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G@LDEN
Le Magazine des Utilisateurs d’Ordinateurs Personnels APPLE et Compatibles
COMPARATIF
PLEINS FEUX
SUR LES
MODEMS
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Tout cela était vrai avant Mac Accounting. Avec
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de Peachtree, finis les livres de caisse en deux exem-
plaires, finis les bons de caisse, finis les carbones,
terminées les mises a jour qui font perdre du temps.
Mac Accounting est un programme comptable déve-
loppé spécialement par Peachtree pour le Mac Intosh.
Et dans le domaine particulier de la comptabilite,
la compétence de Peachtree n'est plus a prouver.
Avec plus de 100.000 utilisateurs dans le monde
entier, Peachtree posséde une tres large expérience
des besoins des petites et moyennes entreprises
en matiére de comptabilité. Spécialement étudié pour
un utilisateur n'ayant aucune connaissance infor-
matique préalable, Mac Accounting est congu pour
étre le plus proche des systemes manuels... avec
lexactitude et la rapidité des solutions informatiques.
Un comptable reconnait immédiatement les pages
d'un journal de c > ou du Grand Livre: cest
exactement ce qu ‘if retrouvera sur Técran du Mac
Intosh lorsqu’il utilisera Mac Accounting.
Mac Cash est le premier des deux program-
mes qui constituent Mac Accounting. C'est un livre de
¢ sur écran. Idéal pour les PME, ses carac-
téristiques parlent d’elles-mémes. La taille du journal,
le titre des colonnes, la période comptable et les
formats monétaires sont définis par l'utilisateur.
Mac Cash accepte jusqu’a cing taux de taxe, et
huit colonnes d'analyse des prix hors-taxes, sa mise
a jour est automatique au fur et 4 mesure de la
EE
TA DEVIENT SI SIMPLE
E UN PECHE.
saisie des opérations, enfin l'utilisateur spécifie lui-
méme les modeles des états de sortie et leur contenu.
Bref, un outil simple et performant.
Mac Ledger est le second module de Mac
Accounting, c'est la partie comptabilité générale.
Le format du journal est standard et peut étre utilisé
aussi bien pour les comptes fournisseurs que pour
les comptes clients, L'utilisateur définit lui-méme le
format des fiches comptables qui se sélectionnent
facilement a l'aide de la souris Mac Intosh. Les
opérations saisies peuvent étre analysées par type
de produit, par territoire, par vendeur ou par toute
autre variable définie par l'utilisateur...
Les créances sont analysées sur trois périodes,
ce qui facilite contréle et réajustement. En resume
le complément indispensable de Mac Cash.
Dernier avantage : Mac Accounting a été
concu en frangais et peut étre utilisé par n'‘importe
quel utilisateur en moins de trente minutes.
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Depuis les hommes préhistoriques
jusquiau milieu du vingtiéme sidcle, la
musique a subi une lente évolution concré-
tisée par la multitude d'instruments exis-
tant aujourd'hui. Pourtant, aprés lappa-
rition de [électronique et plus récemment
de l'informatique, elle redécouvre une
seconde jeunesse avec la création de sons
nouveaux inimaginables, ily a seulement
25 ans. Sons psychédeliques, sons inter-
planétaires, sons électroniques, sons ins-
trumentaux, les synthétiseurs, fruits du
mariage entre notes et informatique, les
reproduisent tous, avec la plus grande
aisance.
Que vous soyez mélomane ou néophyte,
virtuose ou jeune » poussin», la musique
méme, si elle reste en partie traditionnelle,
se transforme tant au point de sa notation
qu‘au niveau de son interprétation.
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16-17 et 80-81 un encart abonnement
paginé Ia IV.
Golden est un magazine totalement
indépendant. Il nest affilié ni a Apple,
ni a Apple Seedrin. le est une mar-
que Renae de Apple Computer Inc.
EDITORIAL: Ladaptateur informaticien 5
REPORTAGE
MEMSOFT: LE LOGICIEL FRANCAIS PREND DES AILES. 32
Fondée par Patrick Lafitte et Philippe Nesnidal, Memsoft est une des rares sociétés
de logiciel francais, a exporter ses produits.
MATERIELS
ACTUALITES MATERIELS 11
MUSIQUE ET INFORMATIQUE: Une révolution intervient depuis mee années 24
dans la musique, celle de son informatisation.
UN DROLE DE COMPATIBLE: La carte Quadram se glisse dans le PC IBM et le 30
transforme en un Apple I+, mais est-elle vraiment utile?
LES ORDINATEURS SE PARLENT:: Les modems sont l'avenir de lacommunication 38
ordinateurs. Ils existent & tous les prix.
LOGICIELS
ACTUALITES 1 LOGICIELS 16
PIEWRITER;: Quand le traitement de texte s'associe a la communication. 44
LE CHEVALIER DE DIAMANT: La suite de Sorcellerie est arrivée en France et 51
slavére aussi complexe que le Donjon du Dragon.
MAC CHRONIQUE
COMMENT ALLER PLUS LOIN AVEC MACPAINT: Un puissant logiciel, dontles 54
limites peuvent étre repoussées en combinant les fonctions.
MAC BASE: Un gestionnaire de fichiers tous azimuts. 59
UN JEU DE LOGIQUE SUR LECRAN. 60
BOITEA OUTILS
LE BASIC EN FRANCAIS: Grace 4 ce programme en assembleur, vous pourrez taper 65
des programmes Basic avec des instructions francaises ou anglaises.
MANIFESTATIONS
NCC: LE FESTIVAL MACINTOSH 20
APPLE EXPO: LE MAC DEBARQUE EN FRANCE 75
SICOB 84: LA MICRO SE TAILLE LA PART DU LION 82
LE MONDE DE LA MICRO-INFORMATIQUE 78
COURRIER 6 CALENDRIER 89
STAGES 90 BIBLIOGRAPHIE 94
GOLDEN N° 8, SEPTEMBRE 1984
TIGRE EST LACHE.
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185, avenue Charles de Gaulle,
92521 Neuilly-sur-Seine Cedex
Tél.: 747.1272 - Télex 613,234F
Calvados N* 2500
Directeur de la rédaction
Jean PELLANDINI
Rédacteur en chef adjoint
Bernard NEUMEISTER
Chargé d'études
Jean-Claude BIANCHI
Secrétaire de rédaction
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Directeur Artistique
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Maquettiste
Eudes BULARD
Photographe
Mare GUILLAUMOT
Ont également collaboré a ce numéro;
Sabine GUINGAND,
Donald MAES,
Claude MONNERET,
Dominique ROBERT,
Xavier SCHOTT,
Golden est un magazine totalement indépendant
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est une marque déposée de Apple Computer Inc.
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Conditions d'abonnement: France 10 numéros
250F, 20 numéros: 500 FF TTC. Réglement par
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GOLDEN
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Editeur
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| Communications, premier groupe mondial de
| presse informatique. Le groupe publie 44 publi
cations dans 18 pays. 9 millions de lecteurs lisent
au moins une publication du groupe chaque mois,
BERNARD NEUMEISTER
LVADAPTATEUR INFORMATICIEN
«Super AI vola au secours
du pauvre informaticien
perdu dans sa tour de cables
et logiciels, et en un tour de
main et de clavier, le tira
d'un mauvais pas». Non, ce
n‘est pas une prochaine ban-
de dessinée mais une réalité
qui sort de plus en plus du
domaine de la science-fiction.
En fait, un nouveau métier
risque de naitre d'ici peu de
temps: celui d'adaptateur
informaticien. Ce sera un
étre presque surhumain ca-
pable de s'y retrouver parmi
les nombreuses documenta-
tions techniques afin de con-
figurer correctement un sys-
. téme informatique, Nul be-
soin de cing années d'études, mais «simplement» d'une logique 4 toute
épreuve et d'une capacité a lire une documentation tout en sachant I'in-
terpréter avec une obstination sans bornes.
En réalité, n'avez-vous jamais pesté contre votre maudite imprimante
qui refuse obstinément d’écrire un texte parce que, insidieusement, sa
configuration n‘a pas été correctement menée? Hélas, les imprimantes
ne sont pas responsables, ni les modems, ni les logiciels de configura-
tion. Seules, les informations relatives & ces produits et fournies par le
constructeur, sont responsables ainsi que leurs auteurs. Bien que les mau-
vaises habitudes tendent a changer, il s'avére toujours trés périlleux
d'adapter vos périphériqués et vos logiciels & votre ordinateur. I] faut alors
faire appel, soit 4 votre logique qui n’est pas toujours inébranlable, soit
& des utilisateurs qui manipulent de nombreux appareils différents, et
ils sont rares. Ces derniers se transforment ainsi petit 4 petit et souvent
contre leur gré, en adaptateurs informaticiens, en super Al. Pourtant leurs
connaissances n’ont pas été acquises du jour au lendemain, mais par expé-
rience et «grace » aux nombreuses heures perdues a détecter quel micro-
connecteur n'est pas bien placé, quel switch ne transmet pas la bonne
information... Si vous envisagez ce métier, il vous faudra également une
mémoire éléphantesque et une patience d’ange ou une gestion de fichiers
parfaite pour ne pas vous tromper ou perdre votre temps a redécouvrir
les bonnes connexions. Car, quoi de plus hasardeux que de se souvenir
qu'il faut 8 bits de données et deux de stop pour tel type d'imprimante
ou 7 bits de données et un seul de stop pour une autre? Connaissez-vous
la vitesse de transmission d'un modem? Malheureusement, ces données
ne sont jamais universelles. Et rien ne semble prédire la moindre géné-
ralisation méme si l'on vous parle d'interface série, de standard MSX,
de réseau Ethernet... Si quelques sociétés font des efforts tant dans la pr
sentation de leurs produits que dans leurs modalités d’installation, d'au-
tres vous fournissent encore une documentation en langue étrangére et
toujours... c'est 4 vous de vous débrouiller. Super Al est alors obligé d'in-
tervenir alors qu'il serait si simple de préciser la maniére d'installer le
périphérique ou le logiciel selon le matériel disponible. L'informatique
gardera toujours son attrait et son utilité mais aussi ses zones d’ombres
et de mystére. Est-ce vraiment inéluctable et indispensable?
GOLDEN N° 8, S
(PTEMBRE 1984
Le courrier des lecteurs de la revue Golden vous fournit chaque mois des répon-
ses 4 vos questions, des conseils pour résoudre vos problémes ou des adresses
de sociétés. N'hésitez pas 4 nous écrire, nous essaierons toujours de vous aider.
Apple,
champion toutes catégories
de l'incompatible
En passant de lApple I+ @ |'Apple Ile,
Ia société a commis une erreur de con-
ception. Si le progrés technologique jus:
tifiait le Tle, le clavier, lui, a conservé l'an-
cien boitier. On na pas hésité @ plonger
l'utilisateur dans un dédale de com-
plexité dont la plupart n’en sortent pas.
Deux utilisateurs sur trois révent d'un
clavier normal pour remplacer le puzzle
du Ile; alors qu'il eiit été si simple de
mettre la carte mére dans un boitier sé-
paré et de laisser Vacheteur choisir son
type de clavier détachable. Mais les cho-
ses nen restent pas la et Apple, quia fon-
dé sa gloire sur l'adaptabilité, vient de
faire un bond en avant vers l'absurde en
passant en un rien de temps, de l'erreur
@laberration technique et commerciale.
Le Ile devait initialement étre destiné a
une clientéle déja équipée et qui atten-
dait un portable avec impatience. Cela
supposait donc une compatibilité totale.
En fait, c'est d'incompabilité qu'il sagit.
Si vous possédez 20 4 30000 F de logi-
ciels, vous pouvez les mettre @ la pou-
belle. Si vous possédez une imprimante
autre que I'ImageWriter, vous pouvez la
mettre a la poubelle. Si vous avez des lec-
teurs en plus de votre II+ ou Ile, méme
chemin. Votre joystick, quel que soit le
modéle suivra la méme direction car il
est spécial au IIc. Ni Multiplan, ni Ap-
pleWriter, ni Magicalc, ni PFS... bref,
plus aucun programme sérieux ne fonc-
tionne. II faudra tout racheter.
