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Golden Issue No 8 1984 09 IDG France FR

  • PublicationApple Periodicals
  • Date1984-09-01
  • Pages104
  • SourceGolden_Issue_No_8_1984-09_IDG_France_FR.pdf
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Source: Internet Archive — Aggregated Apple-era periodicals, 1981–2012.
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G@LDEN Le Magazine des Utilisateurs d’Ordinateurs Personnels APPLE et Compatibles COMPARATIF PLEINS FEUX SUR LES MODEMS g Z 3 3 e 3 E ; CHATEL-LALEMAND: SICOB UN NOUVEAU M Non, bien sir. Mais, pendant toute la durée du SICOB ov sont réunis les grands de la Micro-Informatique, NAeaA Electronique dispose d’un stand ala Boutique SICOB pour vous conseiller sur le meilleur choix de matériels et de logiciels en fonction de vos besoins et si vous ne pouvez vous rendre au SICOB, venez dans |’un de nos 40 magasins micro-informatique. 75001 PARIS - 3), boulevard de Sébastopol - Tél, 233,74.45 60200 COMPIEGNE - 23, rue St Cael le - Tél. 486.00; 75004 PARIS - 15, rue de Rivoli - Tél. 887.47.46 78130 LES MUREAUX - Centre Commercial Corail - Tél. 474.99. 9 75005 PARIS - 97, rue Monge - Tél. 535.00.13 78200 MANTES-LA-JOLIE- 6, av. dela Republique Tél. 478.64 40 75007 PARIS - 28, avenue de la Motte-Picquet - Tél, 705.30.00 91000 EVRY - Cenire Commercial Evry 2 - Tél. 07.39.59 75009 PARIS ~ 45, rue Caumartn - Tél. 742.08.70 91700 STE-GENEVIEVE-DES-BOIS - 96, route de Corbeil - 75010 PARIS - 1, place de Stolingrad - Tél. 204.41.19 Tél. 016.28.50 Ei peaiiess Tal 2709 14 c +4) ane 40-40 FSB12 PARIS = 8 de PAtigre “Teil 94g 7 $2120 BOULOGNE - 96, bd Jean-Iaures tel 0559.04 75014 PARIS - 88, avenue du Maine - Tél, 321.94.30 92200 NEUILLY - 110, av. Charles-de-Gaulle - Tél. 747.23.30 75015 PARIS - 332, rue Lecourbe - Tél, 557.89.39 92240 MALAKOFF - Centre Commercial "Super M" - Tél. 57.06.70 76, rve du Commerce - Tél. 532.86.15 92300 LEVALLOIS-PERRET - Cenire Commercial Gustave-Eifel - 75017 PARIS - 46, avenve de la Grande-Armée - Tél. 574,59.74 Tel, 730.03.46 1984: IAGASIN NA2A? —= 92600 ASNIERES - 96, rue des Bourguignons - Tél. 793,90.45 69003 LYON - 56, avenue de Soxe - Tel. (7) 860.07.94 93000 BOBIGNY - Centre Commercial Bobigny 2 - Tél. 830.64.60 69007 LYON - 200, ay. Berthelot - Tél. (7) 858.15.18 94120 FONTENAY - Centre Cial "Val de Fontenay” - Tél. 87.57.47 69009 LYON - 37, Grande-Rue de Vaise - Tél. (7) 883.93.82 95100 ARGENTEUIL - 53, av. Paul-Vaillant-Couturier - Tél. 961.40.44 69130 ECULLY - Centre Commercial La Perollier - Tél. (7) 833.68.01 95200 SARCELLES - Centre Cial “Les Flanades” - Tél. 419.61.00 69230 ST-GENIS-LAVAL - Ay. Charles-de-Gaulle - Tél. (7) 856.43.35 73000 CHAMBERY - Centre Commercial Chamnord, 1097, av, des Landiers - Tél. (79) 62.40.08 01100 BOURG-EN-BRESSE - Bd St-Nicolas - Tel. (74) 23.48.82 Centre Commercial Gallion, rue Centrale. Bassens - Tél. (79) 70.53.33 07100 ANNONAY - Centre Commercial Liberté - Tél. (75) 67.66.86 13001 MARSEILLE « 29, rue St-Ferréol - Tél. (91) 54.22.33 13011 MARSEILLE - Centre Commercial La Valentine 38130 ECHIROLLES - 12, cours Jean-Jaurés - Tél, (76) 09.19.09 69002 LYON - 26, rue Grenette - Tél. (7) 842.99.79 PEACHTREE, LA COMP: UE C’EN EST PRES La comptabilité, c'est long, complique, fastidieux! Tout cela était vrai avant Mac Accounting. Avec Mac Accounting, le nouveau logiciel de comptabilité de Peachtree, finis les livres de caisse en deux exem- plaires, finis les bons de caisse, finis les carbones, terminées les mises a jour qui font perdre du temps. Mac Accounting est un programme comptable déve- loppé spécialement par Peachtree pour le Mac Intosh. Et dans le domaine particulier de la comptabilite, la compétence de Peachtree n'est plus a prouver. Avec plus de 100.000 utilisateurs dans le monde entier, Peachtree posséde une tres large expérience des besoins des petites et moyennes entreprises en matiére de comptabilité. Spécialement étudié pour un utilisateur n'ayant aucune connaissance infor- matique préalable, Mac Accounting est congu pour étre le plus proche des systemes manuels... avec lexactitude et la rapidité des solutions informatiques. Un comptable reconnait immédiatement les pages d'un journal de c > ou du Grand Livre: cest exactement ce qu ‘if retrouvera sur Técran du Mac Intosh lorsqu’il utilisera Mac Accounting. Mac Cash est le premier des deux program- mes qui constituent Mac Accounting. C'est un livre de ¢ sur écran. Idéal pour les PME, ses carac- téristiques parlent d’elles-mémes. La taille du journal, le titre des colonnes, la période comptable et les formats monétaires sont définis par l'utilisateur. Mac Cash accepte jusqu’a cing taux de taxe, et huit colonnes d'analyse des prix hors-taxes, sa mise a jour est automatique au fur et 4 mesure de la EE TA DEVIENT SI SIMPLE E UN PECHE. saisie des opérations, enfin l'utilisateur spécifie lui- méme les modeles des états de sortie et leur contenu. Bref, un outil simple et performant. Mac Ledger est le second module de Mac Accounting, c'est la partie comptabilité générale. Le format du journal est standard et peut étre utilisé aussi bien pour les comptes fournisseurs que pour les comptes clients, L'utilisateur définit lui-méme le format des fiches comptables qui se sélectionnent facilement a l'aide de la souris Mac Intosh. Les opérations saisies peuvent étre analysées par type de produit, par territoire, par vendeur ou par toute autre variable définie par l'utilisateur... Les créances sont analysées sur trois périodes, ce qui facilite contréle et réajustement. En resume le complément indispensable de Mac Cash. Dernier avantage : Mac Accounting a été concu en frangais et peut étre utilisé par n'‘importe quel utilisateur en moins de trente minutes. Le doute n’est plus permis : avec Mac Intosh et Mac Accounting la comptabilité devien presque un péché. Peachtree est distribué par Logiciel PC : 113, bd Péreire 75017 Paris. Tél.: 763.62.88. | Peac Faites la connaissance de vos nouveaux collaborateurs: Macintosh et Davong ‘Davong le Macintosh aie la lect erplot possibiites d extension au affecter la vitesse etl ssmplicite demploi qui caractérisent le Macintosh. ine autre bonne nouvelle de chez Davong : arrivée tres prochaine de son systeme de sauvegarde 4 bande en continu d une capacité de 28 millions octets, qui assure la sauvegarde rapide de vos fichiers en toute sécurité, ainsi qu'un systeme multi-tache de gestion de réseau de zone locale qui permet & tous les Macintosh de votre entreprise de partager des données, des programmes et de benéficier en commun des avantages du Mac Disk. Pour obtenir de plus amples informations, veuillez vous adresser a votre concessionaire Davong, j importateur : HIT MICRO SYSTEMES | 171, avenue Charles-de-Gaulle naw aN a 92200 NEULLY - Tél. : (1) 738.28.80 FeOMMAIRE, Couverture Biagraph Mayrand Depuis les hommes préhistoriques jusquiau milieu du vingtiéme sidcle, la musique a subi une lente évolution concré- tisée par la multitude d'instruments exis- tant aujourd'hui. Pourtant, aprés lappa- rition de [électronique et plus récemment de l'informatique, elle redécouvre une seconde jeunesse avec la création de sons nouveaux inimaginables, ily a seulement 25 ans. Sons psychédeliques, sons inter- planétaires, sons électroniques, sons ins- trumentaux, les synthétiseurs, fruits du mariage entre notes et informatique, les reproduisent tous, avec la plus grande aisance. Que vous soyez mélomane ou néophyte, virtuose ou jeune » poussin», la musique méme, si elle reste en partie traditionnelle, se transforme tant au point de sa notation qu‘au niveau de son interprétation. Nos lecteurs trouveront entre les pages 16-17 et 80-81 un encart abonnement paginé Ia IV. Golden est un magazine totalement indépendant. Il nest affilié ni a Apple, ni a Apple Seedrin. le est une mar- que Renae de Apple Computer Inc. EDITORIAL: Ladaptateur informaticien 5 REPORTAGE MEMSOFT: LE LOGICIEL FRANCAIS PREND DES AILES. 32 Fondée par Patrick Lafitte et Philippe Nesnidal, Memsoft est une des rares sociétés de logiciel francais, a exporter ses produits. MATERIELS ACTUALITES MATERIELS 11 MUSIQUE ET INFORMATIQUE: Une révolution intervient depuis mee années 24 dans la musique, celle de son informatisation. UN DROLE DE COMPATIBLE: La carte Quadram se glisse dans le PC IBM et le 30 transforme en un Apple I+, mais est-elle vraiment utile? LES ORDINATEURS SE PARLENT:: Les modems sont l'avenir de lacommunication 38 ordinateurs. Ils existent & tous les prix. LOGICIELS ACTUALITES 1 LOGICIELS 16 PIEWRITER;: Quand le traitement de texte s'associe a la communication. 44 LE CHEVALIER DE DIAMANT: La suite de Sorcellerie est arrivée en France et 51 slavére aussi complexe que le Donjon du Dragon. MAC CHRONIQUE COMMENT ALLER PLUS LOIN AVEC MACPAINT: Un puissant logiciel, dontles 54 limites peuvent étre repoussées en combinant les fonctions. MAC BASE: Un gestionnaire de fichiers tous azimuts. 59 UN JEU DE LOGIQUE SUR LECRAN. 60 BOITEA OUTILS LE BASIC EN FRANCAIS: Grace 4 ce programme en assembleur, vous pourrez taper 65 des programmes Basic avec des instructions francaises ou anglaises. MANIFESTATIONS NCC: LE FESTIVAL MACINTOSH 20 APPLE EXPO: LE MAC DEBARQUE EN FRANCE 75 SICOB 84: LA MICRO SE TAILLE LA PART DU LION 82 LE MONDE DE LA MICRO-INFORMATIQUE 78 COURRIER 6 CALENDRIER 89 STAGES 90 BIBLIOGRAPHIE 94 GOLDEN N° 8, SEPTEMBRE 1984 TIGRE EST LACHE. Q wa AND A 4 es Ue Towa < I< ) «a a Vous recherchez une imprimante pour votre micro: Elle doit étre simple de mise en ceuvre et d'utili: sation ( uels en francais, sé UCD CH HaHa, clavier, mémorisa' paramétres — gestion par ligne). Elle doit étre multifonctions et vous permettre de passer de la qualité listing (180 CPS) a la qualité courrier et traitement de texte (35 CPS). Elle doit étre connectable et immédiatement compatible avec votre micro... quel qu'il soit. Elle doit étre le parfait outil de reproduction de vos programmes araphiques (téte d'impression 9 aiguilles), Elle doit étre trés fiable, avoir une probabilité moyenne de panne seulement tous les 18 mois et étre cependant supportée par un réseau national de service aprés-vente. k 4 Elle doit étre immédiatement disponible au [aseees | travers d'un réseau national de distributeurs et ’ BeauEes de revendeurs compétents et 4 votre écoute. “ Elle doit faire partie d'une gamme compatible, évolutive et complete (80 col. 132 col., graphique, couleurs, feuille a feuille manuel et automatique, scientifique, APL, etc.) SERIE SPG 8000“PAPER TIGER” Elle doittoujours s'inscrire dans le cadre de votre budget pour vos besoins actuels et ceux de demain. Elle doit étre concue, mise au point, produite )¢ u S et commercialisée par le PLUS GRAND CONSTRUCTEUR MONDIAL INDEPENDANT es DATAPRODUCTS - ZA - Batiment Evolic 2. Route du Bua VOTRE CHOIX EST FAIT... 91370 VERRIERES-LE-BUISSON ou téléphonez au (6) 920.7791 \ G@LDEN 185, avenue Charles de Gaulle, 92521 Neuilly-sur-Seine Cedex Tél.: 747.1272 - Télex 613,234F Calvados N* 2500 Directeur de la rédaction Jean PELLANDINI Rédacteur en chef adjoint Bernard NEUMEISTER Chargé d'études Jean-Claude BIANCHI Secrétaire de rédaction Herma KERVRAN Directeur Artistique Horst WIDMANN Maquettiste Eudes BULARD Photographe Mare GUILLAUMOT Ont également collaboré a ce numéro; Sabine GUINGAND, Donald MAES, Claude MONNERET, Dominique ROBERT, Xavier SCHOTT, Golden est un magazine totalement indépendant i n'est affilié ni A Apple. ni a Apple Seedrin. Apple est une marque déposée de Apple Computer Inc. La rédaction n'est pas responsable des textes et photographies qui engagent la seule responsabi lité des auteurs. Les documents ne sont pas ren: dus et leur envoi implique l'accord de l'auteur pour leur libre publication. 