! ETTES ET LEURS SECRETS (2* PARTIE). Méthodes de mémorisation, 28 synchronisation, codage des informations sur les disquettes, ainsi vous saurez presque tout sur le stockage des données dans vos lecteurs. ‘TEST: LE DESSIN ASSISTE PAR MANETTE DE JEU. Un joystick ainsiqu'un puis- 42 sant logiciel animent le Robographic 1000, étonnant systéme de DAO bon marché. LOGICIELS LAPPROCHE DE LA PROGRAMMATION. Il existe différentes méthodes pour Be 38 grammer. Des instructions machines tapées au clavier aux commandes accessibles sur écran, il a fallu 25 ans d'évolution. INITIATION : PREMIERS PAS AVEC APPLEWRITER. Le plus connu destraitements 51 de textes sur Apple n'est pas toujours d'un maniement aisé. Quelques explications s'imposent INITIATION : LE LANGAGE PASCAL. Mondialement connu, plus puissant quele 56 Basic, le Pascal n'est pourtant pas plus difficile a apprendre que les autres langages. COMPARATIF : LES LANGAGES LOGO: LEQUEL CHOISIR? Apple Logo et Edi 62 Logo sont disponibles en France. Aussi les programmes de l'un sont transposables 4 autre aprés une petite gymnastique de «traduction» d’instructions. ACTUALITES LOGICIELS al BOITE A OUTILS LE JEU DU SERPENT EN LOGO. Dans un champ de salade, vous nlavez que 21 66 secondes pour faire manger a notre tortue ses 13 salades sinon gare aux indigestions. UN JEU DE MORPION EN TROIS DIMENSIONS. Célébre dans les écoles, ce jeu 68 est adaptable sur |'écran de votre micro-ordinateur. COURRIER 6 MANIFESTATIONS 84 CALENDRIER BIBLIOGRAPHIE GOLDEN N® 5, MAI 1984 La bourse en direct chaque jour (aaa chez vous! [= Achetez... Vendez... au bon moment! Calvados, un réseau pour ordinateurs —_Renseignez-vous dés aujourd'hui sur tous les Renvoyez dés aujourd'hui votre personnels Apple. avantages du réseau Apple Calvados : demande de documentation gratuite Abonnez-vous au réseau Calvados + Des prix réellement accessible: sous enveloppe a I'adresse suivante ; Un achat vraiment utile, immédiatement — * Une simplicité d'utilisation exceptionnelle. y rentable, + Un abonnement au réseau Calvados easy Un réseau pour communiquer avec n'importe ‘un achat immédiatement rentable, 75237 Paris Cedex 07 quel autre abonné sur le territoire national. Pour transmettre et recevoir des documents, ou téléphonez au des messages et des informations appic (i) 551 54 3 ao . . o Calvados : un nouveau service boursier et financier. © 4 a i Pour connaitre 4 tout moment du jour, tou- Ts) ~ tes les informations boursiéres qui se dérou- reseau Calvados a ¢ j lent dans le monde entier. wo a H Pour développer, protéger, mieux gérer es ao § votre portefeuille. os — et J o i - - es P i we J - - a - - ? ye — Demande de documentation gratuite Pour tout savoir sur le réseau Apple Calvados, remplisser tres lisiblement ce bon & découper et cochez I'une des cases suivantes Nom z Prénom — Adresse — — — Code postal _Ville Wléphone a BSS nee recevoir une documentation compléte sur le réseau Calvados et sur les ordinateurs Apple qui permettent d'en [Pe sauhate que le concessionnaire Apple proche de cher mol, me contate pour un render Yous, afin de me présenter la gamme Apple et le service boursier Calvados, G@LDEN 185, avenue Charles de Gaulle, 92521 Neuilly-sur-Seine Cedex ‘Tél.: 747.12.72 - Télex 613.234F Calvados N* 2500 Directeur de la rédaction jean PELLANDINI Rédacteur en chef adjoint Bernard NEUMEISTER Secrétaire de rédaction Herma KERVRAN Directeur Artistique Horst WIDMANN Maquettiste Budes BULARD Photographe Mare GUILLAUMOT Ont collaboré 4 ce numéro: Jean-Luc BOYER, Daniel BREGUET, Eric BRUILLARD, Pascal GERARD Nicole LE GUENNEC, Philippe PIERRE-ADOLPHE, Claudine NOBLET, Norbert RIMOUX, Dominique ROBERT, Pierre ROUGEVIN-BAVILLE Michel SAINT SETIERS Golden est un magazine tot I n’est affilié ni @ Apple, ni a Apple Scedrin. Apple est une marque déposée de Apple Computer Inc. La rédaction n'est pas responsable des textes et hotographies qui engagent la seule responsabi lité des auteurs. Les documents ne sont pas ren: don. at leur envol lonpliqon Pacoucd de Teuteut pour leur libre publication. Les indications de prix et d’adresses figurant dans les pages rédactionnet Jes sdnt données & titre d'information sans aucun but publicitaire et n’engagent pas la rédaction, La reproduction de textes et photographies publiés dena Golden est interdite sana autorlattion écrite Conditions d'abonnement: France 10 numéros: 250, 20 numéros: 500 FF TTC. Réglement par chéque bancaire ou postal trois volets a adresser au nom de Micro Presse, 185, avenue Charles de Gaulle, 92521 Neuilly-sur-Seine Cédex GOLDEN est une publication éditée par MICRO PRESSE S.A. au capital de 250000 F RCS Nanterre B 329.059448 Président Directeur Général Axel LEBLOIS Editeur Jean-Louis REDON Directeur de la publicité Claude BRIL Assistante Jeannine ALLARIA Abonnements Carola HANNECART Ventes NMPP et réassorts SORDIAP (887.02.30) T.E. 87 ment indépendant Micro Presse est membre de Computerworld Communications, premier groupe mondial de presse informatique. Le groupe public 44 publi cations dans 18 pays. 9 millions de lecteurs lisent au moins une publication du groupe chaque mois. SO TORIAL BERNARD NEUMEISTER LA CIVILISATION INFORMATIQUE Si le monde a mis des mil- liers d’années a découvrir et domestiquer ['électricité, bien que les Grecs de l'Antiquité en aient eu une vague idée, il semble qu’a l'aube du XXI* siécle, ce méme monde ait rattrapé son retard. Alors que les physiciens Volta, Watt et quelques autres, ont démon- tré l'existence de la fée élec- tricité, il n’a fallu qu'une qua- rantaine d’années pour in- venter une civilisation élec- tronique qui se transforme petit 4 petit en une civilisa- tion informatique. Car, que nous promettent nos «sym- pathiques» ingénieurs et fu- turistes d’aujourd’hui? Tout simplement de «rester chez soi» en permanence. Bien entendu, ceci peut plaire et cela plaira, mais a qui? Un récent reportage télévisé sur le Japon nous explique que les habitants de ce pays seront entiérement dépen- dants de leur terminal d'ici la fin du siécle: pour les achats en tout genre, pour le courrier, pour les devoirs des enfants, pour la banque, pour le travail du pére de famille, pour les occupations intellectuelles de la mére au foyer..., d'ici 4 ce que le sport ou la nourriture arrive par le petit écran, nous nen sommes pas loin. D'ici a ce qu'une société de logiciels choi- sisse 4 votre place comment vous devez vivre... Si la technique permet toutes ces possibi de nombreuses sociétés ont compris qu’elles pouvaient gagner de l'argent par ces nouveaux moyens de communication. Ainsi, tous les services offerts par Minitel sont loin d’étre gratuits. acces a l'information est plus rapide, mais s'il faut payer dix fois le prix de cette information pour rester chez soi, c'est un peu cher. Aux Etats-Unis, la guerre des taxes téléphoniques a commencé. Les com- pagnies privées baissent leurs tarifs a tour de bras. En France, au con- traire, les prix augmentent. Aussi, si l'informatique associée au téléphone, considéré comme I’élé- ment indispensable a tout micro-ordinateur, nous aident dans beaucoup de domaines, il ne faut pas non plus que nous en dépendions totalement. Car, imaginez une panne d'électricité ou une gréve a long terme, et nous sommes bons pour une panique générale. informatique n'est plus un phénoméne de mode, mais elle rentre un peu trop vite par la grande porte. Si nos enfants et nous-mémes, adultes, devons apprendre a manier ces nouvelles machines, il ne faut pas, non plus, qu’elles deviennent comme la télévision, le centre du foyer. La déesse informatique nest pas, et souhaitons qu'elle ne le soit jamais. Il faut la domestiquer et la soumettre a nos services et non pas |'in- verse. GOLDEN N° 5 MAI 1984 Le courrier des lecteurs de la revue Golden vous fournit chaque mois des répon- ses 4 vos questions, des conseils pour résoudre vos problémes ou des adresses de sociétés, N'hésitez pas 4 nous écrire, nous essayerons toujours de vous aider. Quel nouveau langage choisir? Lisant avec beaucoup d'intérét votre re- vue, votre rubrique d'initiation au Logo miaméne 4 vous poser la question. sui- vante: voulant quitter le Basic pour un autre langage plus rapide et plus souple, pourriez-vous me conseiller? Sachant que ma programmation tendrait plus vers un domaine ludique, qu‘en est-il des langages Assembleur, Logo, Pascal, et quels sont les divers types disponibles sur un Apple Ile? PR. 94430 Chenneviéres-sur-Marne En ce qui concerne la rapidité, vous ne trouverez jamais un langage plus rapide que l'Assembleur car les ins- tructions agissent directement sur le processeur, il n'y a donc nul besoin d'un compilateur ou d'un interpré- teur comme le nécessitent les autres langages. Malheureusement, la rapi- dité est au détriment de la souplesse car les suites d'instructions que vous stockez en mémoire ne sont pas trés compréhensibles par l'amateur, ou lisent un programme qu'ils n‘ont pas écrit. Le langage Logo est idéal si vous désirez apprendre les notions de base de la programmation structurée sans éprouver de problémes, et, de plus, en vous amusant. Cependant, si Logo est intéressant pour de nombreuses possibilités, il lui manque encore certaines caractéris- tiques qui lui permettraient de deve- nir le langage de l'avenir. Si ce dernier existe, nul ne le connait encore, car il doit naitre a peine dans les centres de recherches, Pourtant, il existe un Jang re ASSEZ rapide et trés riche en possibilités: le Pascal. Rapide, car c'est un langage compilé. C'est-a-dire que le pro- gramme est entiérement traduit en langage machine par le compilateur, traduction qui sera utilisée lors de l'exécution, d’od un gain appréciable de temps par au langage inter- prété of chaque ligne lors de l'exécu- tion demande ine interprétation. De plus, Pascal est un langage structuré, donc il vous donne d’excellentes méthodes de programmation. Pourtant, un langage qu'il ne faut surtout pas oublier si vous désirez programmer des jeux dotés de graphi- ques: le Forth, que nous vous conseil- lons pour vos futures activités. Bien qu'il demande une certaine habileté, sa rapidité est excellente pour le domaine ludique. N'oublions pas cependant que l'Apple II peut recevoir le Lisp pour I'intelligence ar- tificielle, Jane sur Apple Beaucoup de lecteurs nous réclament Vadresse de la société Ordinateur Ex- press a la suite de notre article paru dans le N° 2 de Golden pour obtenir de plus amples renseignements. (A noter que Jane est disponible en fran- ¢ais.) Ainsi la société est implantée 3, tue Pelouze, 75008 Paris. Laccent circonflexe et les minuscules Possédant un Apple II+, une ROM «mi- nuscule », une imprimante Apple matri- cielle, quel traitement de texte puis-je uti- liser en obtenant les voyelles accentuées? De plus, comment « fabrique»-t-on l’ac- cent circonflexe et tréma? JJ. Borredon, 40340 Samadet Avec votre machine, vous pouvez uti- liser au moins deux logiciels de traite- ment de texte: Applewriter II et Epis- tole. Lavantage de ce dernier est qu'il est trés performant, écrit en frangais par des Frangais et que vous pourrez l'utiliser sur un Apple Ie si vous déci- dez de changer de machine. Les cons- tructeurs d’Epistole fournissent tous les éléments nécessaires pour l'adap- tation de ce produit. (Epistole est com- mercialisé par Micro Assistance, 66, rue Castagnary, 75015 Paris). Sur un Apple Ie équipé du traitement de texte Applewriter Ile, vous pouvez changer tous les paramétres qui vous déconviennent. Vous pouvez aussi obtenir tous les accents que vous vou- lez. Par exemple, les accents circon- flexes ou trémas s'obtiennent de la maniére suivante: tapez l’accent avant la lettre, puis «Control V», «Control H» et «Control V», puis les lettres restantes y compris celle qui regoit l'accent. «Control V» indique a Vordinateur de faire attention car le caractére suivant sera un caractére de contréle. «Control H: fait reculer le caractére suivant d’un espace. Ainsi, la lettre qui regoit l'accent est bien sous le signe et non