JC, 13001 Marseille
Bien qu'il ne soit pas en notre pouvoir
de répondre 4 la place de la société
Apple, nous pouvons toutefois vous
préciser certains détails qui nous
semblent importants. La partie tech-
nique du Ile a tout de méme marqué
un pas par rapport au II : davantage
de mémoire vive, les minuscules in-
corporées et une carte langage inté-
grée, ainsi qu'une plus grande intégra-
tion des composants. S'il est vrai que
le clavier du Ile est un vrai casse-téte
sous certaines circonstances, il per-
met de créer des programmes dans
tous les langages dont le Basic ou le
Fortran dont les crochets font partie.
Evidemment, pour le traitement de
texte, nous avons nous-mémes des
problémes. Pour le IIc, nous ne som-
mes pas tous d’accord avec vous. Ma-
gicalc est le seul tableur qui fonction-
ne directement sur le Ic sans inter-
vention. AppleWriter tourne 4 95 %
de ses possibilités. Seule, la ligne de
statut fait apparaitre des signes gra-
phiques intelligibles. Aussi, si vous
achetez ProDos, comme il aurait fallu
acheter un DOS 3.4 s'il avait existé,
vous pourrez transférer vos fichiers
du format 3.3 au format ProDos pour
les utiliser avec les futurs produits,
Done, environ 80 % des programmes
@xigtants dant las jeux, foactionnent
sur le IIc, machine qui elle aussi mar-
que tout de méme un pas vers un pro-
grés technologique assez remarqua-
ble. En effet, la version de base est
plus puissante que son grand frére, le
Ile. De plus, vous dites que le IIc est
destiné a des utilisateurs possesseurs
d'une machine. C'est inexact. Apple,
a justement congu sa machine pour
les néophytes en matiére d'informa-
tique et pour tous ceux qui ne veulent
s'encombrer l'esprit avec des inser-
tions de cartes supplémentaires. Le
IIc posséde déja 90 % des interfaces
utilisées tous les jours par les posses-
seurs du Ile.
Limprimante ImageWriter: il est
vrai que si vous possédez une matri-
cielle Apple en paralléle, il faudra soit
changer I'interface, soit acheter I'Ima
geWriter. Mais si vous possédez un Ie
ou II, mais un IIc ou un Macintosh,
qui vous oblige a le faire? Par contre,
si vous désirez posséder une impri-
mante d'un excellent rapport/prix et
qui s‘adapte sur un Mac, un IIc, un He
ou un II+ par une interface série qui
pourra vous servir aux communica-
tions par modem...
Le seul probléme auquel vous pour-
rez vous heurter concerne les cables
de liaison qui ne sont absolument pas
similaires entre les différentes machi-
nes. Et la, vous avez raison. Vous avez
également raison pour le prix du se-
cond lecteur du Mac, qui cofite
4700 F TTC. Mais il devrait fleurir
pour le Sicob une multitude de lec-
teurs dotés d'une puissance identique
pour un prix beaucoup plus raison-
nable.
e
Golden en retard
De nombreux lecteurs abonnés nous
signalent l'arrivée tardive de leur re-
viie dais leiir boite a lettre, par des
missives trés jeveteabice § Nous
voudrions signaler que ni la rédac-
tion, ni la fabrication, ni le routage
(cest-a-dire l'organisme qui s‘occupe
denvoyer les revues par la poste en
placant les étiquettes sur la pochette
plastique qui enrobe la revue et la dé-
livre aux services d'expédition des
PTT) ne sont en cause. Nous sortons
Golden, en général, la premiére se-
maine du mois en temps et en heure
dans les kiosques, boutiques spéciali-
sées et l'expédions auprés de nos
abonnés deux jours auparavant.
Lunique probléme réside dans les
postes francaises qui s‘octroient un
délai maximum en principe, de
quinze jours pour l'acheminer. Ainsi,
il arrive trés souvent que vous trou-
viez la revue dans les kioques avant
quelle ne soit arrivée chez vous. Nous
nen sommes, hélas, pas responsables,
GOLDEN N° 8, SEPTEMBRE 1984
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nance des liaisons pour les
modems répondant aux normes
V24-V28 du CCITT avec des débits
variant de 75 a 19200 bits/s. Lappa-
reil existe sous 4 versions différen-
tes:
— test de ligne en point point, Le
TE 760 est utilisé en émetteur
générateur de signaux de test 4 une
extrémité de ligne, un second est
employé en récepteur analyseur de
signaux.
— test de ligne par télémainte-
nance «boucle 2»; le produit posi-
tionne les fils de bouclage de
modem. Le modem distant effec-
tue le bouclage de la ligne. Le TE
760 fonctionne alors simultané-
ment en émetteur et récepteur
analyseur de signaux.
— test de ligne par télémainte-
nance «boucle 3»: la différence
avec le précédent concerne le
modem local qui effectue cette fois
le bouclage de ligne.
— test de surveillance.
Le TE 760 affiche en perma-
nence I’état des fils de la jonction
par diodes électroluminescentes,
en face de l'appareil. Tekelec.
On estime a plus de 400000, le
nombre de micro-ordinateurs
domestiques dans notre beau pays.
Et si l’on sait que l'informatique va
entrer dans presque tous les corps
de métier d'ici la fin de la décennie,
ce sont des millions d'individus qui
risquent de passer des heures
devant un écran terminal: Seule-
ment, des névralgies, une fatigue
visuelle, des courbatures... sont déja
observées chez les utilisateurs che-
vronnés de ces machines dont les
enfants sont le plus grand nombre.
Polaroid a congu un écran protec-
teur qui élimine les lumiéres inci-
dentes, causes de ces nombreux
DES ECRANS PROTECTEURS
Maux. Ainsi, grace a ce véritable fil-
tre, ne sont réfléchis que les rayons
lumineux émanant du tube cathodi-
que et non plus le rayon de soleil
malencontreux, le néon d‘éclairage
ou le reflet d'une fenétre. Le filtre
CP 50 combine la polarisation
linéaire et circulaire, phénoméne
surtout rencentré en photographie,
pour éliminer les reflets insidieux.
Le produit se pose directement sur
l'écran du terminal sans outil. II
existe en sept tailles différentes et est
vendu au prix de 780 F HT. En vente
exclusive a Paris chez Médiatique
(20°), EO Print (11*) et Corie (15*}.
Polaroid.
Limprimante 7500 frappe a la vi-
tesse de 105 coups par seconde sur 80
colonnes. Sa matrice a 9 aiguilles re-
produit une gamme de polices de
caractéres particuliérement large et
posséde des possibilités d'impression
assez exceptionnelles telles que l'espa-
cement proportionnel, l’alphabet
grec, les caractéres semi-graphiques,
IMPRIMANTE MATRICIELLE 7500
l'impression optimisée, le souligne
ment... Trois modéles sont actuelle-
ment commercialisés avec soit une
interface série, soit une interface
paralléle ou une interface compatible
IBM-PC. D'un faible encombrement,
la 7500 a été étudiée pour s'adapter
aux utilisations semi-profession-
nelles. Prix: 4600 F HT. Tekelec.
LES IMPRIMANTES PORTABLES
Epson avait déja présenté au Sicob de
printemps une imprimante 40 colon-
nes, portable et autonome. Pour sep-
tembre, la méme société récidive avec
deux nouvelles versions plus évo-
luées de ce produit. Les P80 et P80X
supportent le papier thermique et
normal, impriment sur 80 colonnes.
Elles sont toujours autonomes grace a
des batteries au Cadnium-Nickel, et
portables (1,2 kg). De plus, elles frap-
pent a la vitesse de 45 coups par se-
conde et possédent 95 types de carac-
téres. Préyues pour des ordinateurs
portables, leur interface est de type
série ou paralléle.
Unidirectionnelles, leur unique dif-
férence réside dans la qualité de leur
reproduction. La P80 posséde une
téte matricielle de 9 aiguilles alors que
sa collegue, la P80X, imprime avec
une qualité courrier grace a une téte
matricielle de 24 aiguilles. Epson pré-
sente également une nouvelle table
tragante, 4 couleurs, pour le format
A4. La HI 80 dessine a raison de
230 mm/s et posséde aussi plusieurs
types de caractéres. Les prix finauxne
seront connus que pendant l'exposi-
tion. Epson.
LE CLAVIER 717
Un clavier a 717 touches sensiti-
ves pour un Apple pourrait étre
considéré come une véritable folie,
Pourtant, il existe aux Etats-Unis et
sera commercialisé en France a la
rentrée de septembre. Il ne rem-
place pas le clavier habituel car il se
connecte sur l'interface jeux de
votre micro-ordinateur. Vous avez
intérét pour I'installer 4 dégager de
la place sur votre bureau car il
mesure 30 x 63 x 5 cm. Mais ses
inconvénients cachent quelques
avantages. Le Keyport 717 peut
assigner 4 une touche, une com-
Lal
GOLDEN N° 8, SEPTEMBRE 1984
Bt
Enfin!
10 ou20 millions d’octets
en ligne, sans le stress
pour la sauvegarde.
alpha10 béta 5
2Zunités de 10 millions d'octets 2unités de 5 millions d’octets
sur deux cartouches amovibles
Tous les avantages du Winchester. Clé enmains.
| grande capacité erapidité d’acces Les systemes alpha 10 et béta 5 sont
| ¢ grande stabilité e cout avantageux livrés en coffret de 2 unités de disques
| et de plus, la sauvegarde intégrale de 5 ou 10 millions d’octets formattés
¢ cartouches amovibles Ils comprennent |’alimentation. le con-
¢50u 10 millions d’octets trdleur LSI l'interface, les cables ainsi
e faible cout que le logiciel
Logiciels: Maintenance assurée.
MEMDOS, PASCAL.DOS, CPM.
Documentation et
Liste des revendeurs
sur demande a
(Y) NATIS|
4 ‘ 7 87 93,b¢ d’Alsace-Lorraine
sire recevoir votr umentati
eS 93110 ROSNY-SOUS -BOIS
amend Téléph. 1/855.24.97
suite ade tar page 11
"ACTUALIT Eg aT ERIC
> ¢
mande ou une suite de commandes.
Un cache graphique vous montre
les touches qui sont actionnées.
Elles sont groupées et colorées afin
d'organiser votre travail et accroitre
votre concentration. Ce produit a été
développé pour des applications
professionnelles et éducatives. La
société Polytel inclut dans son pac-
kage un programme Basic, Visicalc
et The Farm. Pour le premier logi-
ciel, le cache présente juste les tou-
ches correspondant 4 des comman-
des Basic et DOS, plus des ordres de
déplacement du curseur, de cou-
leur, d'édition... Le cache Visicale
comporte des capacités numéri-
ques, de formattage, de texte... The
Farm est un jeu éducatif trés coloré
pour les enfants. Si aucun de ces
produits ne vous intéresse, vous
pouvez aussi dessiner votre propre
application et cache. Pour vous ser-
vir de Keyport 717, vous n‘aurez
besoin que d'un Apple II, [I+ ou He
et de 48 Ko de mémoire vive. Prix:
2800 F. Polytel.
Connais sez-vous le téléchargement?
En terme technique non encore ins-
crit dans le dictionnaire, la meilleure
définition serait la suivante: possibi-
lités pour le possesseur d'un micro-
ordinateur d’obtenir par le téléphone,
une copie de fichier en mémoire quel-
le que soit la distance ot se trouve
l'appelant. Cette définition a un sens
aujourd'hui pour le,grand public qui
ne roule pas toujours sur l'or contrai-
rement aux grandes sociétés qui font
appel a ce type de service pour obte
nir des informations spécifiques (ban-
ques de données juridiques, médica
le: En effet, une société francaise,
‘Téléchargement France Premiére ap-
partenant 4 European Media Busi-
ness (EMB), a pour objectif diattaquer
le marché national de la vente de logi-
ciels par le téléchargement. Elle pro-
pose des interfaces pour relier le mi-
cro-ordinateur sur le réseau commuté
{téléphone) a travers Minitel, au cen-
TELECHARGER VOS PROGRAMMES
tre serveur en permettant des opéra-
tions automatiques entre eux. Le Mi
nitel a été choisi pour diverses rai-
sons. D'abord, il comprend un mo-
dem intégré agréé par les PTT avec
une fiabilité totale. Cet outil est dif-
fusé gratuitement au public dans les
zones de l'annuaire électronique.