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Le groupe publie 44 publi cations dans 18 pays. 9 millions de lecteurs lisent au moins une publication du groupe chaque mois, BERNARD NEUMEISTER LVADAPTATEUR INFORMATICIEN «Super AI vola au secours du pauvre informaticien perdu dans sa tour de cables et logiciels, et en un tour de main et de clavier, le tira d'un mauvais pas». Non, ce n‘est pas une prochaine ban- de dessinée mais une réalité qui sort de plus en plus du domaine de la science-fiction. En fait, un nouveau métier risque de naitre d'ici peu de temps: celui d'adaptateur informaticien. Ce sera un étre presque surhumain ca- pable de s'y retrouver parmi les nombreuses documenta- tions techniques afin de con- figurer correctement un sys- . téme informatique, Nul be- soin de cing années d'études, mais «simplement» d'une logique 4 toute épreuve et d'une capacité a lire une documentation tout en sachant I'in- terpréter avec une obstination sans bornes. En réalité, n'avez-vous jamais pesté contre votre maudite imprimante qui refuse obstinément d’écrire un texte parce que, insidieusement, sa configuration n‘a pas été correctement menée? Hélas, les imprimantes ne sont pas responsables, ni les modems, ni les logiciels de configura- tion. Seules, les informations relatives & ces produits et fournies par le constructeur, sont responsables ainsi que leurs auteurs. Bien que les mau- vaises habitudes tendent a changer, il s'avére toujours trés périlleux d'adapter vos périphériqués et vos logiciels & votre ordinateur. I] faut alors faire appel, soit 4 votre logique qui n’est pas toujours inébranlable, soit & des utilisateurs qui manipulent de nombreux appareils différents, et ils sont rares. Ces derniers se transforment ainsi petit 4 petit et souvent contre leur gré, en adaptateurs informaticiens, en super Al. Pourtant leurs connaissances n’ont pas été acquises du jour au lendemain, mais par expé- rience et «grace » aux nombreuses heures perdues a détecter quel micro- connecteur n'est pas bien placé, quel switch ne transmet pas la bonne information... Si vous envisagez ce métier, il vous faudra également une mémoire éléphantesque et une patience d’ange ou une gestion de fichiers parfaite pour ne pas vous tromper ou perdre votre temps a redécouvrir les bonnes connexions. Car, quoi de plus hasardeux que de se souvenir qu'il faut 8 bits de données et deux de stop pour tel type d'imprimante ou 7 bits de données et un seul de stop pour une autre? Connaissez-vous la vitesse de transmission d'un modem? Malheureusement, ces données ne sont jamais universelles. Et rien ne semble prédire la moindre géné- ralisation méme si l'on vous parle d'interface série, de standard MSX, de réseau Ethernet... Si quelques sociétés font des efforts tant dans la pr sentation de leurs produits que dans leurs modalités d’installation, d'au- tres vous fournissent encore une documentation en langue étrangére et toujours... c'est 4 vous de vous débrouiller. Super Al est alors obligé d'in- tervenir alors qu'il serait si simple de préciser la maniére d'installer le périphérique ou le logiciel selon le matériel disponible. L'informatique gardera toujours son attrait et son utilité mais aussi ses zones d’ombres et de mystére. Est-ce vraiment inéluctable et indispensable? GOLDEN N° 8, S (PTEMBRE 1984 Le courrier des lecteurs de la revue Golden vous fournit chaque mois des répon- ses 4 vos questions, des conseils pour résoudre vos problémes ou des adresses de sociétés. N'hésitez pas 4 nous écrire, nous essaierons toujours de vous aider. Apple, champion toutes catégories de l'incompatible En passant de lApple I+ @ |'Apple Ile, Ia société a commis une erreur de con- ception. Si le progrés technologique jus: tifiait le Tle, le clavier, lui, a conservé l'an- cien boitier. On na pas hésité @ plonger l'utilisateur dans un dédale de com- plexité dont la plupart n’en sortent pas. Deux utilisateurs sur trois révent d'un clavier normal pour remplacer le puzzle du Ile; alors qu'il eiit été si simple de mettre la carte mére dans un boitier sé- paré et de laisser Vacheteur choisir son type de clavier détachable. Mais les cho- ses nen restent pas la et Apple, quia fon- dé sa gloire sur l'adaptabilité, vient de faire un bond en avant vers l'absurde en passant en un rien de temps, de l'erreur @laberration technique et commerciale. Le Ile devait initialement étre destiné a une clientéle déja équipée et qui atten- dait un portable avec impatience. Cela supposait donc une compatibilité totale. En fait, c'est d'incompabilité qu'il sagit. Si vous possédez 20 4 30000 F de logi- ciels, vous pouvez les mettre @ la pou- belle. Si vous possédez une imprimante autre que I'ImageWriter, vous pouvez la mettre a la poubelle. Si vous avez des lec- teurs en plus de votre II+ ou Ile, méme chemin. Votre joystick, quel que soit le modéle suivra la méme direction car il est spécial au IIc. Ni Multiplan, ni Ap- pleWriter, ni Magicalc, ni PFS... bref, plus aucun programme sérieux ne fonc- tionne. II faudra tout racheter. JC, 13001 Marseille Bien qu'il ne soit pas en notre pouvoir de répondre 4 la place de la société Apple, nous pouvons toutefois vous préciser certains détails qui nous semblent importants. La partie tech- nique du Ile a tout de méme marqué un pas par rapport au II : davantage de mémoire vive, les minuscules in- corporées et une carte langage inté- grée, ainsi qu'une plus grande intégra- tion des composants. S'il est vrai que le clavier du Ile est un vrai casse-téte sous certaines circonstances, il per- met de créer des programmes dans tous les langages dont le Basic ou le Fortran dont les crochets font partie. Evidemment, pour le traitement de texte, nous avons nous-mémes des problémes. Pour le IIc, nous ne som- mes pas tous d’accord avec vous. Ma- gicalc est le seul tableur qui fonction- ne directement sur le Ic sans inter- vention. AppleWriter tourne 4 95 % de ses possibilités. Seule, la ligne de statut fait apparaitre des signes gra- phiques intelligibles. Aussi, si vous achetez ProDos, comme il aurait fallu acheter un DOS 3.4 s'il avait existé, vous pourrez transférer vos fichiers du format 3.3 au format ProDos pour les utiliser avec les futurs produits, Done, environ 80 % des programmes @xigtants dant las jeux, foactionnent sur le IIc, machine qui elle aussi mar- que tout de méme un pas vers un pro- grés technologique assez remarqua- ble. En effet, la version de base est plus puissante que son grand frére, le Ile. De plus, vous dites que le IIc est destiné a des utilisateurs possesseurs d'une machine. C'est inexact. Apple, a justement congu sa machine pour les néophytes en matiére d'informa- tique et pour tous ceux qui ne veulent s'encombrer l'esprit avec des inser- tions de cartes supplémentaires. Le IIc posséde déja 90 % des interfaces utilisées tous les jours par les posses- seurs du Ile. Limprimante ImageWriter: il est vrai que si vous possédez une matri- cielle Apple en paralléle, il faudra soit changer I'interface, soit acheter I'Ima geWriter. Mais si vous possédez un Ie ou II, mais un IIc ou un Macintosh, qui vous oblige a le faire? Par contre, si vous désirez posséder une impri- mante d'un excellent rapport/prix et qui s‘adapte sur un Mac, un IIc, un He ou un II+ par une interface série qui pourra vous servir aux communica- tions par modem... Le seul probléme auquel vous pour- rez vous heurter concerne les cables de liaison qui ne sont absolument pas similaires entre les différentes machi- nes. Et la, vous avez raison. Vous avez également raison pour le prix du se- cond lecteur du Mac, qui cofite 4700 F TTC. Mais il devrait fleurir pour le Sicob une multitude de lec- teurs dotés d'une puissance identique pour un prix beaucoup plus raison- nable. e Golden en retard De nombreux lecteurs abonnés nous signalent l'arrivée tardive de leur re- viie dais leiir boite a lettre, par des missives trés jeveteabice § Nous voudrions signaler que ni la rédac- tion, ni la fabrication, ni le routage (cest-a-dire l'organisme qui s‘occupe denvoyer les revues par la poste en placant les étiquettes sur la pochette plastique qui enrobe la revue et la dé- livre aux services d'expédition des PTT) ne sont en cause. Nous sortons Golden, en général, la premiére se- maine du mois en temps et en heure dans les kiosques, boutiques spéciali- sées et l'expédions auprés de nos abonnés deux jours auparavant. Lunique probléme réside dans les postes francaises qui s‘octroient un délai maximum en principe, de quinze jours pour l'acheminer. Ainsi, il arrive trés souvent que vous trou- viez la revue dans les kioques avant quelle ne soit arrivée chez vous. Nous nen sommes, hélas, pas responsables, GOLDEN N° 8, SEPTEMBRE 1984 ~ 2 Systéme Polaroid Palette TT _ Pour diapositives24%36 i instantanées. |. 7 | Tina | Rosetion a in ae | i me ¢h | | = Polaroid : >< 7 Rate Dery teh, Wie Sh | —~ -SN~/ >) -,)» ~ RETIRES pa ae =- Pour vous amuser en apprenant la programmation sur un micro- ordinateur qui semble doté de pouvoirs magiques. Vous apprendrez & lui donner des ordres en BASIC et toutes sortes d’instructions. Vous pourrez vous en servir pour dessiner. Vous le comprendrez et vous saurez le faire fonctionner en ouvrant ce livre. 100544 99,00 F Vous et lordinateur Apple Un livre pour tous ceux qui veulent connaitre l’APPLE et s’en faire un ami. 33 legons pour apprendre & programmer en BASIC, chaque legon est illustrée de commentaires, d’explications, de programmes et d’exercices complémentaires. 100542 129,00 F Le Logo sur Apple Un livre pour faire l"apprentissage de LOGO, un moyen d’expression trés puissant. 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MOOS SG ones ecto aos eee eye 89,00 F TFN bd 7 fa) = T VN TARTS ~-1\> 2dr!) = Bist BY AP awa ym Be ees ities Nom Adresse _ Profession uc Tel. (6) 928.0139. Veu nom Apple aire agréé Apple Pomme d'Or 84 du meilleur logiciel Linformatique appartient aux créateurs. Artistes de |'ordinateur : craquezet croquez la Pomme d'Or Apple 84 du meilleur logiciel, Jusqu’au 30 octobre 1984, pour votre création, Apple vous offre la consécration. Votre concessionnaire-parrain vous assistera dans la mise en forme et le pré-test de yotre logiciel. Chaque lauréat recevra, outre le Trophée, un Macintosh et verra son programme édité et distribué Pionniers de la nouvelle culture, par votre imagination devenez star de la program- mation. Avec Apple, apprenez l'homme a la machine ressez-le pour ducation Lebrun, a ‘Octanie, Z.. de Courtabceut, 91944 Les Us, BP 13 2 minscrite a la Pomme d'Or Apple du meilleur logiciel 1984 Prénom phone 1 tle logo Apple sont des marques depontes par Apple Computer tne [ue Nom du Concessionnaire — Tw. applic Te godt du savat = TESTER VOS MODEMS Le TE 760 facilite les opérations de mise en ceuvre et de mainte- nance des liaisons pour les modems répondant aux normes V24-V28 du CCITT avec des débits variant de 75 a 19200 bits/s. Lappa- reil existe sous 4 versions différen- tes: — test de ligne en point point, Le TE 760 est utilisé en émetteur générateur de signaux de test 4 une extrémité de ligne, un second est employé en récepteur analyseur de signaux. — test de ligne par télémainte- nance «boucle 2»; le produit posi- tionne les fils de bouclage de modem. Le modem distant effec- tue le bouclage de la ligne. Le TE 760 fonctionne alors simultané- ment en émetteur et récepteur analyseur de signaux. — test de ligne par télémainte- nance «boucle 3»: la différence avec le précédent concerne le modem local qui effectue cette fois le bouclage de ligne. — test de surveillance. Le TE 760 affiche en perma- nence I’état des fils de la jonction par diodes électroluminescentes, en face de l'appareil. Tekelec. On estime a plus de 400000, le nombre de micro-ordinateurs domestiques dans notre beau pays. Et si l’on sait que l'informatique va entrer dans presque tous les corps de métier d'ici la fin de la décennie, ce sont des millions d'individus qui risquent de passer des heures devant un écran terminal: Seule- ment, des névralgies, une fatigue visuelle, des courbatures... sont déja observées chez les utilisateurs che- vronnés de ces machines dont les enfants sont le plus grand nombre. Polaroid a congu un écran protec- teur qui élimine les lumiéres inci- dentes, causes de ces nombreux DES ECRANS PROTECTEURS Maux. Ainsi, grace a ce véritable fil- tre, ne sont réfléchis que les rayons lumineux émanant du tube cathodi- que et non plus le rayon de soleil malencontreux, le néon d‘éclairage ou le reflet d'une fenétre. Le filtre CP 50 combine la polarisation linéaire et circulaire, phénoméne surtout rencentré en photographie, pour éliminer les reflets insidieux. Le produit se pose directement sur l'écran du terminal sans outil. II existe en sept tailles différentes et