espacée d'un «blanc». N'oubliez jamais de réins- crire un «Control V» pour annuler le premier ordre sinon l'ordinateur ris- que de vous écrire n‘importe quoi. Un dernier détail, sur un Apple II normal, il vous est impossible de changer le caractére qui décide du souli d'un mot (le ¢ sur l'Apple I et I+). Par contre, sur l'Apple Ie, il faut de- mander la liste des spécifications d'impression en tapant «Control P» puis «?», et, enfin, changer le carac- tére en tapant UT& pour remplacer le ¢ par & (caractére peu employé}. Mais, attention, avec ce principe, il est impossible de justifier correctement la ligne qui comporte des accents cir- conflexes ou trémas. Le programme considére le «Control H» comme un caractére normal. Il y adonc un déca- lage en fin de ligne correspondant a autant de signes ? ou 7 ~ GOLDEN N° 5, MAI 1984 “PROFESSION DETECTIVE” SURPRENEZ NOS VOLEURS PAR LINTELLIGENCE DE VOTRE ENFANT. ) EDICIEL —_ “Il aura besoin de toute sa ruse, de toute son intelligence et de beaucoup de sagacité pour aller jusqu’au bout de faventure”. Profession détective, il va falloir faire marcher les cellu- A les es... Pour que ifant ait la téte bien faite plutét que seulement pleine, édite quatre jeux éducatifs de a. la collection Spinnaker. Ces jeux vont développer la sagacité, la finesse et intelligence de lenfant tout en satisfaisant son envie de jouer. SPUUVANLE/2R Avec Spinnaker votre enfant va trouver que Cest tres amusant d’étre fr inteligent Profession détec: DES JEUX DROLEMENT INTELLIGENTS. tive, jouez avec vos disquettes sur Apple Il 48K, et Apple lle. POMMES DE TERRE ET FRAMBOISES ELECTRONIQUES Grace a des recherches menées par le Scottish Institute of Agricultural Engineering {SIAE), les pommes de terre des étalages auront bientét une apparence plus réguliére. Cet organisme a en effet mis au point une «pomme de terre électroni- que» munie d'un transducteur et sys- tématiquement testée par comparai- son avec l’original. Et le ministére bri- tannique de l'‘Agriculture vient de pu- blier un rapport décrivant le procédé. Le SIAE avait déja utilisé les trans- ducteurs 4 des fins peu communes, il y a quelques années, en mettant au point un équipement de cueillette au- tomatisée des framboises : des trans- ducteurs «déguisés» en framboises servaient a obtenir des informations sur les diverses forces exergant des effets sur ces fruits lors de la cueil- lette. Lemploi, a cet effet, d'une vraie framboise parvenue a maturité s‘étant révélé impossible, les spécialistes ont fabriqué des baies pour faire office de modéles. Chacune était munie d'un transducteur pesant seulement 0,5 g. Douze de ces baies ont été atta- chées a des framboisiers et reliées, par des fils électriques, 4 un stylet et 4 un dispositif enregistreur. On a ainsi pu enregistrer des mouvements d'accélé- ration axiale et radiale et obtenir des données impossibles a connaitre au- paravant. Cet institut étudie a présent les ris- ques auxquels sont soumises les pom- mes de terre lors de la récolte méca- nique et du conditionnement. Des études montrent que 20 % de ces lé- gumes subissent des dégats pendant cette phase. S'ajoutent encore 10 % de légumes ayant subi des chocs in- ternes qui leur donneront une appa- rence bleue ou noire. Cest pour découvrir quelle est l'étape qui comporte les risques de dé- gats les plus élevés que le SIAE a mis au point des «pommes de terre élec- troniques» en mousse de plastique, avec accélérométre, émetteur et peti- tes piles rechargeables. Lémetteur en- voie un signal radio sur une trés haute fréquence, qui se trouve modulée lorsque le transducteur est activé. Un magnétophone stéréo a piles enregistre les signaux émis par le lé- gume électronique durant la récolte mécanique et les opérations de cali- brage. On peut également enregistrer des observations permettant de situer la pomme de terre par rapport a l'émetteur. Lorsque le légume est sou- mis a une accélération importante — et risque précisément de subir des dé- gats — la fréquence du signal émis se modifie. Et grace aux observations enregistrées donnant la position de la pomme de terre dans la machine, on peut chercher les causes de cette mo- dification. Aprés étude des tracés, on prend des mesures permettant de ré- duire les chances d'avarie: modifica- tion de la machine, ralentissement du rythme des opérations. D’autres es- sais permettront ensuite de découvrir d'autres points faibles, et ainsi de sui- te. Thorn EMI Datatech Ltd, a Thorn EMI Information Technology Company, Spur Road, Feltham, Middlesex TW14 OTD. FINI LES ANGLES MORTS ET LES RETROVISEURS SPECIAUX ys les automobilistes Tous les morts lorsqu'ils font ie manceuvres en marche arriére. Méme les rétroviseurs spéciaux ne viennent guére a bout du probléme. Désormais, le probléme est presque entiérement résolu par un dispositif électronique, fabriqué 4a Hong-Kong par Polytron Industrial Co., qui indi- que la distance entre un véhicule qui recule et tout obstacle dressé sur sa route, a la fois par un affichage a cris- taux liquides et par un signal sonore. Baptisé « Détecteur PORON S-100», il se présente comme un circuit a se- mi-conducteur dont la piéce mai- tresse est un circuit intégré, masqué de maniére traditionnelle. Des si- gnaux apparaissent sur l'affichage marche rales yi dan obsta- cle. Un bip-bip retentit simultané- ment toutes les 0.7 sec., puis toutes les 0.2 sec. lorsque la distance se rac- courcit 42 m. Le bip-bip devient une alarme continue si le véhicule arrive A 1 mde distance de lobstacle, Le PORON S-100 est formé de deux éléments: une console dotée de tou- ches de commande, d'un affichage électronique et d'un radar fixé a l'ar- riére de la voiture. (La société fabri- que aussi deux autres modéles, cha- cun doté de 2 moniteurs, adaptés aux véhicules utilitaires et aux poids lourds.) ‘Tous les modéles affichent les dis- tances en pieds ou en métres, au hoix de l'utilisate ps ensemble est tres facile a installer: les cables sont fixés soit sur les feux arriére, soit sur l'allumage. S'il est fixé sur les feux arriére, le PORON S-100 fonctionne automatiquement. Bran- ché sur l'allumage, il faut le déclen- cher manuellement. Le PORON $-100 est livré dans un coffret qui con- tient un manuel d'utilisation illustré. Les modéles destinés aux véhicules de tourisme et aux véhicules utilitai- res de taille moyenne fonctionnent en 12 V. Le modéle destiné aux poids lourds fonctionne 4 la fois en 12 et 24 V. Polytron Industrial Company, Mai Kee Industrial Building 20th Floor, Flat B, San Hop Lane, TMTL 44, Tuen Mun, New Territories, Hong-Kong. suite page 11 GOLDEN N° 5, MAI 1984 . : “COCCINELLE” : EVEILLEZ VOTRE ENFANT A ART : CONTEMPORAIN. ° ) EDICIEL AB ae, SPINMANERE DES JEUX DROLEMENT INTELLIGENTS. RITEMAN, c’est une nouvelle génération d'imprimantes exceptionnelles ve, par leur avance technologique, leur qualité d'impression 7 et leur ligne compacte : RITEMAN mesure 7,3 cm d’épaisseur pour un poids de 5 kg. C’est aussi une gamme complete : RITEMAN 120, 140 et 160 cps, 80 et 132 colonnes dont la qualité d‘impression est réalisée par une matrice 9 x 9. Bi-directionnelle optimisée, RITEMAN est friction-traction. 63 Ipm, 100 mil. sec. en “line feed’, rendent performant le débit de traitement par un saut de ligne rapide et un contréle de format. Un réel rapport de point 1 : 1 permet 4 RITEMAN un graphisme délicat, ainsi que la réalisation de cercles parfaits. == SAZUR TECHNOLOGY ROUTE DES MILLES ‘DU SOLEIL 13100 ADCEN-PROVENCE me Tel, (42) 26.32.33. Télex.420 316 F = | —t M AN DISTRIBUTEUR POUR LA FRANCE | ca suite de la page 8 — MOND E Pour faciliter la vie de bureau, Domi- crest (HK) Ltd. lance un bloc-note informatique tout a fait surprenant, puisqu'il travaille, dans certains cas, beaucoup plus efficacement qu'une secrétaire. Le Biztek Pad se présente comme un ordinateur de poche, doté de pu- ces de circuits intégrés spécialement congues pour lui et servi par une mé- moire de 4000 caractéres. Il sait stoc ker des messages (mots et chiffres) et les afficher sur simple demande, mais il fait également fonction de calcula- trice, de réveil et de chronométre. Ce gadget incorpore en outre un calen- drier, qui court du premier au dernier jour du siécle, ce qui permet d'appe- ler n'importe quelle date et n'importe quel rendez-vous... jusqu’en fin de sié- cle! Cette fonction de calendrier per- met également de se faire des aide- mémoire sonores jusqu'au 31 décem- N’OUBLIEZ PAS D’APPELER VOTRE EPOUSE bre 1999, qui rappelleront certains rendez-vous ou dates a n‘oublier sous aucun prétexte ; elle permet aussi de tenir un registre permanent des rendez-vous. Le Biztek Pad ne mesure que 136 x 90 mm pour 9 mm d’épaisseur, C'est un «poids plume» puisqu'il ne pése que 120 grammes, en comptant ses 3 piles rondes en oxyde d'argent. Son mini-clavier comporte 43 tou- ches ; 28 sont des touches de données, les autres des touches de fonction. Chaque touche de données peut fonc- tionner dans deux ou trois modes dif- férents, Pour stocker un message, il suffit dappuyer sur une touche de fonction LET et de frapper le message qui s'af- fiche ensuite sur l’écran. En appuyant sur la touche STO, la mémoire est re- mise a zéro et préte a enregistrer de nouveau. Tous les messages peuvent étre horodatés pour rappeler un ren- dez-vous ou un fait particulier. Luti- lisateur peut également programmer Yalarme — un bip-bip sonore ininter- rompu qui retentit pendant une mi- nute — pour une date et une heure donnée... jusqu’a la fin du siécle! Le Biztek Pad fonctionne comme une calculatrice ordinaire lorsqu’on appuie sur la touche de fonction NUM. Plusieurs fonctions spéciales permettent d'en faire un outil de comptabilité personnelle trés précis, grace a ses touches AUTO, HOTL (hé- tel), ENTS (loisirs), MEAL {repas), TRAV (voyages), MILE (kilometres), PHON (téléphone) et MISC (divers). Tout a été prévu pour raccorder le Biztek Pad a une imprimante, actuel- lement chez le contructeur. Domicrest (HK) Ltd, Alpha House, 3/F Suite H, 27-33 Nathan Road, Tsimshatsui, Kow- loon, Hong-Kong. Lecteurs Silencieu 5° 1/4 demi-hauteur Téte lecture/écriture sur roulement a billes précision piste a piste. La haute technologie avec la ligne ECHO de HI-TECH de disquettes & 125 Kb/s x - Excellente - Vitesse de transfert 500 — 6 modéles 96 et 48 TPI de 250 Ko & 1,6 Mo — Piste a piste 96 TPI - 3 ms 48 TPI-6ms Compatible APPLE” — 250 Ko/platine - 143 Ko en DOS 3.3 — Disponible en boitier all EB bee 630 KONTRON ELECTRONIQUE BP, 99 - 6, rue des Fréres Caudron 78140 Vélizy-Villacoublay -Télex : 695 673 - Tél. (3)946.97.22 GOLDEN N° 5, MAI 1984 suite page 12 suite de la page 11 Le MONDE ENCORE UN FRUIT DE L’INFORMATIQUE Aprés la Pomme, la Poire, I'Orange, voici l'Abricot. Ce micro-ordinateur, venu d'Angleterre, regroupe dans 8 kg toute la capacité actuelle de la technologie d’aujourd’hui. Le coeur de I'unité centrale bat au rythme du microprocesseur 8086 associé 4 son coprocesseur 8089 pour gérer les en- trées-sorties et le 8087, en option pour les calculs mathématiques. Les «cel- lules» du cerveau stockent 256 Koc- tets de mémoire vive extensibles 4 768 Koctets. Si le coeur vous en dit, deux micro- lecteurs de disquettes 3,5 pouces accroissent les capacités de ce «fruit» de 630 a 1,44 Moctets selon les yer- sions de disquettes choisies. Lécran d'une résolution graphique de 800 x 400 points en monochrome affiche 25 lignes de 80 caractéres ou 50 lignes de 132 caractéres selon votre choix. Le clavier aux normes frangaises com- porte 90 touches dont un pavé numé- rique et 8 touches préprogrammeées, une interface souris, un mini-écran a cristaux liquides de deux lignes et six touches tactiles programmables par Yutilisateur. Une interface série et paralléle sont intégrées au corps de la machine afin ‘qu'elle communique avec le monde extérieur. Au niveau du systéme d’exploitation, l'Abricot regoit en standard le MS-DOS 2.0, le CP/M 86 et le Concurrent CP/M 86. LUCSD est proposé en option. Le lan- gage Basic est intégré