Diici la fin de l'année, 800000 Minitel
seront installés en France. Pour tous
ceux qui habitent en dehors des zones
de l'annuaire électronique, deux pos-
sibilités s‘offrent a vous: soit une loca-
tion de l'appareil pour 70 F par mois
soit une obtention gratuite en faisant
valoir l'abonnement a Télécharge-
ment Premiére pour un prix inférieur
a 600 F a vie. Vous ne paierez alors
que les programmes acquis par ce
moyen. Leurs prix varieront de 0 a
300 F maximum, correspondant 4 un
tarif inférieur d'environ 40 % & ceux
distribués traditionnellement (bouti-
ques}. Pour ce prix inférieur a 600 F,
>
Gee
Controle X
ot
patients, vos commandes, vos fournis
seurs, pour gérer votre trésorerie, votre
documentation, vos articles en stocks
pour mettre 4 jour vos tarifs, calculer la
paie de vos ¢ Ac
Un progra’ pplet:
Nul besoin de connaitre Finformatique
définissez vous méme votre modéle de
fichier; vous pourrez, A tout moment,
sans avoir a réécrire les données, ajouter
classez,
multiples
bi
ou retrancher des rubriques;
sélectionnez vos fiches de
facons, par mots clés ou selon une
naison de critéres tels que “egal” “pl
grand que? “plus petit que? “different?
“compris entre”; faites toutes sortes de
calculs; corrigez automatiquement une
sélection de fiches; présentez les infor
inations de votre choix sous différentes
formes (états, étiquettes) et dans n'im
porte quel ordre (alphabétique, numéri
que, chronologique ), etc
Un programme parfaitement mo-
dulaire: CX Base 100 est un des pro-
mime de CX Systéme. Si vos besoins
nt, Vous pourrez, A tout moment
CX Base 100
LA GESTION DE FICHIERS TOUS AZIMUTS.
Yoseu peagranune une multitude
indispensable pour suivre vos clients, vos
er votre programme et, en parti
ment de texte totalement intégré avec vos
fichiers.
CX Base 100 est un logiciel francais déve-
Joppé par Controle X, et présenté dans un
coffret luxueux avec une documentation
complete, abondamment illustrée
Controle X. Tour Maine-Montparnas:
arene 1 Maine, 75755 Paris. Cedex
ieue Neotron, 37, rue de Florence,
Bruxelles)
=
I
!
l CC ——— a
Société — |
U Adresse I
| ———————_
Tel. |
peeeseee
suite de ta poy 13
MATERIEL
>
chaque abonné recevra une interface
entre le Minitel et le micro-ordinateur
qui pourra servir non seulement a
l'application décrite mais aussi a la
communication entre votre micro-
ordinateur et les banques de données
proposées par les serveurs connectés
a Transpac. L’abonné aura droit aussi
aun programme d‘automatisation du
téléchargement, a un tarif préféren-
tiel pour les logiciels proposés dans la
liste de la banque de données, voire
un accés gratuit 4 certains d’entre
eux. La vitesse de transmission est de
1200 bauds, ce qui permet le transfert
d'un programme de 40 Ko en quel-
ques minutes avec un taux d'erreur
de 1x 10E-9. Ce systéme fonctionne
aujourd'hui sur Apple Ile, IIc, Oric,
Commodore 64, Alice et ZX Spec-
trum. I] vous faut aujourd'hui une
carte d'interface série pour relier celle
proposée par EMB. Mais, en octobre,
la société proposera sa propre carte
d'interface série intégrant son propre
produit pour le méme prix d’abonne-
ment. Ce produit concu et réalisé en
France et mis en place en septembre,
peut transmettre du langage machi-
ne, des fichiers Texte et du Basic. Le
premier programme proposé par
EMB sera un logiciel de transmission
de données entre des Apple via Mini-
tel. En novembre, une bourse «bric a
brac» sera créée pour que chaque au-
teur de logiciel puisse envoyer son
ceuvre en indiquant les conditions de
vente. La société a prévu un service
spécifique pour le dépét légal du
copyright du pregramme expédié par
téléchargement. EMB est ainsi a la
recherche d’auteurs de logiciels dont
les «inventions» plébiscitées par les
utilisateurs, seront éditées. 40 pro-
grammes sont prévus dans la banque
de données a l'ouverture du service
en plus de|'implantation d'un second
serveur a Metz, aprés celui d'Tle-de-
France. Les programmes de Golden
seront non seulement publiés dans la
revue, mais disponibles également
dans la banque de Téléchargement
Premiére. EMB, 9, place des Ternes, |
75017 Paris.
MAC ET MARGUERITE
Non encore annoncé par Apple
USA, la liaison Mac-Marguerite est
déja faite, La société Assimilation
Process de Los Gatos, Californie,
menée par d’anciens employés
d'Apple, commencera la commer-
cialisation pour 99 $ de Ja «Mac-
Daisywheel-Connection» d'ici
quelques semaines. Le programme
supportera différentes densités de
caractéres dont le 10, 12 et 15
caractéres par pouce (2,54 cm}, et
des marguerites d'impressions
proportionnelles. Le logiciel a été
écrit par les auteurs du traitement
de texte Mac Write. Computer
Works de Bellevue au Nebraska, a
également annoncé son interface
pour les imprimantes a marguerite
qui supportera un large choix de
matériels avec programme écrit en
Basic Microsoft nécessaire pour
faire tourner le nouveau logiciel.
Larrivée en France de ces produits
nest toujours pas annoncée.
DOME APPLE SERDEDR DIDEDTER
* Une CARTE MEM/DOS pour gérer vos fichiers quelque soit leur taille.
* Une CARTE MEMTEL pour assurer la reconnaissance des signaux VIDEOTEX
* Un MODEM 4 réponse automatique pour réaliser la connexion
téléphonique dés l‘appel d‘un usager.
Et votre APPLE devient le SERVEUR le plus “économique” du marché.
Yous pourrez de n‘importe quel MINITEL (ou APPLE équipé d‘une carte
APPLETELL):
~ consulter ou mettre a jour vos fichiers.
- connaitre les résultats de vos différents points de vente.
~ centraliser les commandes de vos représentants.
~- mettre 4 la disposition de vos clients (ou de vos agences) votre propre
BASE DE DONDEES.
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5725515 cece
rs Date expiration
nom PRENOM.
fw. 7
wn produit WESTCORP. Coe posts vive
—
rm
XPER est un logiciel de gestion de ba-
ses de connaissances. Il permet la
création de bases d'information de
tout type et leur interrogation sous
forme de question/réponse en fran-
¢ais. Il s'agit en fait d'une gestion de
fichiers trés perfectionnée. Ce sys-
téme permet de résoudre des problé-
mes de détermination et de diagnos-
tic quels qu’en soient leurs domaines.
Ainsi, XPER peut étre utilisé aussi
bien par le scientifique, le financier,
l'étudiant ou la ménagére, si celle-cia
besoin d'un micro-ordinateur. Les ca-
ractéristiques du logiciel sont la ges-
tion des connaissances grace a l'em-
XPER OU LA GESTION UNIVERSELLE
DES BASES DE CONNAISSANCES
ploi de menus arborescents et d'une
touche «aide», l'interaction totale
dans le logiciel et l'utilisateur, la pos-
sibilité de découvrir des régles régis-
sant les données entre elles... La struc-
ture des données est universelle. Ses
principales applications se rencon-
trent dans l'éducation, la vérification
d'hypothéses de tout type, l'identifica-
tion assistée par ordinateur...
XPER est fourni sous la forme
d'une disquette 5 1/4 pouces et d'une
documentation en francais. Il fonc-
tionne sur un Commodore 64, un Ap-
ple et un IBM-PC. Prix pour l'Apple:
1950 F TTC. Micro-Application.
AUX BESOINS
Pour réaliser une application de ges-
tion, un utilisateur de micro-ordina-
teur, est toujours a la recherche du
bon logiciel qui correspondra parfai-
tement a ses désirs. Mais en général,
il y a toujours des moments oi il se
dit: «Ah! si je pouvais apporter une
modification a ce tableau», Et souvent
cela n'est pas possible ou tout au
moins trés difficile a réaliser. A moins
évidemment que l'on ait pu concevoir
soi-méme son application.
Crest ce que propose le nouveau
logiciel Adibase réalisé par la société
Adilog SA et qui fonctionne sur Apple
Ill avec disque dur. En effet, Adibase
se présente comme un générateur
d'application permettant de créer des
bases de données relationnelles, c'est
a dire un ensemble de fichiers reliés
entre eux.
Ce logiciel comporte deux parties :
l'une permet de mémoriser les régles
de fonctionnement (c‘est celle qui cor-
respond a la phase de programmation
informatique classique), l'autre est
ADIBASE : UN LOGICIEL QUI SADAPTE
une partie d'exécution qui permet la
constitution des fichiers et des rap-
ports ainsi que leur impression (y
compris les mises a jour}. I] est donc
possible avec Adibase, de définir avec
précision une application de gestion
selon les propres critéres de I'utilisa-
teur (sans que celui-ci ait de grandes
connaissances informatiques : seule
doit étre acquise la manipulation du
clavier et des commandes du logiciel}.
Lavantage d’Adibase consiste en outre
dans la possibilité d'effectuer, aprés
coup, des modifications de présenta-
tion ou méme la création de nouvel-
les rubriques, de nouveaux calculs,
etc. En effet, il n'est pas toujours facile,
dés lorigine, de définir avec précision
Yanalyse d'une application. Adibase
permet alors de réaliser une premiére
ébauche, puis de revenir en arriére si
nécessaire, pour modifier la structure
d'un fichier, le dessin d'un état ou des
régles de calcul. Ceci permet de sui-
vre l'évolution des problémes de ges-
tion dans le temps.
TRADUCTION
FACILE
Compagnon idéal pour tous ceux
qui ont des relations d'affaires avec
létranger ou qui travaillent dans le
commerce, TICK-TACK est un
moyen de communication original
qui permet d’apprendre et d'utili-
ser une langue étrangére aussi bien
pour la correspondance que pour
l'enseignement général. Le
systéme est présenté sous forme de
coffret o se trouvent livres, dis-
quettes et manuel d'utilisation en
frangais. Ils sont disponibles en
huit langues: francais, anglais, alle-
mand, espagnol, italien, portugais,
suédois et hollandais. Au sein du
systéme, se trouve une banque de
données qui contient des phrases
et des paragraphes soigneusement
recherchés correspondant a des
sujets précis relatifs aux transac-
tions commerciales. Chaque
phrase qui nest pas traduite de
fagon trop littérale afin de créer un
texte équivalent, naturel et sans
contrainte, constitue un bloc de
construction individuel et posséde
son propre numéro de code. Ces
numéros sont identiques quelle
que soit la langue. On peut utiliser
ces blocs de phrases pour cons-
truire un nombre infini de lettres,
de messages, de numéros... ou révi-
ser ses connaissances linguistiques
avant un voyage 4 l'étranger. On
peut aussi adresser des messages
condensés par télex ou télé-
gramme a ceux qui possédent
TICK-TACK, rien qu’en utilisant les
numéros du code, Le destinataire
lit ainsi votre message dans sa pro-
pre langue sans avoir besoin de la
traduire. D’autres langues sont pré-
vues: le russe, le japonais, l'arabe,
le malais, le chinois, le grec et le
farsi (l'iranais). Ce programme
diaide a la traduction fonctionne
sur un Apple II, Ie, III, IBM-PC et
Victor et risque de remporter un
franc succés compte tenu des
diverses langues. Prix: 2950 F
GOLDEN N° 8, SEPTEMBRE 1984
g
jane
la ‘logicielle’
a presque tout faire!
© Multi-fenétres * Plusieurs programmes
simultanés sur Vécran * Transfert de textes et de données
entre les programmes affichés.