est vendu au prix de 780 F HT. En vente exclusive a Paris chez Médiatique (20°), EO Print (11*) et Corie (15*}. Polaroid. Limprimante 7500 frappe a la vi- tesse de 105 coups par seconde sur 80 colonnes. Sa matrice a 9 aiguilles re- produit une gamme de polices de caractéres particuliérement large et posséde des possibilités d'impression assez exceptionnelles telles que l'espa- cement proportionnel, l’alphabet grec, les caractéres semi-graphiques, IMPRIMANTE MATRICIELLE 7500 l'impression optimisée, le souligne ment... Trois modéles sont actuelle- ment commercialisés avec soit une interface série, soit une interface paralléle ou une interface compatible IBM-PC. D'un faible encombrement, la 7500 a été étudiée pour s'adapter aux utilisations semi-profession- nelles. Prix: 4600 F HT. Tekelec. LES IMPRIMANTES PORTABLES Epson avait déja présenté au Sicob de printemps une imprimante 40 colon- nes, portable et autonome. Pour sep- tembre, la méme société récidive avec deux nouvelles versions plus évo- luées de ce produit. Les P80 et P80X supportent le papier thermique et normal, impriment sur 80 colonnes. Elles sont toujours autonomes grace a des batteries au Cadnium-Nickel, et portables (1,2 kg). De plus, elles frap- pent a la vitesse de 45 coups par se- conde et possédent 95 types de carac- téres. Préyues pour des ordinateurs portables, leur interface est de type série ou paralléle. Unidirectionnelles, leur unique dif- férence réside dans la qualité de leur reproduction. La P80 posséde une téte matricielle de 9 aiguilles alors que sa collegue, la P80X, imprime avec une qualité courrier grace a une téte matricielle de 24 aiguilles. Epson pré- sente également une nouvelle table tragante, 4 couleurs, pour le format A4. La HI 80 dessine a raison de 230 mm/s et posséde aussi plusieurs types de caractéres. Les prix finauxne seront connus que pendant l'exposi- tion. Epson. LE CLAVIER 717 Un clavier a 717 touches sensiti- ves pour un Apple pourrait étre considéré come une véritable folie, Pourtant, il existe aux Etats-Unis et sera commercialisé en France a la rentrée de septembre. Il ne rem- place pas le clavier habituel car il se connecte sur l'interface jeux de votre micro-ordinateur. Vous avez intérét pour I'installer 4 dégager de la place sur votre bureau car il mesure 30 x 63 x 5 cm. Mais ses inconvénients cachent quelques avantages. Le Keyport 717 peut assigner 4 une touche, une com- Lal GOLDEN N° 8, SEPTEMBRE 1984 Bt Enfin! 10 ou20 millions d’octets en ligne, sans le stress pour la sauvegarde. alpha10 béta 5 2Zunités de 10 millions d'octets 2unités de 5 millions d’octets sur deux cartouches amovibles Tous les avantages du Winchester. Clé enmains. | grande capacité erapidité d’acces Les systemes alpha 10 et béta 5 sont | ¢ grande stabilité e cout avantageux livrés en coffret de 2 unités de disques | et de plus, la sauvegarde intégrale de 5 ou 10 millions d’octets formattés ¢ cartouches amovibles Ils comprennent |’alimentation. le con- ¢50u 10 millions d’octets trdleur LSI l'interface, les cables ainsi e faible cout que le logiciel Logiciels: Maintenance assurée. MEMDOS, PASCAL.DOS, CPM. Documentation et Liste des revendeurs sur demande a (Y) NATIS| 4 ‘ 7 87 93,b¢ d’Alsace-Lorraine sire recevoir votr umentati eS 93110 ROSNY-SOUS -BOIS amend Téléph. 1/855.24.97 suite ade tar page 11 "ACTUALIT Eg aT ERIC > ¢ mande ou une suite de commandes. Un cache graphique vous montre les touches qui sont actionnées. Elles sont groupées et colorées afin d'organiser votre travail et accroitre votre concentration. Ce produit a été développé pour des applications professionnelles et éducatives. La société Polytel inclut dans son pac- kage un programme Basic, Visicalc et The Farm. Pour le premier logi- ciel, le cache présente juste les tou- ches correspondant 4 des comman- des Basic et DOS, plus des ordres de déplacement du curseur, de cou- leur, d'édition... Le cache Visicale comporte des capacités numéri- ques, de formattage, de texte... The Farm est un jeu éducatif trés coloré pour les enfants. Si aucun de ces produits ne vous intéresse, vous pouvez aussi dessiner votre propre application et cache. Pour vous ser- vir de Keyport 717, vous n‘aurez besoin que d'un Apple II, [I+ ou He et de 48 Ko de mémoire vive. Prix: 2800 F. Polytel. Connais sez-vous le téléchargement? En terme technique non encore ins- crit dans le dictionnaire, la meilleure définition serait la suivante: possibi- lités pour le possesseur d'un micro- ordinateur d’obtenir par le téléphone, une copie de fichier en mémoire quel- le que soit la distance ot se trouve l'appelant. Cette définition a un sens aujourd'hui pour le,grand public qui ne roule pas toujours sur l'or contrai- rement aux grandes sociétés qui font appel a ce type de service pour obte nir des informations spécifiques (ban- ques de données juridiques, médica le: En effet, une société francaise, ‘Téléchargement France Premiére ap- partenant 4 European Media Busi- ness (EMB), a pour objectif diattaquer le marché national de la vente de logi- ciels par le téléchargement. Elle pro- pose des interfaces pour relier le mi- cro-ordinateur sur le réseau commuté {téléphone) a travers Minitel, au cen- TELECHARGER VOS PROGRAMMES tre serveur en permettant des opéra- tions automatiques entre eux. Le Mi nitel a été choisi pour diverses rai- sons. D'abord, il comprend un mo- dem intégré agréé par les PTT avec une fiabilité totale. Cet outil est dif- fusé gratuitement au public dans les zones de l'annuaire électronique. Diici la fin de l'année, 800000 Minitel seront installés en France. Pour tous ceux qui habitent en dehors des zones de l'annuaire électronique, deux pos- sibilités s‘offrent a vous: soit une loca- tion de l'appareil pour 70 F par mois soit une obtention gratuite en faisant valoir l'abonnement a Télécharge- ment Premiére pour un prix inférieur a 600 F a vie. Vous ne paierez alors que les programmes acquis par ce moyen. Leurs prix varieront de 0 a 300 F maximum, correspondant 4 un tarif inférieur d'environ 40 % & ceux distribués traditionnellement (bouti- ques}. Pour ce prix inférieur a 600 F, > Gee Controle X ot patients, vos commandes, vos fournis seurs, pour gérer votre trésorerie, votre documentation, vos articles en stocks pour mettre 4 jour vos tarifs, calculer la paie de vos ¢ Ac Un progra’ pplet: Nul besoin de connaitre Finformatique définissez vous méme votre modéle de fichier; vous pourrez, A tout moment, sans avoir a réécrire les données, ajouter classez, multiples bi ou retrancher des rubriques; sélectionnez vos fiches de facons, par mots clés ou selon une naison de critéres tels que “egal” “pl grand que? “plus petit que? “different? “compris entre”; faites toutes sortes de calculs; corrigez automatiquement une sélection de fiches; présentez les infor inations de votre choix sous différentes formes (états, étiquettes) et dans n'im porte quel ordre (alphabétique, numéri que, chronologique ), etc Un programme parfaitement mo- dulaire: CX Base 100 est un des pro- mime de CX Systéme. Si vos besoins nt, Vous pourrez, A tout moment CX Base 100 LA GESTION DE FICHIERS TOUS AZIMUTS. Yoseu peagranune une multitude indispensable pour suivre vos clients, vos er votre programme et, en parti ment de texte totalement intégré avec vos fichiers. CX Base 100 est un logiciel francais déve- Joppé par Controle X, et présenté dans un coffret luxueux avec une documentation complete, abondamment illustrée Controle X. Tour Maine-Montparnas: arene 1 Maine, 75755 Paris. Cedex ieue Neotron, 37, rue de Florence, Bruxelles) = I ! l CC ——— a Société — | U Adresse I | ———————_ Tel. | peeeseee suite de ta poy 13 MATERIEL > chaque abonné recevra une interface entre le Minitel et le micro-ordinateur qui pourra servir non seulement a l'application décrite mais aussi a la communication entre votre micro- ordinateur et les banques de données proposées par les serveurs connectés a Transpac. L’abonné aura droit aussi aun programme d‘automatisation du téléchargement, a un tarif préféren- tiel pour les logiciels proposés dans la liste de la banque de données, voire un accés gratuit 4 certains d’entre eux. La vitesse de transmission est de 1200 bauds, ce qui permet le transfert d'un programme de 40 Ko en quel- ques minutes avec un taux d'erreur de 1x 10E-9. Ce systéme fonctionne aujourd'hui sur Apple Ile, IIc, Oric, Commodore 64, Alice et ZX Spec- trum. I] vous faut aujourd'hui une carte d'interface série pour relier celle proposée par EMB. Mais, en octobre, la société proposera sa propre carte d'interface série intégrant son propre produit pour le méme prix d’abonne- ment. Ce produit concu et réalisé en France et mis en place en septembre, peut transmettre du langage machi- ne, des fichiers Texte et du Basic. Le premier programme proposé par EMB sera un logiciel de transmission de données entre des Apple via Mini- tel. En novembre, une bourse «bric a brac» sera créée pour que chaque au- teur de logiciel puisse envoyer son ceuvre en indiquant les conditions de vente. La société a prévu un service spécifique pour le dépét légal du copyright du pregramme expédié par téléchargement. EMB est ainsi a la recherche d’auteurs de logiciels dont les «inventions» plébiscitées par les utilisateurs, seront éditées. 40 pro- grammes sont prévus dans la banque de données a l'ouverture du service en plus de|'implantation d'un second serveur a Metz, aprés celui d'Tle-de- France. Les programmes de Golden seront non seulement publiés dans la revue, mais disponibles également dans la banque de Téléchargement Premiére. EMB, 9, place des Ternes, | 75017 Paris. MAC ET MARGUERITE Non encore annoncé par Apple USA, la liaison Mac-Marguerite est déja faite, La société Assimilation Process de Los Gatos, Californie, menée par d’anciens employés d'Apple, commencera la commer- cialisation pour 99 $ de Ja «Mac- Daisywheel-Connection» d'ici quelques semaines. Le programme supportera différentes densités de caractéres dont le 10, 12 et 15 caractéres par pouce (2,54 cm}, et des marguerites d'impressions proportionnelles. Le logiciel a été écrit par les auteurs du traitement de texte Mac Write. Computer Works de Bellevue au Nebraska, a également annoncé son interface pour les imprimantes a marguerite qui supportera un large choix de matériels avec programme écrit en Basic Microsoft nécessaire pour faire tourner le nouveau logiciel. Larrivée en France de ces produits nest toujours pas annoncée. DOME APPLE SERDEDR DIDEDTER * Une CARTE MEM/DOS pour gérer vos fichiers quelque soit leur taille. * Une CARTE MEMTEL pour assurer la reconnaissance des signaux VIDEOTEX * Un MODEM 4 réponse automatique pour réaliser la connexion téléphonique dés l‘appel d‘un usager. Et votre APPLE devient le SERVEUR le plus “économique” du marché. Yous pourrez de n‘importe quel MINITEL (ou APPLE équipé d‘une carte APPLETELL): ~ consulter ou mettre a jour vos fichiers. - connaitre les résultats de vos différents points de vente. ~ centraliser les commandes de vos représentants. ~- mettre 4 la disposition de vos clients (ou de vos agences) votre propre BASE DE DONDEES. EN TELEMATIQUE, CONSULTEZ UN SPECIALISTE. HIN }ANG O14 14S rue Gutenberg 75015 PARIS Tel. (1) 577.59.39 LOGICIELS POUR “APPLE ][ ADEOO1 G.P.LE. (Beagle Bros) 460,00 AEEOO1 §=DROL piskigeern 350,00 ‘AFEOO1 370,00 470,00 nea seen, (Wicosoty 00 ABE002 MULTIPLAN (US) (Microsoft) 1750,00 AGEO01 MINIT MAN (Penguin) 200,00 AGE002 BOUNCING KAMUNGAS (Penguin) 200,00 AHEOO1 MASQUERADE (Phesnix) 350,00 AIEOO! ~—- LEGACY OF LLYGAMYN (Sir-Tech) 360,00 AJE001 NIGHT MISSION PINBALL (Sublogic) 350,00 AKEOOT ASCII EXPRESS: THE PRO (United) 1100,00 AME001 PROF. TOURNAMENT GOLF (Strategic) 380,00 AME002 BATTLE OF NORMANDY (Strategic) 380,00 AREOO! DARK CRYSTAL (Sierra) 350,00 AREOO2 AQUATRON (Sierra) 280,00 Hc uniquement : ABCOO2 MULTIPLAN (US) (Microsoft) 1750,00 AFCOOT © ZAXXON (Datasoft) 380,00 //e uniquement : APBOO! JACK 2 (US) (Business Solutions) 3200,00 AQBOO! THINK TANK (US) (Living Videotex) 1250,00 (ic et //e uniquement : ACFOO1 PFS FILE (US) (Software Publ.) 1100,00 ACFOO2 PFS REPORT (US) (Software Publ.) 1100,00 ANFOO1 TK! SOLVER (US) (Practicorp) 3700,00 ADFO01 VISICALC (US) (Software Arts) 850,00 Macintosh : ‘AAGOO1 —SARGON Ill (Hayden) 