dans la machine, mais yous pouvez avoir accés au Pascal, Fortran, Cobol, UCSD Pascal, C et PL/1. LAbricot est donc compatible avec le Victor S1 et 'IBM PC. Act Limited. DEUX NOUVEAUX 16 BITS A L’ANGLAISE La firme britannique ICL qui avait déja fait son apparition depuis 1982 dans le domaine de la micro-informa- tique avec des modéles profession- nels a 8 bits, vient d’annoncer deux nouveaux matériels & 16 bits: les modéles 16 et 36. Le modéle 16 posséde une mémoi- re de 256 K de mémoire vive avec deux disquettes possédant chacune une capacité d'un méga-octet, tandis que le modéle 36 qui dispose de la méme mémoire centrale une disquette d'un méga-octet et d'un dis- que de 10 Mo. Les mémoires centrales peuvent tre portées 4 un Mo, aussi bien sur les modéles 8 bits que sur les nou- veaux 16 bits, et deux disques supplé- mentaires peuvent étre connectés ce qui porte la capacité maximale a 30 Mo. Lunité centrale des deux modéles comporte six ports d’entrée/sortie (RS 232 C) pour la connexion de termi- naux et d'imprimantes, ainsi qu'un port synchrone pour les possibilités de télécommunications avec des ordi- nateurs centraux. Sur tous ses modé- les de micro-ordinateurs profession- nels, ICL propose désormais un nou- veau terminal couleur aux normes DIN et compatible avec l'écran mono- chrome. Cet écran est utilisable pour tous les travaux : traitement de texte, tables financiéres autant que pour les graphiques de gestion. Il faut noter que ICL s'est délibéré- ment orienté vers l'utilisation de Con- current CP/M dans un environne- ment multi-utilisateurs. Ce systéme d'exploitation permet a un service ou A entreprise de petite taille d’effectuer simultanément plusieurs taches sur un terminal et de connecter jusqu’a quatre terminaux sur un méme processeur. A titre indicatif, un modéle 16 de 256 Ko avec deux disquettes de 800 Ko formatées cofite environ 26.000 F HT avec écran monochrome et 41.000 avec écran couleur. En ce qui concerne le modéle 36, les prix débu- tent aux alentours de 70.000 F avec une configuration a 256 Ko, une dis- quette de 800 Ko, un disque dur de 10 Mo, un écran monochrome et une im- primante 132 colonnes, 120 cps. UN CONCURRENT SERIEUX POUR ORIC ET SINCLAIR: LELAN Présent lors du prochain Micro- Expo a la Porte Maillot, I’Elan est encore un produit issu de I'Intelli- gencia Britannique en informati- que domestique. En effet, pour 3900 F TTC, il réunit en un seul boitier des possibilités étonnantes. Autour de son Z-80 cadencé a 4 Mhz, la mémoire vive est de 64 Koctets en version de base ac- compagnée de 32 Ko de mémoire morte: Leclavier de type QWERTY pré- sente 69 touches a répétitions auto- matiques, plus 8 fonctions pro- grammables et, enfin, un joystick a sa droite. Si vous avez deux amis, vous pourrez jouer a trois car deux autres emplacements sont prévus pour rajouter deux manettes. A l'écran, sont affichées 56 lignes de 84 caractéres sous une résolution graphique de 672 x 512 points adressables et dotés d'une palette de 256 couleurs, Si vos talents musicaux nont pas la taille de vos moyens financiers, il est prévu 4 canaux étalés sur une gamme de 8 octaves. Pour stocker vos informa- tions, Elan Computers Ltd a prévu deux lecteurs de disquette 3,5 pou- ces. En matiére de logiciels, le lan- gage Basic et un traitement de texte sont incorporés a la machine. LElan 64 regoit aussi des logiciels de jeux vidéo, de stratégie, d'aven- tures, éducatifs... Diautres langages sont prévus: Lisp, Forth, Assembleur, Pascal, Traducteur Basic BBC, Basic Sin- clair et Commodore 64. Les inter- faces sont multiples: deux interfa- ces cassette, un connecteur stéréo, une série RS 423, une interface paralléle et un réseau local «Intel- ligent Net». Une seconde version verra le jour au début de l'année prochaine avec 128 Ko de mémoire vive au prix de 6500 F. Société Lansay. 12 GOLDEN N* 5, MAI 1984 Tenses or manque sit depetes novation Appel aux Apple qui veulent “croquer” télétel !... La carte Apple-Tell Cette création de Roland Moreno permet | de connecter un Apple a tous les serveurs Videotex pour en exploiter intelligemment les données, les sauvegarder, les imprimer. La mémorisation des procédures de conne- xion et de consultation de banques de don- nées assure un extréme confort d’utilisa- tion. Apple-Tell est aussi un modem (300 et 1200 Bauds) travaillant en full duplex aux normes Bell et C.C.I.T.T. avec appel et réponse automatiques. Avec un logiciel adapté, Apple-Tell peut aussi se transfor- mer en Systéme Serveur. et qui veulent jouer avec les mots, pas 4 la guerre Jeux de Mots (Francais/ Anglais) Autre création de Roland Moreno et Alain Maréchal, ce logiciel concu pour les enfants de 5 a 10 ans est destiné a leur donner le godt de la lecture en leur ap- prenant a jouer avec les mots. II s’agit, avant tout de retrouver l’ordre correct d’une phrase mise en désordre par |’ or- dinateur, d’en assimiler la structure, |’im- portance de l’accentuation... Les phrases mémorisées au départ peuvent étre faci- lement remplacées pour s’adapter a |’évo- lution de l’enfant. Fonctionnant égale- ment en Anglais, «Jeux de Mots» aide a l’'apprentissage de cette langue (de 7 a 77 ans). Ce logiciel fonctionne sur Apple équipé d’une manette de jeu. Bastide Blanche Do R.N. 113 - 13127 Vitrolles Tel.(42) 89.31.31 «Apple-Tell» et «Jeux de Mots» sont distribués par Feeder et vendus par tous les revendeurs Apple. as 3 : B AcTUALITES) = DES IMPRIMANTES CHEZ AZUR La société Azur Technology, plus connue pour le nombre de cartes d'ex- tension Apple, commercialise désor- mais les imprimantes Riteman dont la principale caractéristique concerne la taille. En effet, elles se glissent dans un attaché-case. Congues pour repro- duire des documents en alpha-numé- rique ou en graphique de n'importe quel micro-ordinateur personnel, les premiers modéles impriment 120 coups par seconde (cps) sur 80 colon nes ou 160 cps sur 132 colonnes en multi-modes et bidirectionnelles opti- misées. La téte a aiguille a une capa- cité de vie d’environ 100 millions de caractéres, soit pour les connaisseurs envirorl 67000 feuillets classiques. Lentrainement du papier s‘effectue par un tracteur ou des picots ou par friction. 96 caractéres ACII, autant en italiques et 32 pour le graphique sont a votre disposition avec une résolu- tion de 480 x 960 points par ligne et 576 points en mode 1/1. Liinterface paralléle équipe ces machines qui cofitent 4990 F HT pour le modéle 120 ou 7900 F HT pour le modéle 160. Pour un entrainement par picot rajoutez 400, une interface série RS 232, 700 F, et pour les rubans, 65 ou 95 F. Azur Technology. SONY ACHETE LA TECHNOLOGIE APPLE La société américaine Apple a accep- té de vendre a Sony, le fabricant d’or- dinateur nippon, la technologie de fa- brication des disques durs. Apple n‘a pas révélé combien la société japo- naise paiera pour les travaux de re- cherches et de développement. Selon les américains, Sony utilisera cette technologie pour entrer sur le marché des OEM. Ces disques durs stockent de maniére significative plus de don- nées que les disquettes souples. Ce- pendant, leur cotit avoisine 15000 F HT alors que les lecteurs de disquet- tes sont commercialisés das 3000 F HT. Leur usage nest réservé qu'aux machines professionnelles. Apple achéte souvent les micro-lec- teurs de chez Sony pour le Macintosh et le Lisa. Toutefois, l'accord d'achat de technologie n'implique aucun commentaire sur la possibilité de la part d'Apple d'acheter les lecteurs Sony lorsqu’ils seront disponibles. UN APPLE PORTABLE Le bruit courait depuis l'annonce du Macintosh de l'apparition d'un petit frére afin de seconder I'Apple Ile. Ceci sera officiel en mai avec | l'Apple IIc. C pourrait correspondre a Compatible, car, en fait, il s'agit | d'un condensé d'Apple Ile plus per- formant. Une nouvelle version du célébre 6502 contréle tout l'appa- reil: le 6502C. Notons que ce circuit est le plus populaire du monde puisque plus de cinquante millions dexemplaires de ce composant cir- culent dans le monde. La mémoire vive du IIc est constituée de 128 Koctets de base avec un affi- chage sur 80 colonnes. Lourd de 4kg, il mesure 300 x 285 x 40 mm et comporte une résolution graphique de 560 x 192 points en couleur car la carte Chat Mauve est également intégrée a la machine. Un lecteur de disquette 5 pouces est insérée sur la partie droite de ce portable avec la capacité de stoc- kage classique chez Apple: les 140 Koctets afin d’assurer la par- faite compatibilité avec les «ton- nes» de logiciels déja existants. En matiére d'interface, le IIc ne com- porte pas de supports internes d'ex- tension mais vous pouvez connec- ter une souris, un modem et une | imprimante grace a deux interfaces série, une télé couleur au traversde | la prise Péritel et un moniteur clas- sique. Prix de cette petite merveille 10000 F sans écran, 12000 F avec un moniteur 9 pouces de type Macintosh ou 14000 F avec un écran 4 cristaux liquides ultra plat | commercialisé en septembre avec une résolution de 560 x 192 pixels, Le clavier AZERTY ou QWERTY sans double gravure {ouf!} n'est pas un clavier tronqué ou rapetissé. Ce portable comporte aussi un logiciel dapprentissage du Basic et du Logo. Un petit détail concernant la cam- pagne de publicité du produit: Apple fera peut-étre appel 4 un chanteur qui joue avec le feu... Mi- chael Jackson. A vos extincteurs... GOLDEN N° 5, MAI 1984 KOALA-PAD — DU TALENT <7 KOALA PAD. Cette to italiser permet de créer, | | ‘d une simple pression sur sa su de magnifiques dessins. Elle peut également devenir un clavier tion - Notice ancais. Ajouter une to artistique a votre APPLE Il, lI+, 2e, IBM PC, ATARI, COMMODORE 64, VIC 20 LA HAUTE FIABILITE - Interrogez votre distributeur et SPID fera le nécessa SPID MICRO 39, rue Victor-Massé 75009 PARIS - Tél, : 281,20.02 Vente exclusive aux distributeurs DU SUPER CP/M Digital Research a créé une divi sion maiérielle. Son premier pro- duit est une carte CP/M, la Gold Card, prévue pour les micro-ordi- nateurs Apple II, II+ et Ie. Elle permet a ces machines d'exploiter des applications sous CP/M deux a trois fois plus vite que les cartes concurrentes. Installée dans n'im- porte quel support interne de la lApple, la Gold Card utilise le mi cro-processeur Z-80 a 6 Mhz et 64 Koctets de mémoire vive, avec, en option, une antémémoire de 128 Koctets. Cette antémémoire permet d'accroitre les performan- ces d'exploitation sans aucune mo- dification du programme. Elle éli- mine pratiquement les temps d’ac- cés et de lecture d'une disquette car l'information est stockée sur mémoire a semi-conducteurs. La memoire 4 semi-conducteurs, La carte donne également la possibi- lité d’utiliser le moniteur standard avec des lignes de 80 caractéres. Elle intégre aussi la plus récente version de CP/M, le CP/M, ainsi qu'un CBasic, un assembleur et un outil de mise au point. Disponible dés le mois de mai, elle vous en codte 4950 F HT pour la version de base, 7750 F HT avec l'antémé- moire de 128 Koctets. Un kit d’ex- tension de la CP/M Gold Card de base est vendu 4 3250 F HT. Digi- tal Research. LA QUALITE COURRIER SILVER REED La société Silver Reed, distribuée par E.R.N., propose une nouvelle gamme d'imprimantes 4 margue- Tite, EXP 500, 550 et 770. Le pre- mier modéle de cette série im- prime sur 80 colonnes a une vi- tesse de 16 coups par seconde en bidirectionnelle. 96 caractéres ac centués sont disponibles sur l'une des sept marguerites prévues pour cette machine. En option, un trac teur et un chargeur de feuilles sont prévus. Prix: 5350 F HT. E.R.N. UNE STAR A AIGUILLE A raison de 136 caractéres par ligne, iimprimante Radix 15 fait partie de la famille Star de Hengstler. Matricielle et dotée d'une interface paralléle de type Centronics, elle peut également écrire 4 163 ou 233 caractéres/ligne a une vitesse de 200 signes a la seconde. (Impression graphique 4 quadruple densité et qualité courrier.| 96 caracté- res ASCII t disponibles et entiére- ment red sables en caractéres internationaux, italiques, spéciaux ou encore semi-graphiques. 