Toi Apple, moi Jane!
rect danc la jungle dec legiviele que
nous avons découvert Jane. Les Amé-
ricains l’ont largement plébicitée. En
France, c’est en vedette qu’elle a fait
son entrée. Jane a beaucoup d’atouts
pour vous ensorceler. C’est avec sa
souris qu’elle se laisse «cliquer» et c’est
par Icénes que vous communiquez.
Jane parle plusieurs langues en un pro-
gramme comple la langue des textes :
traitement de textes Janewrite © la lan-
gue des chiffres : tableur Janecale ¢ la
langue des fiches : gestionnaire de fi-
chiers Janelist ¢ la langue francaise :
sinon c’est compliqué.
Souple et puissante, Jane se laisse trés
facilement apprivoiser. Jane est un lo-
giciel intégré incluant un tableur, un
traitement de textes et un gestionnaire
Dour rencantrer Jane, il fant
cer chez tous les revendeurs
Apple qui l’ont vite adoptée. Il vous en
coitera 1.500 F HT.
R.N.113 Bastide Blanche
13127 Vitrolles cédex
Tel. (42) 89.31.31
Jane est la compagne idéale de |’Apple IIc.
Jane tourne également sur Apple II (64 K) ou Apple //e (64 K ou 128 K).
Compatible souris Apple.
Votre
Micro-Ordinateur
est chez
SAA SOFT
‘a ap ~ MACHINE
Olympia
Apple
Commodore
Epson
Sharp
Sanyo
Canon
Goupil
Atari
Hector
Thomson
Xerox
Toshiba
Olivetti
MTX
Etc.
Comptabilite
Bases de données
Traitement de textes
Payes
Gestion de stocks
Facturation
Plannings
Prévisionnels
Aides 4 la décision
Mailing
Graphisme
Langages
Education
Utilitaires
. Jeux
Etc.
31, bd Magenta-75010 Paris-240.85.00
PC TO MAC AND BACK
Erase Screen ¥E [to MoO ——
]
|
|
|
Mac et PC séchangent des informa- | keyboard Echo
tions. IIs ne sont pas pour autant deve- Remote Echo
| nus des amis, mals ils communi = ai
| quent. En effet, présenté au NCC, le | | Asmooth Serolting
| progiciel «PC to Mac and Back» com: | | AF after CR
| ble lécart entre les deux différentes
|
\
| technologies. De plus, ce nouveau lo-
giciel permet al'un ou a l'autre dagir
comme un terminal pour se connec- | |
ter a des services d'informations ou_ ||
des réseaux informatiques. Dans un |
bureau, un utilisateur qui travaille |
avec, par exemple, Multiplan sur un
PC, peut envoyer son tableur électro-
nique a son collége équipé de Mac
| grace a ce logiciel. Linverse peut éga-
| lement avoir lieu. Les informations ‘<==
PC to Mac Control Nenu =
transitent par l'interface série de cha-
que machine. Elles sont de type textes. MAC que sur le PC avec «lanimal _disquette, une interface série RS 232,
ou binaires. «PC to Mac and Back» électronique» de Microsoft. Pourem- un modem (recommandé} et, de l'au-
comporte aussi des protocoles de _ ployer le progiciel, il vous faut d'un _tre, un Macintosh avec 128 Ko de
communication par modem. Vendu _ cété un IBM-PC, XT ou Junior avec —- RAM, un lecteur et un modem, La
pour 100 $, le produit supporte un systémedéexploitation DOS 1.10u _ commercialisation en France n‘a pas
usage de la souris aussi bien sur 2,0, 128 Ko de RAM, un lecteur de encore été annoncée. Dilithium Press.
RITEMAN, c'est une nouvelle
génération d'imprimantes exceptionnelles
par leur avance technologique, leur qualité d'impression
et leur ligne compacte : RITEMAN mesure 7,3 cm d’épaisseur
pour un poids de 5 kg
C'est aussi une gamme compléte
RITEMAN 120, 140 et 160 cps, 80 et 132 colonnes dont la qualité
d'impression est réalisée par une matrice 9x9.
Bi-directionnelie optimisée, RITEMAN est friction-traction.
63 Ipm, 100 mil, sec. en "line feed”, rendent performant
le débit de traitement par un saut de ligne rapide et un
contréle de format.
Un réel rapport de point 1 : 1 permet 4 RITEMAN un graphisme
délicat, ainsi que la réalisation de cercles partaits.
| === apzur Aix-en-Provence : (42) 26.32.33 . Paris: (1) 791.27.10
| = —
OMPTE REND
JEAN-CLAUDE BIANCHI
LE FESTIVAL MACINTOSH A LA NCC
Innovez, innovez, il en restera toujours quelque chose.
Cest I'impression que laisse une visite a la National
Computers Conférence qui_se tenait en juillet a Las Vegas.
Lavancée d’1.B.M. sur le marché de
Ja micro informatique et le relatif iso-
lement d'Apple dans sa stratégie des
systémes d’exploitation pouvait
inquiéter les fanatiques de la pomme
multicolore. II nen est rien. Lenjeu se
situe maintenant au niveau des
communications,
De nombreux logiciels sont déve-
loppés pour permettre a l'utilisateur
daccéder aux ressources d'autres
ordinateurs, qu'ils soient micros ou
grands systémes.
Cette tendance assure aux utilisa-
teurs, et notamment aux grands
comptes, la poooibilité de vonotrulre
des sites hétérogénes sans redouter le
probléme des bibliothéques d’appli-
cations limitées.
Les nouveaux développements sur
les matériels Apple marquent cette
tendance. En plus des possibilités
d’accés a des ressources externes, les
nouveaux produits de communica-
tions sont interfacés avec des applica-
tions développées sur les ordinateurs
Apple. Le concept dégagé par Apple
France qui fait de Lisa ou de Macin-
tosh «un outil a l'usage des travail-
leurs du savoir» prend toute sa
dimension.
Full a la demande, mais aussi a l'of-
fre. Certains observateurs pré-
voyaient le déplacement des investis-
sements soft vers le créneau des com-
patibles I.B.M., et plus largement vers
MS.DOS/PC.DOS.
En fait, il n'en est rien. La NCC
accueillait prés de 60 développeurs
indépendants qui présentaient plus
de 80 programmes portables sur le
Macintosh ou le Lisa.
Les nouveaux outils
de Macintosh
Aujourd’hui, Apple présente 38 pro-
duits a son catalogue américain. Tous
ces logiciels sont de la classe des outils
bureautiques exploitables par un uti-
lisateur universel : bases de données,
gestionnaires de fichiers, feuilles de
calcul, traitement de textes, outils de
communication. Nous ne présentons
ici que les logiciels visibles sur le
stand Apple.
La base de données concue par
Telos Software Product apporte un
plus aua pirudulls Wadiuulicls. De
permet de stocker et travailler sur des
informations en image, en texte ou en
nombre.
Main Street Filer est un gestionnaire
de fichiers qui permet d'organiser tou-
tes sortes de données textuelles ou
numériques et de les imprimer sous
la forme d'un rapport, quel que soit
son format. Un coup de pouce a la
souris et l'on retrouve les informa-
tions dont on a besoin.
La société Odesta franchit un nou-
veau pas dans la gestion des informa-
tions. Elle présente un produit a utili-
sations multiples qui accepte n'im-
porte quel type de données. L'utilisa-
teur crée son propre masque d'écran,
sans aucune contrainte de format ou
de longueur. Les données stockées
peuvent étre utilisées en base de don~
nées, traitement de textes, analyse sta-
tistique. A noter que les écrans peu-
vent étre intégrés a d'autres applica-
tions exploitables sur Macintosh et
inclure du texte, des calculs et méme
des dessins.
La série des «files» proposée par
Software Publishing permet d’organi-
ser et de présenter les données dans
des masques créés par l'utilisateur. I]
peut les modifier, a loisir, sans perdre
aucune des informations contenues
dans son fichier. PFS file couplé a PFS
report permet de présenter ces don-
nées en tableaux clairs.
Microsoft ajoute une pierre supplé-
mentaire a l'édifice des gestionnaires
de fichiers exploitables sur Macin-
tosh. Microsoft file gére, présente et
édite des fichiers utilisables avec d'au-
tres applications sur Macintosh,
HULA ed MEier suf WWUrd,
Enfin deux bases de données
étaient présentées sur le stand Apple :
First Base, développée par DeskTop
Software et The Base, congue par Hay-
den Software. The Base utilise la sou-
tis, les possibilités graphiques et les
menus de Macintosh pour créer une
base de données visuelle dont les
informations apparaissent dans de
petites cases reliées entre elles par des
fléches, lorsque les données conte-
nues ont une relation avec des infor-
mations stockées dans un autre
fichier.
Du texte au graphique
En traitement de textes, deux produits
s‘ajoutent au catalogue existant. Pour
créer de longs documents qui requié-
rent un formatage complexe et une
édition importante, Mac Write est un
peu limité. Microsoft apporte une
réponse en développant Microsoft
Word. Ce logiciel comporte un éditeur
sophistiqué et des caractéristiques de
formatage qui permettent de créer de
GOLDEN N° 8, SEPTEMBRE 1984
Suite peuge 22
| LE MODEM QUI REND L‘APPLE MINITELLIGENT
Apple-tell comprend :
e Une carte Modem inciuant un
décodeur Teletel
© Un logiciel d Er
Terminal Minitel
ulténeu
AUTOMATISME 3
CARACTERISTIQUES
GENERALES :
HELLO
Natique
le Metz
75010 PARIS
(1) 523.30.34
FLASH 210500 F
suite de la page 20
ReonrTe ReNOUs
longs documents, fusionner des
fichiers, ouvrir des fenétres dans deux
sections différentes ou garder plu-
sieurs fenétres ouvertes sur des
textes.
Mégamerge, présenté par Mega-
Haus, étend l'utilisation de Mac
Write. Il peut produire différentes for-
mes de lettres, listes d’adresses a par-
tir d'un seul document ou d'une liste,
de fusionner des paragraphes entiers
ou des phrases dans un texte issu de
Mac Write.
Lotus Developpement, qui a déve-
loppé Lotus 1-2-3 et Symphony,
annonce une feuille de calcul, dispo-
nible aux Etats-Unis au cours du pre-
mier trimestre 85: Lotus Macintosh
Product. Il se présente sous la forme
d'un systéme intégré comportant
cing outils pour organiser, analyser,
présenter les informations et les
idées : une feuille de calcul électroni-
que, un systéme de gestion des infor-
mations, un module graphique, un
traitement de textes et une partie
communication. Ce logiciel utilise la
souris, le graphique et les fenétres de
Macintosh. Avec un stylo, une feuille
de papier et une calculatrice, on peut
réaliser le méme travail que TK Solver,
un programme de calcul développé
par Software Arts. Une différence
stirement, la rapidité. ce logiciel
résoud aussi bien la formule simple
que le modéle mathématique com-
plexe. Lutilisateur saisit l’quation et
les valeurs connues, sans tenir
compte de l'emplacement des incon-
nues. Les résultats peuvent étre orga-
nisés de différentes fagons.
Le graphique, un point fort de
Macintosh, prend toute sa dimension
avec le logiciel développé par la
société Hayden Software: le pro-
gramme Da Vinci propose trois biblio-
théques de symboles permettant d’or-
ganiser l'espace et les volumes. Da
Vinci Landscapes dessine les jardins;
Da Vinci Buildings éléve les construc-
tions; Interior Design décore les
intérieurs.
Click Art (Ti/Maker Graphics} et
Mac The Knife (Miles Computing)
proposent de transformer en artiste
celui qui se prétend malhabile en des-
sin, Les programmes proposent une
bibliothéque allant du symbole au
portrait pleine page, en passant pas les
illustrations, les bordures et les cartes
qui peuvent étre utilisées dans la pré-
sentation de documents, d'annonces
publicitaires, etc.