470,00 ABGOO2 MULTIPLAN (US) (Microsoft) 1750,00 ABGOC3 +MICROSOFT WORD (US) 1650,00 ABGOO4 MICROSOFT FILE (US) 1650,00 ACGOO1 PFS FILE (US) (Software Publ.) 1100,00 Yous nos pz sont lable das te de stocks GponBies, Now Wf eseinsns vette alma te ase Fespbdtian 6 vtre commande Toute commande non expédide sout en délai maximum ée 15 jours sera remboursable sur wotre demande *hapie est une marque Gepeste Agpie Computer Inc ‘REFERENCE DESIGNATION T T porate [ar ‘SOFTERPRESS <n = Signatra obs Sr paepent 24 rue d’Armaillé 75017 Paris 1 Palement par chéque joint Cl Psiement par carte bleue VISA ee 5725515 cece rs Date expiration nom PRENOM. fw. 7 wn produit WESTCORP. Coe posts vive — rm XPER est un logiciel de gestion de ba- ses de connaissances. Il permet la création de bases d'information de tout type et leur interrogation sous forme de question/réponse en fran- ¢ais. Il s'agit en fait d'une gestion de fichiers trés perfectionnée. Ce sys- téme permet de résoudre des problé- mes de détermination et de diagnos- tic quels qu’en soient leurs domaines. Ainsi, XPER peut étre utilisé aussi bien par le scientifique, le financier, l'étudiant ou la ménagére, si celle-cia besoin d'un micro-ordinateur. Les ca- ractéristiques du logiciel sont la ges- tion des connaissances grace a l'em- XPER OU LA GESTION UNIVERSELLE DES BASES DE CONNAISSANCES ploi de menus arborescents et d'une touche «aide», l'interaction totale dans le logiciel et l'utilisateur, la pos- sibilité de découvrir des régles régis- sant les données entre elles... La struc- ture des données est universelle. Ses principales applications se rencon- trent dans l'éducation, la vérification d'hypothéses de tout type, l'identifica- tion assistée par ordinateur... XPER est fourni sous la forme d'une disquette 5 1/4 pouces et d'une documentation en francais. Il fonc- tionne sur un Commodore 64, un Ap- ple et un IBM-PC. Prix pour l'Apple: 1950 F TTC. Micro-Application. AUX BESOINS Pour réaliser une application de ges- tion, un utilisateur de micro-ordina- teur, est toujours a la recherche du bon logiciel qui correspondra parfai- tement a ses désirs. Mais en général, il y a toujours des moments oi il se dit: «Ah! si je pouvais apporter une modification a ce tableau», Et souvent cela n'est pas possible ou tout au moins trés difficile a réaliser. A moins évidemment que l'on ait pu concevoir soi-méme son application. Crest ce que propose le nouveau logiciel Adibase réalisé par la société Adilog SA et qui fonctionne sur Apple Ill avec disque dur. En effet, Adibase se présente comme un générateur d'application permettant de créer des bases de données relationnelles, c'est a dire un ensemble de fichiers reliés entre eux. Ce logiciel comporte deux parties : l'une permet de mémoriser les régles de fonctionnement (c‘est celle qui cor- respond a la phase de programmation informatique classique), l'autre est ADIBASE : UN LOGICIEL QUI SADAPTE une partie d'exécution qui permet la constitution des fichiers et des rap- ports ainsi que leur impression (y compris les mises a jour}. I] est donc possible avec Adibase, de définir avec précision une application de gestion selon les propres critéres de I'utilisa- teur (sans que celui-ci ait de grandes connaissances informatiques : seule doit étre acquise la manipulation du clavier et des commandes du logiciel}. Lavantage d’Adibase consiste en outre dans la possibilité d'effectuer, aprés coup, des modifications de présenta- tion ou méme la création de nouvel- les rubriques, de nouveaux calculs, etc. En effet, il n'est pas toujours facile, dés lorigine, de définir avec précision Yanalyse d'une application. Adibase permet alors de réaliser une premiére ébauche, puis de revenir en arriére si nécessaire, pour modifier la structure d'un fichier, le dessin d'un état ou des régles de calcul. Ceci permet de sui- vre l'évolution des problémes de ges- tion dans le temps. TRADUCTION FACILE Compagnon idéal pour tous ceux qui ont des relations d'affaires avec létranger ou qui travaillent dans le commerce, TICK-TACK est un moyen de communication original qui permet d’apprendre et d'utili- ser une langue étrangére aussi bien pour la correspondance que pour l'enseignement général. Le systéme est présenté sous forme de coffret o se trouvent livres, dis- quettes et manuel d'utilisation en frangais. Ils sont disponibles en huit langues: francais, anglais, alle- mand, espagnol, italien, portugais, suédois et hollandais. Au sein du systéme, se trouve une banque de données qui contient des phrases et des paragraphes soigneusement recherchés correspondant a des sujets précis relatifs aux transac- tions commerciales. Chaque phrase qui nest pas traduite de fagon trop littérale afin de créer un texte équivalent, naturel et sans contrainte, constitue un bloc de construction individuel et posséde son propre numéro de code. Ces numéros sont identiques quelle que soit la langue. On peut utiliser ces blocs de phrases pour cons- truire un nombre infini de lettres, de messages, de numéros... ou révi- ser ses connaissances linguistiques avant un voyage 4 l'étranger. On peut aussi adresser des messages condensés par télex ou télé- gramme a ceux qui possédent TICK-TACK, rien qu’en utilisant les numéros du code, Le destinataire lit ainsi votre message dans sa pro- pre langue sans avoir besoin de la traduire. D’autres langues sont pré- vues: le russe, le japonais, l'arabe, le malais, le chinois, le grec et le farsi (l'iranais). Ce programme diaide a la traduction fonctionne sur un Apple II, Ie, III, IBM-PC et Victor et risque de remporter un franc succés compte tenu des diverses langues. Prix: 2950 F GOLDEN N° 8, SEPTEMBRE 1984 g jane la ‘logicielle’ a presque tout faire! © Multi-fenétres * Plusieurs programmes simultanés sur Vécran * Transfert de textes et de données entre les programmes affichés. Toi Apple, moi Jane! rect danc la jungle dec legiviele que nous avons découvert Jane. Les Amé- ricains l’ont largement plébicitée. En France, c’est en vedette qu’elle a fait son entrée. Jane a beaucoup d’atouts pour vous ensorceler. C’est avec sa souris qu’elle se laisse «cliquer» et c’est par Icénes que vous communiquez. Jane parle plusieurs langues en un pro- gramme comple la langue des textes : traitement de textes Janewrite © la lan- gue des chiffres : tableur Janecale ¢ la langue des fiches : gestionnaire de fi- chiers Janelist ¢ la langue francaise : sinon c’est compliqué. Souple et puissante, Jane se laisse trés facilement apprivoiser. Jane est un lo- giciel intégré incluant un tableur, un traitement de textes et un gestionnaire Dour rencantrer Jane, il fant cer chez tous les revendeurs Apple qui l’ont vite adoptée. Il vous en coitera 1.500 F HT. R.N.113 Bastide Blanche 13127 Vitrolles cédex Tel. (42) 89.31.31 Jane est la compagne idéale de |’Apple IIc. Jane tourne également sur Apple II (64 K) ou Apple //e (64 K ou 128 K). Compatible souris Apple. Votre Micro-Ordinateur est chez SAA SOFT ‘a ap ~ MACHINE Olympia Apple Commodore Epson Sharp Sanyo Canon Goupil Atari Hector Thomson Xerox Toshiba Olivetti MTX Etc. Comptabilite Bases de données Traitement de textes Payes Gestion de stocks Facturation Plannings Prévisionnels Aides 4 la décision Mailing Graphisme Langages Education Utilitaires . Jeux Etc. 31, bd Magenta-75010 Paris-240.85.00 PC TO MAC AND BACK Erase Screen ¥E [to MoO —— ] | | | Mac et PC séchangent des informa- | keyboard Echo tions. IIs ne sont pas pour autant deve- Remote Echo | nus des amis, mals ils communi = ai | quent. En effet, présenté au NCC, le | | Asmooth Serolting | progiciel «PC to Mac and Back» com: | | AF after CR | ble lécart entre les deux différentes | \ | technologies. De plus, ce nouveau lo- giciel permet al'un ou a l'autre dagir comme un terminal pour se connec- | | ter a des services d'informations ou_ || des réseaux informatiques. Dans un | bureau, un utilisateur qui travaille | avec, par exemple, Multiplan sur un PC, peut envoyer son tableur électro- nique a son collége équipé de Mac | grace a ce logiciel. Linverse peut éga- | lement avoir lieu. Les informations ‘<== PC to Mac Control Nenu = transitent par l'interface série de cha- que machine. Elles sont de type textes. MAC que sur le PC avec «lanimal _disquette, une interface série RS 232, ou binaires. «PC to Mac and Back» électronique» de Microsoft. Pourem- un modem (recommandé} et, de l'au- comporte aussi des protocoles de _ ployer le progiciel, il vous faut d'un _tre, un Macintosh avec 128 Ko de communication par modem. Vendu _ cété un IBM-PC, XT ou Junior avec —- RAM, un lecteur et un modem, La pour 100 $, le produit supporte un systémedéexploitation DOS 1.10u _ commercialisation en France n‘a pas usage de la souris aussi bien sur 2,0, 128 Ko de RAM, un lecteur de encore été annoncée. Dilithium Press. RITEMAN, c'est une nouvelle génération d'imprimantes exceptionnelles par leur avance technologique, leur qualité d'impression et leur ligne compacte : RITEMAN mesure 7,3 cm d’épaisseur pour un poids de 5 kg C'est aussi une gamme compléte RITEMAN 120, 140 et 160 cps, 80 et 132 colonnes dont la qualité d'impression est réalisée par une matrice 9x9. Bi-directionnelie optimisée, RITEMAN est friction-traction. 63 Ipm, 100 mil, sec. en "line feed”, rendent performant le débit de traitement par un saut de ligne rapide et un contréle de format. Un réel rapport de point 1 : 1 permet 4 RITEMAN un graphisme délicat, ainsi que la réalisation de cercles partaits. | === apzur Aix-en-Provence : (42) 26.32.33 . Paris: (1) 791.27.10 | = — OMPTE REND JEAN-CLAUDE BIANCHI LE FESTIVAL MACINTOSH A LA NCC Innovez, innovez, il en restera toujours quelque chose. Cest I'impression que laisse une visite a la National Computers Conférence qui_se tenait en juillet a Las Vegas. Lavancée d’1.B.M. sur le marché de Ja micro informatique et le relatif iso- lement d'Apple dans sa stratégie des systémes d’exploitation pouvait inquiéter les fanatiques de la pomme multicolore. II nen est rien. Lenjeu se situe maintenant au niveau des communications, De nombreux logiciels sont déve- loppés pour permettre a l'utilisateur daccéder aux ressources d'autres ordinateurs, qu'ils soient micros ou grands systémes. Cette tendance assure aux utilisa- teurs, et notamment aux grands comptes, la poooibilité de vonotrulre des sites hétérogénes sans redouter le probléme des bibliothéques d’appli- cations limitées. Les nouveaux développements sur les matériels Apple marquent cette tendance. En plus des possibilités d’accés a des ressources externes, les nouveaux produits de communica- tions sont interfacés avec des applica- tions développées sur les ordinateurs Apple. Le concept dégagé par Apple France qui fait de Lisa ou de Macin- tosh «un outil a l'usage des travail- leurs du savoir» prend toute sa dimension. Full a la demande, mais aussi a l'of- fre. Certains observateurs pré- voyaient le déplacement des investis- sements soft vers le créneau des com- patibles I.B.M., et plus largement vers MS.DOS/PC.DOS. En fait, il n'en est rien. La NCC accueillait prés de 60 développeurs indépendants qui présentaient plus de 80 programmes portables sur le Macintosh ou le Lisa. Les nouveaux outils de Macintosh Aujourd’hui, Apple présente 38 pro- duits a son catalogue américain. Tous ces logiciels sont de la classe des outils bureautiques exploitables par un uti- lisateur universel : bases de données, gestionnaires de fichiers, feuilles de calcul, traitement de textes, outils de communication. Nous ne présentons ici que les logiciels visibles sur le stand Apple. La base de données concue par Telos Software Product apporte un plus aua pirudulls Wadiuulicls. De permet de stocker et travailler sur des informations en image, en texte ou en nombre. Main Street Filer est un gestionnaire de fichiers qui permet d'organiser tou- tes sortes de données textuelles ou numériques et de les imprimer sous la forme d'un rapport, quel que soit son format. Un coup de pouce a la souris et l'on retrouve les informa- tions dont on a besoin. La société Odesta franchit un nou- veau pas dans la gestion des informa- tions. Elle présente un produit a utili- sations multiples qui accepte n'im- porte quel type de données. L'utilisa- teur crée son propre masque d'écran, sans