11 kg, sa mé- moire tampon est de 16 Koctets. Si vous ne possédez pas d'interface paral- léle, il existe aussi pour la Radix 15 des interfaces série ou boucle de courant. | Prix: 9900 F HT. Hengstler. 2 COUPLEURS ACOUSTIQUES POUR ORDINATEU Ce nouveaux modem acoustique, imaginé par la société International Quartz Ltd., permet d’instituer plus facilement une liaison téléphonique entre plusieurs ordinateurs. La socié- té propose deux modéles, le Coupleur RS, qui s'adresse aux ordinateurs do- tés d'un port d'interface RS 232 C et le Coupleur APP, qui s'adresse aux ordi- nateurs Apple II. Les deux sont com- patibles avec le Bell System 103 (télé- phones} Lorsqu'un utilisateur veut instituer une liaison avec un autre ordinateur, il lui suffit d’appeler l'autre utilisateur et de déterminer avec lui qui va émet tre (EM) et qui va répondre (REP). Le combiné de téléphone sera ensuite placé sur les ventouses en caoutchouc qui équipent le Coupleur. Pour tester la ligne, il suffit de manceuvrer un in- terrupteur et un signal sonore est en- voyé a |'EM, permettant de vérifier que la liaison a bien été instaurée. Un dispositif acoustique émet des données converties en signaux acous- tiques véhiculés par les lignes télé- phoniques classiques. Une deuxiéme conversion intervient au moment ou les signaux sonores recus sont a leur tour convertis en données binaires, exploitables par un micro-processeur. Quatre quartz assurent la précision de la fréquence nécessaire. Le sys- téme fonctionne en mode duplex, et un affichage a diodes électrolumines- centes confirme la réception des por- teuses. Le Coupleur RS est alimenté par un adaptateur a courant alterna- tif de 24. V 100 mA, tandis que le Coupleur APP est alimenté par I‘Ap- ple II. International Quartz Limited, 24-26, Sze Shan Street, Yau Tong, Kow- loon, Hong-Kong. 16 GOLDEN N° 5, MAI 1984 LISTE DES POINTS ; atts OBLIGE (os 47.08.94 Le deuxieme d’une longue série de guide des logiciels Plus d'un tiers de nou- veauteés. AU SOMMAIRE : — Une sélection de 416 programmes en Anglais 67) 988437 ou en Francais pour : q Bor APPLE - ATARI - COMMODORE 4 e V20 et C64 - EPSON HX 90 - Va“ 19 ORIC 1 et ORIC ATMOS - IBM PC - SINCLAIR ZX81 et SPECTRUM TRS 80 - THOMSON TO 7 HECTOR. — Les fiches techniques de we chaque programme compre- nant : La description précise du pro- gramme. Son prix moyen constaté Sa compatibilité avec tel ou tel micro. — En plus vous trouverez : Des conseils pour choisir et acheter le programme que vous cherchez Des index pour trouver facilement ce que vous cherchez. 38 ONS LE-SAUNIER ANT. ETIENNE - (77) 33.58.59 S - SAINT-ETENNE EN VENTE 15 F CHEZ VOTRE DISTRIBUTEUR OU 15 F + 5 F a DE PORT EN RENVOYANT LE | COUPON CI-DESSOUS. LA HAUTE FIABILITE BON DE COMMANDE A RENVOYER A SPID - 39, RUE V-MASSE - Je desire recevoir le “GUIDE DES LOGICIELS” Printemps 1984 Je joins 20 F en chéque (15 F+ 5 F de port) en regiement. Nom Adresse Code et vitle SS 75009 PARIS MONACO “(93 Serer + Bs008 © Av“ pbuAl (29) 82 heures. Avec un peu de bonne volonté, bien sar. Les logiciels Saari nes as faits pour des programmateurs émérites ou des informaticiens avertis Les logiciels Saari sont suffisammen iles a utiliser pour que vous, Directeur d’une PME, Chef Comptable, Avo le meilleur parti de la Comptabilité Saari, Gipsi, de la Gestion de Dossiers ou du Pri de Facturation et Stock Les manuels sont bien clairs, écrits en t frangais et illustrés. Et, si vous avez un doute sur | une manceuvre, une touche ou une opération n'hésitez pas a utilise S'il vous fallait que des logiciels Saari, sache: Vérita cat, Expert comptable, etc,, tirie: de la Paie ramme ari Sécuri par le Bureau Si vous savez vous servir de cet instrument, vous saurez surement faire _ tourner nos logiciels en deux beaucoup lleures tilisation, La presse Informatiqu yarlé des logiciels Saa F (3 ‘appr hesse fonction notes a leur facili leur sécurité ainsi qu’a leur ri de ploi ou leur finition Les quatre logiciels Saari vous rendront de gros services, sans jamais vous apporter s saart q ; Fe onSUMER SIG Cette situation tout a fait anarchique confirme le manque de maturité des réseaux de distribution du micro-or- dinateur. En effet, pas de service na- tional de maintenance ou de dépan- nage. Seuls, certains revendeurs, pas tous, proposent des contrats aprés l'échéance de la garantie de bon fonc- tionnement. Mais attention : couver- ture, tarif, délais d'intervention, jus- qu’au terme maintenance, le plus sou- vent assimilé 4 dépannage varient avec chaque revendeur. Ici, contrairement a la garantie de bon fonctionnement, ot le construc- teur a défini pour tout distributeur agréé les régles générales a appliquer, Apple na pas, pour l'instant tout au moins, défini de lignes générales. Ré- sultat : chaque boutique fixe ses tarifs et les prestations servies en fonction de sa politique commerciale, de ses équipes et de leurs compétences tech- niques et également de sa situation géographique. Eh oui! les revendeurs de provinces seraient plus attentifs au service maintenance que ceux de Pa- ris et des grandes villes. Est-ce pour des raisons de proximité de I'utilisa- teur qui facilite le retour des appareils dans les boutiques? ou une concep- tion d'un service maintenance propre aux grandes villes? ou des besoins des utilisateurs? Ou encore pour des rai- sons de compétences des équipes? A Paris, par exemple, la plupart des bou- tiques se sont créées tout récemment pour la vente de ces micros. En revan- che, la majeure partie des revendeurs de province étaient a lorigine et le sont d'ailleurs toujours, des sociétés Apple, laisse perplexe! de services et de conseil en informa- tique qui ont élargi leur champ d’ac- tivité avec une vitrine micros. Ces re- vendeurs disposent naturellement d'une structure et de compétences techniques qui leur permettent d’as- surer une véritable maintenance. Cer- tains grands magasins ou grandes sur- faces dont la vocation essentielle est la vente ne proposent tout simplement pas de maintenance ni de dépannage sur le site, Une position restrictive certes, mais qui est plus claire et plus honnéte que celle qui consiste 4 proposer une maintenance au tarif de 12 % pour en fin de compte effectuer les mémes prestations: réparation dans les lo- caux du vendeur et aucun délai ga- ranti! La FNAC, par exemple, appli- que cette politique : pas de contrat de maintenance, toutes les réparations se font ponctuellement dans ses lo- caux et les délais vont d'une semaine a un mois et plus, selon la disponibi- lité des piéces a changer. Le tarif est a V'heure : 220 F plus le coat des piéces changées. Aucun prét de matériel équivalent n'est accordé pendant ce temps. Mais dans le cas de réparation ponctuelle il est un fait important a retenir: les piéces changées sont a nouveau garanties un an! Des contrats a détailler a la loupe! La moyenne des tarifs oscille entre 12 et 14 % lan du prix d'achat du maté- riel, et t plus exactement des Parties du matériel couvert, pour des ‘dépanna- ges sur le site (piéce et main-d'ceuvre, MAINTENANCE ; FAUT-IL SOUSCRIRE? Des tarifs qui vont du simple au triple, des délais d'intervention dans les 4 heures ou dans les 8 jours, des prestations plus ou moins limitées... la panoplie des contrats de maintenance proposée, par les seuls revendeurs agréés des suppléments trajets peuvent ve- nir s'y ajouter). Certains atteignent 20 %, mais englobent alors des servi- ces complémentaires : prét du maté- riel équivalent si la réparation ne peut étre faite dans les délais fixés, ou en- tretiens réguliers; et d'autres retom- bent a6 ou 8 %. Les dépannages sont alors effectués dans les locaux des vendeurs et sans aucun délai garanti. Il s'agit en fait de dépannages ponc- tuels, ‘Tous ces contrats peuvent se limiter a une seule ou plusieurs parties du matériel; ce peut étre l'unité de dis- que ou lécran, etc., les logiciels et pro- giciels outils sont, quant a eux, exclus de cette garantie. En fait ces contrats sont presque sur mesure, mais avant d'y souscrire, il convient d'y regarder 4 deux fois. En effet, certaines boutiques limi- tent délibérément leurs interventions 4 quelques parties de ordinateur: unité centrale, unité de disque... Toute intervention sur d'autres parties, im- primante ou clavier fait alors l'objet d'un dépannage ponctuel dans leurs locaux, facturé au coup par coup! La société Savemo (ex.-Pierre S.A.) a Pa- tis, pratique cette politique. «Notre contrat de maintenance annuel ne porte que sur trois élements: unité centrale, unité de disques et écran, précise Mme Goguet, mais le client peut souscrire pour un seul d’entre- eux.» Le tarif appliqué est de 13 % du prix d'achat de ces éléments éléments pour une réparation sur le lieu d'utilisation (Pa- ris et grande couronne uniquement) (GOLDEN N° 5, MAI 1984 Ss ae peonsUrich Steg et dans les 48 heures. Le prét d'un équipement équivalent est également inclus dans ce tanif. Cette société pre: pose également une formule au tarif allégé de 8 %. Il porte exactement sur les mémes parties, mais le client doit alors rapporter son micro dais les lo- caux du vendeur. De son cété, la société K.A., égale- ment située a Paris, propose une maintenance au tarif & peu prés équi- valent: 12 % par an du prix des élé- ments garantis, mais la couverture et les prestations servies sont tout a fait différentes. Aucune restriction sur les interventions, le client peut opter pour une maintenance compléte du micro. Mais les dépannages se font uni- quement dans les locaux du vendeur et pas de délai garanti! Pour combler cette lacune K.A. propose une exten- sion au taux de 8 % des éléments cou- verts pour le prét d'un matériel équi- valent pendant le temps de la tion. Ce qui, au total, fait 20 % du prix du matériel sans aucune intervention chez l'utilisateur, sauf pour Lisa! Une maintenance fort chére. Mais il faut préciser a sa décharge que ce contrat de maintenance ne commence que la 3* année de I'utilisation du matériel. Car cette société prolonge la garantie normale de bon fonctionnement de un a deux ans (piéces et main-d’ceu- vre}, Quant a Micro Informatique de l'Ouest — M.LO — petite société de services et de conseil en informatique qui a la double casquette de reven- deur agréé des matériels Apple, elle peaufine ses contrats de mainte- nance. Une attitude qui s’inscrit dans une politique commerciale bien étu- diée: située 4 moins d'une centaine de kilométres de Paris, il lui faut attirer la clientéle en offrant un plus par rap- port a ses confréres parisiens. « Nous jouons tout simplement la carte con- seil et assistance a fond», explique M. Bazille, l'un des responsables. En ef- fet, le service maintenance est fort complet et répond pour une fois a son appellation. La grande majorité, pour ne pas dire la totalité, des contrats de maintenance proposés ne sont en réa- lité que des contrats de dépannage. Aucune intervention préventive. Or, cette société inclut dans tous ses con- trats une ou deux visites annuelles pour lentretign: réglage, dépoussié: rage, remplacement des piéces usa- gées. De plus, cette maintenance Etta titre wok eke. tes les pidces dii micro, les périphézi- ques jusqu‘aux iaseltons électri- ques et bien entendu le prét de maté- riel équivalent pendant le dépannage. Pas de tarif unique, le taux appliqué dépend de la fragilité et de la vulnéra- bilité des éléments. Plus les risques de pannes sont élevés, plus le taux appli- qué est élevé. Limprimante, par exemple, est surtaxée comparé a un cadre, Les délais d'intervention pro- posés s‘échelonnent entre 4 heures di- rectement chez l'utilisateur a 8 jours dans leurs locaux. Les taux appliqués vont de 6 4 20 %. Pour une interven- tion sur un Apple Ile dans les 48 heu- res chez l'utilisateur, il faut compter une moyenne de 11 % du prix du mi- cro en couverture totale! Autre parti- cularité: ces contrats ne sont pas réservés aux seuls clients directs de cette boutique. «Nous assurons vo- lontiers la maintenance et