Communiquer
avec Macintosh
Les communications font l'objet
d'une attention particuliére de la part
des développeurs de logiciels et des
constructeurs de micro ordinateurs,
l'intérét étant de pénétrer le marché
des utilisateurs a¢cédant aux ressour-
ces des grands sites d’entreprises ou
de banques de données nationales, En
France, on connait déja Mac Terminal,
développé par Apple Computers. II
permet au Macintosh de se compor-
ter comme un terminal VT 100, VT
52, TTY ou I.B.M 3278. Les ressour-
ces dégagées sont utilisables dans les
applications portables par Macintosh.
Aujourd’hui, la société Winterhalter
présente Data Talker, I) s'agit d'un
systéme de communication implé-
menté sur un processeur 4 64 ko, inté-
gré au Macintosh et permettant
démuler les terminaux de la série
1.B.M 3270. Lhétérogénéité des sites
micros semble assurée avec PC TO
MAC AND BACK. Dilithium Press
fait communiquer un O,P d'L.B.M et
un Macintosh a l'aide d'un modem ou
par connexion directe. Les ordina-
teurs séchangent des fichiers et peu-
vent communiquer avec les grandes
bases de données nationales. Ce logi-
ciel tourne sur 1.B.M Pe, XT, Junior,
doté de 128 K Ram, la version 2.1 du
DOS et une sortie RS 232 pour le
modem. Macintosh nécessite 128 K
Ram, 1 lecteur et un modem.
Pas de ségrégétion informatique
pour Micronom. Avec Era 2, cette
société ouvre a Macintosh l'accés aux
autres ordinateurs.
Enfin, Intermatrix habille le Macin-
tosh en secrétaire a l'aide du Compu-
terphone. Cette société interface un
téléphone spécialement déssiné pour
le Macintosh, avec le systéme. Lutili-
sateur stocke jusqu’a deux cents
numéros de téléphone qu'il peut
appeler automatiquement. Le
systéme gére les communications, les
date, les mesure en temps et les valo-
rise. Compatible avec le traitement de
textes Mac Write, ce logiciel permet
de mémoriser les notes longues con-
cernant un appel. Parmi les logiciels
présentés a ce salon, on pourra noter
The Sales Edge développé par la
société Human Edge Software. Ce
programme permet d’évaluer les fac-
teurs humains qui affectent les com-
pétences d'un vendeur ou les motiva-
tions d'un acheteur. A partir d'une
série de questions/réponses I'utilisa-
teur précise une personnalité et défi-
nit sa propre stratégie.
Pour tirer le maximum de votre
Macintosh, la société A‘T.1 propose
Mac Coach, Ce logiciel nous guide a
travers le Basic, nous apprend a met-
tre le systéme en fonction, utiliser la
souris, visualiser la directory, initiali-
ser les disquettes ou gérer les docu-
ments.
Les jeux ne sont plus la principale
préoccupation des développeurs sur
matériel Apple. Avec Sargon III, un
jeu d’échec multiniveaux présenté
par Hayden Software, on pouvait
remarquer Millionaire (Blue Chip
Software). Ici, jouer avec le marché
n'est pas dangereux. Lutilisateur
commence avec une hypothése d'in-
vestissement qu'il décide de placer
en fonction des informations qui
affectent normalement le marché
boursier : historique de l'entreprise,
objectifs, indices des prix, etc. Enfin,
deux logiciels systémes sont mis ala
disposition des candidats a la pro-
grammation. Mac Forth, un systeéme
interactif de développement en
Forth concu par Créative Solutions.
Ilcomporte trois niveaux de difficul-
tés et contient un cours guidant le
débutant dans l'écriture de son pre-
mier programme. Macintosh parle
plusieurs langages, parmi lesquels le
Pascal. Apple Computer présente un
environnement de programmation
pour le Pascal, aux normes ANSI et
IEEE et donnant le plein accés au
graphique, la souris et toutes les
autres caractéristiques de
Macintosh.
Que dire de la bibliothéque d’ap-
plications disponible sur le Macin-
tosh sinon quelle n'est pas encore
trés étendue. Mais la quantité a-t-
elle tant d'importance lorsque l'on
sait qu'aux Etats-Unis une vingtaine
de programmes, sur les 20000 exis-
tant, réalisent plus de la moitié des
ventes effectives.
22
GOLDEN N° 8, SEPTEMBRE 1984
lad
Le graphique
choc.
Dessinez.
Vous avez calculé? Dessinez maintenant. Le progiciel
graphique Chart transforme votre ordinateur en virtuose
Choisissez. eh
Dans une “galerie” de mod
d'une richesse inégalée, vous 5
celui qui vous semb mieux
convenir vos desseins.
Quelques pressions sur les
touches du ¢ t vous le
e SOUS VOS YEUX,
nt, Les démonstrations les
aires et attrayantes.
es graphiques
fiex pour ladapter exactement a
votre probleme.
Raffinez.
Variez les proportions, Ajoutez la
couleur, Profitez de toutes les ressour
ces des ombrages, des textes en inclu
sion, des mixages de graphes.
Vous obtenez un graphique superbe
que vous i
pour une illustration sp
votre démonstration,
taculaire de
utonome,
tres pro-
ne sur
que sur
giciels du mai
IBM-PC et compati
Macintosh de Apple.
N° 519 Local Québec 91946 - Les Ulis Cedex
CLAUDE MONNERET
LA MUSIQUE
ET LINFORMATIQUE
Révolution dans la musique grace a l'informatique. Des
sons nouveaux apparaissent, irréalisables et surtout
impensables, il y a seulement un quart de siécle.
Peut-étre
siirpris &
avez-vous été intéressés et
découvrant dans tin précé-
jent article, l'utilisation d'un micro-or
dinateur Apple II, sur la scéne de Bobi
no a l'occasion d'un spectacle de Maxi-
me Le Forestier. Peut-étre voudriez
vous en savoir plus long en la matiére
vous compositeurs chevronnés, bril.
lants interprétes, mais vous aussi brui
teurs, éléves, musiciens semi-profes
snes «hobbyistes» ou tout simple:
curieux,
Enis Vee pronoeeniede faire le
largement possible le tour d horizon de
l'utilisation de
teur musical.
La difficulté est qu'il n’existe pas
une seule route a suiyre. Le domaine
lus
lordinateur dans le sec-
la musique, celui des sonorités au dé
part trés étendu, semble s‘élargir sans
cesse, chacun empruntant les sentiers
lui paraissant les plus judicieux, les plus
intéressants compte tenu de la techni
yue dominée du moment. Il se consti
avers la France et le monde,
mées par un maitre de re-
2 ainsi at
‘oles a
cherches généralement connu pour ses
essais Ou ceuvres musicales
acoustiques contemporaines. Citons
MM. Xénakis, Boulez, Bayle, Hiller
Stockhausen, Maderna, Bério.., Dans
cet article, il s'agit avant toute chose.
la prétention d'une exhausti
vité encyclopédique, de placer le lecteur
non averti ou peu, dans l'espace des
nbreuses idées, parfois contradictoi:
res mais faisant l'actualite. Il ne s'agit
surtout pas de polémique, ni de porter
sans avoir
non
un jugement sur telle ou telle approche,
siir fel ow tel matériel
Laissons cette tache ingrate au temps,
lavenir, comme pour toute science en
bouillonnement, se chargera bien tout
seul de décanter les voies les plus inté-
ressantes des autres. De toute maniére,
dans la course a la connaissance, tout
sert, et peut-€tre encore plus les erreurs.
Lordinateur
Cette machine, comme chacun sait, fait
partie de la famille des automates nu
mériques programmables. Il est capable
surtout de nombreux et rapides calculs
opérés sur des volumes gigantesques de
données. Lordinateur est donc bien
adapté & toutes formes de travaux ou
traitements dits algorithmiques (répéti
tifs, reproductibles} sur des données qui
ont pu étre codées numériquement
ordinateur est actuellement le plus
universel des automates. Son program
me de fonctionnement ou de traite-
ment, nest pas figé. C'est donc le plus
ouvert, le plus flexible des systémes. La
méme machine peut étre employée
pour une gestion comptable, un traite
ment de texte, un contréle de procédé,
et pourquoi pas, pour créer de la musi-
que. Des moyens de communication
plus ou moins performants les font en
trer dans des structures multi-calcula
teurs. On parle de structures réparties
ou hiérarchisées. Il n'y a plus de limites
graphiques. Le calculateur voit donc
ses forces démultipliées et la disponibi
lité de ses missions s'accroitre
gec
Extrait de ba
8, SEPTEM
3RE
Nous vivons son succés. Nous som-
mes a l'orée de l'invasion de l'informa-
tique par le canal des «micro» pour de-
voir entrer 4 terme jusque dans la vie
domestique.
Nous pouvons supposer connue cette
merveilleuse machine, cet incompara-
ble outil quest l'ordinateur, prolonge-
ment de notre main et de notre pensée.
La musique
La musique est l'art de combiner les
sons ou les sonorités pour donner une
«impression harmonieuse». Nous
dirons avant tout agréable ou que l'on a
plaisir 4 entendre. Cette musique peut
@tre rythmée de facgon plus ou moins
complexe, mais elle peut aussi étre
arythmique. Elle utilise tant les sons
que les silences. Pour des raisons tech-
niques et historiques d'instruments et
dorchestration, les sons ont été calibrés
et codés dans une écriture sous forme
de notes sur une portée, agrémentée
d'une foule de signes et d’annotations
traduisant les caractéristiques de leur
exécution. Par souci de simplification de
jeu orchestral polyphonique, l'ensemble
des notes organisées en gammes, a été
tempéré. Pour la gamme tempérée,
nous vous renvoyons a votre encyclopé-
die ou a votre dictionnaire. La notation
en Occident a atteint un niveau de per-
fection tel que cela explique en partie le
succés de sa musique a travers le mon-
de. Mais, de nos jours, les compositeurs
enfreignent ces régles. Ils recherchent
des sons moins calibrés en hauteur, en
temps, ils recherchent des sonorités
continues, évolutives, bréves, des effets
spéciaux, des espaces nouveaux offerts
par la technique de ces dréles de nou-
velles machines a musique, ou bruits,
on ne sait plus. Tout devient possible, les
limites sont repoussées. La notation tra-
ditionnelle mémorisant notre culture, et
si précise 4 la fois, est en faillite. Elle
devient alors impuissante et méme dé-
passée,
Lhomme et la musique
La musique correspond a un besoin
psychophysiologique profond de I'hom-
me. Ses racines remontent dans la nuit
des temps. Nous voulons dire par la que
la musique agit sur le comportement. I
la recherche telle une drogue. Ainsi, a
travers elle, I'homosapiens satisfait de
facon plus ou moins entremélés, ses
moments de fantasmes, de créativité,
diagitation, de repos, d'isolement ou
solitude, d’animation, de vie sociale, de
réve, de violence, de passion... Autant
26
détats d’ame, autant d'images, autant
de musique. Yannis Xenakis va plus loin
en avangant que la musique est une
mise en sons de la pensée. Si, dans cha-
que pays, les axes donnés ont été diffé-
rents, les musiques sont partout en
constante évolution. Les communica-
tions modernes aidant, facilitent d’au-
tant plus les interactions, les interféren-
ces entre elles. Elles s'influencent et
sont la cause de genres nouveaux.
Les compositeurs
et les sociétés
‘Tous les compositeurs du monde ont re-
cherché et recherchent encore le renou-
veau des sons, des rythmes, des arran-
gements, des effets... Les styles, les gen-
res assimilés par les civilisations traver-
sant l'histoire, deviennent des classi-
ques. Des genres nouveaux naissent,
bien souvent en choquant dilleurs. Un
compositeur de nos années 80 peut ai-
sément pasticher Bach, Ravel ou Ams-
trong, mais dés ce moment-la, il n'éton-
nera plus personne. Un compositeur,
par nature méme, est condamné a créer,
est sa raison d’étre. Seulement, pour la
plupart, «il faut aussi vivre...». Nous
abordons un sujet brdlant, celui du gotit
normalisé:
— par les médias, offrant une musique
de consommation
— par l'action fatale de l'industrie,
commercialisant des techniques et des
produits rentables, et donc actuelle-
ment plus proches du «prét a porter»,
plus faciles 4 écouter,
— par les institutions plus ou moins
conservatrices pour les unes, plus ou
moins totalitaires pour les autres osant
qualifier certaines musiques de dépra-
vées, décadentes, mauvaises au sens du
bien et du mal, suspectes, subversives,
révolutionnaires...