aucune contrainte de format ou de longueur. Les données stockées peuvent étre utilisées en base de don~ nées, traitement de textes, analyse sta- tistique. A noter que les écrans peu- vent étre intégrés a d'autres applica- tions exploitables sur Macintosh et inclure du texte, des calculs et méme des dessins. La série des «files» proposée par Software Publishing permet d’organi- ser et de présenter les données dans des masques créés par l'utilisateur. I] peut les modifier, a loisir, sans perdre aucune des informations contenues dans son fichier. PFS file couplé a PFS report permet de présenter ces don- nées en tableaux clairs. Microsoft ajoute une pierre supplé- mentaire a l'édifice des gestionnaires de fichiers exploitables sur Macin- tosh. Microsoft file gére, présente et édite des fichiers utilisables avec d'au- tres applications sur Macintosh, HULA ed MEier suf WWUrd, Enfin deux bases de données étaient présentées sur le stand Apple : First Base, développée par DeskTop Software et The Base, congue par Hay- den Software. The Base utilise la sou- tis, les possibilités graphiques et les menus de Macintosh pour créer une base de données visuelle dont les informations apparaissent dans de petites cases reliées entre elles par des fléches, lorsque les données conte- nues ont une relation avec des infor- mations stockées dans un autre fichier. Du texte au graphique En traitement de textes, deux produits s‘ajoutent au catalogue existant. Pour créer de longs documents qui requié- rent un formatage complexe et une édition importante, Mac Write est un peu limité. Microsoft apporte une réponse en développant Microsoft Word. Ce logiciel comporte un éditeur sophistiqué et des caractéristiques de formatage qui permettent de créer de GOLDEN N° 8, SEPTEMBRE 1984 Suite peuge 22 | LE MODEM QUI REND L‘APPLE MINITELLIGENT Apple-tell comprend : e Une carte Modem inciuant un décodeur Teletel © Un logiciel d Er Terminal Minitel ulténeu AUTOMATISME 3 CARACTERISTIQUES GENERALES : HELLO Natique le Metz 75010 PARIS (1) 523.30.34 FLASH 210500 F suite de la page 20 ReonrTe ReNOUs longs documents, fusionner des fichiers, ouvrir des fenétres dans deux sections différentes ou garder plu- sieurs fenétres ouvertes sur des textes. Mégamerge, présenté par Mega- Haus, étend l'utilisation de Mac Write. Il peut produire différentes for- mes de lettres, listes d’adresses a par- tir d'un seul document ou d'une liste, de fusionner des paragraphes entiers ou des phrases dans un texte issu de Mac Write. Lotus Developpement, qui a déve- loppé Lotus 1-2-3 et Symphony, annonce une feuille de calcul, dispo- nible aux Etats-Unis au cours du pre- mier trimestre 85: Lotus Macintosh Product. Il se présente sous la forme d'un systéme intégré comportant cing outils pour organiser, analyser, présenter les informations et les idées : une feuille de calcul électroni- que, un systéme de gestion des infor- mations, un module graphique, un traitement de textes et une partie communication. Ce logiciel utilise la souris, le graphique et les fenétres de Macintosh. Avec un stylo, une feuille de papier et une calculatrice, on peut réaliser le méme travail que TK Solver, un programme de calcul développé par Software Arts. Une différence stirement, la rapidité. ce logiciel résoud aussi bien la formule simple que le modéle mathématique com- plexe. Lutilisateur saisit l’quation et les valeurs connues, sans tenir compte de l'emplacement des incon- nues. Les résultats peuvent étre orga- nisés de différentes fagons. Le graphique, un point fort de Macintosh, prend toute sa dimension avec le logiciel développé par la société Hayden Software: le pro- gramme Da Vinci propose trois biblio- théques de symboles permettant d’or- ganiser l'espace et les volumes. Da Vinci Landscapes dessine les jardins; Da Vinci Buildings éléve les construc- tions; Interior Design décore les intérieurs. Click Art (Ti/Maker Graphics} et Mac The Knife (Miles Computing) proposent de transformer en artiste celui qui se prétend malhabile en des- sin, Les programmes proposent une bibliothéque allant du symbole au portrait pleine page, en passant pas les illustrations, les bordures et les cartes qui peuvent étre utilisées dans la pré- sentation de documents, d'annonces publicitaires, etc. Communiquer avec Macintosh Les communications font l'objet d'une attention particuliére de la part des développeurs de logiciels et des constructeurs de micro ordinateurs, l'intérét étant de pénétrer le marché des utilisateurs a¢cédant aux ressour- ces des grands sites d’entreprises ou de banques de données nationales, En France, on connait déja Mac Terminal, développé par Apple Computers. II permet au Macintosh de se compor- ter comme un terminal VT 100, VT 52, TTY ou I.B.M 3278. Les ressour- ces dégagées sont utilisables dans les applications portables par Macintosh. Aujourd’hui, la société Winterhalter présente Data Talker, I) s'agit d'un systéme de communication implé- menté sur un processeur 4 64 ko, inté- gré au Macintosh et permettant démuler les terminaux de la série 1.B.M 3270. Lhétérogénéité des sites micros semble assurée avec PC TO MAC AND BACK. Dilithium Press fait communiquer un O,P d'L.B.M et un Macintosh a l'aide d'un modem ou par connexion directe. Les ordina- teurs séchangent des fichiers et peu- vent communiquer avec les grandes bases de données nationales. Ce logi- ciel tourne sur 1.B.M Pe, XT, Junior, doté de 128 K Ram, la version 2.1 du DOS et une sortie RS 232 pour le modem. Macintosh nécessite 128 K Ram, 1 lecteur et un modem. Pas de ségrégétion informatique pour Micronom. Avec Era 2, cette société ouvre a Macintosh l'accés aux autres ordinateurs. Enfin, Intermatrix habille le Macin- tosh en secrétaire a l'aide du Compu- terphone. Cette société interface un téléphone spécialement déssiné pour le Macintosh, avec le systéme. Lutili- sateur stocke jusqu’a deux cents numéros de téléphone qu'il peut appeler automatiquement. Le systéme gére les communications, les date, les mesure en temps et les valo- rise. Compatible avec le traitement de textes Mac Write, ce logiciel permet de mémoriser les notes longues con- cernant un appel. Parmi les logiciels présentés a ce salon, on pourra noter The Sales Edge développé par la société Human Edge Software. Ce programme permet d’évaluer les fac- teurs humains qui affectent les com- pétences d'un vendeur ou les motiva- tions d'un acheteur. A partir d'une série de questions/réponses I'utilisa- teur précise une personnalité et défi- nit sa propre stratégie. Pour tirer le maximum de votre Macintosh, la société A‘T.1 propose Mac Coach, Ce logiciel nous guide a travers le Basic, nous apprend a met- tre le systéme en fonction, utiliser la souris, visualiser la directory, initiali- ser les disquettes ou gérer les docu- ments. Les jeux ne sont plus la principale préoccupation des développeurs sur matériel Apple. Avec Sargon III, un jeu d’échec multiniveaux présenté par Hayden Software, on pouvait remarquer Millionaire (Blue Chip Software). Ici, jouer avec le marché n'est pas dangereux. Lutilisateur commence avec une hypothése d'in- vestissement qu'il décide de placer en fonction des informations qui affectent normalement le marché boursier : historique de l'entreprise, objectifs, indices des prix, etc. Enfin, deux logiciels systémes sont mis ala disposition des candidats a la pro- grammation. Mac Forth, un systeéme interactif de développement en Forth concu par Créative Solutions. Ilcomporte trois niveaux de difficul- tés et contient un cours guidant le débutant dans l'écriture de son pre- mier programme. Macintosh parle plusieurs langages, parmi lesquels le Pascal. Apple Computer présente un environnement de programmation pour le Pascal, aux normes ANSI et IEEE et donnant le plein accés au graphique, la souris et toutes les autres caractéristiques de Macintosh. Que dire de la bibliothéque d’ap- plications disponible sur le Macin- tosh sinon quelle n'est pas encore trés étendue. Mais la quantité a-t- elle tant d'importance lorsque l'on sait qu'aux Etats-Unis une vingtaine de programmes, sur les 20000 exis- tant, réalisent plus de la moitié des ventes effectives. 22 GOLDEN N° 8, SEPTEMBRE 1984 lad Le graphique choc. Dessinez. Vous avez calculé? Dessinez maintenant. Le progiciel graphique Chart transforme votre ordinateur en virtuose Choisissez. eh Dans une “galerie” de mod d'une richesse inégalée, vous 5 celui qui vous semb mieux convenir vos desseins. Quelques pressions sur les touches du ¢ t vous le e SOUS VOS YEUX, nt, Les démonstrations les aires et attrayantes. es graphiques fiex pour ladapter exactement a votre probleme. Raffinez. Variez les proportions, Ajoutez la couleur, Profitez de toutes les ressour ces des ombrages, des textes en inclu sion, des mixages de graphes. Vous obtenez un graphique superbe que vous i pour une illustration sp votre démonstration, taculaire de utonome, tres pro- ne sur que sur giciels du mai IBM-PC et compati Macintosh de Apple. N° 519 Local Québec 91946 - Les Ulis Cedex CLAUDE MONNERET LA MUSIQUE ET LINFORMATIQUE Révolution dans la musique grace a l'informatique. Des sons nouveaux apparaissent, irréalisables et surtout impensables, il y a seulement un quart de siécle. Peut-étre siirpris & avez-vous été intéressés et découvrant dans tin précé- jent article, l'utilisation d'un micro-or dinateur Apple II, sur la scéne de Bobi no a l'occasion d'un spectacle de Maxi- me Le Forestier. Peut-étre voudriez vous en savoir plus long en la matiére vous compositeurs chevronnés, bril. lants interprétes, mais vous aussi brui teurs, éléves, musiciens semi-profes snes «hobbyistes» ou tout simple: curieux, Enis Vee pronoeeniede faire le largement possible le tour d horizon de l'utilisation de teur musical. La difficulté est qu'il n’existe pas une seule route a suiyre. Le domaine lus lordinateur dans le sec- la musique, celui des sonorités au dé part trés étendu, semble s‘élargir sans cesse, chacun empruntant les sentiers lui paraissant les plus judicieux, les plus intéressants compte tenu de la techni yue dominée du moment. Il se consti avers la France et le monde, mées par un maitre de re- 2 ainsi at ‘oles a cherches généralement connu pour ses essais Ou ceuvres musicales acoustiques contemporaines. Citons MM. Xénakis, Boulez, Bayle, Hiller Stockhausen, Maderna, Bério.., Dans cet article, il s'agit avant toute chose. la prétention d'une exhausti vité encyclopédique, de placer le lecteur non averti ou peu, dans l'espace des nbreuses idées, parfois contradictoi: res mais faisant l'actualite. Il ne s'agit surtout pas de polémique, ni de porter sans avoir non un jugement sur telle ou telle approche, siir fel ow tel matériel Laissons cette tache ingrate au temps, lavenir, comme pour toute science en bouillonnement, se chargera bien tout seul de décanter les voies les plus inté- ressantes des autres. De toute maniére, dans la course a la connaissance, tout sert, et peut-€tre encore plus les erreurs. Lordinateur Cette machine, comme chacun sait, fait partie de la famille des automates nu mériques programmables. Il est capable surtout de nombreux et rapides calculs opérés sur des volumes gigantesques de données. Lordinateur est donc bien adapté & toutes formes de travaux ou traitements dits algorithmiques (répéti tifs, reproductibles} sur des données qui ont pu étre codées numériquement ordinateur est actuellement le plus universel des automates. Son program me de fonctionnement ou de traite- ment, nest pas figé. C'est donc le plus ouvert, le plus flexible des systémes. La méme machine peut étre employée pour une gestion comptable, un traite ment de texte, un contréle de procédé, et pourquoi pas, pour créer de la musi- que. Des moyens de communication plus ou moins performants les font en trer dans des structures multi-calcula teurs. On parle de structures réparties ou hiérarchisées. Il n'y a plus de limites graphiques. Le calculateur voit donc ses forces démultipliées et la disponibi lité de ses missions s'accroitre gec Extrait de ba 8, SEPTEM 3RE Nous vivons son succés. Nous som- mes a l'orée de l'invasion de l'informa- tique par le canal des «micro» pour de- voir entrer 4 terme jusque dans la vie domestique. Nous pouvons supposer connue cette merveilleuse