méme les dépannages ponctuels dans nos lo- caux, des matériels vendus par nos concurrents!» précise l'un des res- ponsables de MIO. Une politique ap- paremment assez rare, mais sans doute payante! Faut-il souscrire? Sous ce vocable trés large de mainte- nance, on le constate, se dissimule presque toujours, trés habilement dailleurs, un lot de restrictions: ne concerne que certaines piéces, inter- vention dans les locaux du revendeur, aucune garantie de dépannage dans des délais prescrits, paiement supplé- mentaire pour le trajet lorsqu’il s‘agit d'intervention chez l'utilisateur... Bref, ce sont pour la plupart des con- trats trés partiels, auxquels il convient dajouter une autre restriction. Tout comme la garantie de bon fonctionne- ment, la maintenance ne couvre que les usures ou déréglages naturels. ‘Tout ce qui est occasionné par un ac- cident: dégats des eaux, maladresses, la tasse de café renversée sur le cla- vier ou la cendre de cigarette qui s'in- filtre dans le systéme reléve de l'assu- rance et non de la maintenance, a moins, bien entendu, que votre ven- deur ns ferme les yeux: Alors, malgré toutes ces restric- tions, faut-il souscrire? La réponse sera celle d'un normand: peut-étre Gui, peut-étre non. En fait, tout dé pend du réle indispensable que joue votre Apple dans votre vie. Si vous ne pouvez vous en passer ne serait-ce que 24 heures, alors oui souscrivez ce contrat et surtout le prét d’un équipe- ment semblable. Ce sera donc le prix fort, et vous pourrez difficilement né- gocier. La seule solution : prévoyez-le avant l'achat de votre matériel et choi- sissez votre vendeur en fonction des prix et des services offerts en contre- partie. Surtout, niachetez pas dans wn magasin qui ne propose pas ce service aprés-vente, car rares seront les bou- tiques, notamment a Paris, qui accep- teront d’assurer la maintenance d'un matériel qu’elles nont pas vendu. En revanche, si vous pouvez vous passer de votre Apple pendant quel- ques jours et si vous habitez ou tra- vaillez tout prés de votre revendeur, ne souscrivez pas. Faites le régler et vérifier une fois par an et malgré cela un accident survient, eh bien, il vous en cofitera 200 a 250 F de l'heure de réparation plus les piéces changées. Mark Néagu, responsable de la socié- té K.A,, est un fervent partisan de cette politique : « Pour lui, l'utilisateur doit prendre ce risque, car il est mince, 90 % des pannes sont sans gravité, précise-t-il, elles trouvent leur solution par de simples conseils gra- tuits au téléphone. Pour le reste, les in- terventions n’entrainent presque ja- mais de coat excessif.» Ils vont de 70 F pour changer une puce a 1500 F au maximum pour les réparations d'un disque Winchester qui nécessite le retour en usine {il faut une salle blanche), mais la moyenne est de 200 4500 F. De toutes facons, avant de souscrire un contrat de maintenance, faites dabord le bilan des accidents que vous avez eu la premiére année pen- dant la période de garantie de bon fonctionnement, et ensuite pesez bien les avantages techniques et les incon- vénients financiers. Nicole Le Guennec. GOLDEN N° 5, MAI 1984 , Si votre apple fait BIP quand vous 1'aliumez, il a forcement l'une des vocations ci-dessous. Le Pont THE BRIDGE est un programme qui permet aux utilisateurs de PFS d’en erxtraire l'information et de la transmettre : Soit aux systemes de traitement de texte (Apple-Writer, WPL,Magic Window) Soit aux Calcs (Magicalc, Visicaic) Soit aux programmes de l'utilisateur. | [ SI VOUS SAVEZ COMPTER AppleVocation MAGICALQUEZ! ou l'Avenir n'‘Attend Pas - cpg | Apple C ‘at | _ BIP s'associe a Apple pour offrir pare wale ~ponie une reduction exeptionnelle de 25% Magicalc + se aux Enseignants (publics ou Prives) gees ge dans le cadre de 1'Operation — = “L'Avenir n'attend pas”. Apple be, He Contactez votre Concessionnaire Apple. Votre Apple a beacoup d'autres vocations: Koalapad O aux Cartes Memoires 128/256K O a Mockingboard Synthetiseur de Sons Koalapad, la Tablette Graphique a digitaliser sur et a plein d'autres produits a decouvrir ! laquelle vous dessinez comme sur une ardoise. Demande de Documentation Je desire recevoir une Documentation Coo Magicate PORE Se, ee O Koatapad A D Carte Memoire Direction Commerciale pour la France 13, rue Duc - 75018 PARIS , Code_______________ (J) Mock ingboard Tél. (1) 255.44.63 Ville D Astro produits eo) C’EST FOU TOUT CE QUE L’ON PEUT FAIRE | AVEC LA POMME D'OR _ E — PHILIPPE PIERRE-ABOLPHE EN VISITE CHEZ LES NOUVEAUX PEINTRES Linformatique touche tous les corps de métier. Mais il en existe un que personne nattendait de sit6t: Illustrateur sur écran. Ils sont plusieurs a Paris et en région parisienne a chatouiller un clavier et en particulier celui de la pomme. Au début, ils étaient tous des béo- tiens en matiére d'in- formatique. Exergant oti éltidiant itne pro- fession en contact permanent avec l'image, leur tasse de thé n/avait pas du tout l'intention d'étre inondée par les bits et les Koctets. Photographes, illus- trateurs ou graphis- tes, leur support res- tait d'une grande ba- nalité. Et puis, un jour, lenvie de flirter avec un astre de la planéte Mac Luhan leur monte a la téte. Ayant jeté crayons, Réalisation de TELEGRAPH sur Apple II a Vaide d'un Graph 8. que prestateur d'une floppée d'enseigne- ments, Dabord as- sujetti a la produc- tion de journaux té- lématiques, Tele- graph se passionne progressivement pour les images élec- troniques, générées a partir de ce servia- ble bottin télévisuel. Trés vite, un nou- veau nom s'inscrit dans le glossaire de la chapelle des «Nouvelles Ima- ges». ‘La publicité {Visea, Sony...), les organismes officiels (Congrés de Versail- Jes, Foire de Paris), la gouaches, pellicule chimique 4 la pou- belle de l'attente ou carrément de I’éter- nité, ils partent subitement en quéte de systémes informatiques qui pourraient subvenir a ces velléités de futurs poétes de l'image. Le coup de foudre a été una- nime. Et maintenant, hors de question pour ces tout pimpants chatouilleurs de claviers d'abandonner leurs petits mi- cros chéris. La route est longue, parse- mée de moults projets. Mais qui sont-ils réellement ces gringeros de la dis- quette? En tout cas, sirement pas des informaticiens aux cerveaux préts a exploser parce que tellement pétris par les codes et les programmes. Dans ce tour d'horizon, volontairement sélectif, l'intérét se plagait plutét en terme de GOLDEN N* 5, MAI 1984 créativité et doriginalité, Peu importe les utilisations faites. La bande des trois lyonnais Acommencer par le groupe Telegraph. Une dréle de petite bande de trois gra- phistes: Pierre Rieubet, Eric et Bruno Roussel, érigée en plein coeur de Paris. A lorigine, lyonnais étudiant aux Beaux Arts, lexotisme de la capitale leur fit prendre conscience de |'intérét immi- nent et des multiples pouvoirs de l'info- graphie. Timoré mais ambitieux, ce trio a fait ses premiéres armes sur le Vidéo- tex, le fameux systéme des PTT, asso- ciant télécommunication et informati- télévision (le jeu in- teractif «Bug Mal- done contre I'étrangleur») s'emparent d'eux. Grand cap sur la carte chance... Soudain, coup de théatre! Ereinté et conscient des limites dudit appareil, le dessin se présente irrémédiablement sous la forme d'une mosaique de petits carrés, le groupuscule souhaite pianoter sur de nouveaux matériaux plus perfor- mants et du dernier cri. Option choi le Graph 8 de la société grenobloise X.COM. Une palette électronique mu- nie d’un stylet et d'un systéme d’archi- vage Apple. Etant plus habile des mains que dans la création de logiciels, nos trois chantres de la disquette trouvent leur marque et le moyen le plus adé- quat, en rapport a ce qu'ils aspirent 23 avant tout. En effet, pour Telegraph, I'il- lustration nest pas une fin en soi. Bien sar, c'est ce qu’ils maitrisent le mieux et dod viennent leurs principales ressour- ces. Les commandes, ce n'est pas ce qui manque. Mais, depuis, l'acquisition, via les bons princes de l'agence OCTET, d'un ensemble comprenant une palette Graph 8 couplée a un Apple et une uni- té vidéo, Telegraph a |'intention de s'‘im- poser et d'innover a partir de l’écriture, dans l'espoir de sévir ailleurs, en terme de mobilité. Carrément, faire du dessin animé électronique avec ce matériel bas de gamme, est-ce déja possible aujour- d'hui? La technique de I’animation, bien connue pour sa lenteur, requiert quelques principes fondamentaux qu'une telle palette semble peu dispo- sée a appliquer: pas de repérage exact sur la table du mouvement image par image, agencements des raccords de plan et des mouvements de caméra beaucoup plus fastidieux qu'en temps normal, au banc titre vidéo ou film... En fait, animation sur un Graph 8 s‘obtient par translation horizontale ou verticale de bandes successives. Ce qui est assez problématique et, en définitive, trés aléatoire. Nonobstant, le trio excité per- siste a triturer l'engin. Et qui sait, a force de tarir les petits ruisseaux de bits, il ar- rivera bien a se baigner dans un océan agité d'images artificielles, Seulement, il faudra toujours plonger la téte la pre- miére dans toutes les vagues, méme les plus insidieuses... Photographie et trucage Autre taniére, autre approche. Dans son studio 00 s'amoncellent des tonnes de dossiers d'archives, des résidus de pel- licules photo, des flashfloods usités, Pa- trice Sornin se prend pour un Raspou- tine du trucage photo par ordinateur. Grand, hirsute, débonnaire et spontané- ment affable a l’égard du visiteur, sa vie nest partagée qu’‘entre deux entités: la routine (la prise de vue photo} et l'expé- rimentation (la micro-informatique). Flash Back. Il y a deux ans, ce photographe che- vronné s'achéte un Apple II pour la ges- tion de sa petite affaire. Le Basic rapide- ment appris, il phantasme alors devant les possibilités graphiques de son micro- ordinateur. Laspect gestionnaire, laissé tomber, l'Apple trouve définitivement sa place a cété d'appareils photos et d'une unité vidéo représentant un in- vestissement de 28000 F. D'emblée, Patrice Sornin s'est intéressé a tous les logiciels graphiques disponibles sur la dite marque, mais cela ne lui suffisait pas. Du coup, il les a arrangés et, tel le fureteur glouton de soft, est méme arri- véa écrire le sien. Son nom: T/I, Traite- ment de I'Image. Non content de géné- rer des programmes, Patrice Sornin bi- douille aussi le « Hard», Son Apple II ne ressemble a rien de commun. Juché sur une table tracante, l'unité centrale de son micro est camouflée par un cache en plastique. A la question du «Qu’y a- t-il en dessous?», le diabolique sorcier se retranche derriére un mutisme des plus exemplaires. Tout ceci, parait-il, doit rester dans les arcanes les plus pro- fondes. important est ailleurs... Quand il marie la photographie a la micro-in- formatique, Patrice Sornin procéde tow- jours de la méme maniére. Un objet in- hérent au propos d'une commande pu- blicitaire ou industrielle, est placé sous Jes feux des projecteurs. Une caméra vi- déo saisit cette image en noir et blanc, retransmise illico presto par deux moni- teurs: sur celui de l'Apple, en demi- teintes de gris et celui du téléviseur, en positif. A partir de ce moment-la, les combinaisons sont multiples, assembla- ges de couleurs, de trames, de petits car- reaux, effets de solarisation, de fluores- cence, etc. Autre jeu, l'insertion dans l'image d'un texte ou d'une typographie que l'on aura créé auparavant. A travers toute cette cuisine de trucages a gogo, Patrice Sornin s'amuse comme un petit fou. Il séchine les phalanges avec agilité et parfois, dans le plus grand hasard, sa- chant imperturbablement que I'inédit est une vertu premiére de l'Apple II. Dans la perspective d'un meilleur ren- dement, il est question qu'il s‘équipe d'un micro-ordinateur 16 bits. En ma- tiére de logiciels, sa fidélité est présomp- toire: Apple. A propos de son éternelle crédibilité, l'intérét est de déceler le point limite de tolérance de ses images truquées par les mémes effets synthéti- ques. La