A'inverse, par des organisations di-
tes subversives, celles des combattants
de lordre établi et institutionnalisé, cel-
les de la paix, de la liberté, voire celles
des souteneurs ou défenseurs des thé-
ses philosophiques, religieuses ou poli-
tiques, on parlera ici de musiques enga-
gées ou de musique a messages.
La musique de masse
Pourtant, la musique normalisée, raba-
chée, classique, ne doit pas forcément
étre haissable. Il faut écouter et réécou-
ter de nombreuses fois pour se consti-
tuer une culture musicale. II ne faut
GOLDEN N° 8, SEPTEMBRE 1984
donc quand méme pas en vouloir aux
médias nous offrant les possibilités de
«mises en-conserve » (la hi-fi, la vidéo:
disque, bandes magnétiques), nous of-
frant aussi des procédés de transmis-
sions (radio, télévision... appelées mass-
média). Ces média nous fournissent
Yoccasion unique d'une plus grande dif-
fusion. De méme, l'industrie se permet
de suivre et de mettre l'art a la portée
des profanes intéressant par la méme de
nouveaux hobbyistes, peut-étre meme
de futures vocations.
Lensemble média-industrie joue un
réle non négligeable de formation. Ne
vous étes-vous jamais étonné de voir un
si jeune interpréte dominer si bien son
instrument? Ne vous étes-vous jamais
étonné du nombre de ceux-ci? Ce pro-
grés nest quand méme pas di a une
mutation génétique? Il est un fait que ce
type d'auditeurs détient une sorte de
influgncant la création iiisi-
cale. La musique subit les lois du mar-
ché bien connues et équilibrant celles
de l'offre et de la demande. Evidem-
ment, ces lois sont des contraintes pour
le créateur qui doit vivre avec. Voyez
Vintérét des jeunes a la hi-fi, aux nouvel-
les sonorités, au nouvel art du «clip»,
mariage du son et de l'image. Mais les
nouvelles techniques ont elles bien été
digérées par les nouveaux composi-
teurs? Sont-ils tous capables de créer
des ceuvres de qualité? Ce que l'on sait,
est que, la mode passée, la réaction ne
tarde jamais. André Francis, journaliste
a France Inter, disait récemment qu'il
constatait un retour aux grands orches-
tres de jazz. Ce retour a la mode des an-
nées 20 et 30, ce gout du rétro, d'une
musique laissant une grande liberté aux
solo, aux «impro», serait di au fait que
le public commence a étre fatigué de
Vacoustique actuelle. Pour A. Francis, la
musique, c'est du calcul. Pourtant, il
croit a l'informatique mais dans dix ans,
Ainsi, les avis sont partagés sur la ques-
tion. Lintérét est grand, les idées fusent.
Cette situation ne peut étre que généra-
trice de progrés. Mais laissons-la ces
aspects déontologiques.
Louverture aux sons nouveaux
Le son nest pas figé. La musique est
donc formée d'un ensemble fini de sons
plus ou moins complexes, plus ou
moins riches, mais pas n'importe les-
quels. Des essais de productions aléatoi-
res des sons quelconques en dehors de
la curiosité, n'ont jamais excité notre
sensibilité artistique. Ceux-la méme qui
introduisent le hasard dans la musique,
GOLDEN N° 8, SEPTEMBRE 1984
disent bien que ce dernier doit étre con-
trélé. La musique utilisant des régles
probabilistes dites stochastiques, est
tout le contraire d'une musique hasar-
deuse, douteuse. Elle doit continuer a
émouvoir, a séduire:::
Dong, les sons sont choisis:
— traditionnellement parmi les voies
humaines, les instruments de musique
manuels ou automatiques dont les re-
gistres (plages de fréquences ou de no-
tes jouables}, les timbres (couleur du
son faisant que l'on reconnaisse le LA
440 Hz du piano de celui d'une guitare)
ont été longuement «paufinées» a notre
goat a travers les siécles. D’aucuns di-
sent que les instruments ont atteint au-
jourd’ hui leur forme définitive. Ce nest
pas si sar que cela. Ils restent perfecti-
bles justement grace aux moyens d'ana-
lyses offerts par I'informatique (voir les
études de perfectionnement des instru-
ments & !TREAM).
— depuis les derniéres décennies par-
mi de nouvelles machines 4 musique
s'ajoutant au corps existant. Les sons
sont produits électroniquement. Le ma-
tériel est de plus en plus sophistiqué et
est directement issu de chaque évolu-
tion technologique 4 qui l'on donne les
noms de premiére, de seconde, de troi-
siéme vague...
— celle de la mécanisation.
— celle de !'électronique.
— celle de |'informatique dont un de
ses prolongements est la télématique.
Selon leur approche, le théoricien du
son voit une ceuvre musicale comme
un ensemble fini de sons élémentaires,
comme un seul et unique son complexe
ou plus osé, comme un nuage, voire des
nuages, de particules ou grains sonores
de l'espace. Yannis Xénakis du CEMA-
MU (Centre d’études de mathémati-
ques et automatiques musicales} du
CNET (Centre National d'études des
Télécommunications) d'Issy-les-
Moulineaux, souhaiterait que cette
direction de recherche aboutisse mais il
est encore un peu tét.
Ces théoriciens qui parlent d'effets de
nappes, de nuages, de volumes, de re-
liefs, de couleurs sonores sont obligés
dutiliser de telles métaphores pour
qualifier les effets acoustiques et s'expri-
mer. Dailleurs, au sujet du vocabulaire
utilisé dans le domaine des ondes sono-
res, il existe celui du musicien, du physi-
cien acousticien, du mathématicien
{traitement du signal, probabiliste, en-
sembliste) et aussi celui de I'informati-
cien (matériel, logiciel, langages, intelli-
gence artificielle ou systémes experts}.
La technique répandue des synthéti-
seurs d'abord d'origine entiérement
analogique a favorisé l'approche physi-
que du son. Notre évolution technologi-
que est en train de devenir une révolu-
tion: On a toujours dit cela, mais de nos
jours, ce phénoméne va trés vite. Cette
révolution touchera notre culture, nos
comportements, notre vie sociale. La
puissance conjuguée et grandissante de
l'électronique et de l'informatique, con-
tinuellement enrichie de logiciels, sont
en train de doter |'humanité de moyens
dianalyse, de synthése, de décision, d'ac-
tion, de création déja propres aux
«Dieux» si l'on peut dire...
Les cotits de ces machines diminuant
avec les gains de productivité, les met-
tront progressivement 8 la portée de la
bourse de chacun. Que peuvent donc
étre les apports de l’ordinateur? La
question de fond est posée. Nous espé-
rons A travers cé Guii precede que Vous
aurez pu dégager un souci permanent,
celui de ouverture. En ce mot, l'ordina-
teur est un outil puissant de manipula-
tions d’informations en temps réel.
Alors tout simplement, nous sommes
en droit de réver ou sommes en droit de
penser que nous pourrons réaliser tous
nos désirs. Les limites de l'imagination
sont repoussées. Seulement, attention,
le génie, c'est toujours l'homme.
Les ressources
Faisons le point des ressources mises a
notre disposition :
— celui des progrés concourants,
— celui des moyens de création et de
productions musicales ou machines a
musique,
— celui des populations intéressées.
1) les progrés concourants
Dansla figure 1, il n'y arien a ajouter si
ce nest qu'il y aurait une nouvelle étude
4 développer dans le domaine psycho-
physioacoustique. C'est le domaine pas-
sionnant des comportements du monde
vivant au monde des ondes. En restrei-
gnant le sujet, il convient de rechercher
les différents paramétres, les différentes
régles et lois qui font qu'un son, qu'une
ceuvre est «recevable» ou non. Au
niveau du son déja, Jean-Marie Etienne
du CIRM (Centre International de Re-
cherche Musicale} de Nice dans ses
«Trois discours sur le musical » établit
les relations croisées entre les caracté-
ristiques que sont la hauteur, l'intensité,
la durée, le timbre et l’espace. Ces rela-
tions entre autres sont 4 mettre en rap-
port avec la courbe de réponse de louie
dite «courbe de Fechner et Housson ».
27
P (BARYES)
-1
FIGURE 2
Courbe de réponse de l'ouie de Fechner et de Mousson
20 HZ A 20000 HZ
—o F (HZ)
W=+ehne
Bene) Urea en Aieeeenen ag
2) Machines a musique
Abordons en premier lieu le domaine
des machines électroniques en com-
mencant par les produits analogiques.
Cest le domaine maintenant traditionnel
des magnétophones, de la vidéo, des dis-
ques microsillons, des chaines hi-fi, de la
plupart des instruments électroniques
commercialisés a ce jour, dont les
synthétiseurs autonomes ou pilotés par
séquenceurs. Pour la recherche fonda-
mentale ou industrielle, ces matériels
font déja partie du passé.
Le domaine du «tout numérique» est
en train de naitre. II travaille sur des si-
gnaux numérisés, a savoir celui des mé-
moires numériques, des calculateurs ou
processeurs de traitement. Ce monde re-
groupe les synthétiseurs et autres pro-
duits numériques autonomes ou pilotés
par ordinateur, pouvant s‘étendre jus-
qu'au contréle de procédés musicaux.
FIGURE 3
Répartition des machines 4 musique
28
Cest aussi le domaine d'aide a la compo-
sition musicale dans tous les sens du
terme. On parle ainsi de CMAO (compo-
sition musicale assistée par ordinateur)
et voila notre musique rejoignant la
XAO. Traduisons, le «n'importe quoi
assisté par ordinateur ». A ce sujet, nous
pensons qu’a terme, ce vocable « Assisté
par ordinateur» disparaitra lorsque tout
le sera.
Le succés du numérique, cest d'abord
celui du micro. La perspective est le nu-
mérique modulaire: un micro par fonc-
tion, le tout relié par réseaux ou par bus,
Tl existe déja le premier réseau musical
dénommé MIDI: Musical International
Digital Interface.
Le domaine de I'hybride est le mariage
des deux techniques précédentes, |'une
pour I'instant suppléant aux défauts de
Yautre et réciproquement. Ce mariage
peut avoir aussi un caractére économi-
que. Cest actuellement le cas. Le synthé-
tiseur de nos jours dont une partie de ses
fonctions est analogique (la production
de sons} et l'autre numérique (les com-
mandes) est dit hybride et remplace
actuellement tous les synthétiseurs ana-
logiques du passé.
Cest également un systéme composé
d'un calculateur «serveur» et chef dior-
chestre pilotant un ou plusieurs synthé-
tiseurs exécutants:
— analogiques via un séquenceur,
— hybrides via I'interface MIDI,
— numériques via l'interface MIDI.
Lensemble du systéme est dit hybride
quand une partie de son matériel n'est
pas commandé numériquement.
Tout numérique ou hybride?
On peut se demander si I'hybride res-
tera ou non une étape de transition en-
tre le tout analogique en voie de dispa-
rition et le tout numérique en voie d’ap-
parition. Cela, l'avenir nous le dira. Pour
Vinstant, en ne faisant référence qu’a ce
qui est commercialisé, le synthétiseur
numérique se ferait le champion des
sons de type a percussion, alors que le
synthétiseur de sons analogiques reste-
rait incomparable pour les sons
«moux», en nappe d'un ensemble de
violons par exemple, mais pour com-
bien de temps?
LInterface MIDI
Nous venons de parler du «MIDI Inter-
face». Pour rendre compatible les con-
nexions entre différents matériels tels
que les synthétiseurs entre eux ou les
synthé pilotés par un calculateur, une
charte entre constructeurs a été établie
GOLDEN N° 8, SEPTEMBRE 1984
FIGURE 4
Linterface MIDI
et fait maintenant office de norme, le
Musical International Digital Interface.