machine, cet incompara- ble outil quest l'ordinateur, prolonge- ment de notre main et de notre pensée. La musique La musique est l'art de combiner les sons ou les sonorités pour donner une «impression harmonieuse». Nous dirons avant tout agréable ou que l'on a plaisir 4 entendre. Cette musique peut @tre rythmée de facgon plus ou moins complexe, mais elle peut aussi étre arythmique. Elle utilise tant les sons que les silences. Pour des raisons tech- niques et historiques d'instruments et dorchestration, les sons ont été calibrés et codés dans une écriture sous forme de notes sur une portée, agrémentée d'une foule de signes et d’annotations traduisant les caractéristiques de leur exécution. Par souci de simplification de jeu orchestral polyphonique, l'ensemble des notes organisées en gammes, a été tempéré. Pour la gamme tempérée, nous vous renvoyons a votre encyclopé- die ou a votre dictionnaire. La notation en Occident a atteint un niveau de per- fection tel que cela explique en partie le succés de sa musique a travers le mon- de. Mais, de nos jours, les compositeurs enfreignent ces régles. Ils recherchent des sons moins calibrés en hauteur, en temps, ils recherchent des sonorités continues, évolutives, bréves, des effets spéciaux, des espaces nouveaux offerts par la technique de ces dréles de nou- velles machines a musique, ou bruits, on ne sait plus. Tout devient possible, les limites sont repoussées. La notation tra- ditionnelle mémorisant notre culture, et si précise 4 la fois, est en faillite. Elle devient alors impuissante et méme dé- passée, Lhomme et la musique La musique correspond a un besoin psychophysiologique profond de I'hom- me. Ses racines remontent dans la nuit des temps. Nous voulons dire par la que la musique agit sur le comportement. I la recherche telle une drogue. Ainsi, a travers elle, I'homosapiens satisfait de facon plus ou moins entremélés, ses moments de fantasmes, de créativité, diagitation, de repos, d'isolement ou solitude, d’animation, de vie sociale, de réve, de violence, de passion... Autant 26 détats d’ame, autant d'images, autant de musique. Yannis Xenakis va plus loin en avangant que la musique est une mise en sons de la pensée. Si, dans cha- que pays, les axes donnés ont été diffé- rents, les musiques sont partout en constante évolution. Les communica- tions modernes aidant, facilitent d’au- tant plus les interactions, les interféren- ces entre elles. Elles s'influencent et sont la cause de genres nouveaux. Les compositeurs et les sociétés ‘Tous les compositeurs du monde ont re- cherché et recherchent encore le renou- veau des sons, des rythmes, des arran- gements, des effets... Les styles, les gen- res assimilés par les civilisations traver- sant l'histoire, deviennent des classi- ques. Des genres nouveaux naissent, bien souvent en choquant dilleurs. Un compositeur de nos années 80 peut ai- sément pasticher Bach, Ravel ou Ams- trong, mais dés ce moment-la, il n'éton- nera plus personne. Un compositeur, par nature méme, est condamné a créer, est sa raison d’étre. Seulement, pour la plupart, «il faut aussi vivre...». Nous abordons un sujet brdlant, celui du gotit normalisé: — par les médias, offrant une musique de consommation — par l'action fatale de l'industrie, commercialisant des techniques et des produits rentables, et donc actuelle- ment plus proches du «prét a porter», plus faciles 4 écouter, — par les institutions plus ou moins conservatrices pour les unes, plus ou moins totalitaires pour les autres osant qualifier certaines musiques de dépra- vées, décadentes, mauvaises au sens du bien et du mal, suspectes, subversives, révolutionnaires... A'inverse, par des organisations di- tes subversives, celles des combattants de lordre établi et institutionnalisé, cel- les de la paix, de la liberté, voire celles des souteneurs ou défenseurs des thé- ses philosophiques, religieuses ou poli- tiques, on parlera ici de musiques enga- gées ou de musique a messages. La musique de masse Pourtant, la musique normalisée, raba- chée, classique, ne doit pas forcément étre haissable. Il faut écouter et réécou- ter de nombreuses fois pour se consti- tuer une culture musicale. II ne faut GOLDEN N° 8, SEPTEMBRE 1984 donc quand méme pas en vouloir aux médias nous offrant les possibilités de «mises en-conserve » (la hi-fi, la vidéo: disque, bandes magnétiques), nous of- frant aussi des procédés de transmis- sions (radio, télévision... appelées mass- média). Ces média nous fournissent Yoccasion unique d'une plus grande dif- fusion. De méme, l'industrie se permet de suivre et de mettre l'art a la portée des profanes intéressant par la méme de nouveaux hobbyistes, peut-étre meme de futures vocations. Lensemble média-industrie joue un réle non négligeable de formation. Ne vous étes-vous jamais étonné de voir un si jeune interpréte dominer si bien son instrument? Ne vous étes-vous jamais étonné du nombre de ceux-ci? Ce pro- grés nest quand méme pas di a une mutation génétique? Il est un fait que ce type d'auditeurs détient une sorte de influgncant la création iiisi- cale. La musique subit les lois du mar- ché bien connues et équilibrant celles de l'offre et de la demande. Evidem- ment, ces lois sont des contraintes pour le créateur qui doit vivre avec. Voyez Vintérét des jeunes a la hi-fi, aux nouvel- les sonorités, au nouvel art du «clip», mariage du son et de l'image. Mais les nouvelles techniques ont elles bien été digérées par les nouveaux composi- teurs? Sont-ils tous capables de créer des ceuvres de qualité? Ce que l'on sait, est que, la mode passée, la réaction ne tarde jamais. André Francis, journaliste a France Inter, disait récemment qu'il constatait un retour aux grands orches- tres de jazz. Ce retour a la mode des an- nées 20 et 30, ce gout du rétro, d'une musique laissant une grande liberté aux solo, aux «impro», serait di au fait que le public commence a étre fatigué de Vacoustique actuelle. Pour A. Francis, la musique, c'est du calcul. Pourtant, il croit a l'informatique mais dans dix ans, Ainsi, les avis sont partagés sur la ques- tion. Lintérét est grand, les idées fusent. Cette situation ne peut étre que généra- trice de progrés. Mais laissons-la ces aspects déontologiques. Louverture aux sons nouveaux Le son nest pas figé. La musique est donc formée d'un ensemble fini de sons plus ou moins complexes, plus ou moins riches, mais pas n'importe les- quels. Des essais de productions aléatoi- res des sons quelconques en dehors de la curiosité, n'ont jamais excité notre sensibilité artistique. Ceux-la méme qui introduisent le hasard dans la musique, GOLDEN N° 8, SEPTEMBRE 1984 disent bien que ce dernier doit étre con- trélé. La musique utilisant des régles probabilistes dites stochastiques, est tout le contraire d'une musique hasar- deuse, douteuse. Elle doit continuer a émouvoir, a séduire::: Dong, les sons sont choisis: — traditionnellement parmi les voies humaines, les instruments de musique manuels ou automatiques dont les re- gistres (plages de fréquences ou de no- tes jouables}, les timbres (couleur du son faisant que l'on reconnaisse le LA 440 Hz du piano de celui d'une guitare) ont été longuement «paufinées» a notre goat a travers les siécles. D’aucuns di- sent que les instruments ont atteint au- jourd’ hui leur forme définitive. Ce nest pas si sar que cela. Ils restent perfecti- bles justement grace aux moyens d'ana- lyses offerts par I'informatique (voir les études de perfectionnement des instru- ments & !TREAM). — depuis les derniéres décennies par- mi de nouvelles machines 4 musique s'ajoutant au corps existant. Les sons sont produits électroniquement. Le ma- tériel est de plus en plus sophistiqué et est directement issu de chaque évolu- tion technologique 4 qui l'on donne les noms de premiére, de seconde, de troi- siéme vague... — celle de la mécanisation. — celle de !'électronique. — celle de |'informatique dont un de ses prolongements est la télématique. Selon leur approche, le théoricien du son voit une ceuvre musicale comme un ensemble fini de sons élémentaires, comme un seul et unique son complexe ou plus osé, comme un nuage, voire des nuages, de particules ou grains sonores de l'espace. Yannis Xénakis du CEMA- MU (Centre d’études de mathémati- ques et automatiques musicales} du CNET (Centre National d'études des Télécommunications) d'Issy-les- Moulineaux, souhaiterait que cette direction de recherche aboutisse mais il est encore un peu tét. Ces théoriciens qui parlent d'effets de nappes, de nuages, de volumes, de re- liefs, de couleurs sonores sont obligés dutiliser de telles métaphores pour qualifier les effets acoustiques et s'expri- mer. Dailleurs, au sujet du vocabulaire utilisé dans le domaine des ondes sono- res, il existe celui du musicien, du physi- cien acousticien, du mathématicien {traitement du signal, probabiliste, en- sembliste) et aussi celui de I'informati- cien (matériel, logiciel, langages, intelli- gence artificielle ou systémes experts}. La technique répandue des synthéti- seurs d'abord d'origine entiérement analogique a favorisé l'approche physi- que du son. Notre évolution technologi- que est en train de devenir une révolu- tion: On a toujours dit cela, mais de nos jours, ce phénoméne va trés vite. Cette révolution touchera notre culture, nos comportements, notre vie sociale. La puissance conjuguée et grandissante de l'électronique et de l'informatique, con- tinuellement enrichie de logiciels, sont en train de doter |'humanité de moyens dianalyse, de synthése, de décision, d'ac- tion, de création déja propres aux «Dieux» si l'on peut dire... Les cotits de ces machines diminuant avec les gains de productivité, les met- tront progressivement 8 la portée de la bourse de chacun. Que peuvent donc étre les apports de l’ordinateur? La question de fond est posée. Nous espé- rons A travers cé Guii precede que Vous aurez pu dégager un souci permanent, celui de ouverture. En ce mot, l'ordina- teur est un outil puissant de manipula- tions d’informations en temps réel. Alors tout simplement, nous sommes en droit de réver ou sommes en droit de penser que nous pourrons réaliser tous nos désirs. Les limites de l'imagination sont repoussées. Seulement, attention, le génie, c'est toujours l'homme. Les ressources Faisons le point des ressources mises a notre disposition : — celui des progrés concourants, — celui des moyens de création et de productions musicales ou machines a musique, — celui des populations intéressées. 1) les progrés concourants Dansla figure 1, il n'y arien a ajouter si ce nest qu'il y aurait une nouvelle étude 4 développer dans le domaine psycho- physioacoustique. C'est le domaine pas- sionnant des comportements du monde vivant au monde des ondes. En restrei- gnant le sujet, il convient de rechercher les différents paramétres, les différentes régles et lois qui font qu'un son, qu'une ceuvre est «recevable» ou non. Au niveau du son déja, Jean-Marie Etienne du CIRM (Centre International de Re- cherche Musicale} de Nice dans ses «Trois discours sur le musical » établit les relations croisées entre les caracté- ristiques que sont la hauteur, l'intensité, la durée, le timbre et l’espace. Ces rela- tions entre autres sont 4 mettre en rap- port avec la courbe de réponse de louie dite «courbe de Fechner et Housson ». 