redondance n'est généralement pas un credo. Prions pour que tout ca ne soit qu'une question de temps, donc, d‘avénement technologique. Méme discipline a l'origine, mais do- maine totalement opposé, avant de se fixer aussi devant un Apple, Fabrice Su- biros rivait ses yeux a I’ceilleton... pour shooter des mannequins. Méme itiné- raire toutefois. A l'aube des années 80, il renifle lair de plus en plus venteux de la micro-informatique. Associé a un ami, Gilbert Abonneau, il écrit ses pre- miers «soft» graphiques aprés s‘étre équipé en matériel bas de gamme. De nouveau, le fameux Apple II. Sans ter- giverser, il se constitue de tous styles, un book destiné aux agences de pub. Laversion est unanime et fondée sur les mémes motifs: « Lordinateur, c'est trop froid, trop schématique. Ca fait gad- get!», Rapport a l'invalidité du marché a €poque, Subios l'iconoclaste choisit la réclusion passagére. Dans une antre établie 4 quelques dizaines de kilomé- tres de Paris, il s‘exile avec son coucou a disquette et toute une panoplie de logi- cie’s. Huit mois plus tard, sa retraite spi- rituelle prend fin. La micro vient tout juste de rentrer de plain-pied dans le quotidien. «La Pub n‘aimait pas!» Associez ces deux faits et vous com- prendrez le pourquoi de l'erreur des gens de la publicité, par exemple. Car depuis son come-back sur la scéne de la communication, Fabrice Subiros n/ar- réte plus, Il assure de nombreuses cam- pagnes ou participe a d'autres en si- gnant sur les fonds quelques fioritures (éléments géométriques, effets de tra- meg de couleurs...) générées par son Apple. Contrairement a la majorité des photographes conquis par la micro, Fa- bric2 Subiros nest pas trop un fervent adepte des trucages informatiques de documents préexistants. Ce qui l'attise en tout premier lieu, c'est la création d'images purement graphiques. Ses fai- blesses: les fusées, les astronefs, les zings, en fait, tout ce qui fait référence al'univers des jeux vidéo. Diailleurs, il espére trés prochainement se lancer dans la production de Wargames d'arca- des ou d'appartement. Les idées ne manguent pas, les moyens, oui. «C'est une tradition bien francaise de travail- ler seul. Toujours seul. Toujours tout seul, en distillant ses idées et ses recher- ches avec parcimonie. Ce n’est pas comme ¢a que l'on pourra tisser des liens orivilégiés entre créateurs et finan- ciers, constituer des équipes dans le but de créer de A a Z de véritables jeux viédc exportables. Seul, avec votre mi- cro et vos tours de passe-passe person- nels, que voulez-vous faire! Si la situa- tion ne se débloque pas, tout le monde en restera au méme stade que celui d'aujeurd'hui. Cest-a-dire des images fixes destinées 4 la commande et des essais pour juste alimenter le temps, & l'exerr ple de mes sympathiques recher- ches concernant le design d'intérieur. Mais c'est vraiment si peu...» Sur ces paroles d'un pessimisme pré- occupant, il apparait que ordinateur est un outil plus souple et propice a des 5 24 GOLDEN N? 5, MAI 1984 | fins cinématographiques que statiques. Dominique Clayssen, depuis quinze ans, consacre corps et Ames a l'image informatique. La preuve, il a méme écrit dessus. Ses études d'architecture l’en- nuyait tellement qu'il décida de verser Yencre dans les colonnes de «Technique et Architecture ». Exégéte professionnel, quelque peu en avance sur son temps, il réalise en 71 un numéro spécial, inti- tulé tout simplement «Informatique et Architecture», «Cette premiére, explique Domini- que Clayssen, n’a pas laissé grands sou- venirs. A l'époque, l'engouement du monde de I'architecture pour l'informa- tique était quasiment inexistant. Et ille fut pendant dix ans. Larrivée en force de la micro a changé les données du pro- bléme, tout s'est réellement décanté... » Cest d'ailleurs dans la méme période qu'il monte avec quelques associés une importante agence d’architecture. Ou- tre ses connaissances indéniables du terrain, il place sous le signe de laméme convivialité les nouveaux outils (le mi- cro-ordinateur} comme les plus classi- ques (la planche a dessin}. Présente- ment, a l'agence «Espace Architecture », l'informatique intervient pour des esquisses préparatoires, des calculs mé- trés et ce qui reléve de la bureautique (traitement de texte, archivage...). Domi- nique Clayssen travaille sur Apple Ie programmé par toute une kyrielle de lo- giciels graphiques existants ou non sur le marché frangais. I] a une préférence pour le Koala Pad et teste réguli¢rement les possibilités de TGS (The Graphic So- lution), le systéme d’animation plane dApple. Cette intention d’associer en permanence |'informatique et l'archi- tecture n'est pas unique». De plus en plus d’agences utilisent l'informatique, mais, comme le regrette un tantinet Do- minique Clayssen, dans la majorité, la machine est confinée dans son réle d'er- satz plus rapide que la main. Car on peut aller trés loin avec l'ordinateur. Je crois méme que les clients en sont cons- cients. Ils s'y intéressent, préférent dia- loguer devant un écran lumineux qu’a cété d'une planche a dessin, aimeraient que les dessins puissent bouger de ma- niére 4 présenter toutes les coupes avec leurs métrages, leurs angles d'un plan de logement...» Aussitét le bougre ren- chérit pour décliner du concret : «Outre les nombreuses fonctions que je devrais occuper d'ici le prochain semestre — co- directeur d'un festival de jeux vidéo a Mantes-la-Jolie, du département « Infor- matique» de la Maison de I'Image de ‘GOLDEN N? 5, MAI 1984 Bourges, pour ne citer que les deux plus honorifiques — jai élaboré un projet de recherches informatiques qui permet- trait de supprimer toutes les étapes ma- nuelles dans la préparation d'un plan d’aménagement. Laffaire est en cours, attend le coup de pouce de financiers ou du bon génie officiel.» Si, comme le souligne tout particulié- rement Dominique Clayssen, la vacuité graphique sied avec les architectes dés T'instant qu’ils s‘assoient aux comman- des d'un micro-ordinateur, il y a tout lieu de penser qu’en sollicitant des illus- trateurs notoires, celle-ci sera définitive- ment réprimée. = La BD au clavier et a l’écran ‘Tel est le parti pris par la société ACI (Analyse Conseil Information), bien connue pour les intéréts qu'elle porte a Végard de l’ordinateur et des technolo- gies de pointe. Depuis l'exposition Elec- tra en décembre dernier, sa philosophie est de dénicher des habituées du Ro- tring et Faber Castell pour les initier aux miracles de la souris électronique. A priori, pas de quoi péroner longuement 4 ce sujet. Eh bien, détrompez-vous! Ces gros bébés de la disquette assimi- lent trés vite les mécanismes d'utilisa- tion des micro-ordinateurs et mieux, réalisent d’aussi intéressantes qu'intri- guantes piéces graphiques. Le matériel mis a leur entiére disposition, chacun peut phantasmer a volonté. Par I'intermédiaire d'un ami, Frédéric Voisin, par exemple, illustrateur de presse et concepteur de pochettes de disques reggae, s'est brusquement re- trouvé en face d'une boite munie d'un écran qui naffichait qu'un perpétuel ga- limatia codé. Excepté le nom de l'appa- reil, Lisa, il ne savait rien d'autre. Une semaine plus tard, il chatouillait le cla- vier de l'engin avec une dextérité com- parable a celle d'un chevronné de plu- sieurs lustres. Frédéric Voisin utilise le logiciel LisaDraw avec lequel il est pos- sible d’obtenir une interprétation d'une toile de maitre. Justement, il s‘est amusé € pasticher un célébre tableau de Roy Liechenstein. Mais, en régle générale, il opére selon un principe qu'il a savam- ment étudié auparavant. Bien entendu, il congoit son dessin sur l'écran de Lisa, puis le reproduit immédiatement en noir et blanc sur une imprimante. Pho- tocopié ensuite au format de la toile qu'il compte réaliser, le dessin est sou- mis au marouflage {vieille technique de peinture consistant 4 coller des mor- ceaux de papiers sur la toile). Derniére épreuve: le passage en couleurs, requé- rant trois couches de vernis minimum, Et le tour est joué. Pour Frédéric Voisin, Vexpérience s'ar- réte au seuil de la découverte. La pro- motion pourrait toutefois étre une bonne opportunité a alimenter les murs d'une galerie d'art... Dans la méme pro- cédure d'intérét créatif, la société ACI, toute munificente et moderne qu'elle est, a aussi demandé a un duo de jeunes dessinateurs de BD, Toffe et Gerbaud, de venir se frotter... au Macintosh, bien avant son lancement sur le marché hexagonal. En somme, pour cautionner le dernier-né de la compagnie Apple et prouver sa validité dans des domaines aussi épars que la mode, la BD, la pein- ture, la publicité... De toute évidence, ‘Toffe et Gerbaud sont séduits par la ri- chesse des applications graphiques du Macintosh par rapport a son ainé Lisa. Utilisé comme une plume, la machine altére leurs styles originels et confine leurs travaux a des espéces d’eaux for- tes noir et blanc. Limpossibilité d'appli- quer des couleurs ne les dérange nulle- ment. Les deux acolytes voient plutét en cet apprentissage fascinant un moyen de bouleverser leurs horizons graphiques, se servant essentiellement des moults possibilités d’effets de trame, de lignes, de typographie. Toffe souhaite retravailler ses images pour en faire des toiles. Gerbaud, lui, veut intégrer les siennes dans des BD et, pourquoi pas, en réali- ser quelques-unes entiérement géné- rées sur Macintosh. Récemment, la plupart de leurs des- sins ont été présentés 4 New York et au festival BD et Informatique de Lisses Evry. Dans les deux cas, au vu d'un tel spectacle, beaucoup de spécialistes de la planéte Motorola ont da trouver un point d'appui cohérent pour reprendre leur souffle et leur esprit. Hallucinant, tel était le mot d’ordre lancé! Pour combler tout le monde, et sur- tout les absents, un livre compilant les meilleurs dessins de Toffe et Gerbaud devait prochainement étre édité. C'est ACI, bien sar, qui est dans le coup. Sans oublier le cété ludique ressenti a travers ces expériences azimuths, il convient de voir s'installer 4 grandes enjambées un courant que l'on attendait pas de sitét. Et, dés lors, 4a mesure que la communi- cation informatique et les matériaux se sophistiquent, la balle sera autant dans le camp des avaleurs de textes, de co- des que des champions du crayon, de image. Cela devrait arriver... 27 i JEAN-LUC BOYER LES DISQUETTES ET LEURS SECRETS (2¢ partie) Lénigmatique systéme d’exploitation DOS 3.3 na plus de secret pour vous? La seconde partie risque toutefois de vous éclairer encore plus sur la structure de votre disquette préférée. Nous avons vu que le DOS divisait chaque face de disquette en 35 pistes (numérotation de 0 a 34) et suivant sa version fractionnait chaque pisteen 13 | Secteurphysique * 0 123456789 ABCDEF ou 16 secteurs. Mais il faut savoir que pour passer d'une piste a la suivante, il est nécessaire de faire exécuter2pasdu | SecteurDOS33.