Les interfaces ont été aussi normalisées,
elles sont dites MIDI. Ce nouveau ter-
me regroupe du matériel sous forme
d'une carte d'interface, d'un cable avec
prises DIN 5 broches véhiculants, en
mode asynchrone type boucle de cou-
rant renfermée, des octets de comman-
des encadrés d'un bit de start et d'un bit
de stop.
Chaque appareil est pourvu d'une
prise MIDI IN et MIDI OUT et est con-
necté comme sur la figure 4.
Il y a 16 adresses possibles donc 16
synthétiseurs commandables. Ainsi, il
est possible de télécommander les syn-
thétiseurs en supposant que les préré-
glages de ceux-ci aient été enregistrés
auparavant, ou carrément générés au
niveau du calculateur lui-méme. Il est
également possible d'asservir les syn-
thétiseurs les uns aux autres et de
réaliser de fructueuses associations.
Le OUT est maitre, le IN est toujours es-
clave.
MIDI regroupe aussi du logiciel et est
dabord une procédure de communica-
tion. Lorigine de cette norme est japo-
naise. Une société de service a convain-
cu Yamaha, puis Roland et Sequential
Circuits aux Etats-Unis. Les autres cons-
tructeurs se sont peu 4 peu alignés et
Music Lab a Paris a pu s'intéresser et of-
WAUDIC Ll @ Fed dk PUD ALLEL EDDEL EL UL
frir des mariages de matériels, proposés
avec l'informatique. Dirigée par Daniel
Grabeli, Music-Lab se considére unique
en France. II propose le Commodore 64
et principalement l'Apple IL Cette socié-
té a participé a la mise en ceuvre des
chansons du spectacle de Maxime Le
Forestier et présenté lors de l'Apple
Expo, de multiples possibilités de con-
nexion entre un ordinateur Apple et des
synthétiseurs Yamaha et Roland grace a
GOLDEN N° 8, SEPTEMBRE 1984
l'interface MIDI. Quand on parle de ré-
seaux locaux, d'entreprise de type
Ethernet, et Industriel de type Factor,
MIDI serait un réseau local musical.
Les populations
intéressées
Ces populations représentent le marché
et les centres d'intérét.
Le schéma de la figure 5 montre les
différentes couches de la population in-
téressée par la musique informatisée.
Les fléches indiquent les retombées
dans le grand public des utilisateurs
amateurs. Actuellement, le marché des
instruments électroniques destinés aux
amateurs est du type « Prét 4 porter», on
dira du type «PreSet». Cest-a-dire que
les timbres sont tous faits, légérement
modifiables pour certains. Cété profes-
sionnel, les synthétiseurs hybrides re-
présentent le gros du marché avec prés
de 80 %. Mais le numérique commence
déja a intéresser les «pro». Cest aussi le
début d'une nouvelle génération d'ins-
truments a base d'informatique pour
qui l'appatit des jeunes nest plus a prou-
ver. Sequetial Circuits rapporte que d'ici
1985, 50 % des produits seront consa-
crés a |'informatique.
Ainsi, selon les termes du directeur
de la société Music-Lab, si ‘ordinateur
et le synthétiseur est un mariage
d'amour, ce mariage repose sur la raison
car, dans un proche avenir, l'un n‘ira pas
sans l'autre.
Cet article s'efforce de regrouper tou-
tes les tendances de la recherche musi-
cale sans étre axé sur l'Apple. Dans
notre prochain numéro, il sera décrit les
principales réalisations congues avec ce
micro-ordinateur.
Ré
FIGURE 5
des utilisateurs potentiels
d'‘instruments de musique électronique
29
BERNARD NEUMEIS
UN DROLE DE COMPATIBLE
Rectifier un texte ou copier une disquette Apple sur un
ordinateur personnel IBM semble le comble. Pourtant,
cst la proposition.de la c:
Emuler un concurrent est devenu
monnaie courante. Ne voit-on pas une
quantité de machines compatibles fonc
tionner avec des disquettes IBM? La
carte QuadLink nest pas prévue pour
rendre parfaitement compatibles des
machines qui ne le sont pas, mais ap:
porte a I'IBM PC, des possibilités pour
lire des disquettes Apple sans toutefois
assurer 4 100 % la réussite de lopéra
tion. Rassurez-vous, lecteurs de Golden.
cette carte vous apporte quand méme
certains avantages si vous avez un ami
qui ne jure que par le PC.
Linstallation
Avant de vous précipiter vers cette opé
ration digne d'un chirurgien, jetez
coup d'ceil sur la composition matérielle
de la carte. Vous vous apercevrez qu'elle
contient bien entendu un microproces
seur 6502, 64 Ko de RAM, des circuits
SeUr ODUZ, 04 KO Ge KAM, des CIFCUILS
qui supportent 3 modes diaffichages, un
clavier et une sortie audio. De plus, des
interfaces pour un joystick, un lecteur
de disquette et un moniteur vidéo sont
incluses avec suffisamment de mémoi
re pour installer un Basic, des routines
moniteur et n'importe quelle Ent
Sortie souhaitée. En fait, vous avez
devant vous, un micro-ordinateur Ap
ple sur une seule carte sans la source
dalimentation. Précisons immédiate
ment que vous n/aurez qu'une ancienne
version de l'Apple correspond au II+
munie d'une carte langage.
Il vous faudra bien de la patience et
un extréme doigté pour glisser une carte
dont la longueur est un soup¢on trop
grand pour la place disponible. Aprés de
multiples délicatesses pour ne pa
cher les cables du lecteur d
Ss arra-
the FILE B
rte QuadLink.
le déplacement d’au moins une carte
pour pouvoir insérer la QuadLink et un
tour de vis, vous étes prét a allumer vo
tre ordinateur.
Je lis ou je ne lis pas?
Aprés avoir chargé le systéme d'exploi
tation DOS 2.0, le programme Quad
Link et la disquette Filer qui contient
des programmes de base pour I'Apple
tel qu'un logiciel de copie, un test de
vites
e du disque et un programme de
transfert de fichiers entre l'Apple et
IBM, vous étes prét a char;
°F UN pro:
gramme. Attention, pour passer en mo
de émulation Apple, il faut taper aprés
le chargement du Filer, Ctrl Alt et A
{Apple} ou Ctrl Alt I (IBM) pour revenir
i Vos premiers amours. Dés cet instant.
les programmes sont préts a étre cro
qués selon la version désirée. Un détail
qui risque d’en surprendre plus d'un: si
qui risque den surprendre pius @ un: si
vous possédez un PC avec le clavier
zerty, sachez que le programme Quad
Link est prévu pou un clavier Qwerty.
De ce fait, il vous faudra taper Ctrl Alt
Q pour passer en mode Apple
Hélas, tous les programmes ne fone-
tionnent pas. Ainsi, il est inutile d'insis
vee la carte QuadLink, vous pouvez transférer des fichiers binaires et textes d'un Apple I vers un IBM PC et vice-versa.
GOLDEN N° 8
EPTEMBRE 1984
ter sur les programmes destinés au Ile
ni sur ceux écrits sous ProDos. Ce qui
limite déja les programmes futurs qui,
pour la plupart, seront développés sous
ce nouveau systéme d'exploitation. De
nombreux jeux tournent, ainsi que
beaucoup «d'utilitaires» de copie. En
fait, vous avez devant vous un Apple
Ils sous un aspect quelque peu surpre- |
nant. Ainsi, DOS 3.3 est disponible ac- |
compagné du Basic si vous le désirez
qui sera chargé dans la mémoire vive de
la carte. Toutes vos petites oeuvres tour.
nent sur le PC avec l’émulation.
Le principal avantage de la QuadLink
réside dans les possibilités d’échange de
fichiers texte et binaire entre les deux
machines.
Echange d'un fichier A
contre deux fichiers I
Ainsi, les fichiers de format texte et bi-
naire sont interchangeables. Il suffit
pour cela de redemander le Filer et de
sélectionner le programme 5 intitulé
QUADCOPY. Le menu secondaire fait
apparaitre un choix de 5 routines possi-
bles: copier un fichier IBM sur une dis:
quette Apple au format texte, l'inverse,
copier un fichier IBM sur une disquette
Apple sous forme binaire, l'inverse et
enfin, quitter le programme.
Nous avons réussi sans aucune diffi-
culté cette opération dans un sens
comme dans I'autre.
Les logiciels disponibles
Selon la documentation qui accompa-
gne la carte, une centaine de program-
mes ne devraient poser aucun pro:
bléme, surtout les logiciels ludiques. Au
niveau des programmes d'application, il
semble, hélas, que peu soient réelle-
ment foi
différents Calc ou traitement de texte, |
aucun n‘a donné satisfaction sauf Ap- |
plewriter 1.0 et MagicWindow. De plus,
il est précisé dans la documentation que
sous certaines configurations, les pro-
grammes ne marchent pas. Mais sous
quelle configuration?
ctionncls. Nous avona essays
Emuler a gogo
La carte QuadLink complete existeen |
trois versions: pour le PC d'IBM, Com-
pacq et Columbia. Elles cofttent toutes
les trois de 6800 4 6950 F HT. Selon la
société Quadram France, il ne semble
pas qu'une nouvelle version plus per-
fectionnée soit envisagée pour lire les
programmes pour Ile ou sous ProDos.
Il s‘agit plus, en fait, d produit de ; 7 P 1
nda sail nosudhs SPE 4 Ce produit est un Apple I+ intégré et muni d'une carte langag
prestige pour la société
GOLDEN N° 8, SEPTEMBRE 1984
BERNARD NEUMEISTER
MEMSOEFT:
LE LOGICIEL FRANCAIS
PREND DES AILES
Née il y a quatre ans, MemSoft fit rire de nombreux
détracteurs. Aujourd’hui, elle est l'une des rares sociétés
francaises de logiciels a s'‘implanter aux Etats-Unis.
Golden: Pourriez-vous me dresser le por-
trait d'un innovateur informaticien?
Patrick Lafitte: J'ai trente ans, je suis
diplémé de I'Ecole des Mines de Saint
Etienne, et docteur ingénieur en analyse
de données, En 1978, période corres-
pondant a l'arrivée des premiers micro-
ordinateurs en France, je suis entré dans
la vie active.
Lune des premiéres machines dotées
de lecteurs de disquettes ne fut pas,
comme on pourrait I'imaginer l'Apple
mais le Commodore. Nous avons ache-
té avec un ami un Commodore 4000 et
un disque dur Marxman, grace aux éco:
nomies faites pendant mon doctorat et
ade l'argent prété par I'Ecole des Mines.
Avec ces produits, nous avons youlu dé-
veloppé des logiciels d’applications pour
micro-ordinateur. Seulement, il y avait
le disque dur de 20 millions de caracté.
res & connecter puis a gérer. Pour cela,
nous avons écrit un systéme d'exploita-
tion, un DOS particulier. Ceci a donné
naissance 4 un produit qui s'appelle
maintenant le MemDos, que l'on a ven-
du. Grace a cela, la premiére société,
MIS, est née en 1981
Golden: Pourquoi vous appelez
MemSoft aujourd'hui?
Patrick Lafitte: Originellement, nous
nous appelions MIS: Micro Informati-
% que Service, sans aucune originalité
Cest une des raisons pour laquelle nous
3 avons changé de nom. De plus, il existe
de nombreuses sociétés dotées du
=, méme embléme. Une seconde raison
yous
32
est que MemSoft a une consonnance
américaine, Aussi, a l'époque ot nous
avons démarré, des gens sont venus
nous voir en nous demandant ot nous
avions acheté notre produit, car ils
avaient sillonné les Etats-Unis et ne
Yavaient pas trouvé. Plusieurs person-
nes nous ont raconté la méme histoire
car cela ne leur paraissait pas normal
qu'un logiciel pour micro-ordinateur
soit réalisé et distribué en France. Le
marché est occupé a 80 % par les pro-
duits américains, c'est comme le Coca-
Cola, c'est une culture, et la culture nest
pas arrivée en France.
Golden: Pourquoi étes-vous implanté a
Nice?