27 P (BARYES) -1 FIGURE 2 Courbe de réponse de l'ouie de Fechner et de Mousson 20 HZ A 20000 HZ —o F (HZ) W=+ehne Bene) Urea en Aieeeenen ag 2) Machines a musique Abordons en premier lieu le domaine des machines électroniques en com- mencant par les produits analogiques. Cest le domaine maintenant traditionnel des magnétophones, de la vidéo, des dis- ques microsillons, des chaines hi-fi, de la plupart des instruments électroniques commercialisés a ce jour, dont les synthétiseurs autonomes ou pilotés par séquenceurs. Pour la recherche fonda- mentale ou industrielle, ces matériels font déja partie du passé. Le domaine du «tout numérique» est en train de naitre. II travaille sur des si- gnaux numérisés, a savoir celui des mé- moires numériques, des calculateurs ou processeurs de traitement. Ce monde re- groupe les synthétiseurs et autres pro- duits numériques autonomes ou pilotés par ordinateur, pouvant s‘étendre jus- qu'au contréle de procédés musicaux. FIGURE 3 Répartition des machines 4 musique 28 Cest aussi le domaine d'aide a la compo- sition musicale dans tous les sens du terme. On parle ainsi de CMAO (compo- sition musicale assistée par ordinateur) et voila notre musique rejoignant la XAO. Traduisons, le «n'importe quoi assisté par ordinateur ». A ce sujet, nous pensons qu’a terme, ce vocable « Assisté par ordinateur» disparaitra lorsque tout le sera. Le succés du numérique, cest d'abord celui du micro. La perspective est le nu- mérique modulaire: un micro par fonc- tion, le tout relié par réseaux ou par bus, Tl existe déja le premier réseau musical dénommé MIDI: Musical International Digital Interface. Le domaine de I'hybride est le mariage des deux techniques précédentes, |'une pour I'instant suppléant aux défauts de Yautre et réciproquement. Ce mariage peut avoir aussi un caractére économi- que. Cest actuellement le cas. Le synthé- tiseur de nos jours dont une partie de ses fonctions est analogique (la production de sons} et l'autre numérique (les com- mandes) est dit hybride et remplace actuellement tous les synthétiseurs ana- logiques du passé. Cest également un systéme composé d'un calculateur «serveur» et chef dior- chestre pilotant un ou plusieurs synthé- tiseurs exécutants: — analogiques via un séquenceur, — hybrides via I'interface MIDI, — numériques via l'interface MIDI. Lensemble du systéme est dit hybride quand une partie de son matériel n'est pas commandé numériquement. Tout numérique ou hybride? On peut se demander si I'hybride res- tera ou non une étape de transition en- tre le tout analogique en voie de dispa- rition et le tout numérique en voie d’ap- parition. Cela, l'avenir nous le dira. Pour Vinstant, en ne faisant référence qu’a ce qui est commercialisé, le synthétiseur numérique se ferait le champion des sons de type a percussion, alors que le synthétiseur de sons analogiques reste- rait incomparable pour les sons «moux», en nappe d'un ensemble de violons par exemple, mais pour com- bien de temps? LInterface MIDI Nous venons de parler du «MIDI Inter- face». Pour rendre compatible les con- nexions entre différents matériels tels que les synthétiseurs entre eux ou les synthé pilotés par un calculateur, une charte entre constructeurs a été établie GOLDEN N° 8, SEPTEMBRE 1984 FIGURE 4 Linterface MIDI et fait maintenant office de norme, le Musical International Digital Interface. Les interfaces ont été aussi normalisées, elles sont dites MIDI. Ce nouveau ter- me regroupe du matériel sous forme d'une carte d'interface, d'un cable avec prises DIN 5 broches véhiculants, en mode asynchrone type boucle de cou- rant renfermée, des octets de comman- des encadrés d'un bit de start et d'un bit de stop. Chaque appareil est pourvu d'une prise MIDI IN et MIDI OUT et est con- necté comme sur la figure 4. Il y a 16 adresses possibles donc 16 synthétiseurs commandables. Ainsi, il est possible de télécommander les syn- thétiseurs en supposant que les préré- glages de ceux-ci aient été enregistrés auparavant, ou carrément générés au niveau du calculateur lui-méme. Il est également possible d'asservir les syn- thétiseurs les uns aux autres et de réaliser de fructueuses associations. Le OUT est maitre, le IN est toujours es- clave. MIDI regroupe aussi du logiciel et est dabord une procédure de communica- tion. Lorigine de cette norme est japo- naise. Une société de service a convain- cu Yamaha, puis Roland et Sequential Circuits aux Etats-Unis. Les autres cons- tructeurs se sont peu 4 peu alignés et Music Lab a Paris a pu s'intéresser et of- WAUDIC Ll @ Fed dk PUD ALLEL EDDEL EL UL frir des mariages de matériels, proposés avec l'informatique. Dirigée par Daniel Grabeli, Music-Lab se considére unique en France. II propose le Commodore 64 et principalement l'Apple IL Cette socié- té a participé a la mise en ceuvre des chansons du spectacle de Maxime Le Forestier et présenté lors de l'Apple Expo, de multiples possibilités de con- nexion entre un ordinateur Apple et des synthétiseurs Yamaha et Roland grace a GOLDEN N° 8, SEPTEMBRE 1984 l'interface MIDI. Quand on parle de ré- seaux locaux, d'entreprise de type Ethernet, et Industriel de type Factor, MIDI serait un réseau local musical. Les populations intéressées Ces populations représentent le marché et les centres d'intérét. Le schéma de la figure 5 montre les différentes couches de la population in- téressée par la musique informatisée. Les fléches indiquent les retombées dans le grand public des utilisateurs amateurs. Actuellement, le marché des instruments électroniques destinés aux amateurs est du type « Prét 4 porter», on dira du type «PreSet». Cest-a-dire que les timbres sont tous faits, légérement modifiables pour certains. Cété profes- sionnel, les synthétiseurs hybrides re- présentent le gros du marché avec prés de 80 %. Mais le numérique commence déja a intéresser les «pro». Cest aussi le début d'une nouvelle génération d'ins- truments a base d'informatique pour qui l'appatit des jeunes nest plus a prou- ver. Sequetial Circuits rapporte que d'ici 1985, 50 % des produits seront consa- crés a |'informatique. Ainsi, selon les termes du directeur de la société Music-Lab, si ‘ordinateur et le synthétiseur est un mariage d'amour, ce mariage repose sur la raison car, dans un proche avenir, l'un n‘ira pas sans l'autre. Cet article s'efforce de regrouper tou- tes les tendances de la recherche musi- cale sans étre axé sur l'Apple. Dans notre prochain numéro, il sera décrit les principales réalisations congues avec ce micro-ordinateur. Ré FIGURE 5 des utilisateurs potentiels d'‘instruments de musique électronique 29 BERNARD NEUMEIS UN DROLE DE COMPATIBLE Rectifier un texte ou copier une disquette Apple sur un ordinateur personnel IBM semble le comble. Pourtant, cst la proposition.de la c: Emuler un concurrent est devenu monnaie courante. Ne voit-on pas une quantité de machines compatibles fonc tionner avec des disquettes IBM? La carte QuadLink nest pas prévue pour rendre parfaitement compatibles des machines qui ne le sont pas, mais ap: porte a I'IBM PC, des possibilités pour lire des disquettes Apple sans toutefois assurer 4 100 % la réussite de lopéra tion. Rassurez-vous, lecteurs de Golden. cette carte vous apporte quand méme certains avantages si vous avez un ami qui ne jure que par le PC. Linstallation Avant de vous précipiter vers cette opé ration digne d'un chirurgien, jetez coup d'ceil sur la composition matérielle de la carte. Vous vous apercevrez qu'elle contient bien entendu un microproces seur 6502, 64 Ko de RAM, des circuits SeUr ODUZ, 04 KO Ge KAM, des CIFCUILS qui supportent 3 modes diaffichages, un clavier et une sortie audio. De plus, des interfaces pour un joystick, un lecteur de disquette et un moniteur vidéo sont incluses avec suffisamment de mémoi re pour installer un Basic, des routines moniteur et n'importe quelle Ent Sortie souhaitée. En fait, vous avez devant vous, un micro-ordinateur Ap ple sur une seule carte sans la source dalimentation. Précisons immédiate ment que vous n/aurez qu'une ancienne version de l'Apple correspond au II+ munie d'une carte langage. Il vous faudra bien de la patience et un extréme doigté pour glisser une carte dont la longueur est un soup¢on trop grand pour la place disponible. Aprés de multiples délicatesses pour ne pa cher les cables du lecteur d Ss arra- the FILE B rte QuadLink. le déplacement d’au moins une carte pour pouvoir insérer la QuadLink et un tour de vis, vous étes prét a allumer vo tre ordinateur. Je lis ou je ne lis pas? Aprés avoir chargé le systéme d'exploi tation DOS 2.0, le programme Quad Link et la disquette Filer qui contient des programmes de base pour I'Apple tel qu'un logiciel de copie, un test de vites e du disque et un programme de transfert de fichiers entre l'Apple et IBM, vous étes prét a char; °F UN pro: gramme. Attention, pour passer en mo de émulation Apple, il faut taper aprés le chargement du Filer, Ctrl Alt et A {Apple} ou Ctrl Alt I (IBM) pour revenir i Vos premiers amours. Dés cet instant. les programmes sont préts a étre cro qués selon la version désirée. Un détail qui risque d’en surprendre plus d'un: si qui risque den surprendre pius @ un: si vous possédez un PC avec le clavier zerty, sachez que le programme Quad Link est prévu pou un clavier Qwerty. De ce fait, il vous faudra taper Ctrl Alt Q pour passer en mode Apple Hélas, tous les programmes ne fone- tionnent pas. Ainsi, il est inutile d'insis vee la carte QuadLink, vous pouvez transférer des fichiers binaires et textes d'un Apple I vers un IBM PC et vice-versa. GOLDEN N° 8 EPTEMBRE 1984 ter sur les programmes destinés au Ile ni sur ceux écrits sous ProDos. Ce qui limite déja les programmes futurs qui, pour la plupart, seront développés sous ce nouveau systéme d'exploitation. De nombreux jeux tournent, ainsi que beaucoup «d'utilitaires» de copie. En fait, vous avez devant vous un Apple Ils sous un aspect quelque peu surpre- | nant. Ainsi, DOS 3.3 est disponible ac- | compagné du Basic si vous le désirez qui sera chargé dans la mémoire vive de la carte. Toutes vos petites oeuvres tour. nent sur le PC avec l’émulation. Le principal avantage de la QuadLink réside dans les possibilités d’échange de fichiers texte et binaire entre les deux machines. Echange d'un fichier A contre deux fichiers I Ainsi, les fichiers de format texte et bi- naire sont interchangeables. Il suffit pour cela de redemander le Filer et de sélectionner le programme 5 intitulé QUADCOPY. Le menu secondaire fait apparaitre un choix de 5 routines possi- bles: copier un fichier IBM sur une dis: quette Apple au format texte, l'inverse, copier un fichier IBM sur une disquette Apple sous forme binaire, l'inverse et enfin, quitter le programme. Nous avons réussi sans aucune diffi- culté cette opération dans un sens comme dans I'autre. Les logiciels disponibles Selon la documentation qui accompa- gne la carte, une centaine de program- mes ne devraient poser aucun pro: bléme, surtout les logiciels ludiques. Au niveau des programmes d'application, il semble, hélas, que peu soient réelle- ment foi différents Calc ou traitement de texte, | aucun n‘a donné satisfaction sauf Ap- | plewriter 1.0 et MagicWindow. De plus, il est précisé dans la documentation que sous certaines configurations, les pro- grammes ne marchent pas. Mais sous quelle configuration? ctionncls. Nous avona essays Emuler a gogo La carte QuadLink complete existeen | trois versions: pour le PC d'IBM, Com- pacq et Columbia. Elles cofttent toutes les trois de 6800 4 6950 F HT. Selon la société Quadram France, il ne semble pas qu'une nouvelle version plus per- fectionnée soit envisagée pour lire les programmes pour Ile ou sous ProDos. Il s‘agit plus, en fait, d produit de ; 7 P 1 nda sail nosudhs SPE 4 Ce produit est un Apple I+ intégré et muni d'une carte langag prestige pour la société GOLDEN N° 8, SEPTEMBRE 1984 BERNARD NEUMEISTER MEMSOEFT: LE LOGICIEL FRANCAIS PREND DES AILES Née il y a quatre ans, MemSoft fit rire de nombreux détracteurs. Aujourd’hui, elle est l'une des rares sociétés francaises de logiciels a s'‘implanter aux Etats-Unis. Golden: Pourriez-vous me dresser le por- trait d'un innovateur informaticien? Patrick Lafitte: J'ai trente ans, je suis diplémé de I'Ecole des Mines de Saint Etienne, et docteur ingénieur en analyse de données, En 1978, période corres- pondant a l'arrivée des premiers micro- ordinateurs en France, je suis entré dans la vie active. Lune des premiéres machines dotées de lecteurs de disquettes ne fut pas, comme on pourrait I'imaginer l'Apple mais le Commodore. Nous avons ache- té avec un ami un Commodore 4000 et un disque dur Marxman, grace aux éco: nomies faites pendant mon doctorat et ade l'argent prété par I'Ecole des Mines. Avec ces produits, nous avons youlu dé- veloppé des logiciels d’applications pour micro-ordinateur. Seulement, il y avait le disque dur de 20 millions de caracté. res & connecter puis a gérer. Pour cela, nous avons écrit un systéme d'exploita- tion, un DOS particulier. Ceci a donné naissance 4 un produit qui s'appelle maintenant le MemDos, que l'on a ven- du. Grace a cela, la premiére société, MIS, est née en 1981 Golden: Pourquoi vous appelez