*° 0DB97531ECA8642F moteur qui actionne le bras du lecteur. i Comme chaque pas du moteur cor- respond a une position du bras, nous | SecteurPascal * 0246 8 ACE 1 EN A i VA TE 8 pouvons en déduire qu'une face de dis- quette pourrait étre divisée en 70 pistes (2x35). Cette division n'est pourtant pas possible; parce qu’en cas d’écriture sur 2 pistes distantes d'un pas du moteur, il premiére transformation y ades risques d'interférence entre les données inscrites dessus. Buffer de données Les pistes situées entre deux pistes ° consécutives du formatage par le DOS, A; Ac As Ag As Az Ay Ao] & s'appellent des interpistes. Ces interpis- Ss al ~ tes non utilisées par le DOS sont quel- quefois exploitées sur les disques proté- gés. Cependant, les intervalles entre 2 pistes employées doivent correspondre a au moins 2 pas du moteur, Lordre des secteurs Il existe deux numérotations pour les secteurs, l'une est physique et l'autre lo- gique. La premiére correspond a leur ordre d'apparition séquentielle sur une piste. La seconde différe suivant le ges- tionnaire de disque utilisé (ex. : DOS 3.3, Buffer primaire $BLOO —roo|* oo ae > ad gique a été élaboré pour optimiser le Pascal, CP/M...). Généralement, l’ordonnancement lo- temps d’accés a un secteur quelconque g & Cy vis-a-vis du systéme utilisé. A titre ojo 0 Bo B d’exemple, nous vous présentons la nu- mio 0 Ao AL mérotation du DOS 3.3 et du Pascal face 28 GOLDEN N° 5, MAI 1984 i a la position physique du secteur (en hexadécimal) (Fig. 1}. Méthode de mémorisation “00 | 96 | 01 | 97 | 02 | 9a | 03 | 9B] 04 ] 9D] 05 | 9E | 06 | OF des octets de données | i ie hee a io Nis ae . on bes on ro irs oH a Les octets de données ne sont pas trans- pig Kes crits sur le disque sous la méme forme | 15 | BA| 16 | BB| 17 | BC| 18 BD| 19 | BE} 1A | BF | 1B | CB ‘ , A 3% }1c |p} 1p | ce | 1B | cr} iF | D3 | 20 | D6 | 21 | D7 | 22 | Do quien mémoire. Ce fait est la consé 23 |DA| 24 | DB| 25 | DC| 24 | DD| 27 | DE| 28 | DF} 29 | Es quence d un certain nombre de con- 2A | B6 | 28 | B7 | 24 | B9 | 20| EA| 2B | EB| 2F | EC} 30 | ED traintes. Ainsi, le bit de poids fort doit 31 | EE | 32 | EF | 33 | F2 | 34 | F3 | 35 | F4 | 36 | F5 | 37 | F6 étre a 1, chaque octet peut contenir au 38 | F7 | 39 | F9 | 3A | FA | 3B | FB | 3C | FC | 3D | FD| 3E | FE maximum une paire de 0 consécutifs, 3F | FF les octets $AA et $D5 sont réservés, en- fin chaque octet doit avoir au moins 2 bits adjacents a 1 (hors du bit de poids fort). Les 2 premiéres obligations sont liées A une restriction du matériel, tandis que la quatriéme est suite 4 un aspect de ri- gueur du logiciel de gestion du disque. | 7 Les octets satisfaisant 4 ces remarques gate aie BPO sont au nombre de 64. Donc sur 256 va- 2; leurs possibles d'un octet, il n‘en reste $BC55) BOR =, ——_ Bytel plus que 64. Pour passer des octets de $BC54 données aux 64 octets possibles sur dis- | ‘i que, il a été élaboré 2 transformations 7 successives. La premiére consiste divi- eon BOR. Byte 85 Bytes de ser chaque octet en 2 parties, une de 6 2 données bits et l'autre de 2 bits (codage du type seg BOR ——> ——> Bytes6 —surdisque «6 et 2»). Dans les octets résultants, ne J sont utilisés que les 6 premiers bits (po- SBBO0] 1h ——e Bytes7 sition de 0 a 5). Par suite, les 256 octets SBBO1 de départ (buffer de données pour un | § secteur) sont modofiés en 342 octets ((256x8}/6=341,33), dont l'emplace- head DOR ——> Bytes ment de calcul se trouve entre $BB00 et $BC56 dans le DOS 3.3. La partie se SBBFF (checksum) ———> — Byte 342 trouvant de $BB00 a $BBFF est appelé buffer primaire et celle de $BCOO a pins ‘Translation Action disque a inverse Byte 0 EOR $0 > $BC55 Byte 1 es EOR $BC55_ —————> _ $BC54 Byte 85 > EOR $BCOL ~4——————» $BC00 Buffer primaire Byte 86 > BOR $BCOO ~=——————>_ $BB00 et Byte 87 sae * EORSBBOO ——————> SBBO01 secondaire Byte 341 > > EORSBBFE -—————> SBBFF Byte 342 EOR SBBFF ————> Osiles données sont validées GOLDEN N°® 5, MAI 1984 29 $BC56 buffer secondaire. Ces emplace- ments contiennent donc des octets dont la valeur varie de 0 a 63. (Fig. 2) La transformation suivante consiste & aligner les octets découlant de la pre- miére opération sur les octets validés sur disque. Il suffit pour cela d’établir un lien entre les 2 types de octets, ce qui est réalisé en les organisant par couples {leur nombre étant le méme). Pour cela, une table de translation a été construite (Fig. 3). Sur tout systéme de gestion de disque, il est ajouté aux données une valeur (ap- pelé «checksum») validant leur cohé- rence lors de la lecture. Un octet est pris par le DOS 3.3 pour cette utilisation. Pour des raisons de performance, la deuxiéme transformation a été légére- ment modifiée pour y inclure le calcul du «checksum». Avant la translation, est effectué un «ou exclusif » par couple de données. Le premier est exécuté en- tre la valeur 0 et le octet de téte, le der- nier est alors considéré comme le «checksum». Lors de la lecture, la méme opération est effectuée en sens inverse, on doit donc retomber sur la va- leur 0 a la fin (caractéristique du «ou exclusif », ce qui valide la cohérence des données résultantes (Fig. 4 et 5). Synchronisation En fait, une piste est une succession de bits (valeur 0 ou 1) intercalés réguliére- ment avec des bits d’horloge (Fig. 6). Le temps de lecture d'un bit de données est de 4 micro-secondes correspondant a& Prologue Volume _—_sPiste Secteur Checksum _ Epilogue D5 AA 96 XX YY XX YY XX YY XXYY DEAAEB a Byte dedonnées: A; As As As As Az Ai Ao Ona pour XX ———* 1 A; 1 As 1 Ay et pour YY ————* 1 Ag 1 Ay 1 Ag AL 1 1 Ao Yespace de temps entre 2 bits d’horloge consécutifs. Le probléme de synchroni- sation consiste a repérer le début d'un octet réel. C’est pour cela que la con- trainte d’avoir le bit de poids fort a 1a été concu. La nécessité de pouvoir se positionner en début d’octet avant d'ac- céder aux données, des octets de syn- chronisation ont été introduits, Ils ont la particularité d’étre constitués de 10 bits mais dont la valeur est égale a $FF. Aprés s'étre synchronisé, la téte ne prend plus en considération les 2 bits excédents. Comme la téte de lecture ne com- mence son travail sur un octet qu’a par- tir d'un bit a 1, il faut que 5 octets de synchro pour que la téte se positionne correctement et ainsi valide les données lues. Le temps d’écriture d'un octet de donnée est de 32 micro-secondes (8x4) et de 40 micro-secondes (104) pour un octet de synchronisation (Fig. 7). Ce ae Organisation d'une piste Une piste est constituée d'une succes- sion de secteurs qui eux-mémes sont organisés en un champ adresse et un champ donnée, Le champ adresse con- tient les caractéristiques du secteur tan- dis que le champ donnée contient les in- formations mémorisées par l'utilisateur. ‘Tous les champs d'une piste sont sépa- rés par des «gaps» qui sont des ensem- bles d’octets de synchronisation (Fig. 8). Leur existence niest pas que liée a lasyn- chronisation, mais aussi aux possibilités de modification d'un champ sans alté- rer le suivant. Aussi, pour un secteur, il faut laisser a l'ordinateur le temps de traiter le contenu du champ adresse avant que la téte ne passe sur le champ données. Un prologue, une aire de don- nées et un épilogue constituent ces 2 ty- pes de champ. Le champ adresse con- tient 24 octets tandis que celui de don- nées, 349 octets (Fig. 9 et 10). Les 2 prologues se situant en début de champ sont des séquences uniques doctets sur les pistes, ce qui permet au systéme d'exploitation de situer le com- mencement d'un champ avec un risque derreur diminué, Les octets $D5 et SAA sont réservés comme il a déja été dit plus haut, le troisiéme détermine si l'on est en face d'un champ adresse ou de données, Dans le champ adresse, le nu- méro de volume, de piste, de secteur et le checksum sont codés sur 2 octets mais leur valeur réelle tient sur 1. (Fig. 11). On s'apergoit aisément que ces va- leurs se trouvent dans les 64 autorisés. GOLDEN N° 5, MAI 1984 a errs Gestion Privée: chassez les budgétivores Encore un budgétivore a votre actif ! Refléchissez a la meilleure utilisation de votre Finis les accrocs au budget, les comptes ap- proximatifs et les clignotants au rouge. Voici enfin un programme efficace de lutte contre Chink GH Progianiie Giivage-US CONUS les budgétivores: “Gestion Privée”, le logiciel le plus complet pour gérer votre argent avec votre ordinateur. C'est aussi le plus simple a utiliser. Tout est indiqué en bon francais. Etablissez un budget prévisionnel sur 12 mois, enregistrez vos reve- nus, vos dépenses et faites le point. Comparez les prévisions aux résultats, poste par poste, mois par mois, avec des graphiques lisibles d'un coup d'osil. Bilan positif ? argent. Tranquillement. Un code confidentiel @IZSHC Hanqumenicne Gn Cogs CONNUEHUEt protége vos données. Evaluez vos possibilités d'investissement. Sans craindre les budgéti- vores. Maintenant, c’est facile de leur régler leur compte. “Gestion Privée” est disponible pour Thomson T07,MO5 et Apple II dans tous les magasins de micro- informatique. Answare Diffusion : 36, avenue Gallieni. $3175 Bagnolet ‘Sicob Printemps Niveau 3 - Stand D440. Micro-Expo Stand F6. “Gestion Privée”, un programme concu par Expansion, édité par Answare Diffusion. Gjansware diffusion BERNARD NEUMEISTER MICROPRO: DANSEUSE ETOILE DU LOGICIEL D’abord un produit vedette, puis une constellation de produits et le premier rang est atteint. Désormais, l'attaque porte sur les logiciels intégrés. Golden: Depuis combien de temps la société Micropro est-elle implantée en France Alain Blancquart {Directeur gérant de Micropro France): La société Micropro France existe officiellement depuis juin 1982, En réalité, depuis 1981, nous mmercial qui «naviguait » sur un certain nombre de pays en Eu rope. Dés avril 1 otre maison-mére aux Etats-Unis a décidé de créer un cer avions un c tain nombre de filiales en Europe, en commengant par la filiale d'Allemag installée 4 Munich. Deux mois plus tard, la filiale francaise est ni prés par la filiale anglaise implantée a Londres. Ces llations sont trés comparables a celles de nos concur rents, peut-étre ont-ils copié sur nous. Ceux qui sont en train de s'installer au- jourd’hui envisagent la méme structure et les mémes villes. Mais nous dispo- t a Milan ainsi qu’a Stockholm pour les pays scandina suivie de sons des filiales égaleme ves. Micropro France s'occupe de six pays a + Ado Walie car je supervise l'activité italienne tant que la filiale n'a pas démarré c ment. Nous couvrons dor la France, I'Espagne et le Portugal. Nous envisageons l'Afrique du Nord et I'Afri que francopt Nous exportons éga- lement vers d'autres pays comme, par exemple, le Canada. Car les produits yne sont méri- autant humane Dhve pene exportateurs que revendeurs sur le ter ritoire national Golden: Quelles sont vos gammes giciels? Alain Blancquart: Nous avons quatre types de produits. Ainsi, le traitement de texte est a lorigine de la société avec Wordstar auquel nous avons rajouté de nombreuses options. Notre gamme de systémes de gestion de base de données se compose de |'élément principal Infos- tar. La gamme diaide a la décision avec la série des «Calc» et la série des « Plan» correspond a notre prévision financiére. Lélément de base en est PlanStar qui est un systéme de modélisation financiére. Enfin, une quatriéme gamme qui com- mence a prendre de l'importance : I'in- tégration de produits, avec Starburst. Il s'agit de plusieurs applications intégrées dans un seul programme beaucoup plus orienté vers un produit autonome. Il in tégre des produits du marché mais pas de produits tronqués. C'est réellement un vrai traitement de texte avec toutes ses possibilités, un vrai Plan, un vrai Calr. cet ensemble étant réuni dans in seul logiciel. Ainsi, Micropro essaie de réponc aux besoins du marché le plus rapide- ment possible, celui-ci évoluant trés vite, plus on posséde de produits, plus il est difficile d'y répondre. C'est pourquoi tous nos produits aujourd’hui sont écrits sous CP/M, CP/M86, MS-DOS mais nous travaillons aussi sur d'autres systémes d'exploitation comme Unix pour adapter nos logiciels. GOLDEN N 5, MAI 1 Alain Blancquart, directeur gérant de la société Micropro France, espére réaliser un chiffre d'affaires de 15 millions de dollars en Europe pour le second exercice de Vannée 84. Le CA de Micropro Int. s Nous ne prenons pas partie sur le marché, nous l'observons et nous anti- cipons afin de nous préparer selon les différentes évolutions, Par exemple, je crois que nous ferons quelques déve- loppements pour Macintosh, c'est évi- dent, nous nallons pas laisser la place & nos concurrents. Nous avons dans notre centre de recherche aux Etats-Unis des études en cours. Golden: Suivez-vous une philosophie par- ticuliére en ce qui concerne la conception de vos logiciels? Alain Blancquart: Nous avons une philosophie qui est d’offrir non pas un produit unique intégré en tant que tel avec un morceau de Calc, un morceau de Plan ou de traitement de texte mais de pouvoir offrir la possibilité de la «vraie solution». En fait, une solution complete a l'aide