Patrick Lafitte: C'est une rencontre
qui a voulu cette situation. A l'époque,
nous essayions désespérément de ven-
dre notre disque dur avec le micro-ordi-
nateur et nous passions généralement
pour des fous, Nous avons exposé a de
nombreuses foires. Un jour, nous avons
rencontré un revendeur nicois et nous
sommes venu le voir. Entre temps, nous
avions basculé le produit sur un Apple.
Ce monsieur s'appelait Frangois Nicolas
et il est devenu notre associé. II faut dire
qu'au bout d'un certain temps, nous ne
pouvions pas tout faire avec Philippe
Nesnidal, qui a créé le produit avec moi
Nous ne pouvions pas nous occuper du
développement, des produits, nous dé
placer pour les problémes d'implanta
tion et vendre alors que nous n'en
avions pas le profil. M. Nicolas qui, a
GOLDEN N* 8, SEPTEMBRE 1984
GOLDEN N° 8, SEPTEMBRE 1984
l’poque of nous étions un peu décou-
ragés car personne ne croyait a notre
produit, est venu nous voir en disant
«J'y crois, j'ai développé dessus et je sais
qu'il est bon. On va monter une bouti
que. Je vais vous montrer comment on
fait. » Ca a marché.
Golden: Quel est votre chiffre d affaires
aujourd'hui?
Patrick Lafitte: Le chiffre d'affaires
ciblé pour cette année est de 20 millions
de nouveaux francs. A l'heure actuelle,
au niveau CA, nous avons un petit pro-
bléme dans la mesure oa les produits
quia Vigne airiace edie dh nao aN
que nous avions prévu de sortir ont un
léger retard, en particulier sur le PC
d‘IBM. Normalement, nous serons
préts pour le Sicob de Septembre. Le
véritable probléme est celui de l'envi-
ronnement autour d'un produit. Je ne
pense plus qu'aujourd’hui, nous pou
vons faire un produit tout nu en disant
qu'il est beau et «débrouillez-vous». I]
faut arriver avec un environnement que
nous préparons a l'heure actuelle avec
les sociétés de service qui nous entou-
rent. Mais ceci prend du temps.
Golden: Comment se différencie votre
MemDos par rapport au DOS 3.3?
Patrick Lafitte: Il faut savoir qu'un
programme informatique est une espé-
ce de théatre dans lequel il y a plusieurs
couches. Il existe un théatre dans lequel
des personnages jouent un jeu plus ou
moins sophistiqué, Ces personnages la
sont des marionnettes manipulées par
dautres installées dans un théatre juste
au-dessus qui elles-mémes sont mani-
pulées... et au bout du compte, on arrive
au courant électrique. Quand on parle
d'un produit comme DOS 3.3, MemDos
ou Lotus, il faut savoir de quel théatre
on parle. Si vous me demandez de com-
parer DOS 3.3 et MemDos, je peux vous
le comparer mais personnellement,
cest l'une des piéces de théatre qui se
trouvent au fin fond de chez moi. DOS
3.3, ProDos ou MS DOS sont des pro-
duits qui sont concus pour supporter
des produits d'application mais on ne
trouve en eux que ce que vous y ame-
nez. Cest un peu ga l'idée. [I n' 'y a pas de
fonctionnalité réelle pour gérer un dis-
que, Ils ne savent pas ce qu’est un a
par clé, Il faut le créer. De la méme fa-
gon, gérer un écran, méme avec MS:
DOS, est une catastrophe. La preuve, les
développeurs de grosses applications
sous MS-DOS ont toujours refait la ges
tion de l'écran. Ce sont donc des pro-
dults yoluntalrement primaires car on
considére que des gens comme nous
sont la pour développer des produits
34
dapplication dans un environnement
complexe. Et on peut tout faire, La par-
tie DOS en elle-méme, équivalente a
MS-DOS, tient dans la carte Mem/DOS,
2 Ko sur 24 Kode soft. La comparaison
est difficile a faire. Simplement, jusqu’a
présent, nous n'utilisions pas le DOS 3.3
car c'est un produit relativement limité.
Nous avons donc refait la couche pour
la gestion de disques de masse impor-
tante, Sur les produits IBM ou Macin:
tosh, nous ne réécrivons pas cette cou-
che la parce que les produits qu’‘ont réa-
lisé les américains sont plus adaptés aux
gros disques Mais on nempéche pas
qu'il y ait des tonnes et des tonnes de
couches a rajouter pour que le client ait
devant lui un véritable outil.
Golden: Quelles sont les caractéristiques
du produit?
Patrick Lafitte: Lidée derriére tout
cela est de dire que, lorsque vous mani-
pulez des données, il faut connaitre
leurs structures. Ainsi, le systeme réa-
lise les structures et non le programme.
Pour cela, nous avons développé deux
styles d’outil: une gestion d'écran dans
laquelle on décrit les données que l'on
manipule, et une gestion de fichiers
dans laquelle il y a une description des
articles, c'est-a-dire des données. Par
exemple, ceci est un flottant, ceci est
une chaine de caractéres... En ayant réa-
lisé cela, au moment of j'ai un fichier a
l'écran, je peux connaitre sa structure,
ses moyens d'accés et les données que je
vais récupérer avec leurs noms. Ceci
Memsoft Nice
as Memsoft
Los-Angeles,
un méme
symbole:
«le palmier».
permet de réaliser des programmes en
se disant que Ion crée un outil qui va
s'appuyer sur des données sans pré-re
quis sur ces informations. Aprés, je
peux changer les données, le program
me continuera a fonctionner. Nous
niavons pas pousser ce concept au maxi-
mum pour différentes raisons dues au
manque de place et au manque de puis-
sance. Mais ces problémes se résolvent
trés vite a l'heure actuelle.
Golden: Pourquoi un tel succés auprés
des différents utilisateurs?
Patrick Lafitte: Je c ois que ceci vient
me oP
ssentiellement d'une démarche com-
merciale. Quand on réalise une opéra
tion comme la nétre, il faut trois équili-
bres: le produit, la démarche commer
ciale et de argent ou des astuces. Nous
avons les trois, Nous avons l'idée pour
faire les produits et les équipes. Nous
avons une structure commerciale qui
ne fonctionne pas trop mal sur un mar-
ché qui bouge trés vite et sur lequel la
place a l’étalage devient de plus en plus
cofiteuse au sens premier du terme.
Toute l’équation, maintenant, est d’arri
ver 4 ce que cette équipe puisse fonc
tionner et s‘exporter en termes d'esprit
Le soft devient du dentifrice. C'est la
place a I'étalage, la prise du réseau de
distribution qui est l'équation clé a ré-
soudre vite. Quand vous avez un distri
buteur avec lequel vous n/avez pas de
lien privilégié, ce distributeur peut
changer de produit du jour au lende:
main, enfin presque... Mais c'est tout de
méme plus difficile 4 gérer quand les
liens sont inexistants avec la société-
mére,
Golden : Comment en étes-vousarrivé a
essayer de vous implanter aux Etats-Unis?
Patrick Lafitte: Nous nous sommes
rendus compte trés vite que le marché
européen et principalement francais.
était parfaitement occupé par les pro-
duits d’outre-Atlantique. Ainsi que les
Américains vont trés vite, ils bougent et
il faut savoir ce qu’ils font. On travaille
avec leurs machines, il ne faut pas l'ou-
blier. Nous niavons jamais travaillé avec
une seule machine frangaise pour des
raisons de chiffre d'affaires. Nous som-
mes la pour vivre. Donec, premier ré-
flexe, nous voulions savoir ce qui se
passe surtout en Californie. Nous avons
commencé par une petite structure aux
Etats-Unis, uniquement pour voir ce
quis'y passait. Ainsi, obtenir par exem-
ple les primeurs sur les produits. Ceci
na lair de rien, mais cst trés impor-
fant.
Actuellement, nous développons un
langage C depuis un an et demi. Au mo-
ment ot nous avons commencé, il exis-
tait peu de compilateurs C. Le fait
d'avoir un bon ou un mauvais compila-
teur fera que le produit tournera vite ou
lentement. A l'époque, il fallait avoir la
bonne documentation, le bon produit.
La-bas, il ya plein de compilateurs C. En
France, vous aurez un mal fou a en trou-
ver. Vous n/aurez pas le choix. Aux Etats-
Unis, vous avez ce choix. Vous pouvez
vous permettre dialler chez des distribu-
teurs. Ainsi, le fait d'avoir une place en
Californie @ Loa Angeles, était impor-
tante pour avoir les bons outils de déve-
loppement, pour étre au courant de ce
qui s'y passe, de ce qui s'y prépare car
tout se sait surtout pendant les «fairs»,
les expositions. Les développeurs par-
lent entre eux de sujets qui ici seraient
considérés comme «Confidentiel-Dé-
fense». Pourtant, ce sont eux qui ont rai-
son de travailler en osmose. En effet
ceci permet de créer des produits com-
patibles les uns avec les autres ou d’évi-
ter qu'un produit soit trop concurrentiel
par rapport a autre.
Deuxiéme raison de notre implanta-
tion américaine, nous nous sommes
apercus lors de nos visites en mars
1983, que les Américains ne possé-
daient pas nos styles de produits et ne
Jes ont toujours pas. Aprés un certain
nombre d’expositions pour observer la
réaction du public, nous avons réalisé
un étude du marché américain pour
apprendre le meilleur moyen d'y entrer.
GOLDEN N®* 8, SEPTEMBRE 1984
Premiere constatation, il fallait impéra-
tivement adapter les produits au mar-
ché. Ce sont des acheteurs beaucoup
moins confiants que les Francais. Ils
sont plus techniques, plus conscients de
leur achat que nos compatriotes. Se-
conde constatation, les Américains sont
trés fiers de leur «High Technology ».
Quand on parle du soft francais ou
européen, cest comme si un habitant de
Haute-Volta venait nous dire qu'il a
fabriqué une fusée, C'est un peu la réac-
tion de ces gens-la, réaction que nous
avons rencontrée partout, aussi bien
chez les développeurs que chez les dis-
tributeurs. Cest un fossé a réduire et
@ passer. Pour réussir, ceci consiste non
pas a arriver en clamant MemSoft
France, mais a créer une structure amé-
ricaine dans laquelle, il y a des Améri-
cains pour présenter des produits amé-
ricanisés. Cette démarche a le malheur
d'étre trés cotiteuse. Dans ce pays aussi,
existent de nombreux produits de tous
styles plus ou moins bons, mais il y en
a beaucoup, Se positionner par rapport
a l'ensemble des produits existants qui
sont concurrents ou pas, dans un
endroit ot subsiste une cacophonie
publicitaire, est trés difficile. Une
société peut se créer avec deux ou trois
personnes mais aussi avec un million de
dollars de marketing pour la publicité,
Si vous voulez faire cette méme démar-
che en France, vous serez pris pour un
fou. Aux Etats-Unis, c'est le marketing
qui fait vendre, c'est donc ¢a qui
compte. Le reste n’est pas important. Ce
pays est immense et les gens ne se
déplacent pas. Vous tes venu a Nice, ce
nest pas trés loin de Paris. Vous seriez a
New York et moi a San Francisco, le
déplacement aurait été plus difficile. Et
tout est comme ca. Ces deux villes sont
tout de méme séparées de 5000 km. Ce
phénoméne change pas mal le compor-
tement des gens, En plus, quand vous
vous déplacez en voiture, vous vous
apercevez qu’en sortant des zones d'ha-
bitation, il n'y a plus rien pendant des
kilométres. Ce qui fait que le mode de
distribution doit prendre en compte ce
phénoméne. Ceci est la raison pour
laquelle la distribution par correspon-
dance fonctionne bien. Les distances
sont importantes. Les gens se déplacent
pas mal tout en évitant de le faire car
cela cotite cher et prend du temps. Ce
phénoméne change également le com-
portement des gens. Ils ne se déplace-
ront que pour une affaire importante
mais essaieront de s'arranger par télé-
phone.
Ainsi, en fonction de cette étude que
nous avons réalisé et aprés avoir fait les
comptes, nous avons mis au point un
«business-plan», et nous sommes en
passe de démarrer cette phase de lance-
ment sur laquelle nous espérons mettre
un million de dollars sur la table.
Golden: Les Américains sont-ils intér
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