MemSoft aujourd'hui? Patrick Lafitte: Originellement, nous nous appelions MIS: Micro Informati- % que Service, sans aucune originalité Cest une des raisons pour laquelle nous 3 avons changé de nom. De plus, il existe de nombreuses sociétés dotées du =, méme embléme. Une seconde raison yous 32 est que MemSoft a une consonnance américaine, Aussi, a l'époque ot nous avons démarré, des gens sont venus nous voir en nous demandant ot nous avions acheté notre produit, car ils avaient sillonné les Etats-Unis et ne Yavaient pas trouvé. Plusieurs person- nes nous ont raconté la méme histoire car cela ne leur paraissait pas normal qu'un logiciel pour micro-ordinateur soit réalisé et distribué en France. Le marché est occupé a 80 % par les pro- duits américains, c'est comme le Coca- Cola, c'est une culture, et la culture nest pas arrivée en France. Golden: Pourquoi étes-vous implanté a Nice? Patrick Lafitte: C'est une rencontre qui a voulu cette situation. A l'époque, nous essayions désespérément de ven- dre notre disque dur avec le micro-ordi- nateur et nous passions généralement pour des fous, Nous avons exposé a de nombreuses foires. Un jour, nous avons rencontré un revendeur nicois et nous sommes venu le voir. Entre temps, nous avions basculé le produit sur un Apple. Ce monsieur s'appelait Frangois Nicolas et il est devenu notre associé. II faut dire qu'au bout d'un certain temps, nous ne pouvions pas tout faire avec Philippe Nesnidal, qui a créé le produit avec moi Nous ne pouvions pas nous occuper du développement, des produits, nous dé placer pour les problémes d'implanta tion et vendre alors que nous n'en avions pas le profil. M. Nicolas qui, a GOLDEN N* 8, SEPTEMBRE 1984 GOLDEN N° 8, SEPTEMBRE 1984 l’poque of nous étions un peu décou- ragés car personne ne croyait a notre produit, est venu nous voir en disant «J'y crois, j'ai développé dessus et je sais qu'il est bon. On va monter une bouti que. Je vais vous montrer comment on fait. » Ca a marché. Golden: Quel est votre chiffre d affaires aujourd'hui? Patrick Lafitte: Le chiffre d'affaires ciblé pour cette année est de 20 millions de nouveaux francs. A l'heure actuelle, au niveau CA, nous avons un petit pro- bléme dans la mesure oa les produits quia Vigne airiace edie dh nao aN que nous avions prévu de sortir ont un léger retard, en particulier sur le PC d‘IBM. Normalement, nous serons préts pour le Sicob de Septembre. Le véritable probléme est celui de l'envi- ronnement autour d'un produit. Je ne pense plus qu'aujourd’hui, nous pou vons faire un produit tout nu en disant qu'il est beau et «débrouillez-vous». I] faut arriver avec un environnement que nous préparons a l'heure actuelle avec les sociétés de service qui nous entou- rent. Mais ceci prend du temps. Golden: Comment se différencie votre MemDos par rapport au DOS 3.3? Patrick Lafitte: Il faut savoir qu'un programme informatique est une espé- ce de théatre dans lequel il y a plusieurs couches. Il existe un théatre dans lequel des personnages jouent un jeu plus ou moins sophistiqué, Ces personnages la sont des marionnettes manipulées par dautres installées dans un théatre juste au-dessus qui elles-mémes sont mani- pulées... et au bout du compte, on arrive au courant électrique. Quand on parle d'un produit comme DOS 3.3, MemDos ou Lotus, il faut savoir de quel théatre on parle. Si vous me demandez de com- parer DOS 3.3 et MemDos, je peux vous le comparer mais personnellement, cest l'une des piéces de théatre qui se trouvent au fin fond de chez moi. DOS 3.3, ProDos ou MS DOS sont des pro- duits qui sont concus pour supporter des produits d'application mais on ne trouve en eux que ce que vous y ame- nez. Cest un peu ga l'idée. [I n' 'y a pas de fonctionnalité réelle pour gérer un dis- que, Ils ne savent pas ce qu’est un a par clé, Il faut le créer. De la méme fa- gon, gérer un écran, méme avec MS: DOS, est une catastrophe. La preuve, les développeurs de grosses applications sous MS-DOS ont toujours refait la ges tion de l'écran. Ce sont donc des pro- dults yoluntalrement primaires car on considére que des gens comme nous sont la pour développer des produits 34 dapplication dans un environnement complexe. Et on peut tout faire, La par- tie DOS en elle-méme, équivalente a MS-DOS, tient dans la carte Mem/DOS, 2 Ko sur 24 Kode soft. La comparaison est difficile a faire. Simplement, jusqu’a présent, nous n'utilisions pas le DOS 3.3 car c'est un produit relativement limité. Nous avons donc refait la couche pour la gestion de disques de masse impor- tante, Sur les produits IBM ou Macin: tosh, nous ne réécrivons pas cette cou- che la parce que les produits qu’‘ont réa- lisé les américains sont plus adaptés aux gros disques Mais on nempéche pas qu'il y ait des tonnes et des tonnes de couches a rajouter pour que le client ait devant lui un véritable outil. Golden: Quelles sont les caractéristiques du produit? Patrick Lafitte: Lidée derriére tout cela est de dire que, lorsque vous mani- pulez des données, il faut connaitre leurs structures. Ainsi, le systeme réa- lise les structures et non le programme. Pour cela, nous avons développé deux styles d’outil: une gestion d'écran dans laquelle on décrit les données que l'on manipule, et une gestion de fichiers dans laquelle il y a une description des articles, c'est-a-dire des données. Par exemple, ceci est un flottant, ceci est une chaine de caractéres... En ayant réa- lisé cela, au moment of j'ai un fichier a l'écran, je peux connaitre sa structure, ses moyens d'accés et les données que je vais récupérer avec leurs noms. Ceci Memsoft Nice as Memsoft Los-Angeles, un méme symbole: «le palmier». permet de réaliser des programmes en se disant que Ion crée un outil qui va s'appuyer sur des données sans pré-re quis sur ces informations. Aprés, je peux changer les données, le program me continuera a fonctionner. Nous niavons pas pousser ce concept au maxi- mum pour différentes raisons dues au manque de place et au manque de puis- sance. Mais ces problémes se résolvent trés vite a l'heure actuelle. Golden: Pourquoi un tel succés auprés des différents utilisateurs? Patrick Lafitte: Je c ois que ceci vient me oP ssentiellement d'une démarche com- merciale. Quand on réalise une opéra tion comme la nétre, il faut trois équili- bres: le produit, la démarche commer ciale et de argent ou des astuces. Nous avons les trois, Nous avons l'idée pour faire les produits et les équipes. Nous avons une structure commerciale qui ne fonctionne pas trop mal sur un mar- ché qui bouge trés vite et sur lequel la place a l’étalage devient de plus en plus cofiteuse au sens premier du terme. Toute l’équation, maintenant, est d’arri ver 4 ce que cette équipe puisse fonc tionner et s‘exporter en termes d'esprit Le soft devient du dentifrice. C'est la place a I'étalage, la prise du réseau de distribution qui est l'équation clé a ré- soudre vite. Quand vous avez un distri buteur avec lequel vous n/avez pas de lien privilégié, ce distributeur peut changer de produit du jour au lende: main, enfin presque... Mais c'est tout de méme plus difficile 4 gérer quand les liens sont inexistants avec la société- mére, Golden : Comment en étes-vousarrivé a essayer de vous implanter aux Etats-Unis? Patrick Lafitte: Nous nous sommes rendus compte trés vite que le marché européen et principalement francais. était parfaitement occupé par les pro- duits d’outre-Atlantique. Ainsi que les Américains vont trés vite, ils bougent et il faut savoir ce qu’ils font. On travaille avec leurs machines, il ne faut pas l'ou- blier. Nous niavons jamais travaillé avec une seule machine frangaise pour des raisons de chiffre d'affaires. Nous som- mes la pour vivre. Donec, premier ré- flexe, nous voulions savoir ce qui se passe surtout en Californie. Nous avons commencé par une petite structure aux Etats-Unis, uniquement pour voir ce quis'y passait. Ainsi, obtenir par exem- ple les primeurs sur les produits. Ceci na lair de rien, mais cst trés impor- fant. Actuellement, nous développons un langage C depuis un an et demi. Au mo- ment ot nous avons commencé, il exis- tait peu de compilateurs C. Le fait d'avoir un bon ou un mauvais compila- teur fera que le produit tournera vite ou lentement. A l'époque, il fallait avoir la bonne documentation, le bon produit. La-bas, il ya plein de compilateurs C. En France, vous aurez un mal fou a en trou- ver. Vous n/aurez pas le choix. Aux Etats- Unis, vous avez ce choix. Vous pouvez vous permettre dialler chez des distribu- teurs. Ainsi, le fait d'avoir une place en Californie @ Loa Angeles, était impor- tante pour avoir les bons outils de déve- loppement, pour étre au courant de ce qui s'y passe, de ce qui s'y prépare car tout se sait surtout pendant les «fairs», les expositions. Les développeurs par- lent entre eux de sujets qui ici seraient considérés comme «Confidentiel-Dé- fense». Pourtant, ce sont eux qui ont rai- son de travailler en osmose. En effet ceci permet de créer des produits com- patibles les uns avec les autres ou d’évi- ter qu'un produit soit trop concurrentiel par rapport a autre. Deuxiéme raison de notre implanta- tion américaine, nous nous sommes apercus lors de nos visites en mars 1983, que les Américains ne possé- daient pas nos styles de produits et ne Jes ont toujours pas. Aprés un certain nombre d’expositions pour observer la réaction du public, nous avons réalisé un étude du marché américain pour apprendre le meilleur moyen d'y entrer. GOLDEN N®* 8, SEPTEMBRE 1984 Premiere constatation, il fallait impéra- tivement adapter les produits au mar- ché. Ce sont des acheteurs beaucoup moins confiants que les Francais. Ils sont plus techniques, plus conscients de leur achat que nos compatriotes. Se- conde constatation, les Américains sont trés fiers de leur «High Technology ». Quand on parle du soft francais ou européen, cest comme si un habitant de Haute-Volta venait nous dire qu'il a fabriqué une fusée, C'est un peu la réac- tion de ces gens-la, réaction que nous avons rencontrée partout, aussi bien chez les développeurs que chez les dis- tributeurs. Cest un fossé a réduire et @ passer. Pour réussir, ceci consiste non pas a arriver en clamant MemSoft France, mais a créer une structure amé- ricaine dans laquelle, il y a des Améri- cains pour présenter des produits amé- ricanisés. Cette démarche a le malheur d'étre trés cotiteuse. Dans ce pays aussi, existent de nombreux produits de tous styles plus ou moins bons, mais il y en a beaucoup, Se positionner par rapport a l'ensemble des produits existants qui sont concurrents ou pas, dans un endroit ot subsiste une cacophonie publicitaire, est trés difficile. Une société peut se créer avec deux ou trois personnes mais aussi avec un million de dollars de marketing pour la publicité, Si vous voulez faire cette méme démar- che en France, vous serez pris pour un fou. Aux Etats-Unis, c'est le marketing qui fait vendre, c'est donc ¢a qui compte. Le reste n’est pas important. Ce pays est immense et les gens ne se déplacent pas. Vous tes venu a Nice, ce nest pas trés loin de Paris. Vous seriez a New York et moi a San Francisco, le déplacement aurait été plus difficile. Et tout est comme ca. Ces deux villes sont tout de méme séparées de 5000 km. Ce phénoméne change pas mal le compor- tement des gens, En plus, quand vous vous déplacez en voiture, vous vous apercevez qu’en sortant des zones d'ha- bitation, il n'y a plus rien pendant des kilométres. Ce qui fait que le mode de distribution doit prendre en compte ce phénoméne. Ceci est la raison pour laquelle la distribution par correspon- dance fonctionne bien. Les distances sont importantes. Les gens se déplacent pas mal tout en évitant de le faire car cela cotite cher et prend du temps. Ce phénoméne change également le com- portement des gens. Ils ne se déplace- ront que pour une affaire importante mais essaieront de s'arranger par télé- phone. Ainsi, en fonction de cette étude que nous avons réalisé et aprés avoir fait les comptes, nous avons mis au point un «business-plan», et nous sommes en passe de démarrer cette phase de lance- ment sur laquelle nous espérons mettre un million de dollars sur la table. Golden: Les Américains sont-ils intér

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