de produits qui ont la plus grande qualité possible. Dans toute cette philosophie, il y a une notion de mode, d'élément restreint au niveau méme de chacun des produits. Il est extrémement difficile d’offrir dans un méme produit, le meilleur Calc ou trai- tement de texte. Nous offrons des pro- duits complets et donnons a l'utilisateur la possibilité d'intégrer tous ces pro- duits, dans une application. Par exem- pl star et Infostar utilisent la sou- ris. Planstar pourrait !'utiliser mais les logiciels intégrés sont pour nous un vrai produit et non pas une amorce de fené- tre. De toute fagon, dans la micro-infor- matique aujourd'hui, CPM80, MD- DOS, PC-DOS, CP/M86 sont des systé- mes mono-utilisateur. Méme si vous disposez de X fenétres a l’écran, vous ne pouvez réaliser qu'une seule opération a la fois. Nous ne sommes pas encore 34 dans ces systémes multi-utilisateurs. Nous allons y arriver et 4 ce moment, nos produits intégrateurs permettront de travailler sur plusieurs outils a la fois. Golden: Wordstar est l'un des traite- ments de texte les plus vendus au monde. Quel est le nombre d'utilisateurs ? Alain Blancquart: Il est assez difficile destimer le nombre depuis le début mais nous savons que plus d'un million de personnes se servent de Wordstar. II faut savoir aussi qu'il a été un des pro- duits les plus copiés au monde parce qu'il était le plus en vogue. Quand on me dit que ce logiciel n'est pas le plus simple a manier, je réponds toujours que s'il n'avait pas été aussi le plus simple, il ne serait pas si populaire. Sur le million d'utilisateurs, je pense qu'il nen existe pas un sur 10000 qui soit informaticien. La plupart ne sont pas des spécialistes de la programmation. II est vrai que maintenant nous pourrions par- ler de plus grande simplicité mais les nouvelles versions de Wordstar aussi sont plus simples qu'il y a 4 ans. Nous lui avons rajouté des fonctions préprogram- mées. A lorigine, cet apport était techni- quement irréalisable. Wordstar supporte aussi la couleur et écran tactile, il est tra- duit en 12 langues y compris en kanji ou katakana, il est aussi le seul traitement de texte qui parle. Golden: Pourquoi l'avoir gardé sous CP/M et non pas traduit sous DOS 3.3? Alain Blancquart : Les plus grands uti- lisateurs de cartes CP/M sont les posses- seurs d'Apple. Nous commengons seu- lement a attaquer ce marché en Europe. Nous visons a travers Wordstar ou Info- star,-les utilisateurs professionnels et nombreux d’entre eux sont de grands ‘est élevé en 1983 a 60 millions de dollars. consommateurs de carte CP/M ou d'ex- tension CP/M. Seul le traitement sous CP/M nous permettait la possibilité d'of- frir le méme support et laméme qualité de service aux utilisateurs Apple qu’aux autres. Supporter de nombreux systé- mes d'exploitation nous oblige a entre- tenir beaucoup de produits. La qualité du service s'en ressent dans ce cas. Nous sommes aussi dans une situation oi il y a quatre ans, Micropro n/avait pas le méme visage qu'aujourd’ hui, A cette €poque, nous étions deux personnes. Aujourd'hui, nous sommes cétés en bourse. Lan dernier, notre chiffre d'af- faires s'est élevé 4 45 millions de dollars a l’échelon international. Nous visons cette année de le doubler. Golden: Larrivée de nouveaux ordina- teurs influence-t-elle la conception de vos produits? Alain Blancquart: Nous avons de nouveaux produits qui sortiront et qui seront plus étroitement adaptés au ma- tériel. Ainsi, nous allons diversifier no- tre gamme selon les types de micro-or- dinateurs. Nous désirons couvrir I'en- semble de la gamme de la micro-infor- matique et l'arrivée de Mac ou de PC Junior... améne Micropro 4 réaliser d'au- tres développements. Vous verrez rapi- dement sur le marché un produit qui nous permettra de couvrir le bas de gamme de la micro-informatique sans descendre toutefois totalement dans le «personnel», car ce n'est pas du tout notre domaine. Nous irons aussi jusqu’a la trés haute gamme comme la con- nexion a des sites centraux. Golden: Pensez-vous que le systéme dex- ploitation CP/M vivra aussi longtemps qu'il a vécu? GOLDEN N° 5, MAI es Alain Blancquart: Indéniablement non. Lévolution de la micro-informati- que est tellement rapide et importante que pour l'instant, nous ne pouvons pas prendre parti dans ce domaine, a savoir échéance de vie de CP/M ou MS-DOS, Bien que MS-DOS soit trés fort en ce moment, nous sommes trés attentifs aux évolutions du marché et nous anti- cipons beaucoup. Je crois aussi que ni les uns ni les autres ne mourront de- main matin. Il y aura encore beaucoup de développements sous ces deux systé- mes d'exploitation car il existe une base d'utilisateurs trés importante et il y aura peut-€tre une beaucoup plus grande compatibilité entre ces systémes. Les uns pourront intégrer jes autres bien que les grands constructeurs de maté- riels n'aiment pas beaucoup dépendre des sociétés logiciels. Golden: Comment est assuré votre ser- vice de distribution? Alain Blancquart: Nous avons trois réseaux. Le premier est constitué des constructeurs. Nous leur vendons di- rectement certains produits qu'ils inté- grent a leur matériel. Notre second ré- seau est formé des grossistes compara- bles 4 ComputerLand aux Etats-Unis. Enfin, le dernier est le réseau de bouti- ques. Golden: Quelle est votre part du marché dans le monde? Alain Blancquart: Tout dépend du produit. Nous sommes largement nu- méro 1 et nous dépassons la barre des 50 % pour le traitement de texte. Globa- lement, en prenant la liste des dix gran- des sociétés de logiciels, nous sommes les premiers avec un chiffre d'affaires de 60 millions de dollars pour l'année fis- cale 83, Au niveau européen, aucune étude réelle n'a été sérieusement réali- sée. Nous espérons cependant doubler ou méme tripler notre CA dans le pro- chain exercice. Nous visons pour I'Eu- rope un chiffre d'affaires de 15 millions de dollars pour le second exercice. Golden: Arrivez-vous a pénétrer le mar- ché asiatique? Alain Blancquart: Absolument. Nous sommes une des rares sociétés a possé- der une filiale de 40 personnes au Ja- pon. Nous disposons de produits écrits en kanji et katakana. Nous avons signé des accords avec la quasi totalité des grands constructeurs japonais de micro- ordinateurs et un contrat pour un «Call Labelling»: ainsi Wordstar est vendu au Japon en tant que traitement de texte IBM. Nous verrons prochainement beaucoup de nos produits avec des ma- GOLDEN N° 5, MAI 1984 tériels japonais sur le marché européen. Pour le standard MSX, notre filiale nip- pone est la pour observer et s'adapter le plus rapidement possible a la demande du marché. Golden: Est-ce que la francisation des lo- giciels est une opération primordiale pour votre société? Alain Blancquart: Non seulement la francisation mais aussi la nationalisa- tion ou plutét I'adaptation au pays est importante. Mais pas uniquement pour la France, nous avons adapté des logi- ciels pour les Pays-Bas, |'Espagne, le Por- tugal... Cest absolument primordial. Nous visons un marché de masse ot les utilisateurs ne sont pas forcément des spécialistes d'une part de la micro-infor- matique et, d’autre part, de l'anglais. Il est bien évident que la traduction est un énorme probléme pour chaque société de logiciels mais nous nous y tenons essentiellement pour notre gamme de produits non spécialisés. Par exemple, notre logiciel de modé- lisation financiére, Planstar, trés haut de gamme, peut au début étre commercia- lisé en anglais et beaucoup de nos pro- duits vont étre lancés en anglais car ils sont trés spécialisés et aussi simples de mise en ceuvre. Liutilisateur posséde alors une carte de référence, un mode d'emploi en francais et un gros manuel de référence en anglais. Ceci corres- pond aux quelques mois d'origine du produit. Puis, l'opération de traduction totale intervient. Entre l'annonce d'un nouveau logiciel aux Etats-Unis et son arrivée dans notre hexagone entiére- ment traduit, il faut environ trois a qua- tre mois. Golden: Fuites-vous appel a des dévelop- peurs indépendants ou vos produits, sont- ils issus de votre société? Alain Blancquart: Nous faisons appel a des développeurs indépendants et a des produits d'autres sociétés, Nous achéterons des produits sur le territoire national et nous développerons des logi- ciels en France. Les critéres de sélection sont que le programme doit étre «ou- vert», dordre général et qu'il soit sus- ceptible d'avoir un marché internatio- nal. Nous sommes avant tout une socié- té de marketing. Jusqu'a maintenant, tous nos } programmes ont 6té dévelop- pés par Micropro. Les nouveaux ne le sont pas, bien qu’ils aient toujours été modifiés et adaptés par nos soins au ni- veau de leur environnement, c'est-a- dire de la compatibilité avec d'autres produits et de leur présentation. Mais il est bien évident que plus nous irons dans le temps, plus nous distribuerons de chez nous. Ainsi, une option de Wordstar, StarIndex qui génére une ta- ble des matiéres automatiquement, est un produit européen et non américain. Golden: Comment savez-vous si un pro- gramme d application a des chances de succes dans I‘hexagone? Alain Blancquart: Aujourd'hui, il existe une part d’intuition énorme dans les produits. Il faut, comme dans la mode vestimentaire, étre inspiré et ré- pondre a la demande du public, Toute- fois, on influence beaucoup le public avec la publicité, la presse, notre pré- sence sur le terrain, nos revendeurs. On dit souvent que le marché européen est différent du marché américain, je ne suis pas tout a fait convaincu. Pourquoi? Bien qu'il soit différent en quantité et dans la langue, si on regarde ce qui s'est passé dans la micro-informatique, on raconte toujours que |'Europe a quel- ques années de retard par rapport aux Etats-Unis, Soit, mais les produits qui se vendent bien en France sont les pro- duits qui commencent a bien se vendre aux USA depuis seulement quelques mois. Si vous prenez dBasell, il n’a réel- lement commencer son ascension qu’au début de 1983, La société Lotus avec son 1-2-3 nétait pas créée fin 1982, et pourtant la société a réalisé l'essentiel de son chiffre d'affaires dans la deuxiéme partie de 1983. Aujourd’hui, 1-2-3 se vend trés bien en France. En fait, les études de marché pour les produits généraux ne sont pas nécessaires car les résultats sont les mémes en France quoutre-Atlantique. Les hits-parades de vente de logiciels sont les mémes a con- dition, bien sar, de ne pas se leurrer. Si nous vendons un million d’exemplaires aux Etats-Unis, nous n’en vendrons méme pas autant en proportion en France. Méme si nous sommes cing fois moins nombreux, le marché est divisé par plus de cing. Cependant, l'acheteur potentiel achéte le méme programme en France que l'acheteur américain ala différence que le francais est plus diffi- cile. Aux Etats-Unis, on paie plus facile- ment pour voir, en Europe, on paie moins pour voir, on réclame l'assurance dela qualité. De plus, I Européen cher- che un produit beaucoup plus fini, qu'il va pouvoir utiliser plus rapidement. LAméricain va plus «bidouiller» dans le produit, Compte tenu de ces quelques différences, les deux marchés restent toutefois sensiblement de nature ana- logue. 35 REPORTAGE MICHEL SAINT SETIERS DE CHAMPOLLION A LORDINATEUR Simple question de logique ou de... logiciel. Si l'écriture hiéroglyphe des Egyptiens comporte 70000 signes, la répertorier nest possible qu’avec lordinateur. Depuis qu’en 1822, Champollion eut réussi a déchiffrer la Pierre de Rosette (aujourd'hui RACHID} en comparant le texte grec aux textes en hiéroglyphes et en démotique, l'étude des anciens textes égyptiens a passionné des générations de chercheurs. Mais, hier comme aujourd'hui, ceux- cise sont heurtés a des problémes d'im- pression typographique lorsqu'ils ont voulu publier les résultats de leurs travaux. Grace 4 M. Michael Hainsworth égyptologue et directeur du laboratoire d'informatique pour les Sciences de I'Homme au Centre nati

Showing the first 100000 of 263757 characters.

mp.ls